Archive for the ‘Coups de coeur, coups de gueule...’ Category
A propos du petit personnel.
Tuesday, February 2nd, 2010Et si nous parlions d’autre chose!!
Saturday, January 30th, 2010Je suis ravie de constater que beaucoup de cavaliers réprouvent certaines méthodes et le disent haut et fort.
Cependant, le beau existe aussi, et je constate amèrement que les langues ne se délient pas aussi facilement pour en parler!
J’aimerais tellement que mes fidèles lecteurs se mettent à leur clavier pour partager avec les autres (attention, certains le font, et je les en remercie de tout coeur) leurs émotions, leurs découvertes et autres expériences équestres!
N’ayez pas peur de parler de vous et de vos chevaux!!
Voici le cheval de Caroline que a l’air de bien s’amuser!
Pour commencer, voici une photo qui m’amuse assez : chevaux en liberté, sur la main s’il vous plaît!!
Au premier plan, Galaad, sur les hanches, impeccable! On ne peut pas en dire autant d’Arly (c’est le mien bien sûr), derrière, bien sur les épaules!!!
Heureusement, comme vous allez le voir sur la vidéo suivante, il se rattrape, dans de magnifiques pesades, sous mon regard amusé, et sous le postérieur agacé mais guère dissuasif de son compère.
Sujet nettement plus léger et certainement moins important que le rollkür, n’est-ce pas?
Mais, spectacle ô combien plus esthétique et plus supportable!
Légèreté.
Tuesday, January 5th, 2010Souriez, vous êtes filmés!
Tuesday, December 29th, 2009Que celui qui, dans sa vie de cavalier, n’a jamais fait une grimace exprimant son effort physique, n’a jamais “ronchonné” une seule fois dans son désarroi de ne pas réussir à résoudre une difficulté technique, ou qui ne s’est jamais mis subitement à devenir bavard lorsque des spectateurs ou même son professeur le regardait, et qu’il éprouvait le besoin de justifier son travail, comme pour se rassurer, que celui-ci se fasse connaître, afin que nous puissions l’admirer à sa juste valeur.
Aux autres je dis :”Rassurez-vous, vous êtes normalement consitués, ne vous inquiétez pas! Pensez aux milliers de photos sacrifiées, étant jugées mauvaises, alors qu’elles ne font que refléter la réalité de la pratique d’un art extrêmement délicat.”
“Imaginez encore pour vous rassurer quand vous feuilletez un livre ou une revue, que pour une belle prise de vue, dix ont éventuellement été mises au rebut.
Attention! Je n’exclus pas la possibilité que certains cavaliers soient plus photogéniques que d’autres.
Quelle chance, ils ont!
Oui mais, peut-être ces mêmes cavaliers “ronchonnent”-ils à tout bout de champ? Allez savoir.
A tous les cavaliers normaux, je souhaite pour l’année 2010, sérénité, sagesse, patience, décontraction et esprit d’analyse à cheval.
Pour ne plus grimacer ni “ronchonner”!!!
Feira Nacional do Cavalo de Golega. (dernière partie)
Wednesday, December 16th, 2009Feira Nacional do Cavalo de Golega. (2nd partie)
Sunday, December 13th, 2009Feira Nacional do Cavalo de Golega. (1ère partie)
Friday, December 11th, 2009Les origines de la Foire du cheval de Golega, autrefois appelé “Feira de Sao Martinho”, remontent auXVIIIè siècle. L’objectif était de mettre en valeur les produits agricoles de la région de Golega. Le cheval lusitanien y fut ensuite représenté grâce à la présence d’importants haras dans les plaines de Golega.
Petit à petit, le Lusitanien devint le premier centre d’intérêt de la Foire. On vint de tout le Portugal pour vendre ou acheter ce magnifique cheval. La notoriété de cette race ne cessa de croître, et dès lors, les visiteurs arrivèrent du monde entier. C’est en 1972 que le nom de cette manifestation changea, pour devenir : Foire National du Cheval.
Je ne suis malheureusement pas allée à Golega, et je remercie donc mes amis cavaliers qui ont fait le voyage, et m’ont rapporté ces belles photos.
Je ne les mettrai pas en une seule fois, elles sont trop nombreuses et je ne me suis pas résolue à en ôter.
J’espère qu’elle vous donneront l’envie d’une petite escapade portugaise, lors de la prochaine édition!
Hommage.
Sunday, November 15th, 2009A la demande de plusieurs lecteurs de ce blog, je m’en vais vous tracer un portrait de celui qui fut mon maître.
Je parlerai très peu de sa méthode, son livre est là pour le faire. Je vais plutôt vous parler de l’homme qu’il était.
S’il est quelqu’un qui pourrait illustrer l’adage : “une main de fer dans un gant de velours”, c’est bien le commandant de Padirac.
Non pas qu’il eût masqué une quelconque rigidité militaire par une amabilité éventuellement commerciale. Non, simplement parce qu’il était la droiture et intégrité même, ne trichant pas, fidèle à ses convictions, n’allant pas dans le sens des vents qui portent les modes.
