Archive for the ‘Conseils Dressage’ Category

De la bonne posture du buste pour tourner : suite

jeudi, décembre 7th, 2017

Ce post est écrit en réponse à une question qui m’a été posée concernant  l’orientation du buste dans l’amorce d’une figure.

Voici la question :

« Je pensais au contraire que le mouvement du bassin aidait à reculer la jambe extérieure pour empêcher les hanches de déraper dans le tournant .
On entend ainsi souvent dire qu’il faut bouger toute la jambe et pas seulement au dessous du genou ?
Mais effectivement dans les vidéos on voit plutôt que les cavaliers ne déplacent que le bas de la jambe ?? »

Cette question est intéressante à plusieurs points de vue:

  • Faut-il mettre la jambe extérieure dans le tournant?
  • Comment la jambe s’articule-t-elle lorsqu’elle agit isolément?
  • Quelle relation entre l’orientation du bassin et celle de la jambe isolée?

Tout d’abord je pense que la jambe extérieure ne doit intervenir que si besoin est. En effet, certains chevaux mettant les hanches en dedans lorsqu’ils tournent, mieux vaut éviter d’en rajouter. Le problème est que cette consigne est souvent donnée de façon systématique.

Ensuite, si la jambe extérieure doit agir pour effectivement empêcher les hanches de déraper, elle recule dans son ensemble, cuisse comprise. Cela entraîne une mobilisation en haut, de l’articulation coxo-fémorale, et plus bas, une très légère fermeture de l’articulation du genou (le talon ne doit pour autant pas remonter). En général, les cavaliers qui ne reculent la jambe qu’à partir du genou ont les talons qui remontent.

Dernier point, le plus important sans doute, est celui concernant le bassin! Le problème est complexe : le retrait de la hanche peut faciliter le recul de la jambe isolée si celle-ci est envoyée  loin derrière (ce qui n’est pas forcément utile), sauf que si le cavalier tourne d’un côté, à droite par exemple, et qu’il tourne le buste à droite, il ne va pas tourner le bassin à gauche pour faciliter le recul de la jambe gauche, qui est la jambe extérieure! Ce n’est pas logique!

Le mieux comme toujours est de rester modéré dans ses actions, sans forcer sur les articulations.

Une recherche approfondie sur la verticalité, l’équilibre, la décontraction…sont les plus sûrs moyens de rester efficace dans la sobriété!

 

 

Tai-chi équitation : une belle voie à explorer pour travailler la posture!

dimanche, novembre 26th, 2017

Belle séance sous la pluie avec Eva jeudi!
Travail très intéressant sur la posture, notamment le rôle de l’axe vertical du cavalier, et le relâchement et l’ ouverture des kua (plis de l’aine).
L’application à l’équitation de notions empruntées au tai-chi offre de merveilleuses pistes de travail…
A approfondir!!!

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De l’importance du regard.

dimanche, octobre 1st, 2017

Outre que le regard sert, lorsque l’on travaille à plusieurs, à voir les autres cavaliers afin d’éviter les collisions, et à dessiner avec précision les figures, il a également d’autres vertus.

Quand on regarde devant soi en élargissant sa vision périphérique, d’un regard un peu flottant (comme il existe la lecture ou l’écoute flottantes) sans fixer d’objet déterminé, on prend simultanément conscience de son environnement, de son corps, et de celui de son cheval. On est alors en état de travailler de façon optimale sa proprioception (réception sensorielle qui renseigne les centres nerveux sur l’état de contraction des muscles et des différentes attitudes du corps).

A contrario, lorsque l’on est focalisé sur un point, en général la tête de son cheval, et que l’on a une faible conscience de son corps, les informations qui nous arrivent du corps du cheval sont imprécises, et risquent d’être traitées approximativement.

D’où l’importance d’un regard bien orienté si l’on souhaite affiner l’usage de ses aides et donc approfondir l’harmonie entre sont corps et celui de sa monture!

