Archive for the ‘Conseils Dressage’ Category

COMMENT SE PLACER PAR RAPPORT AU CHEVAL, LORSQUE L’ON TRAVAILLE EN LIBERTÉ.

Sunday, December 4th, 2011

Plutôt que de “poursuivre” le cheval en courant derrière, ou de marcher en parallèle à son déplacement au risque de lui imposer un couloir trop étroit, mieux vaut se déplacer en diagonale, comme on peut le voir sur la vidéo, lorsque l’on travaille  en liberté.

Ce déplacement permet d’avoir une attitude impulsive vis-à-vis de l’animal, en évitant facilement d’envahir son espace personnel, donc d’induire un comportement moins agressif, et pour finir, d’éviter de lui faire faire demi tour.

Il faut choisir la diagonale qui permet, lorsque l’on arrive à son extrémité, d’être à la même main que le cheval.

Ensuite, il suffit de laisser celui-ci passer le petit côté et s’engager sur le grand côté. Alors, il faut faire demi-tour sur la diagonale et repartir en sens inverse. Tant que le cheval reste à la même main, c’est un va et vient permanent sur la même diagonale.

Lors d’un changement de main, il y aura également changement de diagonale.

ENGAGEMENT DES POSTÉRIEURS.

Sunday, November 20th, 2011

Voici ce qu’écrit Jean-Claude Racinet à propos de l’engagement des postérieurs :

“Peu de notions dans la littérature équestre, sont aussi ambiguës que celle d’engagement des postérieurs. Ce vocable en effet est indifféremment employé pour évoquer :

  • le ploiement des hanches par avancée de la pointe des fesses;
  • l’engagement simultané des deux postérieurs sous la masse, qui n’est réalisé qu’au galop, au piaffer et éventuellement à l’arrêt;
  • l’engagement, sous la masse, d’un seul postérieur, le postérieur au soutien, dans le pas ou dans le trot, pendant que l’autre postérieur se désengage,
  • l’engagement” geste” (le geste pendulaire d’engagement) d’un ou de deux postérieurs;
  • l’engagement “distance” qui en résulte, et qui est la mesure du segment joignant la trace du poser du postérieur au soutien, à la projection verticale de la pointe de la fesse.
Il reste à bien assimiler et différencier chacune de ces notions.
Le cavalier se doit ensuite de gymnastiquer son cheval en progressant par étapes successives ayant un ordre bien déterminé (J-C Racinet n’a pas forcément suivi un ordre précis dans l’énoncé des différentes notions d’engagement des postérieurs).
Il convient de suivre une progression respectueuse de la préparation musculo-squelettique à l’effort de l’animal.
Dans un premier temps, le poids du cavalier ne favorisant pas la flexion de la colonne vertébrale, le dos se creuse (extension de la C.V.) et l’encolure se renverse. Le travail vers le bas est alors nécessaire pour préparer la tension de la ligne du dessus :
  • il favorise l’ouverture des espaces inter-épineux;
  • prépare les muscles fléchisseurs de la colonne;
  • travaille en élongation  les muscles para vertébraux ;                                                                                      
  • d’où, décontraction de ces mêmes muscles

Ce travail vers le bas associé à des allures relativement vives  mais non précipitées, sera une bonne introduction à la mobilisation de l’articulation coxo fémorale avec pour corollaire :



  • participation abdominale dynamique (grand psoas), sans grand raccourcissement de fibres toutefois, puisque pas d’abaissement des hanches;
  • propulsion vers l’avant relativement importante grâce au désengagement assez conséquent du membre en poussée (en effet, c’est le membre en arrière qui propulse vers l’avant).
En résumé, dans ce premier type de travail, il y a un fort engagement d’un postérieur à la fois, mais avec simultanément, et en toute logique, un fort désengagement de l’autre postérieur. Ce qui écarte évidemment tout abaissement des deux hanches en même temps.
Dans un second temps, par le biais d’exercices approprié,s et des allures moins vives (mais non moins énergiques) ,un grandissement modéré de l’avant main va se dessiner. Attention! Le garrot ne dois pas s’affaisser entre les épaules. Avec cette deuxième phase, il y a un début de :
  • flexion de la région lombo sacrée;
  •  la ligne du dessous commence à se raccourcir. 