Rigoureux dans son travail, il imposait la même rigueur à ses élèves. Ferme, jamais méprisant mais toujours encourageant, il transmettait son savoir avec une passion évidente.
On aurait également pu dire de lui, qu’il était “calme, en avant, droit”. En effet, toujours maître de lui, courtois, patient, allant toujours de l’avant, comme il aimait souvent à le préconiser, et d’une honnêteté sans faille.
Le commandant avait toujours une anecdote à raconter sur ses expériences passées, tout en étant résolument tourné vers l’avenir, pas du tout passéiste.
Il était très à l’aise avec toutes les générations, et ses jeunes stagiaires, dont je faisais partie, auraient pu passer la journée à ses côtés sans se lasser le moins du monde. Réciproquement, il pouvait les faire travailler à cheval des heures sans que sa joie de transmettre ne faiblisse une seule seconde.
Je trouve cela formidable pour un homme qui n’était plus si jeune. J’ai travaillé à l’Académie de 1984 à 1999, et le commandant nous a subitement quittés en 1996 d’une rupture d’anévrisme, à l’âge de 84 ans.
Il montait encore chaque jour avec le même souci de recherche, ayant gardé sa prestance et sa belle présence à pied comme à cheval, jusqu’au bout.
J’ai récemment lu sur un forum de discussion, le message d’un internaute qui demandait quel grade avait au juste le commandant de Padirac, mettant visiblement en doute cet état de fait. Bien sûr qu’il était “commandant”, et plus fier de l’être que d’être comte, titre pour lequel il disait n’avoir aucun mérite!
D’un abord aisé, il était très agréable à vivre, convivial et d’une grande simplicité.
Il aimait beaucoup écrire, et chaque jour, mettait ses idées sur papier. Il avait une habitude très touchante, celle d’écrire un petit texte en vers ou en prose à ses stagiaires, pour marquer un évènement. Je les ai, en ce qui me concerne, tous gardés très précieusement.
Le commandant, alors qu’il était écuyer, est parti de Saumur encore relativement jeune, ne trouvant pas de réponses à ses questionnements de cavalier, et très déçu du peu de conseils prodigués. Il était à cette époque sous les ordres du colonel Margot.
Aprés une période transitoire de “solitude” équestre, il a “rencontré” la Guérinière (du moins son livre…), et Michel Henriquet. Par l’intermédiaire de ce dernier, il a fait la connaissance d’Oliveira, qui a su rapidement apprécier ses qualités d’écuyer. Dès lors ces deux écuyers ont noué des relations amicales.
Il est indéniable que le commandant a défendu les principes de la Guérinière jusqu’à la fin. Toutefois, je l’ai toujours vu faire faire les flexions de Baucher à tous les chevaux dont il estimait qu’ils en avaient besoin.
Même si j’ai personnalisé ma pratique équestre et l’enseignement que je dispense à mes élèves, très souvent me reviennent en mémoire, tel ou tel conseil. Très souvent aussi, je travaille sur les mêmes enchaînements de figures ou de pas de côté qui m’ont guidée durant toutes ces années passées à chercher et chercher encore à cheval.
Le commandant partait du principe, faisant sienne cette maxime : “c’est en forgeant qu’on devient forgeron”, que c’était en répétant les exercices que petit à petit, on apprenait à bien les faire, à trouver son équilibre, et le juste emploi de ses aides.
C’était un peu l’inverse de : la position précède l’action, mais cela permettait aussi de faire avancer les plus timides qui ne se sentaient jamais vraiment prêts, ou les “chipoteurs”, toujours à faire un dernier petit réglage. Ce n’était pas toujours très facile, et maintenant je pense qu’il est bon d’utiliser les deux façons de faire.
Aucune méthode n’est parfaite, mais que de bons moments passés, et que de choses intéressantes et fondemmentales apprises! Comme par exemple ne pas “bousculer” les chevaux. Faut-il encore redire que l’on ne muscle pas correctement un cheval en allant vite? La vitesse sert ponctuellement, à tester la réactivité d’un cheval.
D’aucuns se moquaient parfois de cette cadence lente que le commandant utilisait pour travailler ses chevaux. Très certainement ne les avaient-ils jamais montés, car je peux vous dire qu’ils étaient dans l’impulsion, et en descente de jambes, avec ça!
Lorsqu’il m’a fallu monter son cheval “Irlandais”, en amazone, pour les besoins de notre spectacle, rectitude et mouvement en avant étaient au rendez-vous : c’était un bonheur, et pourtant, ce cheval n’était vraiment pas le meilleur qu’il ait eu.
Trouver le bonheur sur n’importe quel cheval, parce que l’on a fait le mieux possible pour le travailler dans l’harmonie : voilà ce qui est important!
Malheureusement, après son décès, l’Académie n’est pas tout à fait devenue ce que le commandant aurait aimé qu’elle devienne. C’est désormais une petite écurie de propriétaires, toujours tenue par madame de Padirac.
