ÉBAUCHE DES PREMIÈRES FOULÉES DE PIAFFER.
Saturday, April 28th, 2012Après avoir mené de façon concomitante, plusieurs exercices préparatoires, le cavalier conduit son cheval vers les premières foulées de ce qui ressemble à du piaffer.
On ne sait pas toujours quel exercice déclenchera la diagonalisation tant attendue, c’est pourquoi personnellement, je demande à mes élèves de travailler, dans une même période, différents exercices tels, des départs au trot cadencé du pas compté, des départs au trot cadencé du reculer, des balancements un pas en avant un pas en arrière plusieurs fois, avant de partir au trot.
Une fois ces exercices assimilés, la mobilisation sur place, ou légèrement en avançant, se dessine. Le cheval a compris.
Les débuts sont parfois maladroits, la diagonalisation n’étant pas parfaite, ou le cheval, manquant encore de force, ne saute pas assez dans ses foulées. Je pense qu’il est intéressant, à ce stade, d’alterner entre récompense immédiate à l’arrêt, et départ au petit trot cadencé.
La grande question est : doit on attendre que le cheval ait assez de force pour aborder cet exercice, ou bien cet exercice peut-il au contraire, l’aider à acquérir de la force?
Pour ma part, j’opte pour la deuxième solution, et je pense que si le cheval arrive à comprendre aisément ce que l’on attend de lui, par le biais d’exercices appropriés et abordés sans que le cavalier ne force, il n’y a aucune raison pour ne pas poursuivre l’apprentissage. Les progrès viendront petit à petit.
Les efforts seront demandés sur des laps de temps courts, avec une stimulation dosée de la part du cavalier, et de préférence, sans se fixer d’échéance de résultats.
Comme vous le verrez sur les toujours très petites vidéos, le style est encore imparfait, mais les progrès vous seront montrés au fur et à mesure.
J’ai parlé des tâtonnements du cheval, mais qu’en est- il de ceux du cavalier qui découvre l’art de piaffer, en même temps que sa monture?
Les principaux défauts que je rencontre chez mes élèves, et qui sont le signe d’une assiette encore trop timide, sont principalement une légère agitation du couple bassin-buste, comme pour stimuler le cheval, et une tendance à accompagner de manière excessive du bas des jambes. Autant d’erreurs qui gênent le cheval dans ses efforts.
Et pour terminer ce post qui vous amènera, nombreux je l’espère, à poser vos questions et à parler de votre expérience, voici deux précieux conseils pour votre approche du piaffer :
- laisser le cheval avancer légèrement dans le piaffer n’est pas un problème, mais le laisser reculer doit être considérer comme une erreur à corriger plus que rapidement;
- il faut impérativement éviter de comprimer sa monture entre les mains et les jambes lorsque l’on aborde ce travail. Ce comportement inadapté qui peut justement inciter le cheval à reculer, voire à s’acculer, risque de le priver de la possibilité d’exprimer sa force musculaire et sa force d’expression, le brillant.
Affaire à suivre…!



