Le temps du rassembler arrive ensuite, qui est comme l’aboutissement du travail de gymnastique du cheval, avec des muscles abdominaux beaucoup plus sollicités :
  • raccourcissement des droits de l’abdomen et de la sangle abdominal en général. 


Dans le travail rassembler, chaque postérieur s’engage moins sous la masse, mais évidemment, en contre-partie, il se désengage moins. L’écart entre les deux se réduit donc,ce qui permet l’abaissement des hanches.
Seul, le respect de ces différentes phases, et le respect de l’équilibre entre assouplissement et développement musculaire de la ligne du dessus et de la ligne du dessous, conduiront à une équitation de légèreté harmonieuse, et sans danger pour le  physique et le mental du cheval.


ADDUCTION-ABDUCTION.

Friday, November 11th, 2011

Petit rappel de ce que sont l’adduction et l’abduction, pour ceux qui auraient oublié, ou ceux qui ne le savent pas encore.

Sur la première photo (une contre épaule en dedans), nous voyons le postérieur gauche qui croise par dessus le postérieur droit, il est en adduction .

Sur la seconde photo (toujours une contre épaule en dedans), on voit le postérieur droit qui s’écarte en s’éloignant du postérieur gauche, il est en abduction.

 

IMPULSION ET VITESSE, ENGAGEMENT DES POSTERIEURS ET ABAISSEMENT DES HANCHES.

Sunday, November 6th, 2011

-1ère partie-

 L’impulsion : 

  • Le cheval est naturellement dans l’impusion, puisque sa nature intrinsèque induit une forte appétence au mouvement. Le jeu pour le poulain, la recherche de nourriture, le déplacement pour aller à la rencontre d’un congénère, ou la fuite en cas de danger ne sont que quelques exemples de cette propension à se mouvoir ; à se mouvoir ou à “se porter en avant”, comme on l’entend souvent dire. Ce que J.-Claude Barrey évoque sous le nom ”d’attention, de niveau de vigilance”.

 

 

  • Le cheval  monté a plusieurs raisons de perdre cette impulsion. La première et la plus naturelle, c’est que, n’étant  pas programmé pour porter un poids sur son dos, il  faudra au poulain quelques temps et une gymnastique bien conduite, afin d’acquérir assez de sérénité et de force, pour retrouver l’aisance de se mouvoir en toute facilité et confiance, malgré son cavalier.
  • Mais cela n’est pas suffisant, loin de là! La deuxième raison que le cheval a de perdre son impulsion, est un mauvais apprentissage aux actions de jambes, qui inhibe ses réactions. Philippe Karl dit, à ce propos, qu’il faut ”une soigneuse éducation au langage des jambes” (et je rajoute, dans la plus grande finesse), sans laquelle,  malgré la force dont le cheval dispose pour porter son cavalier, il perdra toute envie de mouvement en avant.

 

  • Ainsi, dans le travail, l’impulsion pourrait se définir comme une grande réactivité physique et mentale à la plus petite sollicitation du cavalier.

La vitesse :

  •  Cette notion ne doit pas systématiquement être associée à l’impulsion, et les cavaliers qui font cette méprise, commettent une grave erreur (bien sûr lorsque le cheval ponctuellement, fait un allongement, il y a un surcroît de vitesse, et dans ce cas, il n’y a rien à dire).
  • Dans la nature, la vitesse n’est utilisée qu’en accompagnement du jeu chez le poulain, pour évacuer les tensions chez l’adulte, et en cas de fuite pour tous. Sinon, le cheval est un animal calme, et même si le mouvement est omniprésent dans son fonctionnement, il n’est qu’à le regarder vivre au pré pour s’apercevoir que ses déplacements se font majoritairement dans la lenteur.
  • De plus, utiliser sans cesse la capacité à fuir de l’animal, revient à le faire travailler dans un état de tension permanente, ce qui n’est pas sans altérer son intégrité physique et mentale.
  • En regard de ce qui est énoncé dans le point précédent, il va sans dire que dans cet état physique et mental, le cheval ne travaille pas dans la décontraction. Gerd Heuschmann, vétérinaire allemand,  dans son livre : “Dressage moderne, un jeu de massacre?” écrit que “la décontraction est le critère principal tout au long de la formation du cheval. L’ordre de l’échelle de progression reste inchangé mais la décontraction demeure pourtant l’exigence absolue à chaque étape de l’entraînement, car c’est la seule façon :
  1. de conserver la pureté des allures,
  2. de parvenir à la tension optimale des muscles,
  3. d’obtenir le vrai rassembler,
  4. d’acquérir la perméabilité générale,
  5. et c’est ainsi que le cheval développera sans dommage son potentiel maximal.
  6.  

