Archive for octobre, 2012

A PROPOS DU PAS (2ème partie).

samedi, octobre 27th, 2012

De l’importance de connaître les différentes phases.

Maintenant que nous avons vu que le pas était constitué d’un certain nombre de phases, nous allons voir qu’une altération du pas est due à l’altération d’une des phases.

Lors de la phase bipédale latérale, les deux autres membres sont au soutien (détachés du sol) et forment un V, sabots presqu’au contact l’un de l’autre.

Dans le cas d’une altération de cette phase, il y a anticipation du déplacement de l’antérieur au soutien, qui dés lors, se trouve bien en avant du postérieur. De ce fait, cet antérieur se pose plus rapidement que la normal, et le rythme du pas qui doit être en quatre temps égaux 1,2,3,4 s’altère, et devient 1-2, 3-4.

Cette altération du pas s’appelle latéralisation partielle et, si elle venait à être totale, donnerait du pas amblé.

Dans le post suivant, nous verrons ce qui peut conduire à cette altération du pas.

A PROPOS DU PAS (1ère partie).

mardi, octobre 23rd, 2012

Pour débuter cette série de posts sur le pas, commençons par rappeler que c’est une allure symétrique à 4 temps égaux. Ce qui est moins  connu, c’est que c’est une allure en 8 phases.

Les phases comprennent les 4 temps de référence, mais prennent également en compte l’organisation des autres membres à l’appui entre ces temps.

Pour passer d’un temps à un autre, le cheval déplace son corps au dessus de ses membres. Il passe alors par différents équilibres, et pour étayer sa masse, s’appuie tantôt sur deux ou trois membres, selon des organisations bien particulières et répétées de façon symétrique à chaque foulée. On parle alors de base tripédale ou bipédale. Les bases bipédales peuvent de plus, être latérales ou diagonales.

Les huit croquis suivants représentent les 8 phases, avec en noir, le poser correspondant au temps de référence, et en jaune les autres pieds à l’appui. Il faut partir du bas et remonter, en visualisant un cheval qui avance (sens des fers dessinés).

4éme temps

3ème temps

2ème temps

1er temps

 Ce post semble un peu rébarbatif et sans grand intérêt, mais au contraire, il a son importance par rapport à celui qui suivra prochainement!

A PROPOS DE QUADRUPÈDE.

dimanche, octobre 21st, 2012

Le second « Café Rencontres Équestres » a eu lieu samedi 20 octobre a Saint Antoine du Rocher.

Cette fois, il était question de locomotion et de biomécanique.

Des chevaux étaient présentés sur de courtes vidéos dans deux exercices différents : pas moyen et trot allongé.

A l’issue du visionnage, les allures étaient analysées et qualitativement comparées. La seule référence étant une locomotion correct et non, une esthétique spectaculaire.

Les efforts d’analyse des passionnés présents furent ensuite largement récompensés!

Les prochaines dates vous seront bientôt communiquées, et l’association Quadrupède espère que vous viendrez nombreux.

PROCHAIN « CAFÉ-RENCONTRES ÉQUESTRES ».

mercredi, octobre 10th, 2012

 

 Il n’est pas toujours facile de faire une analyse juste des allures d’un cheval.

La seule analyse qui peut être juste est celle faite selon les seuls critères de la biomécanique.

Cependant, notre oeil se laisse influencer par de nombreux facteurs annexes, qui font que notre jugement devient trop souvent subjectif.

L’association Quadrupède vous propose un nouveau « Café-rencontres équestres », pour des échanges et partages de connaissances sur la locomotion et la biomécanique, autour d’un agréable petit goûter.

Inscrivez vous et venez nombreux!!

LE DÉBOURRAGE : QUELQUES CONSEILS (pré-requis au débourrage).

mercredi, octobre 3rd, 2012

Avant le débourrage.

Avant de débourrer le poulain, une période préparatoire est indispensable afin de lui permettre une transition des plus favorable, entre sa vie auprès de ses congénères, et sa vie aux côtés de l’homme.

