Archive for the ‘Conseils Dressage’ Category

DE LA FIXITE DE LA JAMBE.

Saturday, August 28th, 2010

Dans ce post, je ne parlerai pas de “LA POSITION” que la jambe doit avoir. Ce serait vouloir dire qu’il y a une position “type” de la jambe bien en place, or chaque cavalier et sa morphologie étant uniques, il ne peut y avoir de position type à imposer. De plus, une  belle position de jambe peut n’être qu’un vernis.   

  

Qu’advient-il de ce vernis lorsque le cheval est en mouvement?  Cette position, en plus d’être belle, est-elle efficace? J’entends par efficace : fine et précise, sans gêner le cheval.

             

Par conséquent, plus qu’une certaine position, c’est la  fixité harmonieuse de la jambe, qui est à rechercher.

Cette fixité de la jambe doit avant tout venir du relâchement de celle-ci. Le relâchement ne peut s’opérer que si le buste est en équilibre au dessus d’un bassin bien orienté, c’est à dire, tous deux dans la posture qu’ils ont chez le piéton.

Une fois  cet équilibre installé, les jambes ne servant plus à rétablir justement un quelconque déséquilibre, les hanches peuvent s’ouvrir, les adducteurs se décontracter, permettant ainsi aux cuisses et aux genoux de descendre, et de se rapprocher de la verticale.

Il faut ensuite lâcher l’articulation du genou et  laisser la jambe descendre.

Il ne reste plus qu’une dernière partie du corps à relâcher qui n’est pas la plus facile : c’est l’ensemble cheville- pied- orteils. En effet, le cavalier passant plus de temps à marcher qu’à monter à cheval, il lui faut lutter contre le réflexe de contraction de cet ensemble, contraction qui contribue efficacement au fait de marcher.

Si la décontraction est totale, la jambe dans sa totalité “tombe” de tout son poids sans retenue aucune, poussant le talon vers le bas, mouvement permis par une cheville souple et des orteils complètement neutres.

Ce relâchement de la jambe vers le bas obtenu par la maîtrise de la décontraction des différentes articulations et grands groupes musculaires assure donc quasiment entièrement la fixité de la jambe au pas et au galop.

 

Pour ce qui est du trot (ici je ne parle pas des allongements),  à cause des secousses que provoque cette allure qui est sautée et de surcroît sur certains chevaux peu confortable. A fort rebond ou à grande amplitude, il en va autrement, et il est parfois tentant de serrer les cuisses pour maintenir la fixité de la jambe.

 C’est une erreur car cela rétrécit la base de sustentation du cavalier, son assiette devient étroite, et perd de son efficacité.

Il faut au contraire porter une attention toute particulière à la décontraction des adducteurs et à l’accentuation de la mobilisation du bassin. Par rapport aux deux autres allures, les mouvement du cheval sont plus rapides au trot et pour rester synchrone avec sa monture, le cavalier doit donc parfois accélérer légèrement les mouvement d’antéversion et de rétroversion de son bassin. Sans quoi, il se laisse déborder, et c’est là que se mettent en place toutes les compensations néfastes.

Toutefois, cela ne suffit pas toujours à maintenir une bonne fixité de la jambe, et il peut s’avérer nécessaire de contrôler l’articulation du genou (fémur-tibia), afin que sous l’effet des dites secousses, celle-ci ne se ferme pas un temps sur deux, ce qui risquerait de provoquer un mouvement d’”essuie-glace” avant arrière très gênant pour le cheval. On peut également tourner légèrement les pointes de pied vers l’extérieur pour permettre aux mollets de rester en permanence au contact des flancs du cheval, bien évidemment sans être serrés, pour qu’il ne viennent pas taper à chaque foulée.

Ce post pouvant être développé, j’attends vos questions et suggestions.

BIEN SELLER SON CHEVAL.

Thursday, June 24th, 2010

Pardonnez-moi si ce post sort maintenant. En réalité il aurait dû paraître avant celui concernant l’échauffement avant le travail monté.

Contrairement à ce que vous avez peut-être appris, évitez de seller trop en avant, trop contre le garrot. En effet, si celui-ci est comprimé, ne serait-ce qu’un tant soit peu, les apophyses épineuses de cette région peuvent se toucher et induire  une douleur et des contractures des muscles reliant la colonne aux épaules. Cet enchaînement de réactions peu conduire, entre autres,  à un mouvement plus étriqué des antérieurs.

Il suffit de reculer la selle d’une dizaine de centimètres pour inverser le processus : permettre au cheval de monter son garrot, libérer ses épaules, et toute sa locomotion, d’ailleurs, et ne plus se tétaniser sous l’effet de la douleur.

 

L’effet a était très net les quelques fois ou j’ai monté Arly à cru : il se tenait vraiment mieux et gagnait en amplitude.

Certains chevaux, de par leur conformation, font reculer naturellement la selle, et il est fort dommage que leurs cavaliers s’empressent d’acheter un collier de chasse pour empêcher ce phénomène.