 

 

 

Dans la seconde partie qui suivra, nous verrons les erreurs commises dans le travail, et dues  à une méconnaissance de ce que sont l’engagement des postérieurs, la force propulsive et l’abaissement des hanches. Cette seconde partie ne sera bien évidemment pas sans lien avec la première.

A vos réactions!

RECAPITULATIF DES PRINCIPAUX PAS DE COTE A LA PISTE.

Tuesday, November 1st, 2011
  • L’épaule en dedans (à main droite) : à la piste, le cheval incurvé à droite (dos au pare-bottes), se déplace vers la gauche, donc vers son côté convexe; il déporte ainsi ses épaules vers une piste intérieure. Les membres intérieurs* travaillent en adduction en croisant devant les membres extérieurs qui eux, travaillent en abduction.
  • La contre épaule en dedans (à main droite) : le cheval est en piste intérieure. Incurvé à gauche, il porte ses épaules vers la piste (face au pare -bottes), et se déplace vers la droite, donc vers son côté convexe. Les membres intérieurs travaillent en adduction, et les membres extérieurs en abduction.

*Dans les pas de côté, lorsque l’on parle de l’intérieur ou de l’extérieur, c’est toujours par rapport au pli du cheval. Ainsi, dans l’exemple de l’épaule droite en dedans, c’est le côté droit l’intérieur, tandis que dans la contre épaule droite en dedans, c’est le côté gauche.

  • La tête au mur : (à main droite) il suffit de se représenter une contre épaule en dedans, mais de changer le sens de l’incurvation de sorte qu’alors, le cheval incurvé à droite se déplace vers la droite, vers son côté concave. Le cheval est tourné vers le pare-bottes, ses épaules sont à la piste, et ses hanches en piste intérieure. Les membres intérieurs droits travaillent en abduction, tandis que les membres extérieurs gauches travaillent en adduction.
  • La croupe au mur : (à main droite) même parallèle mais cette fois avec l’épaule en dedans (ce rapprochement n’est fait que pour aider à la représentation de la figure dans l’espace, et doit s’arrêter là. En effet, l’épaule en dedans et la croupe au mur, de même que précédemment, la contre épaule en dedans et la tête au mur, sont des exercices différents qu’il ne faudrait pas confondre). Alors que dans l’épaule en dedans notre cheval était incurvé à droite, il est cette fois incurvé à gauche, ce déplaçant vers la gauche, vers son côté concave. Il tourne le dos au pare-bottes, hanches à la piste, et ses épaules sont en piste intérieure. Les membres intérieurs gauches travaillent en abduction, et les membres extérieurs droits, en adduction.
  • Hanches en dedans , ou ce que j’appelle également cession à la jambe à la piste, et qui est un mouvement dans lequel le cheval est à la piste (à main droite en l’occurence), et déplace ses hanches vers l’intérieur, sans incurvation préalable, simplement la tête très légèrement tournée dans le sens inverse au sens du déplacement du cheval, donc vers la gauche dans l’exemple qui nous intéresse.

Je souligne que ce dernier exercice, du fait du manque d’incurvation qui le caractérise, n’a de valeur que dans la mesure où il initie le cheval à la réponse à la jambe isolée qui déplace les hanches vers l’intérieur, et  l’incite ainsi à effectuer ses premiers croisements de membres.

La gymnastique y est beaucoup moins développée que dans les autres pas de côté, et les “puristes” ont tendance à crier haro sur cet exercice. Personnellement, il m’a parfois bien aidée, très ponctuellement, et pratiqué sur quelques foulées, pour redresser des chevaux et des cavaliers très tordus!

 

 

 

LE CHEVAL ET SES FRAYEURS.

Thursday, September 29th, 2011

Voici un post dans lequel je vais de nouveau vous faire part de mon expérience, dans deux situations où le cheval que je montais n’était pas sage.

