Archive for the ‘Coups de coeur, coups de gueule...’ Category
Les 4 écoles d’art équestre
Sunday, November 18th, 2007La fin de semaine à venir est riche en évènements de taille.
Les écoles de Lisbonne, Jerez, Vienne et Saumur se retrouvent à Bercy vendredi, samedi et dimanche pour notre plus grand bonheur. Vendredi, c’est promis je prendrai des photos, et à mon retour je partagerai cet instant magique avec ceux qui n’ont pas la chance de pouvoir y assister.
De plus, le lendemain, je vais à un colloque sur les 4 écoles, à la Bibliothèque Nationale de France, colloque organisé par l’ENE. Je ne manquerai pas de vous faire un petit compte-rendu de cette journée.
Trois mois d’existence…déjà…
Sunday, October 28th, 2007Voici trois mois que ce blog existe.Merci encore à Joannès de l’avoir fait naître et merci à Christine de m’assister à la technique. Je remercie égelement toutes les blogueuses (le dressage serait-il un sport féminin?) qui le font vivre.A tous ceux qui lisent sans oser s’exprimer, je dis allez-y, n’hésitez pas, vos réflexions sont sûrement intéressantes et seront les bienvenues.Pour marquer cet anniversaire je vous propose une photo-cadeau.
Petite parenthèse d’abord : saviez-vous que les petits chevaux islandais perdent leur poil blanc hivernal pour devenir alezans ou bais dès que le printemps arrive? Et saviez-vous qu’il en va de même pour certains chevaux lusitaniens qui deviennent beiges à la saison des pluies ? Vous étonnerai-je encore plus si je vous dis que certaines cavalières sont touchées par le même phénomène que leur monture?
C’est sûrement une question de fusion !
PS :
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Après réflexion, je ne suis pas sûre que Christine accepte de continuer à m’aider pour ce blog après la diffusion de cette photo.
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Pour me faire pardonner, il faut reconnaître qu’un trou malicieux s’était caché sous le sable détrempé, pour faire un croc en jambe à Galaad.
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Conclusion :pas de blessés, que du ménage, et une bonne partie de rire en prime…
Les écuyers chez eux
Sunday, October 7th, 2007Lors de mon séjour au Portugal, j’ai pu assister au spectacle que l’école donne le mercredi, dans les jardins du palais de Queluz.
J’ai également assisté au travail quotidien des chevaux.
Durant ces deux matinées, j’ai pu apprécier le calme et la modération. En effet, bien qu’ayant à faire à de vrais athlètes, les écuyers respectent énormément leurs chevaux et savent toujours s’arrêter avant de porter atteinte à leur intégrité physique ou morale. C’est pour cette raison que le travail est toujours exécuté avec sérénité, légèreté et équilibre.
Bienvenue au pays des Ecuyers
Sunday, September 30th, 2007Mon arrivée à la Quinta da Fonte Santa a été un émerveillement : c’est un ilôt de beauté dans la banlieue de Lisbonne. Le manège, bien que petit: 13m sur 30m, est un des plus beau du Portugal avec 18 azulejos immenses représentant des reproductions de gravures équestres du 17e siècle. Le club house tout aussi ravissant, sert également de tribune , surplombant le manège.
Le Maître des lieux, Francisco Bessa de Carvalho, dit Kiko, est écuyer à l’Ecole Portugaise d’Art Equestre de Lisbonne. Il dispense des cours d’équitation chez lui, à l’étranger, et possède également un élevage de Lusitaniens, de renommée internationnale. C’est un excellent enseignant très compétent dont le sens de la pédagogie est indéniable.Toujours courtois, jamais désobligeant, c’est un homme d’une grande gentillesse. L’équipe qui l’accompagne est à son image et offre un très bon accueil.
La cavalerie de la Quinta est constituée d’une trentaine de Lusitaniens, tous entiers. Beaucoup sont des étalons, soit appartenant à Kiko, soit étant à d’autres personnes mais dont Kiko se sert pour la reproduction au sein de son élevage.
Ils ont tous pour géniteurs des étalons de renom. Le Lusitanien est un cheval naturellement souple et élastique. Ceux-ci le sont particulièrement car très bien travaillés selon des préceptes issus des méthodes de l’Académie d’Art Equestre de la Cour Portugaise, dont l’enseignement et la tradition, n’ont jamais cessé d’influencer l’équitation au Portugal. Tout n’est que gymnastique, équilibre et légèreté.
Affaire à faire ….