Pour les autres, le problème est un peu plus difficile à régler dans la mesure où les selles ne sont pas toujours faites pour que l’on puisse les sangler  un peu plus reculées. Souvent si l’on recule la selle, la sangle est trop en arrière et serre les côtes du cheval.

Je sais que les selliers travaillent à la question, et on commencent à voir des selles aux sanglons qui partent en oblique vers l’avant.

Mais beaucoup de cavaliers ne peuvent pas se permettre de changer de selle bien sûr. Pour ces derniers, j’ai entendu parler de “tapis de recul” qui, ajoutés à la selle, apportent plus du confort.  A voir…

Dernière chose :  n’oubliez pas de sangler très peu au début, puis progressivement un peu plus, en prenant soin de faire marcher le cheval entre chaque ressanglage.

LE MONTOIR.

Friday, June 18th, 2010

Voir également : post du 2007/12/02/cheval-qui-bouge-au-montoir

  Maintenant que votre cheval est bien échauffé, vous allez pouvoir le monter .

Et c’est justement du montoir dont je voudrais  parler dans ce post.

Beaucoup de chevaux bougent au montoir. La cause peut en être leur manque d’échauffement préalable, mais aussi le manque de délicatesse du cavalier. Les chevaux finissent alors par redouter ce moment et cherchent à l’éviter en s’éloignant du cavalier, ou en avançant.

Mais voici une situation que bon nombre de cavaliers ont complètement banalisée. D’aucuns  trouvent même un certain panache à monter “en marche” : cela met en avant leur agilité! D’autres encore, laissent leur monture  bouger, pensant qu’elle a mal au dos et qu’il ne sert donc à rien de lutter

 Combien d’entre eux s’interrogent vraiment sur les possibilités d’apporter un peu plus de confort au cheval à ce moment spécifique de la séance afin que le calme, la confiance et donc l’immobilité reviennent ?

Voici quelques idées pour faire de cet instant, une chose banale, anodine et sans importance…pour votre monture.

  • Evitez de vous agripper à une poignée de crins. Certains chevaux ont horreur qu’on leur tire la crinière. Cela se vérifie très bien lors du toilettage traditionnel par arrachage des crins. De plus, c’est une traction répétée sur les muscles du dessus de l’encolure, qui n’a aucune raison d’être.

   

  • Mettez plutôt votre main à plat sur le dessus de l’encolure et poussez plus sur votre jambe que de tirer sur vos bras.

  • Evitez de rentrer la pointe du pied dans le ventre du cheval. Mais tâchez de garder le pied parallèle au cheval.

  •  Et puis si vous n’arrivez pas à faire tout ceci, parce que vous êtes trop vieux, trop raide, que le cheval est trop grand, ou que vous êtes trop petit, de toute façon toutes les raisons sont bonnes, prenez donc le matériel de votre choix, plot, chaise, tabouret ou autre,  pourvu que ce soit solide, pour vous surélever,  et progressivement habituer le cheval à vous accepter dessus à ses côtés. Le cas échéant, faites vous aider d’une tierce personne. Mais vous verrez que très rapidement,  l’agrément du confort supplantant l’appréhension, le cheval aura  toutes les chances de ne plus bouger.

  • Habituez aussi le cheval à accepter que vous montiez à droite ou à gauche. Là encore, il s’agit de ne pas exercer la traction sur la selle toujours du même côté.

 Si l’inconfort subsiste, il peut aussi s’agir d’un problème dû à l’inadéquation de la selle au physiques du cheval.

 Dans le prochain article, nous verrons comment optimiser l’échauffement du cheval, dans le travail monté.

ECHAUFFER SON CHEVAL AVANT DE LE MONTER.

Friday, June 11th, 2010

Dans ce post, je vais revenir sur l’importance d’échauffer son cheval avant de le monter.

J’ai déjà évoqué le travail à la longe dans un précédent post, au tout début de l’existence de ce blog, aussi, si vous le désirez, vous pouvez vous y référer : La longe conseil n°2Thursday, August 2nd, 2007

L’idéal est de pouvoir longer ou détendre en liberté avant d’entamer le travail monté. Il est important de toujours commencer par une longue période de pas (5mn à chaque main) avant de passer à l’allure supérieure afin que l’organisme libère de la chaleur pour permettre aux muscles de ne pas “attaquer” directement à froid. De plus, il est préférable de ne pas entamer le travail directement par des petits cercles. Et c’est la raison pour laquelle, un rond de longe n’est pas toujours la solution idéale, car il ne donne pas la possibilité de marcher, ne serait-ce qu’un peu, large.

S’il y a le moindre risque que le cheval parte subitement en “explosant”, alors il faut prendre la peine de le marcher en main une dizaine de minutes pour limiter les risques de blessures.

échauffer avant de monter mh lelièvre

Le fait que le cheval sorte du paddock ou du pré ne le dispense pas d’un échauffement supplémentaire avant d’être monté. En effet, même si l’on a gagné du temps, l’échauffement musculaire reste partiel.
Imaginez un instant qu’un sportif ne compte que sur le fait d’avoir vaqué à ses occupations quotidiennes pour considérer qu’il peut partir sur un 100 m. Non, bien sûr, vous ne pouvez pas l’imaginer.
En bien, il en va de même pour l’athlète cheval que l’on va solliciter durant toute une séance.