Le premier cas est une jument (encore Majolie) somme toute assez sage. Je la monte dans une carrière entourée de bois, et le fond de cette carrière ne la laisse pas totalement indifférente. Je m’y arrête toujours en début de séance pour la laisser regarder, écouter, et sentir autant de dangers potentiels qui, bien sûr, m’échappent totalement.

Une fois ce petit rituel accompli, tout se passe comme si de rien n’était. Sauf certaines fois néanmoins, où pour différentes raisons comme par exemple, un temps venteux, la jument manquant de travail dans la semaine bien qu’allant au paddock tous les jours, elle utilise le prétexte du fond de la carrière  pour laisser s’exprimer son excitation.

Il est à souligner qu’en cette circonstance, en plus de chercher à faire des écarts, elle est particulièrement tonique, allant même jusqu’à précipiter si je la laisse faire. Il serait tentant alors, de jouer la carte du mouvement en avant afin de la laisser évacuer son trop plein d’énergie, mais dans ce cas précis, cela ne me paraît pas la bonne solution.

Je précise que la longe ne change rien, et d’autant moins d’ailleurs que pour des raisons physiques, Majolie ne doit pas être longée trop longtemps, trop fort, ni trop souvent.

J ‘obtiens un bien meilleur résultat, pour abaisser son niveau de tension, en lui demandant de trotter doucement dans une attitude assez basse. En vue de passer au fond de la carrière, j’insiste particulièrement sur les aides destinées à l’empêcher de faire un écart vers l’intérieur, mais toujours dans la lenteur. La vitesse accentue la tension, ce qui est parfaitement inutile dans ce cas là!

La jument gagne peu à peu en décontraction, ce qui induit rapidement un “lâcher prise” mental. Et bien que restant vigilante, je peux passer de nouveau à l’endroit posant problème auparavant, sans actions préventives particulières.

Je n’ai malheureusement pas de photos de Majolie ni de Bachkar dans les situations décrites dans ce post.

A la place c’est Wendy, 4ans, un peu timide face au ruban dans le coin de la carrière.

Le second cas est celui d’un jeune cheval de 5 ans que l’on m’a demandé de monter quelques fois cet été. Ce beau KWPN été un très gentil cheval, un peu sur l’oeil, et sans trop d’éducation.

Dans l’établissement dans lequel il a été mis en pension aprés avoir été acheté, il a très vite été considéré, à tort évidemment, comme dominant et dangereux. Un cheval à “mater”, a-t-on dit à sa propriétaire!

Et comment travaille-t-on un cheval que l’on doit “mater”? avec des rênes courtes (si l’on écoute les conseils prodigués le plus souvent), en prenant très rapidement le trot parce qu’au pas de toute façon il n’avance pas et qu’il fait des écarts. Au trot, la vitesse est une règle de base, car elle évite au cheval de regarder l’objet de ses frayeurs, elle minimise également les écarts. Idem au galop, et le tout dans un couloir des aides très étroit, cela va de soi ! Il va sans dire que la propriétaire de Bachkar a rapidement mis en doute la pertinence de ces conseils.

Je pense qu’un cheval comme Bachkar doit avant tout chose, être longé, libre de tout enrênement. Il doit travailler sur de grands cercles non contraignants, et être autorisé à faire le fou si le coeur lui en dit. Ensuite, un long travail au pas est nécessaire pour d’une part, revoir la leçon de jambes, et d’autre part, permettre au cheval de passer partout où il a peur en lui laissant le temps de reprendre confiance.

Lorsque le cheval s’emploie au pas, dans le calme et en s’articulant, les rênes assez longues, le moment de prendre le trot est venu. Le travail dans cette allure se fait dans une cadence lente, afin de ne pas faire monter la pression en cas de tension. En effet, quand le cheval prend peur, il cherche à fuir or, la fuite est liée à une vitesse accrue. Si vous rentrez dans ce système d”‘impulsionner” à outrance, vous cautionnez la fuite. La lenteur permet au cheval de mieux appréhender son environnement, elle lui permet d’être plus décontracté, et s’il commence à se tendre, le cavalier sent tout de suite la différence, ce qui lui permet d’agir mieux et plus vite.

Je n’ai pas précisé que les rênes étaient toujours d’une bonne longueur afin de laisser toute liberté à l’encolure : plus un cheval est”coincé”, plus il a l’impression qu’il ne peut fuir en cas de danger, ce qui est un facteur de stress supplémentaire.

