Dernier retour sur ma journée Parelli, et dernier sujet d’étonnement, pour ne pas dire plus.
Mais avant cela, laissez moi vous rapporter les propos d’un célèbre chuchoteur, qu’un de mes élèves était allé voir lors d’une démonstration.
Flatté par ce à quoi il venait d’assister, mon élève fut tenté de demander quelques renseignements concernant un éventuel stage, sans omettre très honnêtement de dire, qu’il possédait un cheval entier. La réponse qu’il reçut fut sans appel, et je vous la laisse deviner.
Il osa tout de même demander encore, comment devait faire une personne qui avait de réels problèmes avec son entier (ce n’était pas son cas), et à qui le stage aurait sans doute était vraiment profitable. Là aussi, la réponse fut sans appel, et se voulait sans doute très drôle : “Elle n’a qu’à l’emmener chez le vétérinaire!”
Vous imaginez pourquoi! No comment!
Je reviens à ma fameuse journée, à l’issue de laquelle, jouant les candides, j’ai pris les mêmes renseignements concernant un probable stage avec mon entier. Le résultat fut identique : refus catégorique.
J’ai pourtant expliqué que mon cheval n’avait jamais reproduit, qu’il était ibérique, donc censé être tout de même calme, ce qu’il est d’ailleurs tout à fait. De plus, j’ai aussi expliqué à cette dame, qu’étant donné que je possédais ce cheval depuis dix ans, j’étais en mesure de me porter garant de son comportement.
Sa réponse fut surprenante : “Vous savez, lorsqu’on commence à mettre un cheval en liberté, il peut se révéler dangereux!”

Bien sûr, sur cette photo

- et sur celle la, Arly fait semblant!
Pensait-elle que depuis dix, je n’avais pas une seule fois mis mon cheval en liberté?

Arly

Arly
De toute façon, point n’était besoin d’insister, la charte Parelli étant visiblement : aucun entier dans les écuries.
Pat Parelli écrit page 6 de son livre “Natural Horse-Man-Ship” :”…On entend par naturel ce que Mère Nature met à notre disposition.”
Mère Nature ne met-elle à notre disposition que des chevaux hongres et des juments?
Je sais qu’à l’heure actuelle, tous les chevaux entiers ne peuvent malheureusement pas le rester, du fait d’une sélection qui, pour certaines races, ne tient pas vraiment compte du mental mais plutôt des aptitudes physiques de l’individu. Cependant beaucoup pourraient néanmoins le rester, si leurs propriétaires avaient toutes les cartes en main pour s’en occuper correctement.

Le cheval de queue est entier et les 2 sont en liberté !
Ne serions nous pas en droit de penser que les institutions représentant la méthode Parelli, pourraient offrir à ces propriétaires de chevaux entiers, de quoi combler leurs attentes?
Serait-ce si difficile pour elles de mettre au point des cessions spéciales pour chevaux entiers?
Sont-ce des problèmes d’organisation matérielle, de compétence des enseignants, ou tout simplement un souci simplement mercantile car une session à plusieurs hongres paie plus qu’une session avec un seul entier?
Comment juger de l’intérêt d’une méthode qui d’emblée pratique une certaine ségrégation, sans se poser d’autres questions? (Personnellement, si je pratiquais la même ségrégation, j’aurais beaucoup de clients en moins!)
Que penserions nous d’un psychologue ou d’un éducateur, qui ne rencontrerait que les filles, sous prétexte que les garçons peuvent se révéler violents? Ou bien encore d’un médecin qui ne prendrait en consultation que les jeunes, les personnes âgées étant une population à risque?
Cette méthode ne perd-elle pas une grande partie de sa crédibilité en s’opposant à une réalité on ne peut plus naturelle?

Galaad, hongre à gauche, et Arly, entier, à droite: en liberté !