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Travailler en respectant les principes d’apprentissage.

dimanche, septembre 10th, 2017

Apprentissage avec renforcement négatif.
Cet apprentissage fait partie de ce qu’on appelle le conditionnement opérant, « aussi appelé conditionnement instrumental, de type ll ou skinnerien dit associatif »*.
Pour beaucoup, le renforcement négatif est souvent lié à la notion de punition! Il n’en est rien puisqu’en fait, le mot « négatif » fait référence à l’idée que l’on ôte une action (moins l’action), lorsque le cheval donne la bonne réponse.
Par exemple : le cheval pèse à la main, son équilibre s’altère et ce n’est pas le comportement attendu. Il serait souhaitable qu’il s’allège.
Le cavalier va rechercher un changement d’attitude par une action de main spécifique, rapide et de bas en haut.
Quand le cheval donne la bonne réponse en se décollant de la main et en retrouvant la légèreté, à ce moment précis, la descente de main (cession de la main) se fait totale et immédiate.
Pour une bonne évolution dans le travail, outre la préparation physique exigée un exercice, le choix d’une action et la qualité de son exécution sont deux critères très importants, mais la cession de cette action est un critère non moins important!
La cession de l’action est en quelque sorte la première « récompense » qui permet au cheval de comprendre qu’il a bien fait ce qu’on attend de lui.
Il apprend ainsi à donner de plus en plus vite la bonne réponse, ce qui le conduit à une participation plus active, et au final augmente son autonomie!

* » Travailler son cheval selon les principes d’apprentissage ». ed. Ifce, Haras nationaux.

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PESER DANS SA SELLE

dimanche, novembre 16th, 2014

Peser dans sa selle signifie concentrer le poids de son corps plus particulièrement dans la selle et très peu dans les étriers, en adoptant une position spécifique.

Il est bien évident qu’un cavalier pesant 60 kilos les fera toujours, qu’il pèse dans sa selle ou non !La différence tient à la répartition de son poids sur le dos du cheval. En effet, ce dernier n’aura pas les mêmes sensations selon qu’il est monté au trot assis où au trot enlevé. Un jeune cheval aura par exemple moins de contrainte s’il est monté au trot enlevé !

Comment peser ? Un cavalier qui pèse ne s’agite pas, ne gesticule pas dans sa selle ! La plus belle représentation d’un cavalier pesant est sans nul doute celle de Nuno Oliveira sur cette photo : ceinture avancée, assiette profonde, épaules et jambes effacées vers l’arrière. L’impression qu’il donne est d’être dans son cheval et non simplement posé dessus.

abouti

Peser c’est exercer une poussée continue vers le bas et vers l’avant, le dos droit et fort, le bassin plutôt en légère antéversion permanente. L’action de peser n’est en aucun cas une accentuation des mouvements successifs d’antéversion et de rétroversion du bassin !

Voici une petite expérience à réaliser facilement pour avoir une idée de l’effet ressenti lorsque l’on pèse : se placer bien en équilibre à cheval sans étriers, écarter très légèrement les cuisses en les dégageant un peu vers l’arrière, puis tirer des deux mains sur le pommeau comme si l’on voulait soulever la selle. Il est important de ne modifier en aucune façon son équilibre. On a alors l’impression de descendre dans le cheval, d’être collé, rivé à la selle. C’est un peu cette sensation qu’il faut rechercher quand on pèse.

Quand peser ? Dès que le cavalier cherche à obtenir de son cheval une attitude plus raccourcie ou plus rassemblée dans un surcroît d’activité de l’arrière-main. Cela sous-entend que le cheval a le niveau requis pour cela, et qu’il supporte bien le trot assis !

Les chevaux sont très réceptifs à l’état physique et à l’état psychologique de leur cavalier et ont tendance à s’y accorder. Un cavalier mou au dos relâché n’aura certainement pas un cheval tonique au dos tendu. A contrario, un cavalier à l’assiette profonde et au dos fort n’aura certainement pas un cheval en arrière des jambes avec le dos relâché.

