DEBOURRAGE / dernier volet, seconde partie.

A CHEVAL!

A ce stade, le temps du montoir est venu, et le cavalier doit pouvoir compter sur le soutien d’ une aide, représentant pour le cheval, la personne qu’il a toujours eu à ses côtés durant ces longs mois de préparation, et dont la présence lui assure un réconfort.

Le cheval est tenu en longe par cette personne qui se tient à hauteur de sa tête, et le récompense d’une friandise pour son immobilité, dès que le cavalier est assis sur son dos. Le cavalier lui même le caresse abondamment.

Si cette étape ne se passe pas bien, inutile d’aller plus loin! Il faut recommencer plusieurs fois jusqu’à l’obtention de l’immobilité dans le calme.

Ensuite, le cavalier va approcher ses jambes pour demander le mouvement en avant, en associant de façon très légèrement décalée ce code,  à un code vocal connu du cheval. Si cela ne suffit pas, il va doucement poser la cravache sur la croupe, puis récompenser dès la plus petite réponse. Il va sans dire que le cheval est sensé avoir appris à répondre à la cravache! Un petit rappel sur la leçon de jambes ne me semblant pas inutile, je vous propose de relire le post suivant en cliquant ici.

Outre le fait que le collaborateur est présent pour rassurer le cheval, il est également là pour canaliser ses réactions.

Lorsque le cheval répond correctement et calmement aux jambes, ce collaborateur va s’en éloigner, pour prendre la place du longeur. En réalité, c’est le cavalier qui va prendre le contrôle des opérations, le longeur ne faisant qu’accompagner. Grands cercles et marchers larges alterneront, d’abord au pas, puis ensuite au trot. Pour plus de progressivité encore, le trot ne peut être pris qu’à la deuxième séance. Au cavalier d’en juger.

Lorsque cette étape s’ est passée sans difficulté, le cheval peut être lâché afin d’effectuer le même travail mais sans personne au milieu pour le rassurer. Ce moment n’est pas à prendre à la légère car il est parfois très déroutant pour l’animal, de surcroît s’il n’a pas été travaillé aux longues rênes au préalable. J’ai moi même débourré une petite jument sans la travailler aux longues rênes, et elle fut totalement perdue le jour où on la lâcha, tournant la tête dans tous les sens et exprimant son désarroi en hennissant à tout rompre. Ça n’a fort heureusement pas duré, et tout a fini par rentrer dans l’ordre.

Il me paraît important de rester dans cette phase de travail aussi longtemps qu’il est nécessaire afin d’obtenir le »Calme, en avant et droit » du général L’Hotte. Le cheval alors, est prêt à galoper. Ce choix de ne galoper qu’ensuite, s’explique par le désir de ne pas demander trop d’exercices différents trop rapidement. Cependant, certains cavaliers demandent le galop dès les premiers temps, et tout se passe bien.

Voilà, le cheval est débourré, et si chaque étape a été globalement respectée, aucun traumatisme ne laissera de trace ultérieurement. Il ne faut pas oublier toutefois que ce merveilleux compagnon est loin d’être un adulte, et que pendant de longs mois encore, il faudra le considérer comme ce  qu’il est vraiment : ENCORE  UN POULAIN!

 

Leave a Reply