Archive for novembre, 2013

LE CHANFREIN A LA VERTICALE.

samedi, novembre 23rd, 2013

Bien qu’ayant par deux fois écrit sur le sujet de la latéro-flexion et les conséquences qui s’ensuivent quant à la verticalité ou non du chanfrein, j’aimerais vous suggérer de nouvelles  idées pour améliorer votre travail. Vous pouvez retrouver les deux précédents posts traitant du sujet « en cliquant ici ».

En plus de ce qui est mentionné dans les deux posts en question qui peut expliquer la bascule de la nuque, d’autres facteurs peuvent également en être responsables. En voici deux particulièrement :

  • Le manque de rectitude : si le cheval est tordu, en étant par exemple trop plié au niveau épaules-encolure, il y a tous les risques qu’il bascule la nuque. Il faut un alignement harmonieux des différentes parties de son corps pour pouvoir envisager une amélioration de la flexion latérale de la nuque. Il faut penser à diminuer le pli par une rêne directe extérieure!
  • Une hauteur inadaptée de la nuque : de par la structure des vertèbres de cette région, une certaine hauteur de la tête est requise pour obtenir une bonne  latéro-flexion de la nuque. En dessous, cela peut s’avérer plus délicat, voire impossible pour le cheval (bien sûr, un cheval complètement contracté la tête en l’air n’y parviendrait pas non plus). Les limites peuvent varier légèrement d’un cheval à l’autre. Pour le grandir il faut penser à faire un léger demi arrêt.

Efraim a tendance à basculer rapidement la nuque. Ici, il est déjà trop ployé et légèrement trop bas, donc il bascule la nuque!

Il a suffit de le redresser et de le grandir légèrement pour améliorer la latéro-flexion de la nuque!

METTRE SA JAMBE AU BON MOMENT.

dimanche, novembre 17th, 2013

Dans un exercice où l’utilisation d’une seule jambe est requise,  l’action de cette dernière ne doit pas se faire de façon aléatoire, à n’importe quel moment.

Il est important en effet, que la jambe agisse au moment le plus opportun, afin d’obtenir du cheval la plus grande compréhension, permettant la réponse la meilleure, et la plus rapide.

Si l’on prend l’exemple d’une épaule en dedans et que l’on souhaite optimiser l’engagement du postérieur interne, il est préférable d’intervenir sur celui-ci au moment où il est au soutien c’est à dire en l’air, car c’est là qu’il est le plus mobile. De plus étant en l’air, il est prêt à se poser, tandis que si l’on agit alors qu’il est à l’appui, c’est à dire posé, il faudra d’abord attendre que le mécanisme de l’allure lui permette de se lever de nouveau pour aller ensuite se poser. Il y a perte de temps et de précision.

L’idéal est de sentir le moment où le postérieur se lève. Seulement voilà, ce n’est pas si simple et l’apprentissage est parfois long avant d’y arriver.

Le mouvement des antérieurs est plus facile à sentir car le cavalier est plus près de l’avant main que de l’arrière main, ses cuisses reposant le long des épaules.

En dernier recours, le cavalier peut toujours regarder le mouvement des épaules (alors qu’il ne peut voir celui des postérieurs), ce qui le renseigne sur la place des antérieurs. Cependant je rappelle que regarder plutôt que sentir est une mauvaise habitude qui ne doit rester qu’une aide très ponctuelle.

Le but de ce post est de donner justement quelques conseils pour pouvoir agir correctement même si l’on ne sent pas encore le mouvement des postérieurs :

  1. Au pas, lorsque l’antérieur externe se pose, le postérieur interne se lève;
  2. Au trot, lorsque l’antérieur externe se lève, le postérieur interne se lève;
  3. Au galop, lorsque le cheval est en bascule sur l’avant main, le postérieur interne est levé.
Ces brefs moments ne laissent pas beaucoup de temps au cavalier pour agir, mais s’il met sa jambe de façon synchrone avec l’élévation du postérieur, il obtiendra très certainement de bien meilleurs résultats sur son engagement.
Une autre conclusion s’impose : il ne sert à rien de plaquer sa jambe en permanence durant toutes les phases d’un exercice!!

