L’UTILISATION DES JAMBES AU PIAFFER.

Faut-il ou non, pour avoir un piaffer énergique et régulier, entretenir son cheval de quelque manière que ce soit?

A priori non, comme dans n’importe quel exercice d’ailleurs. Toutefois, si l’on considère que dans le piaffer, la position du cavalier n’est pas neutre, c’est à dire pas tout à fait relâchée mais au contraire, présente au niveau du dos et du rein une tension musculaire impulsive (il n’est qu’à voir des photos de Nuno Oliveira dans cet air!), on peut penser qu’il s’agit là d’une certaine forme d’entretien de l’impulsion.

Plus raisonnablement, je pense qu’il y a une différence  notoire entre l’utilisation de l’aide « maîtresse », le corps (jusqu’à l’assiette), et celle des aides » accessoires », comme les nomme Oliveira, que sont les mains et les jambes( ainsi que toutes les aides artificielles).

Je pense que le corps du cavalier (buste et assiette) doit constamment s’ajuster au cheval, tant au niveau de l’équilibre qu’au niveau de la tonicité, en fonction des exercices demandés.

La prégnance de l’assiette ne sera pas la même au piaffer et dans un petit trot d’échauffement. De même que l’équilibre longitudinal du buste sera différent, que l’on soit au pas allongé ou au galop rassemblé.

Il s’agit là avant tout, d’aller dans le sens des efforts du cheval.

Les autres aides ne sont destinées qu’à agir ponctuellement, le plus discrètement possible, et toujours dans ce sacro-saint respect de l’autonomie du cheval, que représente la descente des aides.

Le cavalier besognant sans cesse des jambes ou de la cravache, ou des deux à la fois, doit se rappeler qu’un défaut d’activité  résulte toujours  d’un manque d’impulsion ou d’un manque de force du cheval. Seuls, le report en avant dans le premier cas, et le développement de la puissance musculaire dans le second , viendront à bout du manque de régularité et d’énergie, tout en préservant le calme, l’équilibre et le brillant. Tandis que des actions de jambes ou de cravache répétées, inciteront vraisemblablement certains chevaux à se blaser et à s’éteindre un peu plus, ou d’autres, au contraire, à s’exciter dans la contraction et la précipitation.

 

 

 

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