Archive for the ‘Conseils Dressage’ Category

ATTENTION AUX DEFENSES QUI N’EN SONT PAS!

Friday, September 9th, 2011

Voici une mise en garde tirée de mon expérience.

Le contexte est le suivant : j’ai commencé l’apprentissage du pas espagnol avec Majolie. Je l’ai bien sûr entamé à pied à côté d’elle, pour le poursuivre dans le travail monté. Je tiens à souligner que j’ai gardé les demandes de “jambettes”, systèmatiquement avant de la monter, comme exercice pour lui délier les épaules qu’elle a un peu nouées en début de séance, et cela lui fait beaucoup de bien.

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Vidéo mystère!! (En fait, je tenais la jument d’une main, l’appareil del’autre, et pas dans le bon sens…)

Donc, pour en revenir au véritable propos de ce post, alors qu’elle commençait à bien dérouler ses épaules au pas espagnol en main, elle avait encore beaucoup de difficultés montée, ne serait-ce que pour donner la moitié de ce qu’elle pouvait donner dans le travail à pied. J’ouvre encore une parenthèse pour mettre en évidence que c’est bien là la preuve qu’il n’est en rien anodin de monter sur le dos d’un cheval (même grand) et que, par ce fait, on leur provoque une gêne certaine!

Ayant donc des difficultés, la jument se traversait, se décalait, ou bien encore n’alternait plus. En bref, beaucoup de désorganisation.

J’ai évidemment voulu mettre de l’ordre dans tout cela, en faisant des corrections très précises. Majolie, aprés avoir levé un membre, a fait mine de ce lever, comme si elle pensait à se mettre debout. Je l’ai reportée en avant, puis j’ai recommencé…et elle aussi!

J’ai pris le temps de la réflexion pour réaliser que ce n’était pas du tout une défense, mais une incapacité à faire face à des corrections trop exigeantes de ma part. Le vrai problème est que j’exigeais trop de rectitude au moment de l’élévation du membre. Comme je l’ai dit dans un post précédent, elle a d’assez grosse smasses musculaires, et gênée par mon poids sur ses épaules, elle avait absolument besoin de se décaler un peu avant chaque lever d’antérieur.

Avoir moins d’exigence m’a permis de gagner en fluïdité, en calme, et finalement en rectitude, bien qu’avec moins d’élévation, mais cela viendra en son temps.

Comme pour n’importe quel exercice, savoir doser l’effort demandé à l’élève et être patient est souvent un gage de réussite!

Et la plus grande leçon à tirer de cet exemple est qu’il ne faut pas se fâcher avant d’avoir analysé avec recul une situation!!

la patience

UN CHEVAL QUI TREBUCHE.

Sunday, August 28th, 2011

Voici quelques photos promises en plus!

Qui n’a jamais fait la désagréable expérience de monter un cheval qui trébuche, semblant butter contre un obstacle imaginaire, ou flanchant d’un antérieur, comme si celui-ci se refusait subitement à fonctionner?

Pire encore! Qui n’a jamais vu son intégrité physique rester entre parenthèses durant les trois secondes pendant lesquelles le cheval parcourt à genou la moitié du petit côté, tentant désespérément de recouvrir son équilibre sous l’étreinte angoissée de son cavalier ?

Ces situations, pour autant qu’elles soient désagréables, ne s’assimilent pas à une fatalité irrémédiable.

Ce genre de problèmes arrive lorsque le cheval est sur les épaules. Ce n’est pas un scoop, me direz vous!

Non, bien sûr, mais il reste à définir ce qu’est un cheval sur les épaules, et quelles corrections apporter pour qu’il ne le soit plus, et , dans le cas qui nous intéresse, qu’il ne trébuche plus.

Pour ma part, je pense que le fait qu’un cheval soit, ou ne soit pas sur les épaules, n’est pas tant lié au type d’équilibre dans lequel il se déplace, que sa capacité à évoluer correctement et de façon autonome, dans n’importe quel équilibre, sur les hanches ou non. Il est fréquent de voir des cavaliers sanctionner  leur monture, lorsque celle-ci trébuche, en la reportant en avant et en lui relevant  vigoureusement la tête afin de la remettre sur les hanches. Ceux sont ces même cavaliers qui pensent que si leur cheval pèse, précipite ou ne se tient pas, c’est qu’il est sur les épaules et qu’il faut forcément le “remonter”.

