Archive for juillet, 2012

CELIA ET LE TRAVAIL EN LIBERTE : PROGRESSION

samedi, juillet 28th, 2012

Revenons sur l’évolution du travail en liberté de Célia, avec son jeune cheval.

Une courte vidéo nous permet de constater un certain nombre de progrès. 

Les trois changements essentiels sont :

  1. Une attitude beaucoup plus détendue de la part de Célia. Les bras sont relâchés, et la démarche est plus lente, moins précipitée ;
  2. Célia se place mieux par rapport à son cheval, n’entrant plus sans cesse dans l’espace personnel de celui-ci, communément appelé « bulle » ;
  3. l’emploi des aides est plus net, plus « tranché ». Célia n’agit que quand elle doit le faire, et va jusqu’au bout de sa demande, c’est à dire jusqu’à ce qu’elle obtienne la réponse qu’elle attend de la part de son cheval. Dès lors, elle cesse d’agir, et laisse ce dernier dans la descente des aides, en l’occurrence, pour faire le parallèle avec le travail monté, dans la descente de jambes.
Quelles sont les conséquences de ces changements sur le cheval de Célia?
  1. Le cheval est plus régulier, moins perturbé par l’agitation de Célia qui, bien involontairement, transmettait un tas d’informations parasites sans cohérence ;
  2. le cheval garde mieux la piste, ne cherchant pratiquement plus à « coller » Célia. N’étant plus sollicité par les variations permanentes des projections de la « bulle » de sa propriétaire, il est plus calme et reste à sa place ;
  3. si la tonicité du trot n’a pas encore énormément changé, les réponses aux demandes d’allongement sont néanmoins plus nettes.
Voici quelques points à travailler prochainement :
  1. Célia devra travailler son regard. Elle exerce une pression inutile sur son cheval en ayant son regard en permanence tourné vers lui ;
  2. elle doit encore améliorer la tonicité du trot ;
  3. elle doit aussi commencer à travailler l’amélioration de l’attitude de la ligne du dessus de son cheval.

TRAVAILLER SON CHEVAL EN DESCENTE D’ENCOLURE A LA LONGE.

mardi, juillet 17th, 2012

Voici quelques conseils pour vous aider à apprendre à votre cheval à descendre l’encolure à la longe sans enrênement, grâce à une pression exercée sur la nuque d’abord, puis grâce au seul code vocal « descends ».

Je parlerai dans ce post du cas précis d’un cheval ayant auparavant « jeté son feu », et pouvant être longé sur le mors sans risque pour sa bouche. Bien sûr, il s’agit également d’un cheval respectueux de la longe, et ne « tirant » pas, aucune force ne devant être exercée sur la longe durant ce travail.

Voici comment vous pouvez procéder :

Attention! A chaque étape proposée, vous ferez systématiquement précédez la pression sur la nuque du mot « descends ».

  1. Commencez à l’arrêt par apprendre à votre cheval (si ce n’est déjà fait) à céder à la pression de votre main sur sa nuque. La main bien à plat au niveau de la têtière, exercez une pression douce et lente jusqu’à la première ébauche de descente d’encolure. Céder alors immédiatement. Au début, sans doute le cheval remontera-il instantanément la tête. Ce n’est pas grave, vous recommencerez aussitôt en augmentant progressivement vos exigences : lorsque vous aurez cédé, à la première tentative de votre cheval pour remonter la tête, vous interviendrez de nouveau par une pression sur la nuque, et l’entraînerez ainsi progressivement par étapes successives, de plus en plus bas. Cette attitude étant décontractante, les chevaux finissent petit à petit par accepter volontier d’y rester.
  2. Installez ensuite votre longe en rêne Colbert : si vous êtes à main gauche par exemple, passez le mousqueton de la longe dans l’anneau gauche du mors, faites ensuite remonter la longe le long du montant gauche, afin de la passer sur la tête au niveau de la têtière, faites la redescendre le long du montant droit du filet, puis pour finir, accrochez le mousqueton sur le haut de l’anneau droit du mors.
  3. Toujours à l’arrêt, tendez ensuite doucement la longe vers le bas, ce qui aura pour effet, étant donné l’agencement de cette dernière, de produire une légère pression sur la nuque du cheval. Celui-ci ayant appris à céder à cette pression en descendant la tête, il donnera la même réponse. Récompensez immédiatement, puis recommencez plusieurs fois afin de vous assurer que votre cheval donne la réponse que vous attendez à chaque fois.
  4. Maintenant votre cheval est prêt à commencer à faire cet exercice au pas. Reprenez les exercices de l’étape 3, mais en marchant lentement à ses côtés. S’il hésite trop à descendre, revenez à l’étape précédente, puis repartez au pas.
  5. Petit à petit, éloignez vous du cheval jusqu’à pouvoir être à distance classique pour le travail à la longe.
  6. Ce n’est que lorsque cette étape sera acquise que vous pourrez faire de même aux autres allures.

