Archive for avril, 2013

A MEDITER!

samedi, avril 27th, 2013

« Une contraction est une contre-action »

 

Qu’en pensez- vous?

Dans l’attente de vos avis et réactions…

(Surtout, n’hésitez pas!!)

POR-TRAITS BRETONS.

samedi, avril 27th, 2013

 

 

 

 

Ces magnifiques étalons viennent du haras de Lamballe.

 

RETOUR SUR L’APPRENTISSAGE (3).

jeudi, avril 18th, 2013

Suite et fin des quelques extraits, de Michel-Antoine LEBLANC et Marie-France BOUISSOU, Ibid..

…Peu d’études expérimentales ont étudié les effets d’une punition. Dans l’une d’elle, des chevaux avaient appris une tâche (choisir entre deux branches d’un labyrinthe), grâce à un renforcement positif. Puis, en cas d’erreur, ils recevaient une « punition » (consistant en un jet de CO² provenant d’un extincteur). Ils ont fait moins d’erreurs, mais passaient par contre beaucoup plus de temps à choisir de quel côté ils devaient aller.

Rappelons qu’en général, dans le cas de la punition, rien ne signale l’événement aversif; même si quelque chose signale l’imminence de la punition, le cheval ne peut rien faire pour l’éviter. Il a donc peu, voire pas, de contrôle de la situation, et la punition n’a que peu de valeur prédictive. En conséquence, il est plus difficile pour l’animal d’associer la punition avec un comportement spécifique, surtout si elle est appliquée de manière inconséquente ou trop importante. Par exemple, si le cheval est battu à la suite d’un refus à l’obstacle, il n’est pas évident qu’il associe punition et refus lui-même. Il peut aussi associer l’ensemble de la situation à la punition : les obstacles, le fait de sauter, voire même le fait d’être monté!

Une sorte d’indifférence à des punitions légères peut aussi s’installer, conduisant les dresseurs à l’utilisation de châtiments de plus en plus sévères. Aussi dans le cas où des punitions semblent nécessaires, elles doivent donc être appliquées dès le début avec l’intensité adéquate.

Enfin des punitions sévères entraînent des émotions qui peuvent interférer avec les processus d’attention et l’apprentissage lui-même. Les changements émotionnels peuvent conduire l’animal à  se montrer agressif ou à présenter une inhibition de son comportement, souvent confondue avec de l’obstination. Ceci peut en retour conduire à une plus grande violence de la part du manipulateur, et l’on entre ainsi dans un cercle vicieux. Enfin la punition peut être associer avec la personne qui en est l’auteur et aboutir à un conditionnement d’évitement de cette personne, qui deviendra incapable d’enseigner quoi que ce soit au cheval qui cherche à l’éviter. Ce dernier sera alors qualifié de difficile, entêté ou stupide.

En fait, il vaut mieux qu’un comportement soit interrompu par ses propres conséquences négatives, que par une punition infligée. Le principe qui veut qu’un apprentissage basé sur des renforcements (positif ou négatif) soit beaucoup plus efficace que s’il est basé sur des punitions est maintenant largement admis et appliqué dans le dressage des animaux.

RETOUR SUR L’APPRENTISSAGE (2).

vendredi, avril 12th, 2013

Voici de nouveau quelques lignes extraites du livre :

« Cheval Qui es-tu? L’éthologie du cheval : du comportement naturel à la vie domestique« 

de Michel-Antoine LEBLANC et Marie-France BOUISSOU.

La punition (première partie): 

…Les punitions se traduisent par une sanction et visent à diminuer la probabilité d’apparition du comportement; dans ce cas l’agent « punitif » peut être un stimulus désagréable…ou l’ajournement d’une stimulation agréable (nourriture, caresse).

…Ce qui caractérise la punition, c’est que le dresseur présente le stimulus aversif pendant ou après que le cheval ait donné une réponse non désirée, alors que dans le renforcement négatif le dresseur présente le stimulus aversif avant que le cheval ait donné la bonne réponse, et le fait cesser dès que le cheval donne la bonne réponse. De plus, lors d’un renforcement négatif, son imminence est généralement signalée…Dans le cas de la punition au contraire, rien ne l’annonce et, de plus, elle ne contient pas d’indication sur le comportement souhaité par le dresseur. La punition diffère des renforcements, qu’ils soient négatifs ou positifs, car elle vise à supprimer ou éliminer une réponse, alors que les renforcements, nous l’avons déjà mentionné, accroissent la probabilité que la réponse apparaisse de nouveau lors de la présentation d’un stimulus particulier. Une telle distinction paraît effectivement utile dans la pratique.

