SAINT NICOLAS ET SON CHEVAL SLEIPNIR.

La Saint-Nicolas est une fête principalement tournée vers les enfants, mettant en scène l’évêque, saint Nicolas de Myre. C’est une tradition vivace dans plusieurs pays européens, qui se déroule le 6 décembre (ou le 19 décembre pour l’église orthodoxe utilisant le calendrier julien). Dans la nuit du 5 au 6 décembre, Saint Nicolas passe dans les maisons pour apporter aux enfants sages des friandises (fruits secs, pommes, gâteaux, bonbons, chocolats et surtout de grands pains d’épices représentant le saint évêque).

On fête la Saint-Nicolas surtout dans le nord de la France, et à l’étranger, dans les pays du nord et de l’est de l’Europe

Les traditions diffèrent selon les régions. Un trait commun à ces célébrations est la distribution de cadeaux ou friandises aux enfants, qui est parfois substituée par celle du Père Noël.

La Saint-Nicolas est une fête inspirée d’une personne ayant réellement vécu, Nicolas de Myre, appelé aussi Nicolas de Bari. Né à Patara au sud ouest de l’actuelle Turquie (à l’époque Asie mineure) entre 250 et 270, il fut le successeur de son oncle, l’évêque de Myre.

De son vivant, Nicolas de Myre fut le protecteur des enfants, des veuves et des gens faibles. Il fut bienveillant et généreux.

L’empereur Dioclétien régnant alors sur toute l’Asie mineure poursuivit cruellement les chrétiens, entraînant ainsi l’emprisonnement de saint Nicolas qui fut contraint de vivre, par la suite, un certain temps en exil. En 313, l’empereur Constantin rétablit la liberté religieuse, et saint Nicolas put alors reprendre sa place d’évêque.

Une partie des attributs régionaux de Saint Nicolas serait inspirée du dieu scandinave Odin. En effet, ce dernier est toujours accompagné de ses deux corbeaux « qui voient tout », et de son cheval Sleipnir, tout comme saint Nicolas est dans certaines régions accompagné de deux zwarte pieten (pères fouettards) et de son cheval.

Sleipnir

Sleipnir des temps modernes

En effet, tout comme Wotan, “Saint Nicolas” se déplace dans les airs.
L’un et l’autre sont des voyageurs de grand chemin, parcourant le monde à pied ou à cheval (ou sur un âne) pour s’assurer que règnent l’ordre et la justice et l’on n’a pas manqué, à propos de sa monture d’évoquer le nom de Sleipnir, le célèbre cheval blanc, à huit jambes (pour aller plus vite), du “Chasseur Sauvage” “Wotan”.

Ils procèdent tous deux ainsi, quand les jours de l’année raccourcissent, quand l’an nouveau est imminent et que s’annoncent les présages.

Ensemble, ils chevauchent dans la tempête qu’ils sont en pouvoir de calmer ou de provoquer.
Pour finir, ils se sont confondus en une seule et même personne.

De son côté, commentant une vieille tradition des paysans des Pays-Bas et de Flandre qui, notamment dans la région de Twente, laissaient naguère à Noël, une gerbe de blé dans leurs champs en disant ; “Voor Wode en zijn paard » (Pour 0dm = Woode(n) et son cheval), le poète flamand Guido Gezelle observe : “On abandonna l’ancien dieu 0dm et la compagnie, mais tout ce qu’on lui attribuait et tout ce qu’on faisait en son honneur, à savoir, entre autres, laisser la dernière gerbe pour son cheval, retomba en partie sur saint Nicolas, on mit l’évêque à cheval (ou sur baudet), on lui donna un valet noir avec un fouet et un sac de cendres, et on l’appela saint Nicolas”. Ce « Valet Noir »,évoqué par Guido Gezelle, n’est pas à négliger.

Wode (0dm) était informé de tout ce qui se passait dans le monde. Sur chacune de ses épaules était perché un grand corbeau, à l’oeil vif et à la langue déliée, qui parcourait le monde et revenait raconter tout ce qu’il avait vu ou entendu. Et Saint Nicolas est très souvent bien informé par son valet noir de ce qu’ont fait (ou n’ont pas fait) les enfants à qui il apporte les présents. Dans de nombreuses régions d’Europe, Saint Nicolas (et parfois aussi le Père Noël) est accompagné d’un “serviteur” noir (ou maure) qui tantôt se cantonne dans un rôle d’adjoint et d’infor­mateur (portant la hotte, transportant les cadeaux, ou conduisant le traîneau, tout en conseillant (ou informant Nic) tantôt, joue un rôle inverse consistant à punir les “mauvais ou méchants enfants”. La présence de ce second personnage donne à penser, qu’à l’origine, le Père Noël, assimilé ou substitué à Saint Nicolas, jouait un véritable rôle de “justicier” récompensant les “bons” et châtiant les “méchants”. Par la suite, les deux rôles auraient été confiés à des personnages différents.

Je vous retrouve après les vacances, où nous poursuivrons avec la suite du débourrage, et l’encolure cassée à la troisième vertèbre, entre autres thèmes.

 

 A tous je souhaite une très bonne fête de Noël!!

Webographie : Wikipédia, Myrdhin.com

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