Dans le cas de Bachkar, j’ai galopé dans le même état d’esprit qu’au trot, sans le bousculer et avec des rênes longues. Il m’a tout de même pris la main une fois, se sentant libre de toute contrainte et ayant beaucoup de tensions accumulées à évacuer. Remis en ordre gentiment, il n’a plus recommencé.

Il faut croire en ce travail, qui offre  beaucoup de satisfaction. Dès lors que l’on accorde sa confiance au cheval, le retour est rapidement positif car il y trouve son compte sur toute la ligne!

ATTENTION AUX DEFENSES QUI N’EN SONT PAS!

Friday, September 9th, 2011

Voici une mise en garde tirée de mon expérience.

Le contexte est le suivant : j’ai commencé l’apprentissage du pas espagnol avec Majolie. Je l’ai bien sûr entamé à pied à côté d’elle, pour le poursuivre dans le travail monté. Je tiens à souligner que j’ai gardé les demandes de “jambettes”, systèmatiquement avant de la monter, comme exercice pour lui délier les épaules qu’elle a un peu nouées en début de séance, et cela lui fait beaucoup de bien.

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Vidéo mystère!! (En fait, je tenais la jument d’une main, l’appareil del’autre, et pas dans le bon sens…)

Donc, pour en revenir au véritable propos de ce post, alors qu’elle commençait à bien dérouler ses épaules au pas espagnol en main, elle avait encore beaucoup de difficultés montée, ne serait-ce que pour donner la moitié de ce qu’elle pouvait donner dans le travail à pied. J’ouvre encore une parenthèse pour mettre en évidence que c’est bien là la preuve qu’il n’est en rien anodin de monter sur le dos d’un cheval (même grand) et que, par ce fait, on leur provoque une gêne certaine!

Ayant donc des difficultés, la jument se traversait, se décalait, ou bien encore n’alternait plus. En bref, beaucoup de désorganisation.

J’ai évidemment voulu mettre de l’ordre dans tout cela, en faisant des corrections très précises. Majolie, aprés avoir levé un membre, a fait mine de ce lever, comme si elle pensait à se mettre debout. Je l’ai reportée en avant, puis j’ai recommencé…et elle aussi!

J’ai pris le temps de la réflexion pour réaliser que ce n’était pas du tout une défense, mais une incapacité à faire face à des corrections trop exigeantes de ma part. Le vrai problème est que j’exigeais trop de rectitude au moment de l’élévation du membre. Comme je l’ai dit dans un post précédent, elle a d’assez grosse smasses musculaires, et gênée par mon poids sur ses épaules, elle avait absolument besoin de se décaler un peu avant chaque lever d’antérieur.

Avoir moins d’exigence m’a permis de gagner en fluïdité, en calme, et finalement en rectitude, bien qu’avec moins d’élévation, mais cela viendra en son temps.

Comme pour n’importe quel exercice, savoir doser l’effort demandé à l’élève et être patient est souvent un gage de réussite!

Et la plus grande leçon à tirer de cet exemple est qu’il ne faut pas se fâcher avant d’avoir analysé avec recul une situation!!

la patience

UN CHEVAL QUI TREBUCHE.

Sunday, August 28th, 2011

Voici quelques photos promises en plus!

Qui n’a jamais fait la désagréable expérience de monter un cheval qui trébuche, semblant butter contre un obstacle imaginaire, ou flanchant d’un antérieur, comme si celui-ci se refusait subitement à fonctionner?

Pire encore! Qui n’a jamais vu son intégrité physique rester entre parenthèses durant les trois secondes pendant lesquelles le cheval parcourt à genou la moitié du petit côté, tentant désespérément de recouvrir son équilibre sous l’étreinte angoissée de son cavalier ?

Ces situations, pour autant qu’elles soient désagréables, ne s’assimilent pas à une fatalité irrémédiable.

Ce genre de problèmes arrive lorsque le cheval est sur les épaules. Ce n’est pas un scoop, me direz vous!

Non, bien sûr, mais il reste à définir ce qu’est un cheval sur les épaules, et quelles corrections apporter pour qu’il ne le soit plus, et , dans le cas qui nous intéresse, qu’il ne trébuche plus.