 

 

QUELQUES CONSEILS POUR REUSSIR LES TRANSITIONS GALOP-TROP.

dimanche, novembre 10th, 2013

Voici quelques conseils pour mieux réaliser vos transitions galop-trot. 

Il est évident que la réussite d’une transition repose sur une très bonne préparation, cependant ce n’est pas toujours suffisant.

En effet, parfois les difficultés sont telles ou bien simplement le niveau du cheval est tel, qu’un investissement important de la part du cavalier au moment même de la transition s’impose.

Voici quelques idées pour rendre vos transitions plus fluides.

Les propositions suivantes ont déjà été faites dans un post précédent :

… Une fois trouvé le bon équilibre, la plus grande décontraction sera de mise, et notamment au niveau de l’articulation coxo-fémorale.

En effet le cavalier, lorsqu’il est au galop, doit presque chercher à laisser « tomber » son cheval dans le trot, ce dernier ne modifiant pas son attitude. Le cheval doit comme glisser du galop vers le trot.

Afin que cette transition s’effectue à la plus petite sollicitation du cavalier, celui-ci ne doit en aucun cas gêner sa monture.

A observer mes élèves en cours, j’ai souvent pu constater que c’est principalement par des contractions situées dans la région du bassin que le cavalier entrave la locomotion de son cheval :

  • mauvaise articulation de la charnière lombo-sacrée ;
  • blocage de l’articulation coxo-fémorale ;
  • contraction des adducteurs .

Ces trois problèmes majeurs sont relativement lourds de conséquence pour notre exercice :

  • l’assiette n’accompagne plus le dos du cheval :
  • les cuisses se ferment, empêchant le cheval de « passer » ;
  • le cavalier se met à tirer en reculant son centre de gravité…

Après cette mise en garde sur certaines erreurs à ne pas commettre, voici maintenant quelques suggestions pour aider le cheval :

  • Ne pas hésiter à modifier légèrement l’équilibre du cheval juste avant la transition afin de lui faciliter l’exercice.

 Ici le cheval se déséquilibre légèrement vers l ‘avant au moment de la transition,  on pourrait essayer de le grandir un peu quelques foulées avant, les  fois suivantes.

  • Cela veut dire que le cavalier ne doit pas hésiter non plus à modifier éventuellement son propre équilibre.
  • Si le cheval se creuse systématiquement dans sa transition, la main du cavalier doit pouvoir se faire un peu plus ferme, non pas pour le sanctionner mais pour le guider dans  un couloir plus défini.
  • Si au contraire le cheval s’appuie en plongeant, il peut y avoir deux solutions. Soit il faut chercher, s’il en a le niveau,  à le remonter en l’allégeant par de légers demi-arrêts, soit s’il est plus jeune en travail, l’empêcher juste de s’appuyer en ouvrant et fermant alternativement les doigts, mais sans toutefois modifier son équilibre.

Quand on parle d’une transition galop-trot, on parle bien évidemment aussi des quelques foulées qui précédent et qui suivent la transition.

Souvent, dans les débuts de l’apprentissage des transitions galop-trot, les foulées suivant la transition s’altèrent. Il faut donc rapidement intervenir afin que le trot ne se dégrade pas outre mesure.

Soit il faut redonner de l’activité si le cheval se met dans un trot retenu, soit reprendre rapidement s’il se met à « courir ».

Si vous avez des soucis bien particuliers, n’hésitez pas à nous en faire part!!

 

LE SAVIEZ-VOUS?

dimanche, novembre 3rd, 2013

 

Saviez-vous que d’autres animaux pratiquent le grooming et le flehmen?

 Spatules en pleine séance de grooming.

Bel exemple de flehmen chez le mouton.