Très bien, mais qu’en est-il du jeune cheval qui n’en est pas au stade de son apprentissage où il peut travailler sur les hanches? Et qu’en est-il également de celui qui a le dos tellement creux qu’il a besoin d’une cure de travail en extension d’encolure?

Il me parait souvent plus intéressant, plus efficace, et plus respectueux de l’intégrité physique du cheval, d’amener ce dernier à développer la légèreté et l’autonomie, afin de le voir mieux fonctionner, sans obligatoirement modifier l’équilibre dans lequel il travaille, du moins pendant un certain temps. C’est aussi une question de respect des aides, auxquelles le cheval ne doit pas se “coller”!

J’ai deux exemples à vous livrer :

Le premier, celui d’un grand poney dominé pas une avant-main puissante, et présentant une relative faiblesse des hanches.

Lorsque j’ai commencé à faire travailler Noyalo et sa cavalière, le galop était pour celle-ci une allure très anxiogène, car présentant un danger potentiel. En effet, Noyalo galopait vite, bas et lourd, et trébuchait violemment, relativement souvent.

Désormais, ce poney galope toujours bas, mais ne pèse plus, ne fuit plus, reste rond et surtout, ne trébuche plus du tout.

L’éventualité de faire galoper Noyalo sur les hanches était à l’époque  inenvisageable. Elle est aujourd’hui encore prématurée. Néanmoins, la progression reste constante, et la qualité du galop ne cesse de s’améliorer.

La responsabilité de cette amélioration revient essentiellement à la recherche permanente de la légèreté, au refus quasi systématique  de l’appui du cheval sur la main.

Au galop sur le cercle, un galop énergique sans toutefois être trop rapide, la cavalière a toujours veillé à obtenir un maximum de disponibilité de l’encolure,de la nuque et de la bouche. Cela demandait énormément d’efforts à Noyalo, obligé de s’organiser différemment afin de ne pas s’appuyer, donc de trouver un autre équilibre. Moyennant quoi, cette nouvelle organisation lui a permis de mieux articuler son dos, ses épaules, ses antérieurs, et par voie de conséquence, de ne plus trébucher!

Le second exemple est celui de Majolie, très grande jument d’1m84 (pour ceux qui ne le savent pas encore), qui a plus de facilité à se mettre sur les hanches, mais pour qui toute organisation dans le travail demande plus d’efforts qu’à un cheval d’une taille plus ordinaire.

Elle est très agréable à travailler, mais a une masse telle à mouvoir que pour chaque demande, un laps de temps légèrement plus long qu’avec un autre est nécessaire à l’obtention de la réponse. De même, le cavalier se doit d’avoir une présence légèrement accrue.

Majolie n’est pas lourde au travail, malgré sa corpulence, mais au galop, si elle ne donne pas totalement sa bouche, elle est à même de trébucher très désagréablement, quelle que soit son équilibre.

Lorsque l’on a compris que la solution est dans la recherche de la mobilisation de tous ses effort, en vue de l’autonomie totale de son avant main, elle peut galoper grandie, ou bien tête en bas, doucement et rênes flottantes, sans aucun soucis.

 

ENCORE ET TOUJOURS LA LEGERETE!

Wednesday, July 20th, 2011

Le choix de travailler dans la légèreté ne doit pas se faire uniquement sur des critères esthétiques, ou de mode.

A mon avis, si l’on veut d’une part, développer la coopération mentale  du cheval dans le travail, le rendre plus autonome, en quelque sorte plus intelligent, et d’autre part, développer l’harmonie découlant de la complémentarité entre le musculaire mobilisateur et le cybernétique, le choix du travail dans la légèreté s’impose, et devient même une obligation.

En effet, au début de son apprentissage, si à chaque fois que le cheval est mis dans la descente des aides et qu’il ne la respecte pas, son cavalier lui indique que ce n’est pas la bonne conduite à tenir, et qu’il faut en choisir une autre, alors son mental sera mobilisé en vu d’un autre choix.

