Archive for the ‘Contact Cheval’ Category

Tir à l’arc à cheval.

dimanche, novembre 1st, 2009

Adrien, que j’ai fait monter plusieurs années sur Arly, et dont le rêve, depuis qu’il est tout jeune, est d’intégrer la troupe de Zingaro, vient de partir au Portugal, chez Quico, que je ne vous présente plus.

selle espagnole mh lelièvre

Il compte rester un ou deux ans pour se perfectionner.

Avant de partir, il a tenu à présenter à ses amis de Touraine, un petit « numéro » de tir à l’arc qu’il avait préparé avec Boabdil, hongre pure race espagnole. Ce n’était qu’un premier jet, puisqu’étant en formation de monitorat, il n’a pas eu beaucoup de disponibilité pour travailler le cheval..

tir à l’arc à cheval m h leièvre tir à l’arc à cheval m h leièvre

Le cheval a toujours eu très peur de ce qui virevoltait autour de lui, et ne galopait bien sûr pas en cercle sans être tenu par les rênes.

Mais lorsqu’Adrien entreprend quelque chose, il réussit, tant son tact et sa patience sont grands.

Il a lui-même imaginé son costume…et celui de Boabdil. Il a fait un croquis, puis l’a aquarellé, et c’est Eva, que vous connaissez également, et qui est costumière de formation, qui s’est chargée de sa réalisation.

dressage mh lelièvre

tir à l’arc à cheval m h leièvre tir à l’arc à cheval m h leièvre

Pour la petite anecdote, ne trouvant pas de perles de la bonne couleur, Adrien a acheté des perles qu’il a peintes lui-même.

Il a également entièrement fait et peint ses flèches.

Bientôt, je vous promets une petite vidéo!

Arly 1er a changé de lieu et de costume…

mardi, août 5th, 2008

Changement de lieu pour les chevaux, accompagné de nouvelles habitudes :

La mise au pré quotidienne est l’une d’entre elles, l’usage de protection contre les insectes en est une autre.

Mais certains n’adhèrent pas vraiment à la seconde : la preuve par l’image !

Repos dominical.

dimanche, juin 29th, 2008

Voilà bien la plus saine des occupations!

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Pourquoi nos 2 compères aiment particulièrement les dimanches : 

Pour visionner les vidéos, cliquer 2 fois sur la flèche de lecture.

Roulades: une 1ère vidéo

 

On a beau être amis…ce  n’est pas pour autant que toutes les familiarités sont permises. Galaad est patient…mais tout de même…Arly, le petit pénible, très joueur, n’a que ce qu’il mérite…

Visiblement, il n’est pas pour autant traumatisé.

Ruades: une 2nde vidéo

Quelle proportion entre l’inné et l’acquis?

dimanche, avril 27th, 2008

Il en va des chevaux comme des humains, tous n’ont pas le même tempérament. Certains sont naturellement calmes, posés, prennent leur temps pour faire les choses, d’autres sont plus vifs, réagissent au quart de tour, et s’agitent en permanence.

Mais quelle part revient exactement à l’inné et à l’acquis? Quel rôle l’éducation et les conditions environnementales ont-elles joué dans le façonnement psychique de l’individu?

Lorsque vous découvrez un nouveau cheval, dans le but d’en faire un compagnon de travail, il me paraît important de prendre connaissance de son vécu, dans la mesure du possible, bien sûr. Cela peut apporter des éléments pouvant aider à mieux comprendre certains comportements.

Observez le également au box, soyez attentif à ses réactions au moment du pansage, et quand vous le menez en main, notez bien ses réactions.

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Puis sortez-le en longe ou en liberté et voyez comment il se déplace, comment il répond à vos demandes. Tâchez d’être perméable à tous les signaux qu’il vous envoie, à son langage corporel, qui sont autant d’indications qui vous permettront de vous faire une première opinion.