Le cheval a particulièrement besoin d’être échauffé car il doit se préparer à des contraintes importantes. D’une part, il doit porter son cavalier : première contrainte, et non des moindres, et d’autre part, il ne faut pas oublier qu’il ne s’organise dans son “geste sportif”, que très rarement de façon optimale pour lui, comme pourrait le rechercher un humain pour lui-même. Il est soumis à la volonté de son cavalier, qui n’agit pas toujours à bon escient et en souhaitant avoir une réponse rapide.
Dans bien des cas, l’entraînement des chevaux va à l’encontre de leur intégrité physique, alors au moins, qu’ils soient bien échauffés!

Outre le bénéfice d’un échauffement physique, le fait de détendre sa monture avant de la monter, a bien d’autres avantages.
Cela permet :

  • De donner la possibilité à l’élève d’exprimer sa gaieté.

  • De le faire entrer progressivement dans le canal des ordres.
  • De capter l’attention si distraction il y a.
  • De donner au cavalier la possibilité de voir si son cheval a un problème physique (boîterie ou autre), une baisse de forme morale (oeil triste, tête basse, manque d’entrain).
  • De faire exécuter au cheval des exercices pouvant le préparer à ceux qu’il rencontrera une fois monté (réponse à la voix, transitions).
    La liste n’est bien sûr pas exhaustive!

    Sur ces deux vidéos, je vous ai épargné les 10mn de travail au pas!

    Un dernier avantage encore, à détendre son compagnon équin avant de le travailler monté : il y a moins de risques qu’il bouge au montoir.

    Nous verrons ce point dans le post suivant.

    A suivre, donc…

  • NOTES SUR L’APPUYER : 2nd PARTIE.

    Sunday, May 16th, 2010

    Illustrations…

    appuyer blog mh lelièvre

    Bon appuyer et bonne attitude de la cavalière à part le coude gauche un peu écarté.

    appuyer blog mh lelièvre appuyer blog mh lelièvre appuyer blog mh lelièvre

    En ce qui concerne la première photo, il s’agit d’un très léger appuyer (cheval qui débute dans cet exercice) assez correct, mais la cavalière n’est pas du tout déployée dans son corps, donc pas grandi et n’allant pas avec sa jument. Par voix de conséquence, sa jambe droite n’est pas reculée avec souplesse et la hanche reste fermée.

    L’appuyer de la seconde photo est bon mais le cavalier ne place pas encore assez les épaules de son cheval à droite.

    Le couple cheval/cavalière dégagent une impression d’harmonie, mais il faudrait que les épaules du cheval soient nettement plus à droite. Cet appuyer est heureusement au pas, car au trot, le cheval aurait des difficultés.


    Le cheval, bien que légèrement instable dans son attitude, n’est pas mal orienté, néanmoins, il commence à précipiter un peu vers la fin de la diagonale.

    Le cavalier, quant à lui, n’a pas un comportement tout-à-fait juste. Sans doute parce qu’il a l’habitude que sa monture fuit un peu dans la seconde partie de l’appuyer, il se met en quelques sortes dans une position de sécurité, mais qui est défectueuse. Il retient le mouvement en reculant l’épaule droite, et tombe à droite, ce qui a pour effet de lui éloigner la jambe gauche.

    Au lieu de cela, il devrait contrôler les épaules du cheval tout en restant droit, le poid du corps au milieu de la selle, et la jambe gauche descendue.


    Le cavalier est mieux sur la deuxième vidéo. Toutefois, il pourrait donner plus de liberté au cheval en marquant moins le pli d’encolure et en mettant un peu plus les épaules devant les hanches.

    Mais là est toute la difficulté des corrections puisque c’est un cheval qui a tendance à fuir vers son épaule intérieure!

    QUELQUES NOTES SUR L’APPUYER : 1ère PARTIE.

    Thursday, May 6th, 2010

    En théorie…

    L’appuyer est un déplacement latéral sur la diagonale (dans sa version moderne, car autrefois, on disait fréquemment : appuyer-tête au mur, ou appuyer-croupe au mur, donc pas en diagonale), dans lequel le cheval est incurvé dans le sens du mouvement, donc côté concave.

    Les épaules et les hanches sont en oblique par rapport à la diagonale, et de ce fait, les membres se croisent. Pour ce faire, le cavalier, après avoir légèrement incurvé son cheval vers le dedans, déplace discrètement ses mains pour emmener les épaules vers la diagonale, tandis qu’il recule la jambe extérieure pour envoyer également les hanches sur la diagonale, en créant ainsi l’obliquité.

    Le cavalier ne cherchant pas à déplacer son cheval parallèlement à la piste, mais les épaules précédant les hanches, la contrainte latérale n’est pas la même pour les postérieurs et les antérieurs, ces derniers se déplaçant légèrement moins en biais, contrairement à l’épaule en dedans.

