Archive for août, 2012

APPUYER AU GALOP.

mardi, août 28th, 2012

Pourquoi les appuyers ne se font-ils pas au contre-galop?

Revenons sur quelques points importants concernant le fonctionnement du cheval au galop.

Prenons l’exemple du galop à gauche :

  • Plus forte extension de l’antérieur gauche;
  • plus fort engagement du postérieur gauche;
  • traversement  des hanches vers la gauche (le cheval envoie ses hanches à gauche).

Au galop ( gardons l’exemple du galop à gauche), même si le jeune cheval tombe souvent sur l’épaule intérieure, ce n’est pas pour autant qu’il est contre-incurvé (incurvé à droite), car ses hanches s’orientent principalement vers la gauche pour favoriser l’engagement du postérieur gauche.

Maintenant, rappelons que dans l’appuyer, et en l’occurrence dans l’exemple d’un appuyer vers la gauche, le cheval doit être incurvé à gauche. Il est incurvé dans le sens du déplacement. Plus ou moins certes, mais tout de même vers la gauche!

Donc, il est on ne peut plus logique de galoper sur le pied gauche lorsque l’on exécute un appuyer au galop vers la gauche.
Si l’on essayait de faire un appuyer au contre-galop (galop à droite pour l’exemple qui nous intéresse),  le cheval suivrait bien la direction demandée mais en s’incurvant naturellement du côté droit, c’est à dire du côté du pied du contre-galop, et dans ce cas il ne serait plus dans l’appuyer puisque n’étant plus incurvé dans le sens du déplacement, vers la gauche.
Si, au prix d’une insistance inconcevable, le cavalier cherchait coûte que coûte à empêcher les hanches de rester à droite alors qu’il est au contre-galop, le cheval, au mieux, chercherait probablement à changer de pied ou, au pire, à s’arrêter, certainement même en se défendant, dans l’impossibilité qu’il serait d’ exécuter une telle contorsion!
J’espère que ma tentative d’explication est suffisamment claire. Dans le cas contraire, n’hésitez pas à me demander plus de précisions.

Continuez surtout à poser toutes les questions qui vous passent par la tête!!

 

REVERENCE.

dimanche, août 26th, 2012

 

Toute peine mérite salaire, tout de même!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

FLEXION LATERALE DE LA NUQUE.

samedi, août 18th, 2012

Dés qu’ un cheval commence à être assoupli, et qu’il possède les rudiments de la mise en main, il faut commencer lors du travail d’incurvation, à faire attention de ne pas négliger ce que le commandant de Padirac appelait « le petit pli derrière la ganache », c’est à dire la flexion latérale de la tête par rapport à l’encolure. Si toute l’attention requise n’est pas portée à cette partie du corps du cheval, il risque très rapidement de s’installer la bascule de la nuque, ou tout au moins, une certaine rigidité de cette charnière qui semble alors ne pas pouvoir s’articuler.

Ici, Arly bascule la nuque vers la gauche, au lieu de faire une rotation de la tête (de la nuque au bout du nez) sur un axe bien vertical, donnant ainsi l’impression qu’il n’amène à gauche qu’une partie de la tête.

La bascule de la nuque peut engendrer des altérations de la mise en main dans tous les exercices requièrant l’incurvation. En effet, quand la tête est « tordue », la flexion longitudinale de la nuque est rendue quasiment impossible, car les vertèbres ne sont pas correctement alignées.

Dans le cas d’une charnière tête-encolure ne fonctionnant pas, l’effet verrouillage a tous les risques de s’étendre à la bouche, avec une mâchoire dans l’impossibilité de céder.

Une attention toute particulière doit être portée à l’emploi de la main, pour améliorer le bon fonctionnement de cette charnière.

La main intérieure ne doit agir que dans une juste mesure, légèrement en avant de la main extérieure. Le cavalier prend délicatement le contact en portant sa main en direction de l’avant du garrot, puis en la montant progressivement jusqu’à ce que le cheval tourne la tête. Alors, il cède complètement en descendant la main.

Si malgré le bon dosage de la main intérieure, le cheval cherche à fléchir l’encolure en son milieu, le cavalier doit utiliser sa rêne extérieure pour réduire ce mouvement.

Si d’autre part, le cheval cherche à se soustraire à la flexion qui lui est demandée, en s’enroulant vers le bas, un petit demi arrêt sur la main intérieure  sera de la plus grande efficacité.

Si tout simplement, le cheval résiste à la demande du cavalier, ce dernier doit faire preuve de tact, ne pas se durcir, et rechercher se qui pourrait aider le cheval à céder : petites vibrations, ouverture-fermeture répétée des doigts sur la rêne, et toujours en étant très « élastique » dans son action.

Une petite gymnastique spécifique de la nuque hors travail monté peut s’avérer très bénéfique (voir vidéo suivante).

Bien évidemment, cette gymnastique peut être reprise dans le travail monté.

 

Ensuite, toujours dans le travail à pied, le cavalier peut décider d’un mouvement particulier à exécuter, en portant plus particulièrement son attention sur le travail de la nuque. Dans la vidéo suivante, on voit Arly dans l’épaule en dedans en difficultés pour s’installer dans la juste flexion.