Dans le domaine de l’équitation, l’usage des aides (jambes, éperons, actions de main, actions de la chambrière) constitue en général pour le cheval un mode de renforcement négatif. Ce sont des stimulus déplaisants ou qui lui causent une gêne que l’animal peut faire cesser en donnant la réponse désirée. Rapidement le cheval va comprendre qu’il suffit d’adopter le comportement souhaité par le dresseur pour mettre fin à la gêne qu’il éprouve. Il est donc essentiel de faire cesser l’action des aides dès que le cheval a obéi. Un exemple de punition serait les coups de cravaches ou d’éperons après un refus à l’obstacle, ou un coup de chambrière sanctionnant une tentative de morsure. Les mêmes aides (éperons, cravache ou chambrière) peuvent donc constituer un renforcement négatif ou une punition selon les modalités d’application : ainsi une pression des éperons, précédée d’une action de l’assiette et d’une pression des mollets, que le cheval peut faire cesser en répondant correctement sera considérée comme un renforcement négatif, alors qu’un violent et soudain coup d’éperon (volontaire ou non) entrerait dans la catégorie des punitions.

La punition ayant pour effet de supprimer un comportement, il faut faire attention à ne pas l’utiliser de manière non intentionnelle (par exemple des chocs dans la selle, une action brutale sur le mors, des coups d’éperons involontaires, etc.), afin de ne pas supprimer des comportements désirables.

A suivre…

RETOUR SUR L’APPRENTISSAGE (1).

dimanche, avril 7th, 2013

Voici comme prévu, quelques extraits tirés du livre :

« Cheval Qui es-tu? L’éthologie du cheval : du comportement naturel à la vie domestique« 

de Michel-Antoine LEBLANC et Marie-France BOUISSOU.

La chaîne « stimulus-réponse-renforcement »

On admet en général que, comme la plupart des autres animaux, le cheval apprend grâce à la chaîne d’événements « stimulus-réponse-renforcement ».

…Le premier élément est le stimulus.C’est un indice présent dans l’environnement : par exemple un signal visuel (mouvement de la chambrière ou de la main), ou sonore (ordre vocal) ou encore tactile (assiette du cavalier, action de mains ou de jambes) pour prendre des exemples dans la pratique équestre.

…Etant donné la grande capacité des chevaux à discriminer des stimulus parfois très proches, le dresseur doit faire attention à être très précis dans sa demande. Si une modalité varie entre différentes présentations, le cheval doit généraliser à des indices voisins afin de répondre correctement. Des stimulus plus forts deviendront donc nécessaires pour obtenir des réponses que l’on obtenait à l’origine. Un exemple familier à tous les cavaliers est le cheval d’instruction qui, blasé par  des stimulus parasites (fournis involontairement par les cavaliers débutants), devient insensible à des stimulus plus subtils. Il faut aussi bien évidemment que le stimulus soit présenté au moment où le cheval est capable d’y répondre; il est ainsi par exemple inutile d’essayer de demander une jambette de l’antérieur gauche si tout le poids de l’animal est dessus! Un autre exemple : ce n’est que lorsqu’un membre est en l’air que l’on peut demander au cheval de le mouvoir latéralement.

Au début du dressage on utilisera des stimulus simples et « naturels » pour le cheval. Puis au fur et à mesure que l’animal progresse, on pourra utiliser des stimulus dont la signification aura été apprise par association avec l’ancien stimulus.

Venons en maintenant au deuxième élément de la chaîne « stimulus-réponse-renforcement », à savoir la réponse. Nous avons vu que, quel que soit le problème posé, l’animal va donner au début une réponse au hasard. Une réponse est en général un comportement (appuyer sur un levier, aller à un certain endroit, etc.), mais ce peut être aussi l’omission d’un comportement (rester immobile, ne pas changer de place…). Ce sont les conséquences positives ou négatives qu’entraîne cette réponse, c’est-à-dire le renforcement, qui vont augmenter ou diminuer sa probabilité d’apparition ultérieure.

…Par exemple si l’on veut apprendre à un cheval à reculer on se contente d’abord d’un simple transfert du poids vers l’arrière, puis on demandera un pas, puis deux, etc…Durant les premières phases de l’apprentissage le dresseur doit ignorer les mauvaises réponses et, bien sûr encourager les bonnes réponses.

 A suivre…