Avant toute chose, j’aimerais m’excuser pour la qualité des photos que vous verrez dans ce post. Il nous a été très difficile de prendre des chevaux en mouvement dans le manège éclairé à la lumière artificielle. Elles sont donc toutes floues et très mauvaises, mais j’ai quand-même fait le choix de vous les montrer.
Celle-ci est carrément artistique!!
J’ai très peu de photos d’Adrien, on le verra surtout dans les films que vous verrez dans le post suivant.
Lors de notre stage, Adrien et moi avons eu chacun, le même cheval à travailler durant la semaine entière (Adrien en a juste monté un autre le premier jour : Hippus et sa belle crinière que vous avez vu sur le premier post parlant du Portugal).

Sur Pegaso, Adrien a cherché à améliorer une cadence un peu rapide en augmentant l’amplitude des foulées, le tout dans le calme.

Sur Sirroco, fils du célèbre Opus, “LE” cheval du non moins célèbre Alvaro Domecq, j’ai travaillé la fixité du bout de devant.

Sirroco est un cheval très sensible qui, lorsqu’il se contracte, donne de petits à-coups avec sa tête. On ne peut pas vraiment dire qu’il bat à la main, mais il s’agite suffisamment pour que la fluidité de ses allures s’en ressente et que le cavalier ait des difficultés à gérer la relation main-bouche.
Grâce aux conseils de Quico (je le nommerai dorénavent par le surnom que tout le monde lui donne) portant à part égale sur l’optimisation de la position du cavalier et sur le bon choix des exercices servant à développer l’élasticité et l’impulsion du cheval, nous avons pu effectuer au fur et à mesure que la semaine avançait, un travail de plus en plus calme et harmonieux. Il n’est toutefois pas évident de concilier énergie et réactivité, avec calme et décontraction.

Voilà un sujet qui me “travaille” et me fait beaucoup me questionner. Peut-on travailler son cheval de façon énergique et, sans perdre, à long terme, le calme et la décontraction? Est-il possible, à l’inverse, de le travailler dans la décontraction en l’ayant, par ailleurs, réactif à 100%? Vaste débat!!
Il en va de même pour la position du cavalier : il n’est pas toujours aisé d’être décontracté et de pouvoir, dans un laps de temps très court, développer le temps d’une demi pirouette par exemple, la puissance de son assiette et de ses cuisses, ou bien la mobilité de son bassin pour accompagner un allongement généreux.
Là aussi ce stage a été, pour Adrien comme pour moi, une réussite. Adrien a ouvert ses hanches, descendu et relâché ses jambes, et son assiette est devenue plus “savante”. Quand à moi, j’ai également pris conscience que je pouvais encore plus ouvrir les hanches et descendre les jambes pour mieux mobiliser mon bassin, et ce, dans une plus grande fixité générale.
Dans le prochain post sur le Portugal, je vous montrerai de tout petits films sur des cavaliers de l’Ecole de Lisbonne, et sur notre bien modeste travail.