Archive for février, 2013

PROCHAIN « CAFÉ-RENCONTRES ÉQUESTRES ».

dimanche, février 24th, 2013

 Tout cavalier est concerné, de près ou de loin, par ses propres mécanismes d’apprentissage, dans sa pratique de l’équitation.

Mais connait-il vraiment les mécanismes d’apprentissage de son cheval?

Tel sera le thème du prochain « Café rencontres-équestre », animé cette fois par l’éthologue Léa Lansade.

 

Retrouvez un peu du travail de Léa Lansade en cliquant ici.

Et venez nombreux!!

 

DEBOURRAGE / dernier volet, seconde partie.

dimanche, février 17th, 2013

A CHEVAL!

A ce stade, le temps du montoir est venu, et le cavalier doit pouvoir compter sur le soutien d’ une aide, représentant pour le cheval, la personne qu’il a toujours eu à ses côtés durant ces longs mois de préparation, et dont la présence lui assure un réconfort.

Le cheval est tenu en longe par cette personne qui se tient à hauteur de sa tête, et le récompense d’une friandise pour son immobilité, dès que le cavalier est assis sur son dos. Le cavalier lui même le caresse abondamment.

Si cette étape ne se passe pas bien, inutile d’aller plus loin! Il faut recommencer plusieurs fois jusqu’à l’obtention de l’immobilité dans le calme.

Ensuite, le cavalier va approcher ses jambes pour demander le mouvement en avant, en associant de façon très légèrement décalée ce code,  à un code vocal connu du cheval. Si cela ne suffit pas, il va doucement poser la cravache sur la croupe, puis récompenser dès la plus petite réponse. Il va sans dire que le cheval est sensé avoir appris à répondre à la cravache! Un petit rappel sur la leçon de jambes ne me semblant pas inutile, je vous propose de relire le post suivant en cliquant ici.

Outre le fait que le collaborateur est présent pour rassurer le cheval, il est également là pour canaliser ses réactions.

Lorsque le cheval répond correctement et calmement aux jambes, ce collaborateur va s’en éloigner, pour prendre la place du longeur. En réalité, c’est le cavalier qui va prendre le contrôle des opérations, le longeur ne faisant qu’accompagner. Grands cercles et marchers larges alterneront, d’abord au pas, puis ensuite au trot. Pour plus de progressivité encore, le trot ne peut être pris qu’à la deuxième séance. Au cavalier d’en juger.

Lorsque cette étape s’ est passée sans difficulté, le cheval peut être lâché afin d’effectuer le même travail mais sans personne au milieu pour le rassurer. Ce moment n’est pas à prendre à la légère car il est parfois très déroutant pour l’animal, de surcroît s’il n’a pas été travaillé aux longues rênes au préalable. J’ai moi même débourré une petite jument sans la travailler aux longues rênes, et elle fut totalement perdue le jour où on la lâcha, tournant la tête dans tous les sens et exprimant son désarroi en hennissant à tout rompre. Ça n’a fort heureusement pas duré, et tout a fini par rentrer dans l’ordre.

Il me paraît important de rester dans cette phase de travail aussi longtemps qu’il est nécessaire afin d’obtenir le »Calme, en avant et droit » du général L’Hotte. Le cheval alors, est prêt à galoper. Ce choix de ne galoper qu’ensuite, s’explique par le désir de ne pas demander trop d’exercices différents trop rapidement. Cependant, certains cavaliers demandent le galop dès les premiers temps, et tout se passe bien.

Voilà, le cheval est débourré, et si chaque étape a été globalement respectée, aucun traumatisme ne laissera de trace ultérieurement. Il ne faut pas oublier toutefois que ce merveilleux compagnon est loin d’être un adulte, et que pendant de longs mois encore, il faudra le considérer comme ce  qu’il est vraiment : ENCORE  UN POULAIN!

 

LE DEBOURRAGE : dernier volet, première partie.

dimanche, février 10th, 2013

Bientôt à cheval!

Le cheval maintenant, s’en va calme et confiant, sellé et bridé.

Il travaille à la longe et à pied,  répond parfaitement à la voix, aux actions de mains sur les rênes, et aux pressions de la main à différents endroits du corps (poitrail, cuisse, flanc…).

Une dernière phase avant de monter le cheval me paraît incontournable afin d’ assurer une bonne transition entre le travail à pied et le travail monté : c’est le travail au longues rênes.

Je ne pratique pas très souvent cet exercice car je me méfie de l’effet démultiplicateur des rênes sur la bouche du cheval, et par voix de conséquence, sur l’ensemble de son corps. Pourtant( par rapport à ce qui nous intéresse), je pense que ce peut être un excellent moyen de l’habituer à être dirigé par son dresseur sans le voir.

Quelques précautions s’imposent. Tout d’abord, penser à se mettre hors de portée des postérieurs. Plus tard, quand le cheval sera confirmé, et si ce travail est poursuivi, un placement contre la croupe pourra être envisagé.

En ce qui concerne le dispositif en lui même, je pense qu’il est préférable de ne pas passer les rênes dans les anneaux latéraux du surfaix, de manière à pouvoir conserver l’usage de la rêne d’ouverture. De ce fait, le surfaix ne s’impose pas. Attention cependant à être extrêmement rigoureux quant à la tenue des rênes, car ainsi, elles ne sont pas maintenues sur les côtés, et peuvent pendre à tout instant si on n’y prend pas garde.

 avec surfaix

sans surfaix 

Ensuite il faut être progressif : il est préférable de commencer par se positionner comme pour un travail à la longe, puis se déplacer petit à petit vers l’arrière du cheval jusqu’à se trouver complètement dans son axe.

Un fois la confiance retrouvée, les mouvements demandés seront les mêmes que ceux qui seront demandés lors des toutes premières séances montées. Le cheval à ce moment là,  sera alors quasiment en terrain connu…enfin, à peu de choses près!

Car voici enfin le moment tant attendu! Et c’est malheureusement parce que ce moment est tant attendu qu’il est trop souvent bâclé, et que les choses ne se passent pas aussi doucement et sans traumatisme pour le  cheval, qu’elles le devraient.

Il ne faut pas oublier que le cheval n’est pas sur terre avec comme vocation d’être monté par l’homme! Ce dernier ne doit pas l’oublier, et par respect pour cet animal si merveilleux, il doit prendre tout le temps nécessaire pour faire de cet évènement, une situation des plus ordinaire.

Tous les préliminaires à la phase montoir auront pu être faits au préalable, une fois l’habituation à la selle acquise : manipuler les étriers, sautiller aux côtés du cheval, mettre le pied à l’étrier, puis enfin se mettre sur le ventre en travers de la selle. Si le cheval est vraiment très confiant et que le cavalier ne compte pas son temps, il peut mener de front ce travail des deux côtés.

Je pense qu’il est bon, là encore, de ne pas aller trop vite. Il en va du confort du cheval et de la sécurité du cavalier. Ce n’est que lorsque que le cavalier ne ressentira  plus aucune manifestation de peur ou d’étonnement de la part de son cheval, qu’il pourra se mettre en selle.

A suivre… 

 

GRIMACES EQUINES.

dimanche, février 3rd, 2013

Cet entier là se prendrait-il pour un dragon?!

A suivre cette semaine, le dernier volet sur le débourrage.