    C’est un exercice plus difficile à réaliser que l’épaule en dedans pour un certain nombre de chevaux.
    Cela peut en partie s’expliquer par la raison suivante : lorsque le cheval s’incurve, la ligne de ses hanches reste perpendiculaire au rachis, tandis que celle des épaules, de par l’absence de liaison osseuse entre celles-ci, ne l’est pas, à peu de chose près, bien entendu.
    Dans les faits, l’épaule extérieure avance pour marquer l’incurvation, mais l’épaule intérieure ne recule proportionnellement pas d’autant que l’autre avance, et elle reste donc légèrement plus avancée par rapport à une ligne perpendiculaire au rachis imaginée si les deux épaules étaient reliées entre elles par une partie solide.

    Et c’est bien là que réside le problème, car cette épaule interne ne s’efface que peu pour laisser l’antérieur externe croiser.
    C’est un avantage dans l’épaule en dedans, mais une difficulté supplémentaire dans l’appuyer.

    Sachant cela, voici quelques points importants à respecter pour ne pas entraver le déplacement des épaules :

  • Ne pas placer le cheval parallèle à la piste, attitude qui engendrerait trop de contraintes pour le cheval qui risquerait de se heurter les membres.
  • Orienter les épaules en avant des hanches.
  • Ne pas laisser les hanches précéder les épaules.
  • Ne pas exagérer le pli d’encolure.
  • Ne pas bloquer la main intérieure dans le garrot.

    Toutefois, si le cavalier est amené à corriger un cheval qui déplace trop, ou trop rapidement ses épaules vers l’intérieur, en intervenant sur celles-ci, ce doit être avec la plus grande délicatesse, des actions qui restent dynamiques, donc en évitant les blocages statiques, afin de ne pas durcir le cheval, et de ne pas perdre la fluidité du mouvement.
    Ceci doit rester ponctuel.
    De plus, le cavalier doit toujours se poser la question de savoir si la fuite des épaules n’est pas due au manque de diligence des hanches!

    A suivre, photos et vidéos…

  • Difficultés dans les changements de pied : quelques conseils

    Wednesday, March 31st, 2010

    Voici quelques problèmes que vous pouvez rencontrer lors de l’exécution d’un changement de pied, et voici également quelques conseils pour tenter d’en améliorer la correction, sachant qu’il est difficile de répertorier tous les problèmes et de catégoriser toutes les manifestations de difficultés des chevaux au travail.
    Donc il peut toujours se faire qu’un conseil donné pour un cas précis puisse servir dans une autre situation.
    Ceci étant posé, voici quelques exemples :

  • Cheval qui change en se jettant en avant, en s’allongeant en se mettant sur les épaules et souvent, en franchissant la main : c’est probablement, soit un cheval qui manque de force dans l’arrière main et/ou de souplesse dans les hanches et qui,donc, se donne de l’élan pour pouvoir changer, soit un cheval à qui le cavalier, par manque de vigilance, donne la possibilité de se soustraire à l’attitude adéquate pour exécuter son changement de pied correctement.

    Dans le premier cas, le cheval mettra sans doute un peu plus de temps à améliorer son travail que dans le second, puisque la force et la souplesse ne se développent que progressivement et grâce à des exercices appropriés. Mais quoi qu’il en soit, pour apporter une amélioration dans l’exercice, je pense qu’il est bénéfique de travailler des temps de galop assez rassemblés, sur un pied comme sur l’autre, et avec des transitions rapprochées, pas-galop à juste, pas-galop à faux, avant de demander le changement. Faire des temps courts et éviter de faire trop de tournant à faux afin de ne pas contraindre le cheval à l’excès (il est censé ne pas avoir beaucoup de force ou de souplesse dans les hanches). Toujours surveiller le moelleux du contact avec la bouche du cheval, et refuser catégoriquement l’appui sur le mors!

    Dans le second cas, c’est au cavalier d’être très attentif. Il ne doit pas baisser sa garde au moment du changement : attention, cela va très vite à se dégrader, il peut suffire d’une seconde d’inattention pour que le cheval s’étende, prenne un peu de vitesse et s’appuie sur la main. Et puis, ce n’est pas parce que l’on demande le changement, que ce que l’on faisait avant ne compte plus, ce n’est pas, le changement à la place de la recherche d’un galop rond et soutenu, c’est le changement, en plus du reste.

  • Cheval qui “croupionne” en changeant de pied : là encore il peut s’agir d’un manque de souplesse dans les hanches, mais qui ne se traduit pas comme dans l’exemple précédent. On peut imaginer qu’un cheval plus longiligne agira comme ci-dessus, alors qu’ici nous pouvons avoir à faire à un cheval plus bréviligne qui, ayant de la peine à basculer les hanches lors du changement, dégagera l’arrière main vers le haut. Mais là encore, rien d’absolu, il se trouve que je travaille des chevaux se situant morphologiquement plutôt entre les deux et qui ont cette tendance.