Cependant attention, l’action de peser est une contrainte pour le dos du cavalier du fait de la quasi permanence de l’antéversion du bassin. Il est donc important pour son intégrité, d’alterner avec des moments plus neutres, qui correspondent à un état de tension musculaire moindre et à un retour à une mobilisation plus équilibrée du bassin.

Nuno Oliveira a beaucoup souffert de fortes douleurs de dos. Le fait qu’il pesait très fort dans sa selle quasiment en permanence n’est certainement pas étranger à ces douleurs! Mais une part de son génie ne résidait-elle pas néanmoins dans cette fabuleuse assiette ?

Pour terminer, j’aimerais souligner que l’action de peser, outre qu’elle permet  de mobiliser les forces du cheval, permet également au cavalier, et cela n’est pas de moindre importance, de diminuer l’emploi de ses mains et de ses jambes.

Pour illustrer cela, il n’est qu’a regarder une fois encore la photo de Nuno Oliveira : le cheval piaffe, l’écuyer est quant à lui parfaitement en descente de mains et de jambes, son dos se substituant aux mains, et son assiette aux jambes.

A vous de peser…

 

 

LE SAVIEZ-VOUS? (seconde partie)

samedi, juillet 5th, 2014

Ce post fait suite à une première partie concernant le sens de l’équilibrioception que je vous invite à consulter en cliquant ici.

Dans cette seconde partie, nous évoquerons le sens de la proprioception.

En situation statique, la proprioception permet la sensation du corps dans sa totalité, mais renseigne également sur la position précise des membres et/ou de toute autre partie du corps, ainsi que sur la place des différents segments les uns par rapport aux autres, et sur le degré de tonus et de contraction musculaire. En situation dynamique, la proprioception sert à contrôler et guider les mouvements volontaires. Elle permet de localiser les différentes parties du corps et d’évaluer leur déplacement, tant au niveau de la vitesse que de la direction.

« …La sensibilité proprioceptive est rendue possible par l’existence de récepteurs microscopiques, les propriocepteurs, situés dans les muscles (fuseaux neuromusculaires) et leurs tendons (organes tendineux de Golgi), dans les ligaments des articulations, dans la peau de la paume des mains et de la plante des pieds (corpuscules profonds de Paccioni). Ces récepteurs sont sensibles à l’étirement ou à la pression. Des fibres nerveuses en partent, qui cheminent dans les nerfs et parviennent à la moelle épinière, où elles forment deux sortes de faisceaux de substance blanche : cordons postérieurs se terminant dans le cortex cérébral (lobes pariétaux) pour la voie consciente, faisceaux spinocérébelleux se terminant dans le cervelet pour la voie inconsciente. »

Encyclopédie Larousse Médical.

Un fois son schéma corporel définitivement établi, l’être humain en situation ordinaire, possède un sens de la proprioception tout à fait normal. En effet, porter sa fourchette à sa bouche, se brosser les dents, se gratter le dos à un endroit bien précis, ou bien d’une main tourner une sauce pour ne pas qu’elle attache, et de l’autre se servir un verre d’eau, sont des actions banales et pratiquement toujours maîtrisées à 100%.

Lors de l’apprentissage de nouvelles activités requérant des habiletés physiques, l’utilisation du sens de la proprioception devrait être primordial!

Prenons par exemple le cas d’un perchiste : si le geste technique n’est pas parfait, la sanction ne se fait guère attendre, et la barre tombe à coup sûr. Si la barre n’est jamais franchie correctement, le perchiste n’aura très vite plus de plaisir à pratiquer son sport. Son sens de la proprioception doit être très développé pour une maîtrise parfaite de son corps.

Si l’on prend maintenant l’exemple d’un cavalier, on se rend compte qu’il peut toute sa vie monter de façon médiocre, sans avoir forcément de réelles sanctions (surtout si son cheval possède un certain nombre de qualités physiques et mentales), et en se faisant relativement plaisir. S’il pratique la compétition, les sanctions arriveront sans doute un jour ou l’autre. Mais elles peuvent arriver tard si le cheval a de grandes qualités!