Il va sans dire que ce travail peut prendre un certain temps. La rapidité de la progression dépend de plusieurs facteurs. La souplesse du cheval, ses capacités d’écoute et de concentration.

Quoi qu’il en soit, il est impératif de travailler régulièrement, ne pas brûler les étapes, et de répéter patiemment chaque phase de travail.

N’hésitez pas à faire un retour sur votre travail!

Les photos suivront bientôt.

L’ÉQUILIBRE DU CAVALIER DANS LES COINS.

dimanche, juillet 8th, 2012

J’ai déjà traité le passage des coins dans ce blog, et si j’y reviens, c’est pour sensibiliser les cavaliers sur l’importance de l’équilibre latéral du corps dans cet exercice. En effet, avant de se concentrer sur les aides à mettre en place dans ce travail, il est de la plus grande nécessité pour le cavalier, de se recentrer sur sa position, afin de se recentrer, cette fois au sens propre, en cas d’équilibre défectueux, et d’inclinaison latérale inopportune du buste.

 

La cavalière aborde son coin, penchée à l’intérieur.

En effet, alors même que le cavalier a une idée à peu près juste des aides à utiliser lors du passage des coins, si sa position n’est pas correcte, ces aides perdront une part importante de leur efficacité, et pourront même avoir un effet contraire à l’effet désiré.

La position doit toujours précéder l’action, elle détermine la pertinence des aides. C’est une des grandes différences entre le cavalier averti et celui qui ne l’est pas, ou pas encore. Lorsqu’il aborde son coin, le cavalier doit avoir la maîtrise de son équilibre : sa colonne vertébrale (dont les cervicales font partie intégrante, donc attention à la tête baissée) forme un axe vertical, ses épaules et ses hanches, deux axes horizontaux.

La cavalière a pratiquement redressé ses trois axes.

Voyons les différences notoires existant entre des aides utilisées en accord avec une position défectueuse, et celles utilisées en accord avec une position juste.

Avant d’entrer dans le coin, le cavalier doit s’assurer que son cheval est parfaitement droit, afin de suivre la piste le plus loin possible jusqu’au moment où il devra aborder l’incurvation pour prendre le tournant.

Si le cavalier est penché vers l’intérieur, il déséquilibre également sa monture vers l’intérieur, et ses chances d’aller droit sont considérablement réduites, et ce, même s’il soutient sa rêne extérieure en l’écartant.

Dans ce cas de figure, le cavalier plaque forcément sa jambe et sa main intérieures, qui servent alors de béquilles sur lesquelles le cheval vient se reposer en se couchant de plus belle à l’intérieur. Ces aides perdent alors tout leur sens initial!

Quand le cavalier arrive à rester dans un équilibre juste, il préserve aussi l’équilibre de son cheval. Il n’a plus à écarter de façon excessive la main extérieure puisque sa monture est redressée. L’incurvation dans le coin est alors envisagée comme évidente, et surtout réalisable, alors qu’auparavant le cheval était quasiment contre incurvé, et que la priorité était de ne pas trop s’éloigner du coin! Ainsi, les aides d’incurvation retrouvent tout leur sens.

Même si des progrès restent encore à faire, regardez comme avec l’amélioration de son attitude, la cavalière a amélioré celle de son cheval. 

En conclusion, je reviens une fois de plus sur l’immense importance du travail de la position, et de la quête permanente de l’équilibre idéal, qui permet aux aides d’être légères tout en étant de la plus grande efficience.