TRANSITIONS GALOP-TROT.

Pour réussir de bonnes transitions galop-trot, il est essentiel comme à chaque fois, d’avoir une démarche très progressive. Rien ne sert de vouloir contraindre son cheval par une attitude raccourcie prématurément!

Il vaut mieux pour ce dernier, que son cavalier joue la carte de la facilité. Par facilité il faut comprendre, capacité pour le cheval à réaliser l’exercice avec aisance et dans la fluidité la plus totale.

Pour cela, il est de première importance de commencer ces transitions en laissant le cheval dans une attitude horizontale, voire l’encolure un peu basse et encadré par des rênes assez longues.

Tout comme sa monture, le cavalier doit chercher à porter son centre de gravité vers l’avant. Une fois trouvé le bon équilibre, la plus grande décontraction sera de mise, et notamment au niveau de l’articulation coxo-fémorale.

En effet le cavalier, lorsqu’il est au galop, doit presque chercher à laisser « tomber » son cheval dans le trot, ce dernier ne modifiant pas son attitude. Le cheval doit comme glisser du galop vers le trot.

Afin que cette transition s’effectue à la plus petite sollicitation du cavalier, celui-ci ne doit en aucun cas gêner sa monture.

A observer mes élèves en cours, j’ai souvent pu constater que c’est principalement par des contractions situées dans la région du bassin que le cavalier entrave la locomotion de son cheval :

  • mauvaise articulation de la charnière lombo-sacrée ;
  • blocage de l’articulation coxo-fémorale ;
  • contraction des adducteurs .

Ces trois problèmes majeurs sont relativement lourds de conséquence pour notre exercice :

  • l’assiette n’accompagne plus le dos du cheval :
  • les cuisses se ferment, empêchant le cheval de « passer » ;
  • le cavalier se met à tirer en reculant son centre de gravité.

Pour toutes ces raisons, la transition tarde à venir, le cheval ne pouvant la donner. La relation alors n’est plus à double sens : demande du cavalier-réponse de sa monture, mais à sens unique, le cavalier obligeant par une force excessive et injustifiée sa monture à changer d’allure.

Dans ce type de travail, il faut accepter de « lâcher prise » au maximum, de se livrer totalement en faisant confiance au cheval. Très certainement qu’alors, un rien suffira pour que ce dernier comprenne puis exécute aisément et de bonne grâce, ce qui lui est demandé.

L’inverse est bien sûr tout aussi évident!

Testez l’exercice, et donnez vos impressions!!

C’est les vacances, tout le monde se met au vert… et surtout la photographe qui n’a pas de nouvelles photos à proposer!!!

One Response to “TRANSITIONS GALOP-TROT.”

  1. Marie dit :

    Bonjour! Tout d’abord, merci pour votre blog qui est une véritable base de travail et source d’inspiration pour moi. Je fouille, je cherche, j’essaye, je travaille ma jument, parfois je baisse les bras aussi.. Mais voilà, après les vacances et tant que les bonnes résolutions sont encore dans la tête, il était temps de se remettre sérieusement au boulot. Jument remise en conditions, moi aussi, bcp de travail de détente et tout allait bien. Et puis j’ai commencé à travailler la transition galop trot. Une catastrophe. J’avais pourtant une jument parfaitement légère, un engagement des postérieurs maximum, et moi la sensation d’être un centaure. Dès qu’elle repassait au trot, tête en l’air, dos creusé et plus aucun contrôle. Je m’efforce pourtant de ne modifier en rien ma position, je lâche un peu de rênes, j’essaye de la garder décontractée mais je n’y arrive pas. Elle se précipite dans le trot et je saute dans ma selle comme un cabri. Auriez vous des conseils à me donner pour la maintenir légère et dispo dans le travail de la transition ?
    Merci d’avance.
    Cordialement.

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