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Cette opinion ne sera pas forcément la bonne car ce n’est pas toujours si simple. Le vrai tempérament d’un cheval peut être modifié dans le bon comme dans le mauvais sens, au contact de l’être humain. Il faut parfois beaucoup de patience et de tact pour qu’il redevienne lui-même, et il peut aussi être vite gâché par le comportement inadapté de la personne qui s’en occupe, à pied aussi bien que dans le travail monté.

En ce qui concerne le travail monté, les écueils peuvent être nombreux. Prenons un exemple : un cheval qui ne répond pas aux jambes n’est pas forcément un cheval insensible et froid de nature. Tous les chevaux n’ont pas systématiquement les mêmes réponses faces aux agressions que représentent des jambes dures. Certains, pour tenter de s’y soustraire, vont fuir, et d’autres, se contractant tellement pour ne plus les sentir, n’avanceront pas, et auront donc droit à une double ration de jambes.

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Prenons  un autre exemple : un cheval qui fuit n’est pas obligatoirement un cheval très chaud, mais peut-être seulement un cheval qui exprime un malaise quelconque. Le cavalier met éventuellement trop de jambes, comme on l’a vu précédemment, ou bien trop de mains et sa pauvre monture fuit pour échapper à cette agression. Avec un peu de chance, ou plutôt de malchance, elle se verra échanger son mors contre un autre plus sévère afin d’enrayer ce problème.

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Mon but, dans ce post, n’est pas de répertorier tous les cas de figure et d’essayer d’y apporter des solutions. C’est juste de sensibiliser les cavaliers qui ne le seraient pas encore, sur le fait qu’il faut se garder de porter un jugement hâtif et définitif sur un cheval. Tant de raisons autres que celles inhérentes au tempérement propre du cheval sont valables pour justifier un comportement bien souvent plus acquis qu’inné. A commencer par les erreurs du cavalier qui doit absolument se dire que c’est lui qui a la raison, et que c’est donc à lui de se remettre en question afin de trouver les solutions les plus adaptées pour préserver l’harmonie entre lui et sa monture.

Le cheval pourra alors donner le meilleur de lui-même.

Comportement du cheval

lundi, mars 17th, 2008

Quand les lectrices nous donnent de bons tuyaux.

L’adresse Internet laissée précédemment par Agathe amène à lire un document sur les chevaux considérés comme difficiles à l’approche.

Document intéressant… à lire.

La peur chez le cheval : quelques causes…

dimanche, janvier 6th, 2008

La peur chez le cheval est bien difficile à admettre pour le cavalier. Il y a bien sûr les peurs justifiées : gros camions, coups de feu…  mais le cavalier pense qu’il y a trop souvent celles qui ne le sont pas : blouson sur le pare-bottes, flaques d’eau, plots, etc.

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Ce qui est certain, c’est qu’à force de nier ces appréhentions, les choses s’enveniment.

Le cavalier doit se défaire des idées reçues telles : il le fait exprès, il ne veut pas travailler ou encore, il y met de la mauvaise volonté, et doit essayer de comprendre les raisons qui poussent le cheval à avoir peur.

Il faut savoir que le cheval est doté d’un large champ de vision de 360° mais qui reste approximatif, et pour examiner quelque chose en détail, il lui faut parfois tourner ou basculer la tête.

Donc, si le cavalier ne lui laisse pas assez de liberté dans les rênes, il ne pourra pas regarder avec attention l’objet de ses craintes, et par là-même ne pourra pas se rassurer. Il faut laisser au cheval le temps de regarder, de sentir et de comprendre en le caressant et en relâchant les rênes, plutôt que de le forcer coûte que coûte dans les mains et dans les jambes, au besoin en lui tapant dessus.

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Ce sera à long terme, permettre à sa monture de surmonter ses peurs dans le calme, au lieu d’aller au devant de graves problèmes pouvant entraîner désobéissance violente, rétivité et accidents.

En outre, la cheval est « programmé » de telle manière qu’il lui faut souvent plusieurs indices négatifs additionnés pour déclencher un mouvement de fuite. Dans la nature, s’il tenait compte du moindre signal inquiétant, il fuirait sans cesse et s’épuiserait. Donc l’élément final déclencheur est parfois si anodin qu’on ne comprend pas qu’il engendre une telle réaction, et pourtant, il y a eu sûrement d’autres causes en amont.

