METTRE SA JAMBE AU BON MOMENT.

Dans un exercice où l’utilisation d’une seule jambe est requise,  l’action de cette dernière ne doit pas se faire de façon aléatoire, à n’importe quel moment.

Il est important en effet, que la jambe agisse au moment le plus opportun, afin d’obtenir du cheval la plus grande compréhension, permettant la réponse la meilleure, et la plus rapide.

Si l’on prend l’exemple d’une épaule en dedans et que l’on souhaite optimiser l’engagement du postérieur interne, il est préférable d’intervenir sur celui-ci au moment où il est au soutien c’est à dire en l’air, car c’est là qu’il est le plus mobile. De plus étant en l’air, il est prêt à se poser, tandis que si l’on agit alors qu’il est à l’appui, c’est à dire posé, il faudra d’abord attendre que le mécanisme de l’allure lui permette de se lever de nouveau pour aller ensuite se poser. Il y a perte de temps et de précision.

L’idéal est de sentir le moment où le postérieur se lève. Seulement voilà, ce n’est pas si simple et l’apprentissage est parfois long avant d’y arriver.

Le mouvement des antérieurs est plus facile à sentir car le cavalier est plus près de l’avant main que de l’arrière main, ses cuisses reposant le long des épaules.

En dernier recours, le cavalier peut toujours regarder le mouvement des épaules (alors qu’il ne peut voir celui des postérieurs), ce qui le renseigne sur la place des antérieurs. Cependant je rappelle que regarder plutôt que sentir est une mauvaise habitude qui ne doit rester qu’une aide très ponctuelle.

Le but de ce post est de donner justement quelques conseils pour pouvoir agir correctement même si l’on ne sent pas encore le mouvement des postérieurs :

  1. Au pas, lorsque l’antérieur externe se pose, le postérieur interne se lève;
  2. Au trot, lorsque l’antérieur externe se lève, le postérieur interne se lève;
  3. Au galop, lorsque le cheval est en bascule sur l’avant main, le postérieur interne est levé.
Ces brefs moments ne laissent pas beaucoup de temps au cavalier pour agir, mais s’il met sa jambe de façon synchrone avec l’élévation du postérieur, il obtiendra très certainement de bien meilleurs résultats sur son engagement.
Une autre conclusion s’impose : il ne sert à rien de plaquer sa jambe en permanence durant toutes les phases d’un exercice!!

 

 

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