CASSURE A LA TROISIEME VERTEBRE.

Ce petit post a pour but d’aider à comprendre comment, d’un point de vue anatomique, un cheval « casse » l’encolure entre la deuxième et la troisième vertèbre cervicale.

 

Cheval qui se casse ponctuellement et légèrement à la troisième vertèbre, lorsque la main de son cavalier manque de délicatesse.

La colonne cervicale du cheval forme une sorte de « S » inversé. La première courbe de ce « S », la courbure nuchale va de la protubérance occipitale à la deuxième vertèbre comprise.

Lorsque dans le travail, la main du cavalier devient trop dure, elle exerce une traction sur la bouche du cheval qui porte sa tête en arrière de la verticale. En fonction de l’intensité de cette traction, l’encolure se ploie alors plus ou moins, à la jonction entre la première courbure et la ligne oblique du « S », c’est à dire entre la deuxième et la troisième vertèbre.

Ceci n’explique pour autant pas pourquoi cette flexion se fait à cet endroit plutôt qu’à un autre,  par exemple plus bas. En fait, plusieurs éléments sont la cause de cette flexion :

  • Un puissant système musculaire relie solidement entre elles la protubérance occipitale à la première et à la deuxième vertèbre cervicale;
  • cette courbure est la partie de la colonne cervicale la plus proche de la partie supérieure de l’encolure ( que l’on nomme le « chignon »). Elle n’est donc pas couverte d’une masse musculaire aussi importante que plus bas, là où elle plonge à l’intérieur et vers le bas de l’encolure;
  • certains muscles puissants de l’encolure comme le m.rhomboïde, le m.trapèze, ou le m.dentelé du cou, ne couvrent pas la totalité de la colonne cervicale, et ne sont pas reliés aux premières vertèbres cervicales.

 

 

Cheval vraisemblablement toujours cassé à la troisième vertèbre consécutivement à un travail mal conduit dans son ensemble. 
Ces différents points concourent à provoquer à cet endroit de l’encolure une certaine « faiblesse » responsable de cette cassure.

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