Il faut se poser des questions. En voici quelques unes :

  • Le cheval n’est-il pas contaminé pas le comportement inquiet d’un autre congénère?
  • N’est-il pas inquiet qu’on le sépare de ses compagnons d’écurie, surtout s’il se retrouve seul et qu’il n’a pas l’habitude?
  • N’a-t-il pas de douleurs qui le rendent nerveux?
  • N’est-il pas contaminé pas son cavalier, lui-même tendu ou nerveux?
  • N’est-il pas inquiété par des aides trop fortes et inappropriées, ou par un nouvel exercice qu’il ne comprend pas et dont l’approche n’a pas été assez progressive?

Le cheval est fait pour échapper à ses prédateurs, d’où des sens toujours en alerte et un fort instinct de fuite. Il accumule en quelque sorte des tensions intérieures qui lui permettent de fuire à tout moment quand un danger se présente. Dans la nature, il trouve de bonnes raisons pour évacuer ces tensions. Ce qui n’est pas le cas du cheval au boxe qui, s’il n’est pas lâché en liberté plusieurs fois par semaine, trouvera des prétextes apparemment fallacieux pour évacuer dans le travail le trop plein de tensions.

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Promenade dominicale

dimanche, août 19th, 2007

Temps de chien pour une promenade à cheval

Néanmoins sans selle, sans mors (juste un side-pull), cela permet de prendre du bon temps et de brouter tranquillement….

promenade gustative

Billet d’humour

dimanche, août 19th, 2007

Un cheval qui tire la langue

Ne laissez jamais un cheval vous manquer de respect en vous tirant la langue!

Même quand il joue ! Non, mais !

gros plan langue de cheval

Et si vous faisiez connaissance avec Arly

samedi, août 18th, 2007

Arly après la doucheArly le gourmand

Arly après la douche et Arly le gourmand

 

Arly au galopArly au galop 2

Vive la récréation

 attaque pour jouer

 on joue à s’attaquer

Arly, petit entier (1m54) PRE, est un coup de coeur acheté dans l’urgence, voilà 7 ans. Il avait alors 6 ans et était juste débourré. Il n’aimait pas la chaleur, la pluie,  le vent, ni les mouches. Il avait horreur de travailler sur le plat ou à pied, de sauter des obstacles.

Il allait comme un fou à la longe et en liberté et n’appréciait guère l’humain. il était néanmoins très doux et respectueux à pied. bref, cet achat s’avérait tout à fait déraisonnable pour la professionnelle que je suis.

Mais comme j’ai bien fait de ne pas être raisonnable ! Je suis ravie, Arly m’a apporté l’essentiel. Avec lui j’ai appris à attendre, à réfléchir et à essayer de comprendre. j’ai aussi âppris qu’il n’est pas forcément grave de renoncer et de remettre au lendemain, Qu’il est fondamental d’essayer de se mettre un peu à la place du cheval que l’on travaille, afin d’imaginer ce qu’il peut ressentir, comprendre, aimer ou ne pas aimer.

Je pense que pour Arly, qui est un cheval très sensible, le débourrage a été un gros traumatisme. Il s’est fait sans doute trop  vite et trop tard, et cela a généré beaucoup de stress.

Arly est maintenant très calme, d’un tempérament extrêmement joyeux et adorant jouer. Il n’aime toujours pas beaucoup le travail, il n’est qu’à voir ses oreilles toujours un peu en arrière et sa queue qui fouaille de temps à autre, mais il s’y plie de bonne grâce et progresse gentiment. J’essaie de ne pas trop lui demander et de varier les activités : dressage, travail à pied ou aux longues rênes, en liberté, promenade ou saut d’obstacles. Il comprend très vite les exercices, il n’est donc pas indispensable de les répéter souvent.

Voilà, vous savez beaucoup de choses de mon fidèle compagnon, que vous verrez par la suite dans les autres activités que nous pratiquons ensemble.