Archive for the ‘Coups de coeur, coups de gueule…’ Category

DITES CE QUE VOUS PENSEZ!

Friday, February 3rd, 2012

Si ce petit post fait suite à ceux sur l’encapuchonnement, ce n’est pas un hasard.

Ne vous arrive-t-il pas assez souvent, vous qui tentez de ne pas trop maltraiter les cervicales de votre cheval, d’assister à des séances de mises en main musclées, lors desquelles le pauvre cheval ne PEUT pas céder, alors que son cavalier lui, ne le VEUT pas?

Alors dans ce cas, faites vôtre l’injonction de Stéphane Hessel : INDIGNEZ VOUS!

Il ne s’agit pas non plus de rentrer de plein fouet dans les gens, ni d’être désagréable. Mais il faut réagir et tenter de faire passer un message.

C’est ce qu’a fait un de mes élèves récemment, de sa propre initiative, alors que nous allions commencer un cours.

Il y avait en même temps que nous dans le manège, une assez grande jeune fille sur un poney D, pas très grand, lui. Le pauvre malheureux était ficelé comme un rôti : rênes allemandes, noseband, et rênes d’environ 40cm de long. Pour couronner le tout, il se faisait vertement réprimander dès qu’il manifestait la moindre velléité de faire un mouvement de travers.

Ni une ni deux, mon élève va très courtoisement trouver cette cavalière pour lui demander pourquoi elle monte son poney de la sorte, et si elle connait les risques qu’elle lui fait encourir à le travailler de cette façon. Et la jeune fille de se défendre en disant qu’elle le savait bien, mais que sa COACH par ci, et que sa COACH par là…

L’enseignant doit montrer le bon exemple!

Je ne sais pas si cette intervention de mon élève aura servi à grand chose, mais si d’autres prennent le relais, peut-être le doute s’infiltrera-t-il en cette jeune personne, pour en faire un jour une cavalière mature et respectueuse de son compagnon équin!

 

 

 

PROMENONS NOUS…

Tuesday, January 17th, 2012

Été comme hiver, si la situation de votre écurie le permet bien évidemment, n’hésitez pas à offrir à votre cheval d’autres horizons que les seuls manèges ou carrières.

Faire une sortie en extérieur régulièrement est idéal, tant pour le mental que pour le physique de votre compagnon. Attention toutefois à la qualité des terrains!

Cependant, ce n’est pas toujours très facile, les routes pouvant être trop nombreuses, en période de chasse les chasseurs trop belliqueux, ou bien tout simplement la possibilité de partir en promenade, inexistante.

Malgré tout, je suis convaincue que la moindre petite opportunité de s’éloigner, aussi peu que ce soit, des aires de travail habituelles, est à exploiter pour sortir le cheval de sa routine quotidienne, ne serait ce que pour l’échauffer au pas avant sa séance, ou pour le faire revenir au calme en fin de séance. Dix petites minutes à chaque fois peuvent suffire, et être d’un grand intérêt.

Je vais vous donner l’exemple de mon cheval qui n’est jamais très motivé pour aller travailler. Ainsi, si je débute ma séance directement dans la carrière, et même l’ayant détendu à la longe, il manque d’impulsion. Ce n’est pas qu’il répond mal aux jambes, c’est que très clairement la chose l’ennuie, et qu’il me le fait savoir!

Plutôt que de “m’échiner” à le faire avancer contre son grès, je ruse, et c’est beaucoup plus avantageux pour tout le monde : j’ai un petit circuit générateur d’impulsion d’une huitaine de minutes aller-retour, et qui lui permet d’être bien vaillant lorsqu’il pose le pied dans la carrière.

Arly est toujours très pressé de retrouver ses compagnons d’écurie lorsqu’il les a quittés pour quelques temps. Donc nous partons bien tranquillement ma fois, moi à côté de lui pendant deux ou trois cent mètres, puis je me mets en selle pour poursuivre mon petit tour, et lorsque s’amorce le retour, de lui-même Arly prend un très beau pas actif. Je n’ai rien à faire avec les jambes, la motivation de retrouver ses congénères a suffit à créer de l’impulsion.

Alors je pense que lorsque des moyens simples, naturels et n’imposant qu’un minimum de contraintes s’offrent à nous, il ne faut pas s’en priver!!

Prochainement, la suite du post sur l’encapuchonnement, comme promis!

MEILLEURS VOEUX

Sunday, January 1st, 2012

Que 2012 soit pour vous une année de Renouveau.

