Archive for septembre, 2012

« PESER » DANS SA SELLE.

mercredi, septembre 26th, 2012

Pour descendre dans sa selle et pouvoir « peser », il faut placer correctement son bassin.

Il ne faut pas bloquer le bassin en antéversion, c’est-à-dire le haut du bassin orienté excessivement vers l’avant, comme si l’on basculait sur le pubis.

Il ne faut pas non plus exagérer la rétroversion, qui creuse le ventre et fait s’asseoir sur l’arrière des ischions, comme si l’on voulait écraser le coccyx.

Ces défauts d’équilibre du bassin sont ennuyeux car ils ne respectent pas l’harmonie des courbures vertébrales naturelles, dont le rôle est d’être un puissant dispositif amortisseur intervenant tout le long de la colonne.

Pour descendre dans sa selle, et se sentir « enraciné » dans son cheval, il faut chercher à étirer sa colonne vertébrale à partir du bas.

En portant sa conscience vers son sacrum (en dessous des lombaires, la partie plate au milieu du bassin), on va tenter de le faire descendre, ce qui aura également pour effet de le porter très légèrement vers l’avant en poussant du même coup le pubis dans la même direction.

La conséquence en sera non seulement une assiette plus profonde avec une sensation d’ « encrage » dans le cheval, mais également une assiette accompagnant mieux l’impulsion et l’engagement des postérieurs, offrant ainsi au cheval plus d’aisance pour se mouvoir. La main en tirera un bénéfice évident, perdant un rôle qui lui était dévolu de façon erronée, celui d’aider le cavalier à se tenir en selle grâce aux rênes.

 

 

 

RETOUR SUR LES ÉTIREMENTS. (2)

mercredi, septembre 19th, 2012

Étirements du postérieur.

Vers l’arrière.

Utilité :

  1. Étirer les muscles fléchisseurs de la cuisse (situés devant la cuisse), et de l’ilio-psoas, muscle reliant le fémur à l’os iliaque, et comptant parmi les muscles abdominaux ;
  2. Habituer le cheval à ne pas résister lorsqu’on lui prend le pied. Cela peut s’avérer très utile avec le maréchal ferrant.

Quelques conseils :

  1. Ne pas se mettre derrière le cheval, mais bien rester sur le côté par mesure de sécurité ;
  2. Ne surtout pas forcer, ce qui amènerait le cheval à retirer brusquement le pied, et pourrait se révéler très ennuyeux avec un maréchal impatient;
  3. Rechercher avant tout la décontraction. Un cheval décontracté est un cheval qui lâche son pied dans votre main. Et tant que cela n’est pas obtenu, il ne faut pas allez plus loin !
  4. Si le cheval se donne totalement, progresser vers l’arrière centimètre par centimètre, en revérifiant la décontraction à chaque nouvelle étape. Si l’étirement se passe sans difficulté particulière, en fin d’étirement, le cheval tend le postérieur comme s’il s’étirait.

Vers l’avant.

Utilité :

  1. Étirer les muscles extenseurs de la cuisse (situés en arrière), et les muscles fessiers;
  2.  Engager le postérieur et mobiliser la hanche;
  3. Comme pour l’étirement vers l’arrière : générer moins de résistance lors du passage avec le maréchal;

Quelques conseils :

  1. Se mettre épaule contre  flanc, en tournant le dos à la tête du cheval, face au postérieur. Prendre celui-ci en pince, et commencer à l’attirer vers l’avant ;
  2. Reprendre les conseils 2 et 3 de l’étirement vers l’arrière ;
  3. Ce n’est que lorsque le cheval accepte sans résistance d’amener son pied vers l’avant qu’il est possible d’exercer une poussée vers le haut pour mener plus loin la mobilisation de la hanche.

Étirement de l’ensemble de la colonne vertébrale.

Utilité :

  1. Étirer latéralement l’encolure ;
  2. Étirer le dos ;
  3. Fait travailler l’incurvation, avec croisement et engagement du postérieur interne, et bascule vers le bas de la hanche interne ;

Quelques conseils :

  1. Il faut impérativement attendre que le travail de la flexion latérale de l’encolure soit parfaitement acquis avant d’entreprendre de faire tourner le cheval;
  2. Placer si possible la main entre la corde du jarret et la fesse, pour guider l’engagement et le croisement du postérieur, en exerçant une légère pression à chaque fois que celui-ci se lève;
  3. Ne jamais laisser le postérieur croiser derrière l’autre, et interrompre tout de suite l’exercice si cela se produit;
  4. Arrêter si le cheval se déploie, et reprendre l’exercice au début;
  5. Au début, ne se contenter que d’une ou deux foulées. Par la suite, ne pas faire plus de deux cercles, car c’est un exercice contraignant.

RETOUR SUR LES ÉTIREMENTS. (1)

jeudi, septembre 13th, 2012

Voici quelques conseils supplémentaires concernant les exercices proposés dernièrement.

Les flexions latérales de l’encolure.

Leur utilité :

  1. Elles servent à assouplir toute la ligne du dessus;
  2. Elles préparent  l’incurvation;
  3. Comme tous ces exercices de « manipulation » à pied, elles amènent le cheval à être plus en confiance et à ne plus résister;
  4. Elles sont un indicateur de la souplesse du cheval, et de ses dispositions mentales;
  5. Elles décontractent.

