L’ÉQUILIBRE DU CAVALIER DANS LES COINS.

J’ai déjà traité le passage des coins dans ce blog, et si j’y reviens, c’est pour sensibiliser les cavaliers sur l’importance de l’équilibre latéral du corps dans cet exercice. En effet, avant de se concentrer sur les aides à mettre en place dans ce travail, il est de la plus grande nécessité pour le cavalier, de se recentrer sur sa position, afin de se recentrer, cette fois au sens propre, en cas d’équilibre défectueux, et d’inclinaison latérale inopportune du buste.

 

La cavalière aborde son coin, penchée à l’intérieur.

En effet, alors même que le cavalier a une idée à peu près juste des aides à utiliser lors du passage des coins, si sa position n’est pas correcte, ces aides perdront une part importante de leur efficacité, et pourront même avoir un effet contraire à l’effet désiré.

La position doit toujours précéder l’action, elle détermine la pertinence des aides. C’est une des grandes différences entre le cavalier averti et celui qui ne l’est pas, ou pas encore. Lorsqu’il aborde son coin, le cavalier doit avoir la maîtrise de son équilibre : sa colonne vertébrale (dont les cervicales font partie intégrante, donc attention à la tête baissée) forme un axe vertical, ses épaules et ses hanches, deux axes horizontaux.

La cavalière a pratiquement redressé ses trois axes.

Voyons les différences notoires existant entre des aides utilisées en accord avec une position défectueuse, et celles utilisées en accord avec une position juste.

Avant d’entrer dans le coin, le cavalier doit s’assurer que son cheval est parfaitement droit, afin de suivre la piste le plus loin possible jusqu’au moment où il devra aborder l’incurvation pour prendre le tournant.

Si le cavalier est penché vers l’intérieur, il déséquilibre également sa monture vers l’intérieur, et ses chances d’aller droit sont considérablement réduites, et ce, même s’il soutient sa rêne extérieure en l’écartant.

Dans ce cas de figure, le cavalier plaque forcément sa jambe et sa main intérieures, qui servent alors de béquilles sur lesquelles le cheval vient se reposer en se couchant de plus belle à l’intérieur. Ces aides perdent alors tout leur sens initial!

Quand le cavalier arrive à rester dans un équilibre juste, il préserve aussi l’équilibre de son cheval. Il n’a plus à écarter de façon excessive la main extérieure puisque sa monture est redressée. L’incurvation dans le coin est alors envisagée comme évidente, et surtout réalisable, alors qu’auparavant le cheval était quasiment contre incurvé, et que la priorité était de ne pas trop s’éloigner du coin! Ainsi, les aides d’incurvation retrouvent tout leur sens.

Même si des progrès restent encore à faire, regardez comme avec l’amélioration de son attitude, la cavalière a amélioré celle de son cheval. 

En conclusion, je reviens une fois de plus sur l’immense importance du travail de la position, et de la quête permanente de l’équilibre idéal, qui permet aux aides d’être légères tout en étant de la plus grande efficience.

2 Responses to “L’ÉQUILIBRE DU CAVALIER DANS LES COINS.”

  1. Anne dit :

    Bonjour Marie-Hélène,

    Je lis régulièrement vos articles, bien que j’aie dû arrêter l’équitation, difficile à pratiquer en proche banlieue parisienne, et que mon niveau ne me permette pas toujours de comprendre ne serait-ce que les problèmatiques auxquelles vos élèves sont confrontés !

    Ils sont cependant si riches et intéressant, si limpides dans leurs explications, que j’ai l’impression d’avoir monté à cheval à chaque fois que je quitte ce site : c’est pourquoi je reviens si souvent.

    Tout ceci pour dire à quel point j’apprécie la qualité de vos articles… Je gage donc que vous ne m’en voudrez pas si, à mon tour, je tente d’apporte ma pierre à l’édifice en y corrigeant quelque détail…

    Le terme « efficience » est un néologisme calqué sur l’anglais. En français, on utilise « efficacité ». « Efficience » n’apporte réellement rien de plus, sauf peut-être dans le cadre très fermé de la sociologie de l’économie. Comme pour tout néologisme, certains tentent de justifier son emploi en y ajoutant du sens. Mais le terme « efficacité » fonctionne dans tous les cas de figures, je vous assure !

    Voilà, c’est dit. Pardonnez mon pointillisme de puriste. À lire les nombreux paragraphes que vous développez sur ce qui, au niveau où je suis rendue, n’est encore qu’un détail, je sais que vous pardonnerez mon intransigeance pour les quelques détails qui relèvent de ma compétence.

    À bientôt de vous lire,

    Anne

  2. Bonsoir,
    Je vous remercie de votre éclairage, et suis heureuse que vous appréciiez ce blog, malgré ses limites.

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