LATERO-FLEXION DE LA NUQUE.

Bien qu’ayant déjà écrit un post sur la flexion latérale de la nuque (post auquel vous pouvez accéder en cliquant ici) un petit retour sur ce sujet ne me paraît pas inutile.

Il est très difficile de bien obtenir ce fameux petit pli derrière la ganache. Bien souvent, soit il n’y a aucun pli et seule l’encolure se ploie, soit le cheval bascule la nuque.

Mais pourquoi cette « manœuvre » est-elle si délicate? Voici ce que nous dit Gerd Heuschmann dans son livre « Dressage moderne » :

« L’articulation atlanto-occipitale (la nuque) est une petite articulation qui ne permet pratiquement que le mouvement vertical (hochement). Une flexion latérale n’est possible que dans une mesure restreinte.Ceci est dû à l’anatomie fonctionnelle de cette articulation, mais aussi  au fait que les processus paracondylaires limitent les flexions latérales. C’est une des raisons qui expliquent que la flexion latérale de la nuque n’est possible que dans de faibles proportions lors d’une demande de pli, comme le préconise l’enseignement classique. »

Les processus paracondylaires sont indiqués par le chiffre 2.

    Il est également à souligner que certains chevaux ont des glandes parotides très développées, ce qui peut ajouter à la difficulté de latéro-flexion de la nuque.

En règle générale, le travail de la nuque est très délicat et requière beaucoup de finesse dans l’utilisation de la main, la place de celle-ci étant tout à fait déterminante pour la justesse de la flexion latérale.

Le cavalier ne peut se borner à n’utiliser qu’une ou deux actions de base, de type rêne d’ouverture, qui n’est d’ailleurs pas vraiment appropriée à ce type de travail, ou rêne contraire. Il doit se faire expérimentateur, et ne pas hésiter à rechercher dans la grande palette de nuances d’actions de mains, celle qui conviendra le mieux à son cheval. Le plus important étant d’agir avec tact et douceur.

 

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