Thursday, August 23rd, 2007Remerciements
Sunday, August 19th, 2007Depuis que ce blog est ouvert, j’ai déjà écrit bon nombre de textes. Il en est un toutefois que je n’avais pas encore eu l’occasion de rédiger, il s’agit des remerciements à celui sans qui ce blog n’aurait jamais existé.
Tous mes remerciements à un charmant jeune homme nommé Joannès, qui, avec une extrême gentillesse a créé le squelette de ce blog, et m’a initiée à le faire vivre. Sa très grande compétence en informatique m’est précieuse. Je dois avouer qu’elle dépasse, et de très loin, ses compétences actuelles en équitation…
Ceci dit, si un jour j’ai l’occasion de l’initier à l’équitation comme il m’a initiée à l’informatique, je lui renverrai avec grand plaisir l’ascenseur.
Un grand merci également à Christine, qui m’accompagne au quotidien dans la gestion de ce site : secrétaire à tout faire, superviseuse des coquilles, assistante informatique express, camérawoman, photographe, coach, cavalière et propriétaire de Galaad, ”meilleur ami “d’Arly, …et une de mes élèves !
Coup de gueule…à propos d’un certain stage.
Thursday, July 26th, 2007Il y a quelques temps j’ai pu lire dans une nouvelle revue équestre, le portrait d’un instructrice animant des stages d’une équitation que certains qualifient de “nouvelle équitation”…
Cet article m’a rappelé un autre texte écrit par une cavalière de mes amies et qui lui aussi évoquait cette même instructrice…en d’autres termes. Cet article, proposé à l’époque à une revue équestre n’a jamais été publié, elle a bien voulu me le confier pour alimenter ce blog naissant.
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Cela doit bien être la première fois que je décide d’envoyer un billet d’humeur à une revue, et puis d’ailleurs est-ce un billet d’humeur, à vrai dire je n’en sais trop rien…Tout d’abord qui suis-je pour me permettre de vouloir ainsi prendre la plume dans une revue consacrée à l’équitation : la réponse n’a, je dois l’avouer, rien de remarquable. Je suis une propriétaire lambda d’un cheval lambda, qui m’accompagne depuis 6 ans, et m’enseigne tout autant que la réciproque, l’art de la patience et éventuellement celui de l’équitation. Bref, je suis madame tout le monde, ou presque, en matière d’équitation, à ceci près, que désirant progresser, je m’intéresse à tout ce qui peut concerner le dressage des équidés, de l’éthologie à l’équitation académique. Ma curiosité me pousse à assister de temps en temps à quelques manifestations, ou stages, donnés par une chapelle équestre ou une autre. La synthèse nécessaire tient ensuite de ma cuisine personnelle et je n’oserais la faire partager ici. Alors pourquoi ces lignes ? Disons qu’il s’agit d’un témoignage. Je viens d’assister à quelques heures d’un stage donné par une « instructrice » formée à une méthode d’équitation venue tout droit d’outre-mer : il s’agissait de travailler à pied. Les propriétaires étaient présents avec leur monture depuis 8h15 dans le manège. L’instructrice pointa son nez une heure plus tard. S’ensuivit alors un show sur la manière de faire rester à distance, puis reculer un cheval, le bâton adéquat étant bien entendu requis. L’idée globale était de soumettre le cheval au désir de son propriétaire : rien à redire à cela. Une juste distance s’imposait, le bâton en moulinet permettait de respecter cette juste distance, et tant pis pour le museau imprudent. Les cavaliers présents, d’ailleurs surtout des cavalières, ne se caractérisaient pas par leur brutalité. Le bâton s’agitait mollement : l’efficacité était moindre, c’est un fait. Certains auraient conseillé de faire vibrer la longe, ici le conseil fut autre, au bout d’un comptage menaçant, le nombre quatre devait être suivi d’un coup : poing fermé sur le chanfrein, jet de longe vigoureux sur la croupe ou les flancs, ou coup de pied… au choix. Le tout accompagné d’un discours sur le respect mutuel et la confiance, j’ai même cru entendre qu’on y évoquait le jeu. Autant dire que si j’avais été cheval, j’aurais refusé de participer à ces jeux de brutes, sans explication préalable des règles, où celui qui prenait les coups était toujours le quadrupède. Mais passons, on peut se dire également que, la spectatrice que j’étais, ayant la chance d’avoir une monture qui n’avait jamais eu besoin de telles méthodes pour obéir, avait une vision déformée.
