FLEXION LATERALE DE LA NUQUE.

Dés qu’ un cheval commence à être assoupli, et qu’il possède les rudiments de la mise en main, il faut commencer lors du travail d’incurvation, à faire attention de ne pas négliger ce que le commandant de Padirac appelait « le petit pli derrière la ganache », c’est à dire la flexion latérale de la tête par rapport à l’encolure. Si toute l’attention requise n’est pas portée à cette partie du corps du cheval, il risque très rapidement de s’installer la bascule de la nuque, ou tout au moins, une certaine rigidité de cette charnière qui semble alors ne pas pouvoir s’articuler.

Ici, Arly bascule la nuque vers la gauche, au lieu de faire une rotation de la tête (de la nuque au bout du nez) sur un axe bien vertical, donnant ainsi l’impression qu’il n’amène à gauche qu’une partie de la tête.

La bascule de la nuque peut engendrer des altérations de la mise en main dans tous les exercices requièrant l’incurvation. En effet, quand la tête est « tordue », la flexion longitudinale de la nuque est rendue quasiment impossible, car les vertèbres ne sont pas correctement alignées.

Dans le cas d’une charnière tête-encolure ne fonctionnant pas, l’effet verrouillage a tous les risques de s’étendre à la bouche, avec une mâchoire dans l’impossibilité de céder.

Une attention toute particulière doit être portée à l’emploi de la main, pour améliorer le bon fonctionnement de cette charnière.

La main intérieure ne doit agir que dans une juste mesure, légèrement en avant de la main extérieure. Le cavalier prend délicatement le contact en portant sa main en direction de l’avant du garrot, puis en la montant progressivement jusqu’à ce que le cheval tourne la tête. Alors, il cède complètement en descendant la main.

Si malgré le bon dosage de la main intérieure, le cheval cherche à fléchir l’encolure en son milieu, le cavalier doit utiliser sa rêne extérieure pour réduire ce mouvement.

Si d’autre part, le cheval cherche à se soustraire à la flexion qui lui est demandée, en s’enroulant vers le bas, un petit demi arrêt sur la main intérieure  sera de la plus grande efficacité.

Si tout simplement, le cheval résiste à la demande du cavalier, ce dernier doit faire preuve de tact, ne pas se durcir, et rechercher se qui pourrait aider le cheval à céder : petites vibrations, ouverture-fermeture répétée des doigts sur la rêne, et toujours en étant très « élastique » dans son action.

Une petite gymnastique spécifique de la nuque hors travail monté peut s’avérer très bénéfique (voir vidéo suivante).

Bien évidemment, cette gymnastique peut être reprise dans le travail monté.

 

Ensuite, toujours dans le travail à pied, le cavalier peut décider d’un mouvement particulier à exécuter, en portant plus particulièrement son attention sur le travail de la nuque. Dans la vidéo suivante, on voit Arly dans l’épaule en dedans en difficultés pour s’installer dans la juste flexion.

3 Responses to “FLEXION LATERALE DE LA NUQUE.”

  1. sylou dit :

    vraiment très intéressant et très bien illustré de surcroit 🙂

  2. Julie dit :

    Marie-Hélène,
    Comment as-tu deviné que je m’apprêtais à te demander un post sur cette question qui me turlupine ????!!! J’avais moultement besoin de réfléchir à ce sujet, mille merci !!!
    Julie

  3. smithywess1 a ajouté un commentaire sur flexion latérale de nuque blog m-h lelièvre :

    Try to obtain the ‘cession de machoire’ with a snaffle by elevating your thumbs in the snaffle rings and watching the lips murmur so to speak. The horse should appear to swallow it’s saliva. As General L’Hotte said it must be a gentle murmur rather than a noisy chattering. Captain Etienne Beudant called it a ‘smile’. The moment the horse gives you this response you must release with your thumbs and talk to and stroke your horse, before beginning again.

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