    Il m’ arrive de ne pas toujours corriger ce défaut de la même façon :
    Avec ceux qui se trouvent être les plus forts, je privilégie le contrôle de l’arrière main, en les asseyant un peu par une attitude plus rassemblée.
    Tandis qu’avec les autres, plus faibles, qui ont encore trop de mal à assumer cette difficulté supplémentaire, je fais ma demande dans un galop au contraire plus étendu, en allongeant un peu, pour augmenter l’activité des postérieurs. Demander un changement de pied avec une plus grande amplitude de foulée donne aussi plus de temps au cheval pour changer.

  • Cheval qui se “pique”dans son changement de pied : outre les causes vues précédemment, il peut s’agir plus particulièrement d’un problème lié à l’inflexion naturelle du cheval.
    Prenons l’exemple d’Arly, naturellement fléchi à gauche. Il peut, du fait du manque de mobilité latérale des hanches vers la droite, soit, dans le pire des cas, et nous le verrons après, changer en deux temps, soit, moins ennuyeux, avoir un passage si timide, sans liant ni amplitude du postérieur gauche au postérieur droit, et donc, se “piquer”.

    Dans ce cas de figure ci, je vais, en travail préparatoire, faire des exercices favorisant l’engagement du postérieur droit, mais aussi de l’incurvation à droite. Si par exemple, je suis à main droite, et que je veux changer de pied de gauche à droite, donc de faux à juste, je peux faire une tête au mur au pas, puis de cette attitude, partir au galop à juste. Si au contraire je suis à main gauche et que je veux changer de juste à faux, je vais faire une croupe au mur au pas, puis demander le départ à faux de cet exercice. Il peut être intéressant d’intercaler ces exercices avec des demandes de changement de pied de gauche à droite. Plus difficile, le travail au galop à droite sur un cercle à main gauche favorise de façon notoire l’étirement du côté gauche du cheval, qui améliorera par la suite l’incurvation à droite, et par voix de conséquence, le changement de pied de gauche à droite.

    Sur cette vidéo, nous voyons la cavalière qui demande un départ à juste après une tête au mur.

    Sur cette vidéo, nous voyons la cavalière demander un départ à faux après une croupe au mur.

    Le cheval qui change en deux temps ou avec seulement un très léger décalage peut être gymnastiqué de façon similaire.

    Sur cette vidéo on voit le postérieur droit en retard sur l’antérieur du même côté, lors du changement.
    Il aurait fallu avoir le cheval plus droit avant de changer, les hanches étant légèrement trop à gauche (on retrouve ici les effet de l’inflexion naturelle à gauche d’Arly, qui dans ce cas, le dessert), et comme c’est un cheval qui manque de force, il n’a pas compensé
    .

    En revanche, sur cette vidéo, comme il s’agit d’un changement de droite à gauche, Arly ayant une propension à envoyer les hanches à gauche, le postérieur ne prend pas de retard et le changement se fait vraiment en un temps.

    Cette petite liste de problèmes et de quelques conseils pour tenter d’y remédier, n’est pas exhaustive, et là encore votre expérience est la bienvenue pour enrichir ce blog.

  • Sentir…(2èmepartie)

    Sunday, March 14th, 2010

    Voici quelques idées d’exercices à faire, si vous êtes cavalier, ou à faire faire, si vous êtes enseignant, pour apprendre à “sentir”.

    Cette liste n’est absolument pas exhaustive, et ne demande qu’à être complétée, et vos bonnes idées seront les bienvenues.

    Lorsque vous êtes en selle, faites l’expérience de fermer les yeux quelques instants : toute notion de repère dans l’espace est perdue. De plus, votre équilibre est perturbé, comme si soudain, vous n’étiez plus aussi stable, mais par ailleurs très rapidement, vous vous apercevez que vous êtes beaucoup plus perméable aux sensations provenant du cheval.

    Toujours yeux fermés, tâchez de sentir tranquillement chaque partie de votre corps l’une après l’autre, par exemple de bas en haut, puis petit à petit, de plus en plus vite, et pour finir, dans le désordre. Ce point est très important, car par la suite, lors de l’exécution d’un exercice, vous pourrez, dans un laps de temps très court, sentir la place exacte de vos aides et vous corriger si nécessaire.

    Si vous êtes enseignant, demandez à vos élèves de ne pas regarder s’ ils trottent sur le bon diagonal, mais d’essayer de le sentir. Demandez leur d’expliquer ce qu’ils ont ressenti et qui a justifié leur réponse. Souvent les élèves donnent la bonne réponse, mais très souvent également, ils ont des difficultés à mettre en mots leurs sensations.

    Faites exécuter lentement les mouvements, l’élève dispose alors de plus de temps pour recevoir, puis analyser les informations.

    Faites marcher les chevaux à pas comptés, et demandez aux élèves de vous dire quels membres se déplacent : commencez par exemple par les postérieurs. Aidez les à sentir l’ondulation horizontale du rachis avec le déplacement alternatif de la croupe, tantôt à gauche, tantôt à droite, associé à l’avancée du postérieur gauche, puis du droit.

