EN FAIRE LE MOINS POSSIBLE.

Lorsque je demande à un élève d’en faire le moins possible, je me dois de lui expliquer qu’ il peut répondre à cette demande de diverses manières.

Reprenons quelques points importants concernant les aides :

Premier point : selon les exercices, les actions du cavalier nécessitent des associations d’aides plus ou moins complexes.

Second point : selon la réactivité du cheval au moment de la demande du cavalier, le dosage des aides peut varier.

Partant de ces deux concidérations, le cavalier doit chercher à en faire le moins possible.

Par rapport au premier point, et contrairement à ce que dit l’adage bien connu de tous : « Qui peut le plus, peut le moins », quelle que soit la complexité d’association des aides, il s’agit de n’utiliser que les aides strictement nécessaires à l’action voulue. En effet, et si l’on prend l’exemple d’une épaule en dedans, combien voit-on de cavaliers mettre en place un maximum d’aides, et sans trop de discernement il faut bien le reconnaître, dans l’espoir d’obtenir ne serait-ce qu’un semblant d’épaule en dedans.

Et bien ça ne fonctionne pas ainsi, et cela n’engendre en général que désordre et perturbation chez le cheval qui n’y comprend pas grand chose.

Trop d’informations tuent l’information. Mieux vaut bien utiliser une aide, plutôt que deux,  de manière inappropriée.

 Par rapport au second point, même si l’on sait que le cheval que l’on monte a une faible réactivité, il faut toujours chercher à commencer par une action la plus faiblement dosée, donc là encore en faire d’abord le moins possible, ceci pour abaisser le seuil de réponse de l’animal. En effet, si l’on agit « fort » de suite, on ne donne aucune chance au cheval d’apprendre à répondre un jour à des aides fines et délicates, pour la simple raison qu’elles sont inexistantes. De plus, le cavalier perd autant d’occasions d’apprendre à travailler dans la décontraction.

Par contre il est bien évident qui si l’on doit augmenter l’intensité de l’action, on peut le faire, mais en prenant garde de ne contracter que les seuls muscles nécessaires à la réalisation de cette action.

Si d’autres groupes musculaires se contractent inutilement, c’est autant d’informations parasites reçues par le cheval, et qui risquent de rendre l’action initiale incohérente. 

Augmenter l’intensité d’une action, ne doit pas en modifier la qualité.

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