De plus, et c’est aussi très important, pour accéder aux réponses plus fines attendues par le cavalier, et nécessitées par ce travail en descente des aides, le cheval va développer petit à petit une motricité plus fine. Ce type de motricité fait appel aux muscles proprioceptifs ou cybernétiques qui possèdent une innervation très riche et qui assurent une motricité très précise. Ces muscles se retrouvent en profondeur, notamment autour de la colonne vertébrale, et sont en contact avec les enveloppes capsulaires et ligamentaires. Ils possèdent en outre, de nombreux capteurs sensoriels. Ce sont ces muscles qui permettent au cheval de sentir le souhait du cavalier, et d’y accéder le plus précisément possible.

Le but est bien sûr d’obtenir un juste équilibre entre l’utilisation des muscles mobilisateurs, dits de gymnastique, intervenant sur les leviers les plus forts et les plus importants, assurant mobilité et puissance ,et étant  relativement peu innervés, et l’utilisation des muscles proprioceptifs.

En conclusion, je dirai que, selon mon humble avis, la recherche de la légèreté, dans le calme et en évitant le plus possible les conflits, amène le cheval à plus d’écoute, d’intelligence dans le travail, et aussi à une réponse locomotrice plus fine,  plus adaptée et engendrant moins de fatigue musculaire.

PETITE ASTUCE.

Wednesday, July 6th, 2011

Votre cheval répond très bien à la voix en longe et/ou en liberté,  lorsque vous lui demandez de partir au galop.

Par ailleurs, il part sans problèmes particuliers sur le bon pied.

Néanmoins, il peut lui arriver de partir sur l’autre pied par négligence.

Dans ce cas, ne repassez pas au trot, mais reformulez l’ordre vocal pour un nouveau départ au galop…du galop à faux. Peut-être faudra-t-il le lui demandez deux ou trois fois, toujours très calmement bien sûr, et il ne serait pas étonnant que votre cheval vous donne un changement de pied.

S’il ne change pas ou bien s’affole, n’insistez pas, et repassez à l’allure inférieure avant de repartir, mais réessayez régulièrement.

Voici un moyen tout simple de familiariser le cheval avec les changements de pied, dans le calme et sans contrainte!

J’ai pu constater que les fortes chaleurs n’étaient pas propices à la rédaction de commentaires, mais tout de même, si vous essayez cet exercice, donnez nous un retour des résultats que vous obtiendrez!!

Sinon, bonnes vacances à tous!

PLACER SON CHEVAL A LA LONGE.

Sunday, June 12th, 2011

Au risque de décevoir beaucoup de lecteurs, j’écris ce post sans avoir de conseils particulièrement efficaces à proposer pour qu’ un cheval travaille rapidement dans la bonne attitude à la longe.

Beaucoup de bons dresseurs, comme Michel Henriquet ou Bernard Chiris, pour ne citer qu’eux, mettent des enrênements pour travailler leurs chevaux en longe. Moi, je ne le fais pas, et donc, les résultats que j’obtiens sont plus longs, et donc moins spectaculaires.

 

Je pars du principe que le temps de la longe est le temps de l’échauffement et de la possibilité, pour le cheval, d’évacuer un potentiel trop plein d’énergie. Par conséquent, je ne désire pas le contraindre par des moyens pouvant être éprouvants pour sa musculature et risquant d’inhiber ses réactions de gaitée.

Je pourrais, bien sûr, ce temps écoulé, mettre un enrênement et commencer à travailler sérieusement. Mais alors, je pense que le temps passé à tourner à la longe serait trop long, et non recommandé pour un grand nombre de chevaux. L’idéal, à la longe, est d’avoir la possibilité de marcher large fréquemment. Mais ceci n’est possible qu’à la condition d’avoir accés à la carrière ou au manège, ce qui n’est pas toujours le cas. En effet, souvent seul le rond de longe accepte les longeurs!

Pour revenir à l’enrênement, je pense qu’il peut être utile en cas de rééducation suite à un problème particulier et sur les conseils d’un très bon vétérinaire!