    Dans une épaule en dedans exécutée lentement, insistez sur les sensations liées aux déplacements du postérieur interne : c’est très intéressant, car par la suite, lorsque le cavalier aura à solliciter ce postérieur, il pourra le faire au moment de son lever. En effet, le postérieur répondra d’autant mieux à la demande d’engagement, que son potentiel de mobilité sera au maximum, étant en l’air.

    Le pas espagnol est aussi un excellent exercice pour sentir le mouvement des épaules du cheval.

    Chaque cavalier devrait régulièrement monter à cru, c’est un moyen très efficace de ressentir le fonctionnement du dos de sa monture.

    Et quelle merveilleuse sensation, enfin, qu’une cession de mâchoire, suivie, bien sûr, d’une descente de main! Quel beau moyen de développer le tact!

    Mais combien de cavaliers apprennent-ils à travailler cela?

    Sur ces deux vidéos, les cavaliers ferment les yeux, et essaient d’analyser ce qu’ils ressentent.

    monter à cru pour mieux sentir son cheval blog mhlelièvre monter à cru pour mieux sentir son cheval blog mhlelièvre

    Sentir…(1ère partie)

    Sunday, March 7th, 2010

    Il est une qualité, dans la pratique de l’équitation, trop souvent négligée par les cavaliers : c’est le fait de sentir. Sentir son propre corps, sentir celui de son cheval, sentir les contractions ou décontractions de l’un comme de l’autre, mais dans le plus petit détail.
    Non pas sentir le mouvement, car cela, bien évidemment, tout cavalier avançant dans son travail et prenant de l’expérience, apprend à sentir, je dirais en quelque sorte, “la forme” des exercices : un changement de pied en trois temps plutôt qu’en quatre, une hanche en dehors ou un cercle vraiment rond. Non, je pense davantage à sentir le “fond” des exercices. Pas seulement sentir si le mouvement est exécuté dans le respect d’un tracé impeccable, mais également dans quelle disposition musculaire il l’est.
    Sentir si les aides n’engendrent que le mouvement demandé ou si elles suggèrent aussi, par leur finesse, la fluidité, l’élasticité et la perméabilité dans l’exécution du mouvement.

    Ce développement du “sentir” est à la portée du plus grand nombre, mais ne s’improvise pas et devrait être débuté dès les premières séances, quel que soit l’âge du cavalier et grâce à des exercices appropriés dont nous verrons quelques exemples dans la seconde partie.

    Pourquoi ne pas mettre tout d’abord à profit les premières minutes d’une séance, quand le cheval est rênes longues, pour travailler la respiration qui est la seule fonction vitale dépendante du système neurovégétatif que l’homme puisse maîtriser.
    La respiration participe à la régulation du système nerveux, et de la circulation sanguine, elle participe par voie de conséquence, par une meilleure oxygénation, au bon fonctionnement de l’appareil musculaire.

    Il est donc du plus grand intérêt pour le cavalier, d’apprendre à effectuer des respirations complètes, amples et profondes, afin de suffisamment se décontracter pour parallèlement améliorer la proprioception (en physiologie, la proprioception désigne l’ensemble des récepteurs, voies et centres nerveux impliqués dans la perception, consciente ou non, de la position relative des parties du corps. Sherrington, 1906 ; Delmas, 1981).

    Voici comment se déroule une respiration complète :

    Dans l’idéal, la respiration, doit être d’abord abdominale (la dilatation abdominale permettant la descente du diaphragme), puis thoracique basse et enfin thoracique haute. La partie thoracique de notre système respiratoire ne possède pas véritablement de musculature active capable d’actionner efficacement la soufflerie constituée par nos poumons ; seule la musculature abdominale est apte à la mouvoir par l’intermédiaire du diaphragme. C’est donc essentiellement sur le travail de la zone abdominale qu’il faut centrer les efforts.
    Ensuite, se produit la respiration costale inférieure. Dans cette phase, seule la parti basse de la cage thoracique semble respirer.
    Puis enfin s’effectue la respiration haute, ou sous claviculaire, qui permet à la partie haute des poumons de s’emplir d’air. Cette phase est particulièrement compromise par les tensions accumulées dans la région de la ceinture scapulaire.

    Enfin, dernière phase d’une respiration complète, l’expiration, qui doit être lente et profonde. Elle commence par l’affaissement de l’abdomen, puis de la partie basse de la cage thoracique, et enfin de sa partie haute.

    Si j’insiste tant sur l’intérêt d’une bonne respiration, c’est que c’est un des moyens les plus sûrs pour se décontracter, avoir conscience des tensions et ainsi les libérer. Ensuite c’est un cercle vertueux. Qui dit décontraction, dit meilleure proprioception. Ensuite tout s’enchaîne, car un cavalier ayant une bonne conscience de son corps sera perméable aux sensations émanant de son cheval. Les aides alors, pourront être utilisées de façon plus fines et dans un temps plus précis et en adéquation avec la correction à effectuer.

    Mais bien sûr, ce travail doit être impérativement effectué dans une bonne posture, sinon point de possibilité pour la cage thoracique de s’ouvrir correctement, et point d’équilibre pour relâcher la partie inférieure du corps. Donc, veiller à se tenir droit, sans raideur toutefois, et bien au dessus de ses pieds.