Alors me direz-vous, pour un cavalier qui ne pratique pas la compétition, à quoi bon essayer de développer son sens de la proprioception?

Mais tout d’abord par respect pour le cheval! Pour lui rendre le travail plus facile, plus confortable et qui sait, peut-être même agréable! Pour une relation physique cavalier-cheval plus harmonieuse. Le cavalier ayant une proprioception très fine, ne gêne pas son cheval, il a des actions très précises et, ayant un ressenti plus développé, agit le plus souvent au bon moment et avec le bon dosage.

Il est évident qu’ainsi, l’accession à une équitation supérieure est envisageable, avec la satisfaction de pouvoir réaliser des exercices de plus en plus complexes, mais au delà de tout cela, la satisfaction de sentir l’harmonie physique s’installer entre soi et sa monture et déjà une immense source de plaisir.

Je vois souvent des cavaliers qui sentent relativement bien les mauvaises attitudes de leur cheval, mais qui par ailleurs ont une mauvaise perception de leur corps, et n’apportent donc pas les corrections adéquates.

Il m’arrive parfois de demander par exemple à un élève de reculer sa jambe restée à la sangle, et de l’entendre me répondre : « Encore!!? » Ce qui prouve que cet élève était persuadé qu’elle était déjà reculée!

Il ne suffit pas à l’élève d’avoir une formulation mentale correcte des consignes, la réalisation de ces consignes doit être non moins correcte.

Le cavalier doit absolument prendre conscience des sensations qui émanent de son corps, ou plus particulièrement des parties de son corps qui sont censées agir au moment de la réalisation d’une action précise. Ces sensations conscientisées sont autant de renseignements utiles pour aiguiller le cavalier dans son travail.

L’acquisition d’un solide bagage technique est certes importante, mais l’enseignant doit être là pour faire comprendre à ses élèves que l’amélioration de la proprioception est essentielle.

A cheval, le savoir n’est pas suffisant, et sans le savoir faire, il ne sert bien souvent qu’à faire du tort à l’animal!

Pour vous aider dans le perfectionnement de votre proprioception, vous pouvez relire certains posts écrits précédemment en cliquant sur les liens hypertextes suivants :

 SE RELAXER A CHEVAL

LE REGARD

Pathologie

TRAVAIL A PIED : DEPART AU GALOP.

vendredi, avril 25th, 2014

 

Sur cette vidéo vous pouvez voir l’apprentissage des départs au galop, au travail à pied.

On peut voir sur cette vidéo une première ébauche de départ, mais sur le pied gauche alors que l’on est à main droite.

Ceci s’explique par le fait que le cheval est légèrement incurvé à gauche, les épaules déportées vers la droite et les hanches venant un peu plus à gauche. Ainsi, tout est propice au départ à gauche.

Pour y remédier, comme on le voit sur la suite de la vidéo, il s’agit de conserver une légère incurvation à droite mais en poussant un peu les épaules vers le pare bottes. Les hanches s’orientent alors légèrement vers l’intérieur, favorisant ainsi le départ sur le pied droit.

DIFFÉRENCE ENTRE PIROUETTE ET PIROUETTE RENVERSÉE.

dimanche, février 16th, 2014

 1 : Retour sur la pirouette.

Essai de descriptif :

(Pour plus de précision concernant la pirouette, vous pouvez vous référer aux posts écrits le 03/11/09, le 05/06/11, et le 15/05/13) Pour les deux exemples, la pirouette et la pirouette renversée, et pour une meilleure compréhension des explications, nous partirons du principe qu’à chaque fois, le cavalier part d’un cercle à main droite pour exécuter soit  l’un soit  l’autre des deux exercices. 