PETITS CONSEILS CONCERNANT LE PAS ESPAGNOL.

dimanche, août 12th, 2012

A la demande d’Alicia, je vais ici proposer quelques idées pour apprendre à un cheval à faire un début de jambette.

Le problème rencontré par Alicia, et que j’ai moi-même rencontré avec un poney que je travaille régulièrement, est le suivant : le cheval accepte de lever le membre lorsqu’on le sollicite, mais comme pour se faire curer le pied, c’est à dire, canon formant un angle droit avec l’avant bras, bien sûr vers l’arrière.

Dans ce cas de figure ci, il est particulièrement intéressant de toucher à la cravache le devant de l’avant bras, en haut, sur la partie légèrement rebondie, cette action ayant pour effet de provoquer une petite contraction du muscle extenseur radial du carpe, responsable entre autre, de la flexion du coude ( l’avant bras vers le bras), donc d’orienter le membre vers l’avant, et non plus vers l’arrière.

A contrario, l’action de la cravache à l’arrière de l’avant bras est à éviter, car elle amène les muscles fléchisseurs du carpe à se contracter, et à fléchir le canon vers l’avant bras, comme dans le cas du cheval d’Alicia.

Si malgré tout, et ce fut le cas de Fun, le poney que je travaille, le membre ne s’oriente pas vers l’avant, on peut agir de la sorte : lorsque le pied quitte le sol, on saisit le membre au niveau du genou pour le déplacer vers l’avant, on associe à une récompense,  puis après une ou deux secondes sans rien faire, on demande au cheval de se porter légèrement en avant. Je préfère récompenser le cheval dès qu’il élève l’avant bras, avant qu’il avance, car je souhaite qu’il comprenne bien que c’est cette élévation qui est récompensée, plutôt que le fait qu’il avance.

On peut se faire aider d’une tierce personne pour plus de facilité, cette dernière étant plus libre pour demander le mouvement vers l’avant.

(Certains ont recours à l’aide d’une longe entourée autour du paturon pour tirer le membre en avant. Personnellement, je n’utilise pas cette méthode que je trouve un peu dangereuse.)

Il est très important, au moment du toucher de la cravache sur le devant de l’avant bras et du décollement du pied du sol, d’être très rapide (mais pas brusque), afin d’engager le membre à se porter vers l’avant. De cette justesse d’intervention dépendra le bon apprentissage du mouvement dans la bonne direction. Le cheval ne doit plus déplacer l’antérieur vers l’arrière, alors qu’il est sollicité  sur le devant!

L’autre solution, c’est de compter sur le mimétisme, mais c’est plus aléatoire!!!

Si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas à les poser!!

 

 

 

L’UTILISATION DES JAMBES AU PIAFFER.

dimanche, août 5th, 2012

Faut-il ou non, pour avoir un piaffer énergique et régulier, entretenir son cheval de quelque manière que ce soit?

A priori non, comme dans n’importe quel exercice d’ailleurs. Toutefois, si l’on considère que dans le piaffer, la position du cavalier n’est pas neutre, c’est à dire pas tout à fait relâchée mais au contraire, présente au niveau du dos et du rein une tension musculaire impulsive (il n’est qu’à voir des photos de Nuno Oliveira dans cet air!), on peut penser qu’il s’agit là d’une certaine forme d’entretien de l’impulsion.

Plus raisonnablement, je pense qu’il y a une différence  notoire entre l’utilisation de l’aide « maîtresse », le corps (jusqu’à l’assiette), et celle des aides » accessoires », comme les nomme Oliveira, que sont les mains et les jambes( ainsi que toutes les aides artificielles).

Je pense que le corps du cavalier (buste et assiette) doit constamment s’ajuster au cheval, tant au niveau de l’équilibre qu’au niveau de la tonicité, en fonction des exercices demandés.

La prégnance de l’assiette ne sera pas la même au piaffer et dans un petit trot d’échauffement. De même que l’équilibre longitudinal du buste sera différent, que l’on soit au pas allongé ou au galop rassemblé.

Il s’agit là avant tout, d’aller dans le sens des efforts du cheval.

Les autres aides ne sont destinées qu’à agir ponctuellement, le plus discrètement possible, et toujours dans ce sacro-saint respect de l’autonomie du cheval, que représente la descente des aides.

Le cavalier besognant sans cesse des jambes ou de la cravache, ou des deux à la fois, doit se rappeler qu’un défaut d’activité  résulte toujours  d’un manque d’impulsion ou d’un manque de force du cheval. Seuls, le report en avant dans le premier cas, et le développement de la puissance musculaire dans le second , viendront à bout du manque de régularité et d’énergie, tout en préservant le calme, l’équilibre et le brillant. Tandis que des actions de jambes ou de cravache répétées, inciteront vraisemblablement certains chevaux à se blaser et à s’éteindre un peu plus, ou d’autres, au contraire, à s’exciter dans la contraction et la précipitation.