    L’orientation du regard a également son importance. Il est préférable de regarder loin devant, sans se focaliser sur un point précis mais en balayant large, au contraire. Il faut parvenir, à cheval, à avoir moins recours au sens de la vue, dont nous sommes beaucoup trop tributaires.

    de l’importance du regard à cheval blog mhlelièvre de l’importance du regard à cheval blog mhlelièvre

    On voit bien la différence d’attitude chez le cheval entre les deux photos. Le regard y serait-il pour quelque chose?

    le regard à cheval blog mh lelièvre le regard à cheval blog mh lelièvre

    La première attitude est absolument à éviter, puisque là, l’évaluation ne se fait que grâce à la vue. La seconde photo est bien meilleure!

    Une amie me rapportait un jour les propos d’une aveugle qui disait que son handicap affectait un seul sens alors que chez les voyants pouvaient être handicapés de plusieurs…(c.q.f.d.)

    A propos du poids du corps…A droite ou à gauche? Les avis divergent.

    Monday, February 22nd, 2010

    Voilà tout d’abord ce que disent ou disaient certains écuyers de renom.

    Le commandant de Padirac avait une idée bien arrêtée sur la question et écrivait ceci dans son livre, “Equitation La tradition classique”:

    “…Le centre de gravité du cheval se trouve toujours à l’intérieur du pli pris par le cheval Quand le cheval est droit le centre de gravité se trouve juste au dessus, juste au milieu…”
    …Qu’est-ce qui fait marcher le cheval dans l’épaule en dedans? Ce n’est bien sûr ni la main intérieure, ni le poids pesant à l’extérieur. C’est la jambe intérieure qui, agissant vers la sangle, tire le postérieur du même côté et le fait avancer en croisant. Et plus le cavalier pèsera au dessus du centre de gravité, plus le cheval fera un effort de son postérieur pour supporter ce poids. Si vous êtes assis à l’extérieur, votre jambe intérieure sera attirée vers le haut et, plus question de descendre le genou pour avancer doucement le gras du mollet vers la sangle…”

    Philippe Karl a une position toute aussi tranchée, mais diamétralement opposée, et explique dans Dérives du dressage moderne que :

    “Les lois de l’équilibre sont formelles : le cavalier doit établir son assiette en fonction de la direction suivie par le cheval, même si le pli reste le même pendant tout l’enchaînement de deux pistes…”
    “L’équilibre prime le pli : dans l’épaule-en-dedans, le cheval se déplace vers son côté extérieur, le cavalier doit donc s’assoir à l’extérieur pour rester en accord avec l’équilibre du cheval…”
    “La gravité universelle et l’équilibre des corps superposés l’impose : le centre de gravité du cavalier doit se porter dans le sens du déplacement demandé au cheval. Le pli d’encolure n’a rien à voir là-dedans…”
    “…chaque fois qu’un cheval se porte de côté (esquivant un objet de crainte, évitant la charge du taureau dans les arènes ou dérobant un obstacle dans l’ultime seconde…) il le fait toujours en ployant l’encolure en sens inverse du déplacement. On se rappelle (dissymétrie naturelle) que le pli favorise la surcharge de l’épaule extérieure, et donc le mouvement dans cette direction.
    Il ajoute, ce qui en fera grincer plus d’un : “Si La Guérinière n’a rien précisé concernant le rôle de l’assiette dans l’épaule en dedans, c’est probablement qu’il n’a pas jugé utile d’asséner des évidences…”

    Nuno Oliveira dans “Principes classiques de dresser les chevaux” explique que sur un jeune cheval en cours d’apprentissage de l’épaule en dedans :

    “…Le corps du cavalier doit rester au centre du cheval et non à l’intérieur, ce qui entraînerait une surcharge prématurée du postérieur interne…”

    Voici maintenant l’avis intéressant et nuancé de Gerd Heuschmann extraît de son livre “Dressage moderne un jeu de massacre“: Les différentes philosophie équestres ont des conceptions divergentes concernant la position du cavalier pendant les exercices des mouvements latéraux. En particulier lors d’une épaule en dedans, la position envisagée par le HDV12 (règlement de dressage, référent)diffère de celle enseignée par l’école de la Légèreté. Le HDV12 préconise que le cavalier s’asseye vers l’intérieur sur le postérieur interne qui est à l’appui. Le manque de force du postérieur interne est pris en compte par des exercices qui demanderont peu de pli au départ. Ce n’est qu’avec le temps et avec l’acquisition de la force nécessaire que l’on pourra augmenter l’incurvation et le rassembler.
    La doctrine française, en revanche, préconise de s’asseoir dans le sens du mouvement c’est-à-dire vers l’extérieur. Cette position favorise l’apprentissage du mouvement latéral au jeune cheval mais de mon point de vue, la faculté de mettre plus de poids sur le postérieur interne n’est pas réalisable dans ce cas. Les chevaux dressés en suivant rigoureusement ces préceptes se démarquent par une très grande mobilité. En revanche, la flexion des hanches et le rassembler dans le sens du HDV 12 ne peProuvent être atteints. Dans les allures naturelles du trot et du galop, l’impulsion ne se développe pas et en vient même à se perdre.
    Je trouverais extraordinairement enrichissant que les adeptes des différents procédés échangent leurs idées. Je pense qu’une synthèse des différentes méthodes permettrait d’atteindre les objectifs des l’échelle de progression.