Pour autant, ce n’est pas parce que l’on enrêne pas que l’on ne doit pas s’appliquer à suivre certaines règles importantes :

  • Avoir un matériel adapté.
  • Travailler dans la cadence qui convient au cheval, et non en le “bousculant” en permanence. C’est aussi parce qu’un cheval travail dans le calme, qu’il finit par se décontracter, et lâcher son encolure vers le bas.
  • Etre à la bonne place par rapport à son cheval.
  • Trouver le bon compromis entre “pousser, prendre et rendre”, ce qui amène progressivement le cheval à s’incurver. Et dès lors qu’il s’incurve, il commence à élastifier son dos et à baisser l’encolure, dans un placer “bas et long”.

Je vous joins plusieurs liens concernant d’autres post sur le travail à la longe auxquels vous accèderez  “en cliquant ici” (attention, à partir de ce lien vous pouvez accéder à deux post!). La formule magique pour accéder aux liens étant “en cliquant ici”, je vous invite à cliquer sur tous les “en cliquant ici” rouges ou bleus, afin d’accéder à plusieurs post différents, publiés précédemment.

RETOUR SUR LA PIROUETTE AU PAS.

Sunday, June 5th, 2011

Pour les lecteurs qui ne naviguent pas sur le blog, voici un post déjà écrit voici plusieurs mois, mais complété de nouvelles indications indiquées en bleu, et accompagné de nouvelles photos.

Essai de descriptif:

Le cheval décrit un petit cercle avec ses postérieurs, tandis que ses antérieurs décrivent un cercle concentrique plus grand autour de ces derniers ( déplacement côté concave, le cheval étant incurvé dans le sens du déplacement et regardant donc ses hanches).
Une plus grande amplitude de mouvement est demandée aux épaules afin qu’elles précèdent les hanches.
Le cheval croise son postérieur et son antérieur externes par dessus son postérieur et son antérieur internes. Les membres externes travaillent essentiellement en adduction.

  Ici, la jument n’a pas le chanfrein vraiment à la verticale, et bascule un peu la nuque vers l’intérieur!

On voit que ces deux chevaux ont besoin de travailler cet exercice, afin d’améliorer l’abaissement des hanches!

La pirouette a pour but d’apprendre au cheval à s’équilibrer en se grandissant et en abaissant ses hanches, et par voie de conséquence, à s’alléger du devant et à renforcer la musculature de son l’arrière- main.

Pré-requis:

Le cheval doit être à l’aise dans tous les pas de côté, particulièrement dans les appuyers, puisque les aides de base sont les mêmes. Cela semble être une évidence, néanmoins, il ne s’agit pas seulement d’effectuer ces exercices, deux points me paraissent très importants à surveiller :

Les déplacements latéraux doivent être faits avec un grand souci de finesse dans l’emploi des aides, afin que le cheval apprenne à répondre avec beaucoup de sensibilité aux demandes de son cavalier, ce travail demandant des corrections rapides et subtiles.

Le cheval ne doit en aucun cas perdre son impulsion. Il doit rester énergique, sous peine de “s’acculer”, en s’écrasant sur ses postérieurs, et sans pouvoir détacher correctement ces derniers du sol.

Précisons tout d’abord, que lorsque tout se passe correctement, le cavalier, après avoir légèrement ployé sa monture vers l’intérieur, déplace et contrôle les épaules à l’aide de sa rêne extérieure, tandis que sa jambe extérieure, en arrière de la sangle, empêche les hanches de déraper et donc, le postérieur externe de s’écarter vers l’exterieur, au lieu de chevaler par dessus l’autre, vers l’intérieur. L’assiette et parfois la jambe intérieure à la sangle, maintiennent l’impulsion.

 

J’insiste tout particulièrement sur l’état d’esprit avec lequel le cavalier doit aborder sa pirouette. Il ne doit  être relâché ni mentalement ni physiquement, comme s’il était dans un état trop neutre, par exemple dans une détente appaisante en descente d’encolure.

J’entends par là que la pirouette, comme tous les exercices qui requièrent de la part du cheval une attitude rassemblée, demande au cheval énergie, concentration et brillant, et le cavalier doit être dans les mêmes dispositions : redressement du buste, tension du dos , assiette profonde et impulsive, et réactivité mentale.

Ceci est très important, et pour une même utilisation des aides, peut tout changer!

Trop d’application peut ôter du brillant. Il fait mettre beaucoup de vie dans cet exercice!

Problèmes rencontrés.