Venons en à la pédagogie : il s’agissait d’un stage qui s’adressait à 9 couples humains-montures. 9 c’est somme toute assez peu, il fallut une demi-heure pour forcer ces braves stagiaires à résumer la journée précédente, avec force ironie (je n’ai pas dit humour…). Ensuite quelques chevaux furent prélevés à leur propriétaire pour quelques démonstrations… vigoureuses, pourtant ce n’était pas les moins avancés dans le travail. Certains furent étrangement oubliés, pourquoi ? Cela reste mystérieux…Peut-être paraissaient-ils d’un 1er abord “moins potentiellement tolérants” aux “jeux” qui pouvaient être présentés…
Pour des besoins, que l’on peut imaginer pédagogiques, les humains eux-mêmes servirent de cobayes, ceux qui furent choisis semblaient très peu à l’aise dans le rôle du cheval bousculé. Cela leur a-t-il été instructif ? Je l’ignore, mais visiblement … la soumission, dans cette approche pédagogique, doit aussi s’étendre aux stagiaires… A 11h 38 la matinée était terminée, il fallut résumer. « Qu’avez-vous appris ce matin à votre cheval? » des propositions plus que timides se sont faites entendre, quelqu’un à même osé répondre « à compter… ».
Madame « l’instructrice », ne leur en veuillez pas : ils ne se rendent pas compte…En fait, il m’apparaît à moi, humble mais attentive spectatrice, que durant cette matinée les chevaux et les humains ont fait nombre d’apprentissages ; ils ont appris que le prix d’un stage n’est en rien corrélé à sa valeur pédagogique, que le terme d’instructeur est parfois fort galvaudé, que 9 montures et propriétaires différents peuvent recevoir les mêmes instructions sans différenciations aucune, que leurs chevaux peuvent rester immobiles pendant des heures à voir un humain se trémousser au centre de la piste, alors que leurs propriétaires, moins résistants, gèlent sur pied à ne rien faire ou quasi.
Ils doivent donc vous être infiniment reconnaissants, ils en ont plus appris sur l’extrême bienveillance équine et sur l’éternelle bêtise humaine en quelques heures que certains de leurs congénères en bien des mois… Etait-ce ce qu’ils recherchaient ? Ceci est une autre histoire ! Je passe volontairement sous silence quelques assertions étranges sur le fonctionnement du cerveau et l’interdiction formelle de longer… Après ces quelques heures, je ne peux m’empêcher de faire le rapprochement avec une autre rencontre avec un certain Pat Parelli. Que dire ? Ce que j’ai vu là en avait la couleur, vaguement le goût, mais il évident que bien des différences creusaient l’écart, et sans doute pas des moins fondamentales.
Je voudrais également évoquer un autre stage où je fus spectatrice « gratuitement » cette fois-ci, ce qui n’était pas le cas pour ce que je viens de relater précédemment. Il s’agissait d’un stage animé par Francisco Bessa de Carvalho, écuyer de l’école portugaise d’art équestre : j’y ai rencontré un instructeur, un vrai, modeste et d’une exquise politesse, qui faisait fort spontanément de la pédagogie différenciée, et maniait avec subtilité l’encouragement et le conseil. Je ne suis pas partie en milieu de journée, et je n’avais qu’un regret : c’était de ne pouvoir rester plus longtemps, pourtant les cavaliers et chevaux présents n’étaient pas forcément plus performants que ceux évoqués précédemment.
Alors comment terminer maintenant ces quelques lignes, je crois qu’il ne s’agit en aucun cas ici de prôner une approche par opposition à une autre. Il s’agit plutôt de faire passer le message suivant : cavaliers et chevaux de tous crins, méfiez-vous des modes, des arnaques, parfois si vous passiez la journée armés de votre bon sens vous pourriez en apprendre largement autant sur votre cheval qu’en distribuant de petites fortunes à des individus dont les pratiques ne sont pas forcément généralisables. Le prix d’un stage ne fait pas sa qualité. Il existe encore toutefois, quelques enseignants, précieux ô combien, certains peu aptes à la communication médiatique, d’une vénalité raisonnable, et qui, tout en respectant l’humain et l’animal, nous permettent de progresser en équitation, mais également dans le domaine des relations humaines. Ce qui somme toute, par les temps qui courent, n’est pas un enseignement tout à fait négligeable, si l’on pense, de plus, que cette compétence peut, avec un peu de chance…rejaillir sur la précédente ! Kriss