Le cheval décrit un petit cercle avec ses postérieurs (dans une bonne pirouette, les postérieurs restent presque sur place), tandis que ses antérieurs décrivent un cercle concentrique plus grand autour de ces derniers. C’est un déplacement côté concave, le cheval étant incurvé vers l’intérieur du cercle. Une plus grande amplitude de mouvement est demandée aux antérieurs afin que les épaules précèdent les hanches. Ces dernières doivent toujours donner l’impression de vouloir passer en avant des hanches! Le cheval croise son postérieur et son antérieur gauches par dessus son postérieur et son antérieur droits, le déplacement du postérieur ayant moins d’amplitude que celui de l’antérieur, comme nous l’avons déjà indiqué. Les membres gauches travaillent essentiellement en adduction. Quant aux membres internes, leur travail n’est pas équivalent! Comme les épaules décrivent un plus grand cercle, l’antérieur interne travaille en abduction pour aller chercher son terrain. Les postérieurs étant censés décrire un plus petit cercle, le postérieur interne travaille sur place en pivot, se levant et se reposant au sol pendant que le postérieur externe vient se poser devant lui. La pirouette a pour but d’apprendre au cheval à s’équilibrer en se grandissant et en abaissant ses hanches, et par voie de conséquence, à s’alléger du devant et à renforcer la musculature de son arrière-main. Elle développe par ailleurs la mobilité des antérieurs et des épaules. 

2 La pirouette renversée.

Essai de descriptif :

Le cheval décrit un petit cercle avec ses antérieurs (dans une bonne pirouette renversée, les antérieurs restent presque sur place), tandis que ses postérieurs décrivent un cercle concentrique plus grand autour de ceux-ci.  Ils partent vers l’extérieur. C’est un déplacement côté convexe, le cheval étant incurvé vers l’extérieur du cercle. Une plus grande amplitude de mouvement est demandée aux postérieurs. Le cheval écarte son postérieur et son antérieur gauches. Ils travaillent en abduction, l’antérieur ayant toutefois moins d’amplitude de mouvement que le postérieur. Quant aux membres droits, leur travail n’est pas équivalent!  Comme les épaules décrivent un plus petit cercle, l’antérieur droit travaille sur place en pivot, se levant et se reposant au sol tandis que le postérieur droit croise par dessus le gauche, en adduction. La pirouette renversée ne met pas le cheval sur les hanches. Au contraire, ce dernier reporte un peu de poids sur l’avant, afin de libérer l’arrière main pour mieux la mobiliser.  Elle développe la mobilité des postérieurs, dénoue la région lombaire et favorise la tension de la ligne du dessus. 

C’est un excellent exercice d’assouplissement, et nous verrons dans le prochain post comment s’y prendre pour l’aborder  le plus facilement possible!

 

Sur cette vidéo, vous pouvez voir un cheval exécuter une pirouette renversée, sans pour autant la maîtriser encore, de sorte que l’on peut le voir déplacer son cercle. Cela rend le travail de pivot de l’antérieur droit quelque peu aléatoire. De plus le cheval n’est pas encore suffisamment décontracté pour avoir une attitude plus étirée. 

DESCENTE D’ENCOLURE, SUITE ET FIN.

vendredi, octobre 11th, 2013

Maintenant que la phase initiale de l’apprentissage de la descente d’encolure à pied est acquise, il est temps de la transposer au travail monté.

Tout d’abord, lorsque vous êtes en selle, il est important de vous représenter une roue devant vous, qui englobe l’encolure et la tête de votre monture, la tête étant le centre de la roue (d’où partent les rayons).

Quand vous élèverez les mains, imaginez que vous allez  suivre la courbe de la roue. Ainsi, vos mains ne reculeront pas, et iront en direction de la nuque du cheval, sans s’opposer au mouvement en avant.

La difficulté qui s’ajoute au travail à pied est justement la gestion du mouvement en avant, et l’ajustement du rapport mains-jambes est assez délicat.

En effet, quand le cheval va sentir les mains se lever, il va naturellement avoir tendance à ralentir en passant en arrière de la main.