Parmi les problèmes rencontrés par le cavalier en cours d’apprentissage de la pirouette au pas, en voici quelques uns rencontrés fréquemment :

  • Le cavalier déplace les épaules de son cheval par une rêne d’appui externe, celui-ci risque de perdre son pli, et de se voir un peu brusquement déséquilibrer vers l’intérieur en tombant sur son épaule interne, interdisant au cheval toute possibilité de s’équilibrer sur les hanches.  Alors, les hanches vont très certainement chasser à l’extérieur du cercle, le postérieur externe s’écartant en travaillant en abduction, et non plus en adduction.
  • Le cavalier utilise trop fort sa jambe extérieure de peur de voir les hanches déraper : le cheval “s’entable”. Les hanches précèdent les épaules qui ne tournent plus autour de ces dernières, les antérieurs ayant beaucoup perdu de leur amplitude de mouvement.
  • Une réaction identique peut avoir pour origine un emploi trop important de la rêne intérieure. En effet, pour marquer le pli, le cavalier fait une rêne contraire interne qui peut bloquer les épaules et les contrarier dans leur déplacement vers l’intérieur. Les hanches de ce fait, vont précéder les épaules.

Trop de pli d’encolure, sur cette photo!

  • Poids du corps du mauvais côté, vers l’extérieur, ce qui n’aide pas le cheval à aller vers l’intérieur.

Rectification du poids du corps sur la seconde photo.

Les épaules doivent toujours donner l’impression de vouloir passer en avant des hanches!

Proposition de quelques “remèdes”.

Dans le premier cas, le cavalier devrait plutôt se grandir en se redressant sur une rêne directe extérieure agissant en direction de la hanche du même côté. Toutefois, cette action est associée à un léger rapprochement de cette rêne vers le garrot, provoqué par une subtile rotation du buste vers l’intérieur pour inviter les épaules à tourner.
Pour ce qui est du second cas, attention! La jambe n’est pas toujours là pour mettre les hanches à l’intérieur, mais pour les empêcher d’aller à l’extérieur. Tout est question de nuance. Il suffit très certainement de modérer l’action de cette jambe, pour voir la situation s’améliorer.

Enfin, dans le dernier cas, en décollant la main intérieure du garrot, et en transformant la rêne contraire en rêne directe, ici encore, l’amélioration peut être instantanée. Méfiance pourtant! Cette rêne directe est délicate à utiliser et ne doit en aucun cas exercer une traction vers l’arrière, elle pourrait provoquer l’effet inverse et faire chasser les hanches. Le cavalier ne doit pourtant pas renoncer à l’employer, mais au contraire, s’appliquer à garder la main bien fixe, et pour marquer son action, à tourner légèrement son poignet vers l’extérieur en fermant les doigts sur la rêne.

Il ne faut pas oublier non plus, qu’un cheval qui manque de force aura besoin qu’on le laisse un peu avancer dans les débuts de l’apprentissage de cet exercice, sous peine de le voir éventuellement reculer, ce qui est plus ennuyeux.

N’hésitez pas à rebondir sur ce post!

RETOUR SUR LE RECULER.

Wednesday, April 20th, 2011

Dans le reculer, il ne faut pas confondre fluïdité et précipitation.

Un cheval qui précipite dans son reculer est un cheval qui vole des foulées en arrière, alors que son cavalier lui a demandé de cesser de reculer.

De mon point de vue, pas plus qu’on entretient la marche en avant, la marche en arrière ne doit être entretenue.

Normalement, pour mettre le cheval en avant, les jambes donnent l’ordre de départ, puis cessent d’agir. Le mouvement en avant est alors maintenu jusqu’à ce que les mains donnent une indication pour ralentir ou arrêter.

Pour reculer, les mains donnent l’indication de départ, puis cessent d’agir. Le mouvement vers l’arrière est conservé jusqu’à ce que, par une infime action, les jambes donnent une indication inverse au mouvement vers l’arrière. Si en effet l’action est ultra légère, le cheval s’arrête, si elle est un peu plus marquée, le cheval repart en avant.

Si malgré l’intervention des jambes, le cheval continue de reculer quelques foulées, et bien c’est certainement qu’il précipitait son reculer.

Là, il n’est bien sûr pas question du cheval qui s’accule aux jambes, problème beaucoup plus grave, et probablement dû à une mauvaise éducation à ces mêmes jambes .