Renouveau, mot plein de promesses, tout comme la lettre par laquelle il commence : R

R comme, avoir le plus grand Respect pour sa monture;

R comme, porter loin son Regard;

R comme, Ressentir plus profondément;

R comme, Rectitude;

R comme, Rassembler plus léger;

 Et enfin R comme, Remise en question, ce qui pour tout cavalier digne de ce nom, doit être une constante!

 Je vous souhaite encore, une année 2012 Rayonnante.

 

ÉCUYÈRES D’AUTREFOIS.

Thursday, December 29th, 2011

Dans son très bel ouvrage “La Femme et le Cheval“, Rosine Lagier raconte l’histoire d’Emilie Roux.

Hintergrund

Enfant de Paris, Emilie Roux fit de sérieuses études d’équitation sous la houlette de son oncle François Loisset. Enfant gâtée par le succès, le public parisien était émerveillé par son énergie et son habileté. Devenue brillante cavalière passionnée par son art, connue sous le non d’Emilie Loisset, elle montait et dressait tous les jours pendant quatre ou cinq heures cinq ou six chevaux, dont son célèbre alezan Mahomet avec lequel elle enchaînait pirouettes vertigineuses et lançades aériennes, et son cheval gris Ben-Azet, le rebelle avec lequel elle aimait lutter pour le transfigurer. “Ce n’est presque plus de l’équitation, cela ressemble à un poème…” Elle se servait d’un surfaix auquel était adaptées deux fourches et, pour la forme, un étrier qu’elle laissait le plus souvent flotter à son gré : “Elle était si intimement liée à son cheval que l’on se demandait comment elle faisait pour en descendre.” Elle se rendait souvent aux concours hippiques et se promenait au bois dans sa voiture attelée qu’elle menait elle-même.

En 1882, écrasée par son cheval dans un exercice périlleux, elle trouva la mort à l’age de 25 ans.

On raconta que le prince qui voulait l’épouser acheta le cheval pour l’abattre…

 

 

“PAS DE CHANCE-BONNE CHANCE”

Friday, December 23rd, 2011

Voici une petite légende extraite du livre “Légendaire cheval”, de Hélène Dubois-Aubin (ed. Mens sana).

 

 Pas de Chance-Bonne Chance

Ce récit remonte à des temps forts anciens, bien avant que la dynastie Hsia ne règne sur la Chine. Il est sûrement à l’origine de la croyance en l’existence de chevaux porte-bonheur, croyance qui perdure encore à notre époque en Asie.

C’est l’histoire d’un jeune garçon nommé Wah-Toong qui rêvait de monter à cheval mais ne pouvait approcher les précieux coursiers de son père. Un jour qu’il mimait une chevauchée fabuleuse avec un cheval confectionné dans du papier, il eut la surprise de sentir le jouet s’animer de lui-même. Ce qu’il avait toujours espéré arrivait enfin : il possédait maintenant une monture capable de galoper en tous sens.

Fou de joie, Wah-Toong poussa son cheval magique dans les allées du jardin de son père, sautant les massifs de fleurs et les planches bien ordonnées du potager. Grisé par l’aventure, il ne se rendit pas compte que son destrier détruisait tout sur son passage, car celui-ci ne voyait rien. Le jeune garçon avait tout simplement oublié de lui dessiner des yeux.

Le père de Wah-Toong, attiré par le bruit de la cavalcade, s’approcha de son jardin et constata le désastre. Rien n’avait résisté au passage de la monture magique. Rouge de colère, il maudit son fils ainsi que celui qui lui avait donné cet animal de malheur. Aussitôt ces paroles prononcées, le cheval se mit à marcher à l’envers à travers le jardin, remettant de l’ordre partout où il avait semé le chaos. Le père de Wah-Toong, constatant que tout avait repris son aspect d’origine, se dit finalement que ce cheval devait être un bienfait pour sa demeure.

C’est ainsi que le drôle d’animal reçut le nom de “Pas de Chance-Bonne Chance”.

Quelques années passèrent et Wah-Toong dut partir à la guerre. Il choisit tout naturellement de monter son cheval magique pour se rendre de l’autre côté de la grande muraille et affronter ses ennemeis. Mais “Pas de Chance-Bonne Chance” refusa d’engager le combat. Il savaient combien les hommes et les bêtes souffraient dans ces terribles affrontements. Il laissa donc son maître à bonne distance des lignes ennemies qu’il rejoignit en un instant. Là, il réussit à convaincre tous les chevaux de laisser les cavaliers loin du champ de bataille. C’est ainsi que l’on évita une guerre sanglante et que la paix s’installa pour longtemps.

DEUX BEAUX LIVRES POUR NOËL.