A ce moment les rênes se détendent et le cheval se creuse. Il est alors impératif d’agir vite en restaurant la vitesse initiale, et en veillant à ce qu’elle ne se dégrade plus. Vous devez dans le même temps reprendre le contact en élevant un peu plus les mains.

Le cheval est de nouveau dans le mouvement vers l’avant et, aidé par l’orientation des mains qui surtout ne doivent pas reculer mais bien suivre la ligne de la roue virtuelle, il va tendre l’encolure vers l’avant et vers le bas, et finir par remonter le dos. Immédiatement vous devez rendre de la main! Là encore vous devez récompenser la moindre bonne réponse!!

Voici les principales erreurs à ne pas commettre :

  • laisser le cheval ralentir.
  • reculer les mains.
  • garder les mains trop fixes, et donc pousser le cheval sur la main.
  • lever les mains trop vite.
  • ne pas les baisser assez tôt pour céder.

En résumé, l’essentiel est de garder le même vitesse, une fois le contact établi avec la bouche du cheval, de monter les mains progressivement en les avançant vers la nuque, et de céder rapidement dès que le cheval réagit de façon positive.

Petit à petit, la réponse va s’affiner en se faisant de plus en plus rapide, et bientôt une élévation de seulement quelques millimètres induira un abaissement de l’encolure!

 

INITIATION A LA DESCENTE D’ENCOLURE (SUITE : TRAVAIL A PIED).

mardi, octobre 1st, 2013

Revenons sur l’initiation d’un cheval à la descente d’encolure.

Dans la mesure où l’exercice le permet, il est toujours préférable d’en débuter l’apprentissage à pied, l’absence du poids du cavalier étant une contrainte en moins pour l’animal.

Pour apprendre au cheval à baisser la tête sur l’élévation des mains, le cavalier doit se positionner face à lui, en prenant bien garde de rester à distance d’un éventuel coup de tête. 

Il prend ensuite une rêne dans chaque main à environ une vingtaine de centimètres du mors.

Puis il ajuste le contact en direction de l’arrière du cheval, et lève progressivement ses mains jusqu’à, s’il le faut, être sur un axe vertical en direction des oreilles du cheval.

Le principe étant je le rappelle, que le cheval, gêné par cette élévation des mains, cherche à se dégager vers le bas, le cavalier devra lâcher les rênes à la moindre orientation dans ce sens de ce dernier. Néanmoins, cela peut mettre un certain temps et il faut savoir être très patient!

Certains chevaux près du sang ne supportent que peu de  tension vers le haut et cherchent à se dégager très rapidement. D’autres au contraire plus placides, peuvent sembler ne pas réagir du tout. Il est nécessaire avec ceux-ci de maintenir les mains élevées, tout en augmentant très légèrement la tension. Ils finissent alors pas céder.

Je rappelle qu’au début, il est impératif de céder à la moindre velléité du cheval d’aller vers le bas. Par la suite, pour obtenir une descente d’encolure de plus en plus complète, il faudra au contraire ne céder que lorsque le cheval aura atteint le seuil d’abaissement souhaité.

Voici deux difficultés fréquemment rencontrées :

  • A peine le cavalier touche aux rênes que voilà le cheval tête en bas! Dans ce cas, il convient de faire un petit demi-arrêt bien net pour signifier un « non » catégorique, et interdire toute descente non demandée. Si ce problème n’est pas sérieusement traité, le cheval arrachera les rênes dès la plus petite prise de contact avec sa bouche.
  • Le cheval attend la demande du cavalier pour descendre, mais le fait en arrachant les rênes. Dans cette situation, il faut agir avec plus de modération car il ne s’agit pas de l’empêcher de descendre, mais juste d’arracher les rênes. Au moment où cela se produit la main peut faire de petites saccades brèves sur les rênes.
L’exercice est acquis lorsque le cheval enclenche la descente d’encolure à la plus légère élévation des mains. Et je rappelle qu’il est très important qu’il attende véritablement l’élévation du contact pour descendre, sous peine de confusions ultérieures!

A suivre…