Archive for octobre, 2013

LE CHEVAL DROIT SUR SON CERCLE.

dimanche, octobre 27th, 2013

La notion de rectitude sur le cercle ne s’oppose pas à la notion d’incurvation, mais à la notion de torsion.

En effet, dans la mesure des possibilités structurelles de son rachis, le cheval doit épouser de façon harmonieuse le cercle qu’il est en train de décrire.

S’il ne se ploie pas assez, c’est qu’il est raide et manque de gymnastique,  s’il se ploie trop, et c’est ici que la notion de torsion apparaît, il faut le redresser.

Le cheval droit sur son cercle, donc incurvé correctement, est un cheval qui n’échappe pas des épaules, ne tombe pas à l’intérieur, ne chasse pas les hanches, ne bascule pas la nuque, et qui peut ainsi libérer pleinement son énergie (contrôlée bien évidemment), tout en offrant une agréable légèreté.

A suivre, retour sur les transitions galop-trot…

DISCUSSION ENTRE ENTIERS.

vendredi, octobre 18th, 2013

 

Voilà deux entiers (Zapador à gauche et Arly à droite) qui ont l’air d’entretenir des rapports bien courtois!

DESCENTE D’ENCOLURE, SUITE ET FIN.

vendredi, octobre 11th, 2013

Maintenant que la phase initiale de l’apprentissage de la descente d’encolure à pied est acquise, il est temps de la transposer au travail monté.

Tout d’abord, lorsque vous êtes en selle, il est important de vous représenter une roue devant vous, qui englobe l’encolure et la tête de votre monture, la tête étant le centre de la roue (d’où partent les rayons).

Quand vous élèverez les mains, imaginez que vous allez  suivre la courbe de la roue. Ainsi, vos mains ne reculeront pas, et iront en direction de la nuque du cheval, sans s’opposer au mouvement en avant.

La difficulté qui s’ajoute au travail à pied est justement la gestion du mouvement en avant, et l’ajustement du rapport mains-jambes est assez délicat.

En effet, quand le cheval va sentir les mains se lever, il va naturellement avoir tendance à ralentir en passant en arrière de la main.

A ce moment les rênes se détendent et le cheval se creuse. Il est alors impératif d’agir vite en restaurant la vitesse initiale, et en veillant à ce qu’elle ne se dégrade plus. Vous devez dans le même temps reprendre le contact en élevant un peu plus les mains.

Le cheval est de nouveau dans le mouvement vers l’avant et, aidé par l’orientation des mains qui surtout ne doivent pas reculer mais bien suivre la ligne de la roue virtuelle, il va tendre l’encolure vers l’avant et vers le bas, et finir par remonter le dos. Immédiatement vous devez rendre de la main! Là encore vous devez récompenser la moindre bonne réponse!!

Voici les principales erreurs à ne pas commettre :

  • laisser le cheval ralentir.
  • reculer les mains.
  • garder les mains trop fixes, et donc pousser le cheval sur la main.
  • lever les mains trop vite.
  • ne pas les baisser assez tôt pour céder.

En résumé, l’essentiel est de garder le même vitesse, une fois le contact établi avec la bouche du cheval, de monter les mains progressivement en les avançant vers la nuque, et de céder rapidement dès que le cheval réagit de façon positive.

Petit à petit, la réponse va s’affiner en se faisant de plus en plus rapide, et bientôt une élévation de seulement quelques millimètres induira un abaissement de l’encolure!

 

INITIATION A LA DESCENTE D’ENCOLURE (SUITE : TRAVAIL A PIED).

mardi, octobre 1st, 2013

Revenons sur l’initiation d’un cheval à la descente d’encolure.

Dans la mesure où l’exercice le permet, il est toujours préférable d’en débuter l’apprentissage à pied, l’absence du poids du cavalier étant une contrainte en moins pour l’animal.

Pour apprendre au cheval à baisser la tête sur l’élévation des mains, le cavalier doit se positionner face à lui, en prenant bien garde de rester à distance d’un éventuel coup de tête. 

Il prend ensuite une rêne dans chaque main à environ une vingtaine de centimètres du mors.

Puis il ajuste le contact en direction de l’arrière du cheval, et lève progressivement ses mains jusqu’à, s’il le faut, être sur un axe vertical en direction des oreilles du cheval.

Le principe étant je le rappelle, que le cheval, gêné par cette élévation des mains, cherche à se dégager vers le bas, le cavalier devra lâcher les rênes à la moindre orientation dans ce sens de ce dernier. Néanmoins, cela peut mettre un certain temps et il faut savoir être très patient!

Certains chevaux près du sang ne supportent que peu de  tension vers le haut et cherchent à se dégager très rapidement. D’autres au contraire plus placides, peuvent sembler ne pas réagir du tout. Il est nécessaire avec ceux-ci de maintenir les mains élevées, tout en augmentant très légèrement la tension. Ils finissent alors pas céder.

Je rappelle qu’au début, il est impératif de céder à la moindre velléité du cheval d’aller vers le bas. Par la suite, pour obtenir une descente d’encolure de plus en plus complète, il faudra au contraire ne céder que lorsque le cheval aura atteint le seuil d’abaissement souhaité.

Voici deux difficultés fréquemment rencontrées :

  • A peine le cavalier touche aux rênes que voilà le cheval tête en bas! Dans ce cas, il convient de faire un petit demi-arrêt bien net pour signifier un « non » catégorique, et interdire toute descente non demandée. Si ce problème n’est pas sérieusement traité, le cheval arrachera les rênes dès la plus petite prise de contact avec sa bouche.
  • Le cheval attend la demande du cavalier pour descendre, mais le fait en arrachant les rênes. Dans cette situation, il faut agir avec plus de modération car il ne s’agit pas de l’empêcher de descendre, mais juste d’arracher les rênes. Au moment où cela se produit la main peut faire de petites saccades brèves sur les rênes.
L’exercice est acquis lorsque le cheval enclenche la descente d’encolure à la plus légère élévation des mains. Et je rappelle qu’il est très important qu’il attende véritablement l’élévation du contact pour descendre, sous peine de confusions ultérieures!

A suivre…