Cette période de transition, si elle est bien menée, est garante d’un débourrage réussi. Le débourrage réussi étant celui n’ayant engendré aucun traumatisme pour le cheval, et ayant été réalisé sans incidents particuliers.

Ce n’est pas parce que le poulain a déjà reçu les premiers soins de la main de l’homme, qu’il est préparé à ce qui l’attend et ce, d’autant plus s’il vivait dehors.

Habitat nouveau, aires d’activités réduites, nourriture différente, et moments d’activité (travail) décidés par l’homme, et non déclenchés par le besoin d’activité motrice inhérente au cheval, sont autant d’éléments très perturbants pour ce dernier, dont il faut tenir compte.

Les premiers temps, d’une ou deux semaines environ selon les individus, seront mis au service de l’apprentissage des nouveaux liens sociaux avec l’homme, afin que les actes simples de base comme le fait d’entrer dans le boxe, le fait de bouger, de lever les bras, ou bien encore de manipuler un balais, ne génèrent plus d’alerte, de peur ni de fuite, qui ne sont rien moins que des réactions antiprédateur.

Jean-Claude Barrey dit à ce propos : »...les réactions innées de survie (fuite, tourner le dos et botter…) sont toujours prioritaires dans les programmes d’action, et étant actives, elles inhibent tous les autres processus d’apprentissage. Si le cheval n’est pas accoutumé à l’environnement, si les stades précédents ne sont pas suffisamment assimilés pour qu’il n’en résulte plus aucun stress, rien ne sert de commencer un travail avec lui. »

La méthode la plus simple et la plus douce est sans doute l’ « habituation », méthode qui consiste à répéter le plus souvent possible des stimuli sans danger pour le cheval, en restant toujours en deçà du seuil de réaction. Petit à petit, à mesure que l’animal prend confiance, le seuil peut être progressivement élevé, jusqu’à ce que le stimulus ne provoque plus de réaction.

Par ailleurs, à chaque fois que le cheval est sorti du boxe pour quelque raison que ce soit, ce peut être l’occasion de lui apprendre à marcher dans le calme, à s’arrêter quand on lui demande, à tourner sans bousculer, voire même par la suite, à reculer. Le respect envers le nouveau partenaire humain se met ainsi progressivement en place.

Ensuite, le travail à la longe va pouvoir commencer. Je ne rappellerai pas les vertus de ce travail, déjà décrites dans un post précédent. Toutefois, les premières séances de longe avec un jeune cheval non débourré, sont un excellent indicateur de sa socialisation. S’arrête-t-il quand on lui demande, fait-il volte face brusquement,  est-il comme aspiré par le longeur lorsque celui-ci recule, ou bien reste-t-il immobile en regardant ailleurs?

Bien sûr, il convient de distinguer les réactions qui trouvent leur origine dans un manque de socialisation, de celles qui sont dues à des erreurs de positionnement du longeur!

Si le travail à la longe est trop long, il fatigue les articulations et blase le  cheval. En outre, les capacités d’attention du poulain et sa résistance physique sont encore limitées, il est donc très important d’en tenir compte pour la gestion du temps de travail.

A ce stade, les petites manipulations à pied comme celles présentées dans les derniers posts, mais bien sûr adaptées au jeune cheval, sont à mon avis, du plus grand intérêt.

Si le cheval est attentif, confiant, et semble avoir bien intégrer les codes régissant sa nouvelle relation avec l’ humain, le travail en liberté peut être  entrepris sans risque de trop de désordre. Grace à ce travail, la relation va encore se consolider.

Je tiens à revenir sur cette longue phase de mise en relation du cheval avec son nouveau partenaire, l’humain. Elle est très importante et malheureusement trop souvent négligée. Elle est le socle fondamental de ce partenariat qui doit être basé sur des règles claires et précises, n’engendrant que confiance et cohérence. 

 La partie suivante sera consacrée au débourrage proprement dit. J’ inclurai toutefois dans ce post, l’initiation au mors et à la selle, à pied.