La précipitation vers l’arrière peut être due à une demande excessive de la part du cavalier, à un mauvais équilibre du cheval, ou encore à un manque de force des jarrets. En effet, le cheval se grandit, abaisse les hanches, mais s’assoit un peu trop et perd l’équilibre vers l’arrière en s’écrasant sur ses jarrets. Là encore, décomposer le mouvement, ne faire qu’un pas puis arrêter, voire repartir en avant. Il vaut mieux ne faire qu’un pas correct, que trois mauvais.

COMMENTAIRES DE VIDEOS.

Friday, April 15th, 2011

Ce petit cheval, comme vous pouvez le constater, est fort dans son avant main, et ses hanches ne sont naturellement pas inclinées vers le bas. Il faut donc énormément l’équilibrer pour qu’il les abaisse, ce qui n’est pas toujours aisé. Néanmoins, sa cavalière mettant beaucoup d’application et de persévérance dans le travail, l’a déjà bien fait progresser.

Voyons ces deux vidéos.

Sur la première :

  • La cavalière recule un peu trop les mains pour ralentir son cheval.
  • Par conséquent, l’arrêt se fait sur les épaules, nuque affaissée, le cheval sous lui du devant, et désengagé des postérieurs.
  • Pendant le reculer, les poigner se cassent légèrement avec un retrait des petits doigts vers l’arrière : la main recule donc un peu.

Sur la seconde :

  • La préparation est meilleure, la cavalière a les mains mieux placées plus au dessus du garrot.
  • Donc l’arrêt est nettement moins sur les épaules, le cheval, moins sous lui des antérieurs, la nuque est plus haute et les postérieurs plus en place.
  • le reculer est plus aisé, ce qui permet à la cavalière de rester plus légère dans les mains.

Ainsi, nous voyons combien il est important et bénéfique de soigner la préparation, car elle conditionne la suite.

J’espère vous montrer bientôt une troisième vidéo sur laquelle nous pourrons voir Noyalo plus en équilibre, sa cavalière n’hésitant pas à monter davantage ses mains au dessus du garrot, captant un peu plus les hanches de son cheval, tout ceci pour obtenir un reculer plus fluide.

ENCORE QUELQUES CONSEILS POUR BIEN RECULER.

Monday, April 11th, 2011

Pour commencer, voici un petit rappel des post précédents ayant trait au reculer.

Vous accèderez au premier post “en cliquant ici“, et au second “en cliquant ici“.

Lorsque la première phase d’apprentissage du reculer est acquise (voir posts précédents), il est temps de commencer à rechercher des reculers plus rassemblés, avec un cheval vraiment “devant soi”.

Il peut paraître paradoxal d’employer cette expression quand il s’agit de reculer, mais finalement cela revient à reculer dans l’impulsion, le cheval étant prêt à se porter en avant  à la moindre sollicitation, tout en restant en équilibre.

Ce type de reculer demande une très bonne préparation, afin que la demande même, se fasse avec un minimum d’efforts de la part  du cavalier, et que pour le cheval, cela “coule de source”.

Combien voit-on de cavaliers mettre les jambes pour reculer tout simplement parce que la phase préparatoire est bâclée, voire inexistante.

Vous pouvez procéder comme suit : ralentissez le pas en allégeant le plus possible le cheval, en prenant et rendant de la main par petits mouvements délicats et moelleux de bas en haut et de haut en bas, à l’aplomb du garrot (il est très important de ne pas reculer les mains). Accordez l’emploi de vos mains avec un soutien renforcé de votre rein (bien souvent les chevaux sont de véritables éponges : on soutient son dos, ils soutiennent le leur, on s’avachit, ils relâchent leur ligne du dessus). Au moment où la main rend, de très légers effleurements des mollets contre les flancs du cheval et un peu en arrière de la sangle, viennent solliciter les postérieurs, pour favoriser l’abaissement des hanches.

Une fois le cheval ralenti, continuez ainsi jusqu’à l’arrêt à peine marqué, puis enchaînez dans la foulée, sur le reculer.

Attention! A partir du moment où vous abordez l’arrêt, il devient très délicat de maintenir l’action des jambes. Effectivement, il ne s’agit pas d’induire en erreur le jeune cheval qui a toujours appris que les jambes servaient au mouvement en avant. Soyez sûr de votre tact et du niveau de votre cheval.