    Et d’ailleurs, je trouve que Nuno oliveira, dans Propos d’un vieil écuyer aux jeunes écuyers“, va dans le sens d’une plus grande ouverture en écrivant : “…Le cavalier qui a du tact, qui est bien assis, bien descendu dans sa selle, doit sentir dans sa colonne vertébrale tout ce qui se passe au niveau du dos et des membre du cheval. Tout en restant droit, il doit pouvoir s’asseoir un peu plus d’un côté que de l’autre pour alléger ou surcharger telle ou telle partie du corps du cheval. Il peut peser plus sur un étrier que sur l’autre, sur une fesse que sur l’autre, en se servant de la ceinture, baisser plus une épaule que l’autre, mettre une épaule en arrière ou l’autre en avant. Il peut aussi se pencher légèrement en avant pour alléger l’arrière-main, ou en arrière pour alléger l’avant-main. Chacune de ces actions est différente et c’est grâce au “sentiment” et à des réflexes ultra-rapides que vous donnez l’aide juste au juste moment. Dresser un cheval c’est surtout sentir et s’efforcer, d’aprés ce que l’on sens, de l’aider et non de le forcer…” “…Ne croyez pas que pendant le dressage d’un cheval, l’on ne doive pas changer un peu sa position pour l’aider…” “…Ce sont les sensations que vous donne le cheval qui vous font choisir comment vous asseoir à tel ou tel moment. Le théoricien, lui, ne pense qu’au système. C’est par la pratique que le cavalier sait ce qu’il doit faire car il s’est habitué à sentir et à agir rapidement. le cheval est un être vivant, avec des réflexes naturellement plus rapides que ceux de l’homme. Le but du cavalier c’est de s’efforcer d’agir aussi rapidement que le cheval selon ses sensations.”

    orientation poids du corps du cavalier blog mh lelièvre orientation poids du corps du cavalier blog mh lelièvre
    Sur la seconde photo, aprés rectification, le cavalier pèse moins sur la fesse extérieure, mais pourrait peser d’avantage vers l’intérieur, dans le sens du mouvement.

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    Ici, la cavaliere a vraiment corrigé son attitude, et d’ailleurs la jument est beaucoup mieux.

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    Sur cette photo, il y a encore un léger surpoids sur la fesse gauche, qui n’est pas justifié par le cheval.

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    Là, la cavalière est en harmonie avec son cheval.

    orientation poids du corps du cavalier blog mh lelièvre

    Et pour terminer, cette photo sur laquelle le cavalier a la position qui convient.

    Pour ma part, j’accorde du crédit à chacune de ces opinions et n’ai pas d’avis tranché, convaincue que l’adaptabilité qui requière de la flexibilité mentale, est une grande qualité qui fait évoluer.

    Voici une définition de l’adaptabilité rapportée à notre discipline : qualité d’un savoir faire, qui peut être modifié aisément en harmonie avec les différents chevaux et/ou situations auxquelles son application est soumise.

    Voici maintenant comment j’utilise les multiples façons de peser dans sa selle, par exemple dans une épaule en dedans :

  • Pour aider un cheval qui découvre cet exercice, ou un autre ayant des difficultés à croiser ses postérieurs également dans cet exercice, je pèse sur la fesse extérieure.
  • Au contraire, avec un cheval qui fuit sur le côté, manquant de flexibilité dans les hanches, ou de force dans les postérieurs mais qui est déjà avancé dans ce mouvement, je mets le poids du corps vers l’intérieur.
  • Mon objectif final étant de rester droite au milieu de ma monture, le poids du corps réparti autant que faire se peut, de part et d’autre du rachis.

    Il m’arrive cependant dans certains cas, de n’être guidée dans l’utilisation du poids de mon corps, que par la seule recherche du “sauvetage” de mon équilibre.
    En effet, je monte certains chevaux qui ont une réelle dissymétrie entre les deux hanches, je pense notamment à un poney qui a la hanche droite beaucoup plus basse que la gauche, et qui dans l’épaule gauche en dedans, fait littéralement tomber à droite, vers l’extérieur.

    Dans une telle situation, il est pour moi de première importance de me remettre d’aplomb. Et lorsque je me sens droite, ayant remis du poids sur ma fesse gauche, prête à employer correctement mes aides, je n’exagère pas en disant que j’ai le vide sous ma fesse droite.

    C’est le prix à payer pour retrouver de l’harmonie, même si cela paraît excessif.

    Ce n’est qu’un exemple de ce que peut être l’adaptabilité.

    Apprenez à sentir puis n’hésitez pas à essayer différentes façons de faire, afin de sélectionner un moyen qui aide le cheval à progresser. Moyen qui pourra de nouveau être modifié en fonction de l’évolution du travail.