
J’ai pu assister récemment à la présentation, tout à fait intéressante et sur laquelle j’aurai l’occasion de revenir, d’une instructrice Parelli.
Après avoir insisté sur quelques notions fondamentales du comportement du cheval, elle a présenté la méthode en illustrant ses propos d’exemples tirés de situations classiques telles, gérer les peurs du cheval, embarquer ce dernier dans un van, aller le chercher au pré, ou bien encore lui donner un vermifuge ou lui faire une piqûre.
Cette intervention a suscité chez moi quelques interrogations, dont voici la première : la caresse prodiguée au cheval n’est-elle que récompense, ou peut-elle être aussi source de réconfort?
Je replace le sujet dans son contexte. L’instructrice soulignait le fait que lorsqu’un cheval monté, avait peur de quelque chose et qu’alors son cavalier le caressait, celui-ci commettait une erreur dans la mesure où, par cette caresse, il récompensait son cheval d’avoir peur.
Ne pourrait-on penser, au contraire, qu’une caresse douce, ou qu’un “grattouillis” à la base de l’encolure pourrait être tout à fait compris du cheval comme étant une sensation agréable susceptible d’apporter un réconfort bien utile. Si ce même cheval était, de plus, dans “une bonne famille”, et qu’il était habitué aux manifestations délicates et amicales, il aurait tôt fait de faire le rapprochement.
La caresse, associée au code vocal “bien…”, et à une descente des aides, pourrait être envisagée comme une récompense dans le travail,

et si elle était associée à la mise rênes longues, accompagnée d’un arrêt afin que le cheval puisse identifier l’objet de sa frayeur, elle pourrait être vue comme un réconfort.

Petite parenthèse : si la caresse se manifeste, comme on le voit souvent, par de grandes tapes sur l’encolure, alors elle n’est, on peut l’imaginer, ni récompense, ni réconfort, et devient probablement source de désagrément, prenant donc un autre sens.
Pour en revenir aux propos de l’intervenante, concerant la caresse qui récompenserait la peur, il peut être judicieux de s’interroger : est-ce bien le cas ou cette même caresse permet-elle d’atténuer la tension en fournissant une sensation déjà connue lors de circonstances plus rassurantes ?