Sunday, December 18th, 2011

La période des fêtes est toujours propice à l’achat de beaux livres, agréablement illustrés. C’est le cas des deux livres que je souhaiterais vous recommander.


Le premier, “Légendaire cheval”, de Hélène Dubois-Aubin, ed. Mens sana.

Légendaire cheval

 Le second, “La femme et le cheval”, de Rosine Lagier, ed. Charles Hérissey.

La femme et le cheval : des siècles d'histoire

Ces ouvrages ne parlent pas de technique équestre (ou très peu dans le second), et je trouve très enrichissant d’élargir ses connaissances en ayant également une approche du cheval, culturelle et historique.

En outre, leur iconographie est très belle, puisqu’elle est riche de nombreuses reproductions de peintures, gravures , sculptures et autres vieilles affiches, et  photos!

Très bonne lecture à tous!!

A TOUS CEUX QUI TROUVENT LES ENTIERS TROP DANGEREUX!

Saturday, November 26th, 2011

Ce post est dédié à tous ceux qui ne veulent pas entendre parler de chevaux entiers dans leurs écuries, et à ceux qui pratique une approche “naturelle” de l’équitation mais qui ne travaillent que les hongres et les juments!

Zapador le PRE, et Pegasiu le Trotteur Français, sont deux entiers et ont la chance de vivre dans un établissement où se pratique la mixité avec une grande proximité, mais sans aucune promiscuité!

De plus, ce que vous ne voyez pas sur la photo, c’est que Pegasiu a pour voisin de gauche, une ravissante petite jument!

Je ne vous présente plus Xilophone l’entier et Latina la jument, les meilleurs amis du monde, qui ont récemment fait leur première présentation publique, et au botte-à-botte (excusez du peu) dans le calme le plus total!

Comme quoi!!!

CONSEILS DE LECTURE.

Wednesday, October 26th, 2011

Voici deux livres que je recommande à tous ceux qui veulent optimiser leur relation avec leur monture. En effet, le monde équin est bien différent du nôtre, et même si le cheval domestique a la capacité de s’ adapter à ce dernier, il n’en souffre parfois pas moins pour autant. En conséquence, il est de notre devoir d’acquérir un maximum de connaissances sur ce merveilleux compagnon, afin de lui rendre la vie la plus agréable qui soit, dans un environnement souvent  assez éloigné de celui dans lequel il devrait vivre.

  • “ETHOLOGIE ET ECOLOGIE EQUINES”  Jean-Claude Barrey et Dr Christine Lazier  Ed. Vigot
  • “LE COMPORTEMENT DES CHEVAUX”                      Marthe Kiley-Worthington                   Ed. Zulma

Excellente lecture!!!

RAINBOW LE SERVIABLE.

Friday, October 14th, 2011

Vous laissez tomber quelque chose par terre et peinez un peu pour vous baisser et le ramasser? Ne vous inquiétez pas, Rainbow arrive à la rescousse.

 

Vous avez besoin d’installer du matériel dans le manège? Pas de problème, Rainbow est là pour vous aider.

Vladimond également aimerait s’initier au portage de jerrican, mais reste dubitatif quant à la possibilité de transporter ce type de matériel!

Bravo à Carole pour avoir inculqué à son petit Pur Sang, le sens de la serviabilité!

QUIEBRO ET LA REVERENCE.

Wednesday, October 5th, 2011

Voila deux où trois séances qu’en fin de travail, je propose à Quiebro de venir chercher sa friandise entre ses antérieurs. Il n’est pas toujours à la portée de tous les chevaux d’accepter de le faire spontanément sans rechigner, cela demandant tout de même une certaine souplesse, et une bonne maîtrise de son équilibre.

Pour Quiebro, aucun soucis! j’en reste assez perplexe d’ailleurs, car c’est un cheval très court et fort, qui peine parfois à étirer sa ligne du dessus.

Lundi pour la première fois, j’ai tenté de lui prendre un antérieur avec la main gauche, pour le faire descendre en révérence. Il a suivi tout en douceur. Je précise qu’il doit d’abord lever son pied, au contact de la cravache sur le paturon.

Après plusieurs demandes, il est même resté un instant membre au sol sans l’aide de ma main gauche.

J’ai entamé l’étape suivante, à savoir, ne plus soutenir le membre avec la main, mais avec mon pied pour l’amener jusqu’au sol.

Pour aider le cheval à reculer son poids du corps afin de descendre, il est important de l’aider par un léger retrait de la main qui tient les rênes ajustées au dessus du garrot.

Je tâcherais de vous faire suivre les progrès de Quiebro dans cet exercice qu’il semble apprécier.