Archive for janvier, 2014

QUEL MORS L’HIVER?

samedi, janvier 25th, 2014

Avez-vous pensé que l’hiver, le métal d’un mors pouvait être très froid, et par conséquent engendrer un vrai désagrément pour votre cheval?

La sensibilité des dents au froid peut être très grande chez l’humain, alors pourquoi pas chez le cheval?

Sans faire de sensiblerie, pourquoi ne pas envisager de solution plus confortable pour le cheval en choisissant par exemple un mors en résine?

Il en existe de nombreux et il serait fort étonnant qu’aucun ne soit adapté à la bouche de votre monture!

PRÉPARATION D’UN EXERCICE.

samedi, janvier 18th, 2014

La meilleure façon de préparer un exercice n’est pas celle qui consiste en un regain de concentration ou d’application de la part du cavalier juste au moment de faire l’exercice.

Le plus sûr moyen d’obtenir un bon résultat, est de veiller en permanence à la qualité de l’allure et de l’attitude du cheval, de manière à pouvoir faire n’importe quelle transition, montante ou descendante, ou à pouvoir tourner, à tout instant.

Les seules limites au choix des exercices sont bien évidemment les capacités du cheval, et du cavalier!

Les enseignants sont les premiers responsables quand ils demandent à leurs élèves de se préparer à exécuter tel ou tel exercice par ce genre d’injonction : « Préparez-vous pour marcher au trot, marchez au trot! » Et hop! En quelques secondes, préparation puis exécution!!

Lorsque le cavalier se prépare au dernier moment, il agit dans l’urgence, réunissant subitement tous les moyens qu’il pense indispensables pour lui assurer la réussite de l’exercice. Le cheval est alors comme assailli de toutes parts, il se contracte, c’est de bonne guerre, et fournit un résultat souvent bien peu satisfaisant!

Un travail bien mené offre plusieurs bénéfices : d’abord celui d’avoir un cheval juste qui, au fil des séances, améliore son état physique et son état psychique,  mais aussi, et c’est bien là le sujet de ce post, pour le cavalier, un moyen d’avoir plus de facilité à aborder les exercices, le cheval étant mieux préparé!

Une séance de travail, même courte, doit se tenir du début à la fin! Dès lors que le cavalier ajuste ses rênes il doit penser à travailler, non pas nécessairement pour faire un exercice ou une figure compliqués, mais pour avoir un cheval attentif et disponible, prêt alors pour enchaîner le travail avec plus de liant et d’aisance.

Lorsque j’entends un cavalier (et pas forcément un débutant) dire qu’il s’ennuie vite en dressage car rapidement il ne sait plus quoi faire, je me dis qu’il n’a pas vraiment compris qu’un cheval « se travaille » avant tout pour lui-même, pour son bien-être, pour qu’il ait le moins de difficultés possibles à évoluer sous la selle de son cavalier. Bien sûr les figures et autres mouvements sont utiles, mais le seul fait de marcher à la piste ou de passer un coin est un vrai travail en soi. Faire une figure n’a de valeur que s’il y a une véritable recherche d’amélioration de l’attitude du cheval.

Un enseignant se doit d’inculquer cette philosophie de travail le plus tôt possible dans la carrière d’un cavalier! Il n’est jamais trop tôt pour commencer à bien faire. Le jeune cavalier fera ce qu’il pourra, mais au moins dans un état d’esprit juste.

Une bonne séance est comme un puzzle, chaque pièce devant être à sa place. N’importe quel puzzle, aussi simple soit-il, demande d’être fait avec rigueur. Il en va de même pour une séance de travail d’un cheval!

 

DE L’IMPORTANCE DU DOS!

dimanche, janvier 5th, 2014

On constate fréquemment qu’un cheval exécute mieux un exercice lorsque le cavalier utilise son dos lors de la demande.

Bien sûr il n’est pas question ici d’un exercice qui serait exclusivement demandé sur seul ordre du dos, comme il pourrait s’agir dans le cas d’un cheval qui aurait  appris par exemple, à s’arrêter quand le cavalier se penche en arrière…ou en avant, peu importe. Là, il s’agirait d’un apprentissage par association, qui n’est pas le propos de ce post.

Non, ici j’aimerais évoquer le dos comme aide « sublimant » les autres aides. J’aurait pu dire « renforçant », mais ce mot ne me plaît guère car il n’induit pas la notion de mise en valeur des autres aides.

Le cavalier qui utilise son dos correctement, avec tonicité, utilise ses aides avec plus de délicatesse!

Mais le dos a un autre effet, et non des moindres, celui de mobiliser le mental  et le physique du cheval. Je n’apprendrai à personne qu’un cheval est une véritable éponge qui absorbe tous les états de son cavalier pour les faire siens. Que le cavalier soit tonique, et son cheval va se tonifier. Si le cavalier tonifie son dos, il envoie des informations à sa monture qui mobilise son mental, pour à son tour tonifier sa ligne du dessus.

Monté ainsi, chaque cheval, en fonction de ses capacités, est prêt à exécuter ce qu’on lui demande de façon optimale.

Attention toutefois, un dos tonique n’est pas un dos rigide qui ferait plus de tord que de bien! Un dos tonique garde une certaine souplesse.

D’ailleurs, le bon cavalier doit aussi savoir « mollir » du dos, s’il se trouve sur un cheval lui-même rigide, ou bien tendu nerveusement.

En conclusion, la bonne utilisation du dos est la garantie d’une utilisation plus précise et plus subtile des aides!