Quelques conseils :

  1. Si vous travaillez main sur le chanfrein, n’appuyez pas, vous feriez reculer le cheval;
  2. Ne serez pas le chanfrein, vous risqueriez de boucher le conduit nasal;
  3. Exercez une attirance douce mais pas molle, de la tête du cheval à vous.
  4. Votre action doit être empreinte d’assurance, pour plus de précision;
  5. Sentez les résistances du cheval dans votre main afin de moduler vos actions. Il ne doit pas y avoir de défense, ce qui indiquerait que vous avez forcer sur la résistance, au lieu de marquer une interruption de votre action jusqu’à ce que cette résistance disparaisse.
  6. Sachez ne pas aller plus loin si la résistance persiste.
  7. Sentez également dans votre main, les changements d’équilibre de votre cheval. Ceux-ci peuvent vous indiquer s’il va se mettre à bouger.
  8. Ce travail étant décontractant, il se peut que le cheval ferme les yeux et semble se déconnecter de l’exercice, sachez alors ajouter une pointe de tonicité à vos actions pour qu’il coopère de nouveau.
  9. Ne laissez pas le cheval pousser votre main tout d’un coup pour revenir à sa position initiale. Mais apprenez lui à se redresser en douceur.

Les flexions longitudinales de l’encolure.

Vers le bas. 
Leur utilité : 
  1. Pour ce qui est des flexions vers le bas, elles ont pratiquement les mêmes vertus que les flexions latérales, à ceci prés qu’elles sont moins directement liées à l’incurvation, et qu’elles décontractent encore un peu plus.
  2. D’un point de vu plus pratique, il est bien utile d’avoir un cheval qui baisse la tête sur demande dans certaines situations : par exemple quand le cavalier est petit et qu’il doit brider sa monture, ou lorsqu’il y a un toilettage de passage de têtière à faire.
Quelques conseils :
  1. Exercez une pression douce mais pas molle sur la nuque du cheval;
  2. Vous pouvez reprendre les conseils 4, 5, 6 et 9 car ils conviennent tout à fait à cet exercice;
  3. Gardez bien l’encolure dans l’axe du corps. Lorsque le cheval descend en tournant la tête, c’est parfois une façon de se soustraire à l’exercice.
Vers le haut.
Leur utilité :
  1. Pour moi, le principal intérêt de la flexion vers le haut, réside dans le fait d’apprendre au cheval à remonter l’encolure sans résistance;
  2. Il est important de rendre complète la flexibilité de l’encolure : à droite, à gauche, en bas, et en haut;
  3. Et pourquoi pas soigner plus facilement une blessure sous l’auge! De plus, les vétérinaires ont parfois besoin que l’on maintienne la tête du cheval élevée pour faire certains soins.
Quelques conseils :
  1. Cette flexion n’est pas très facile à réaliser au début, les chevaux ayant fort tendance à vouloir s’appuyer vers le bas. Ne pas les laisser faire, et chercher à les décoller de la main par des actions en pointiller (agir-céder).
  2. Ne pas maintenir cette flexion longtemps, du fait de son caractère légèrement « creusant » pour le dos au début. Par la suite, en devenant plus léger, le cheval s’organisera de mieux en mieux pour remonter l’encolure en en soutenant la base.
Et pour toutes ces flexions, n’oubliez pas de récompenser le moindre petit progrès!!

 A suivre, les autres étirements…

ÉTIREMENTS.

vendredi, septembre 7th, 2012

Voici plusieurs vidéos qui pourront peut-être vous donner quelques idées d’étirements à faire faire à votre cheval.

Les exercices proposés sont applicables à tous les chevaux, pour peu qu’ils ne souffrent d’aucune pathologie recquiérant  des précautions particulières. Un jeune cheval au débourrage peut également profiter de ce type de travail avant même d’être monté (j’en reparlerai plus tard dans un post concernant une proposition de progression à suivre dans le dressage du jeune cheval). Le tout est une question de dosage par rapport à chaque animal.

Au delà du fait que ces exercices sont d’excellents assouplissements, s’ils sont conduits dans la douceur et l’écoute du corps du cheval, ils permettent également à ce dernier de développer sa confiance en le cavalier, en se livrant petit à petit  jusqu’à un lâcher prise total pour certains, qui semblent s’endormir. Pour d’autres, c’est un pur moment de plaisir qui se caractérise parfois, par de petits hennissements sourds  accompagnant certains de ces étirements.

A suivre cette semaine, plus de détails sur les exercices proposés!

TESTEZ VOTRE TRAVAIL.

dimanche, septembre 2nd, 2012

Même si n’êtes pas un adepte du travail à cru ou du travail sans mors, voire sans filet, il n’en reste pas moins qu’il  intéressant de monter de temps en temps votre cheval, débarrassé de ses ornements habituels.

Si vous retirez la selle, vous testerez votre équilibre, et si vous ôtez le filet, vous testerez l’attitude de votre cheval,vérifiant ainsi la qualité de votre travail lorsque votre compagnon équin n’est pas soumis au contrôle de la main.

SPORT POUR TOUS.

dimanche, septembre 2nd, 2012

La carrière des écuries de la Huronnière, un terrain de sport ouvert à tous!