Il ne faut en aucun cas  prendre en force le cheval avec les mains et /ou les jambes, car alors, toute la philosophie de ce travail serait entièrement faussée.

En effet, le but majeur de cet exercice est d’accéder, par la légèreté et l’abaissement des hanches,  à un équilibre “instable” qui nous permettra d’obtenir une mobilité telle, que le reculer sera facile et juste. Or, qui dit force, dit résistances, cheval qui se fige, se met dans un mauvaise équilibre, et perd sa mobilité.

Bien évidemment, avant d’avoir un reculer tout à fait juste, il y aura beaucoup de tatonnements et d’erreurs, mais il est très important de partir avec un bon état d’esprit, et une vision juste du chemin à parcourir. Alors, gentiment, les corrections se feront jusqu’à l’obtention du bon résultat. Et puis certains chevaux ont plus de difficulté à abaisser les hanches que d’autres : c’est le cas de Latina, ci dessous,  à qui ce travail fait beaucoup de bien.

A suivre.

 

REPONSES OUVERTES AUX QUESTIONS DES LECTEURS.

Sunday, April 3rd, 2011

Au sujet de l’épaule en dedans :

Pour ce qui est du poids du corps vers l’extérieur, cela provoque tout simplement un petit déséquilibre vers l’extérieur qui peut dans un premier temps aider le cheval qui aurait des difficultés à se déplacer de côté vers l’extérieur. P. Karl donne l’exemple de quelqu’un qui porterait une grosse valise, et qui mimerait un cheval en épaule en dedans. Et bien cette personne aurait plus de facilité ssi elle tenait cette valise dans sa main extérieure. Faites-en l’expérience!
Ensuite, pour ce qui est de l’application de ce principe, et bien elle dépend justement de la facilité qu’a un cheval à aller vers l’extérieur. Plus il peine, plus vous pouvez l’aider ainsi, et a contrario, plus il échappe sur son épaule extérieure, moins cela est judicieux de le faire.

A relire : le post du 14/01/2011, qui lui-même renvoie à d’autres posts relatifs à ce sujet.

J’en profite pour redire qu’il ne faut pas hésiter à naviguer sur les autres post, en cliquant sur la liste des mois qui se situe à droite sur la page d’accueil, et qui renvoie à tous les posts déjà publiés.

Au sujet de la détente lors d’une séance :

L’idéal, bien sûr, est que le cheval ait été détendu sans avoir le cavalier sur son dos avant d’être monté (plus de renseignements à ce sujet en “cliquant ici“).

Chaque cheval a une détente qui lui est propre. Néanmoins, il y a de grandes lignes à respecter :

  • Travailler suffisamment longtemps au pas avant toutes choses.
  • Commencer le travail dans chaque allure avec des rênes pas trop courtes.
  • Et si possible plutôt dans la descente d’encolure.
  • Commencer le trot par une phase au trot enlevé.
  • Si on commence par le galop, ne pas s’asseoir trop profondément au début.
  • Travailler sur des grands cercles et des lignes droites.

De mon avis, le premier point est incontournable, mais ensuite on peut considérer la détente de plusieurs manières.

Après le travail au pas, il est possible de faire un travail léger, dit de détente, au trot puis au galop (ou l’inverse d’ailleurs!!), sur des rênes assez longues et une attitude étirée vers l’avant et vers le bas. Puis ensuite, reprendre chaque allure pour un travail plus serré.

Ou bien, travailler chaque allure, en commençant par une phase de détente dans chaque allure :

  • Pas : détente + travail plus serré.
  • Trot : détente + travail plus serré.
  • Galop : détente+ travail plus serré.

 D’aucuns penseront certainement que ces recommandations sont excessives, mais elles préserveront votre monture de risques de blessures. C’est une question de respect.

Bien évidemment, tout ces conseils sont adaptables. Différents facteurs peuvent influer sur le type de détente à choisir:

  • Age du cheval.
  • Niveau de dressage.
  • Capacité mentale à se mettre au travail.
  • Possibilités physiques (raideur, souplesse).

Si vous estimez que ce sujet mérite quelques développements supplémentaires n’hésitez pas à me le faire savoir.