Pour ma part, je pense que le fait qu’un cheval soit, ou ne soit pas sur les épaules, n’est pas tant lié au type d’équilibre dans lequel il se déplace, que sa capacité à évoluer correctement et de façon autonome, dans n’importe quel équilibre, sur les hanches ou non. Il est fréquent de voir des cavaliers sanctionner  leur monture, lorsque celle-ci trébuche, en la reportant en avant et en lui relevant  vigoureusement la tête afin de la remettre sur les hanches. Ceux sont ces même cavaliers qui pensent que si leur cheval pèse, précipite ou ne se tient pas, c’est qu’il est sur les épaules et qu’il faut forcément le “remonter”.

Très bien, mais qu’en est-il du jeune cheval qui n’en est pas au stade de son apprentissage où il peut travailler sur les hanches? Et qu’en est-il également de celui qui a le dos tellement creux qu’il a besoin d’une cure de travail en extension d’encolure?

Il me parait souvent plus intéressant, plus efficace, et plus respectueux de l’intégrité physique du cheval, d’amener ce dernier à développer la légèreté et l’autonomie, afin de le voir mieux fonctionner, sans obligatoirement modifier l’équilibre dans lequel il travaille, du moins pendant un certain temps. C’est aussi une question de respect des aides, auxquelles le cheval ne doit pas se “coller”!

J’ai deux exemples à vous livrer :

Le premier, celui d’un grand poney dominé pas une avant-main puissante, et présentant une relative faiblesse des hanches.

Lorsque j’ai commencé à faire travailler Noyalo et sa cavalière, le galop était pour celle-ci une allure très anxiogène, car présentant un danger potentiel. En effet, Noyalo galopait vite, bas et lourd, et trébuchait violemment, relativement souvent.

Désormais, ce poney galope toujours bas, mais ne pèse plus, ne fuit plus, reste rond et surtout, ne trébuche plus du tout.

L’éventualité de faire galoper Noyalo sur les hanches était à l’époque  inenvisageable. Elle est aujourd’hui encore prématurée. Néanmoins, la progression reste constante, et la qualité du galop ne cesse de s’améliorer.

La responsabilité de cette amélioration revient essentiellement à la recherche permanente de la légèreté, au refus quasi systématique  de l’appui du cheval sur la main.

Au galop sur le cercle, un galop énergique sans toutefois être trop rapide, la cavalière a toujours veillé à obtenir un maximum de disponibilité de l’encolure,de la nuque et de la bouche. Cela demandait énormément d’efforts à Noyalo, obligé de s’organiser différemment afin de ne pas s’appuyer, donc de trouver un autre équilibre. Moyennant quoi, cette nouvelle organisation lui a permis de mieux articuler son dos, ses épaules, ses antérieurs, et par voie de conséquence, de ne plus trébucher!

Le second exemple est celui de Majolie, très grande jument d’1m84 (pour ceux qui ne le savent pas encore), qui a plus de facilité à se mettre sur les hanches, mais pour qui toute organisation dans le travail demande plus d’efforts qu’à un cheval d’une taille plus ordinaire.

Elle est très agréable à travailler, mais a une masse telle à mouvoir que pour chaque demande, un laps de temps légèrement plus long qu’avec un autre est nécessaire à l’obtention de la réponse. De même, le cavalier se doit d’avoir une présence légèrement accrue.

Majolie n’est pas lourde au travail, malgré sa corpulence, mais au galop, si elle ne donne pas totalement sa bouche, elle est à même de trébucher très désagréablement, quelle que soit son équilibre.

Lorsque l’on a compris que la solution est dans la recherche de la mobilisation de tous ses effort, en vue de l’autonomie totale de son avant main, elle peut galoper grandie, ou bien tête en bas, doucement et rênes flottantes, sans aucun soucis.

 

ENCORE ET TOUJOURS LA LEGERETE!

Wednesday, July 20th, 2011

Le choix de travailler dans la légèreté ne doit pas se faire uniquement sur des critères esthétiques, ou de mode.

A mon avis, si l’on veut d’une part, développer la coopération mentale  du cheval dans le travail, le rendre plus autonome, en quelque sorte plus intelligent, et d’autre part, développer l’harmonie découlant de la complémentarité entre le musculaire mobilisateur et le cybernétique, le choix du travail dans la légèreté s’impose, et devient même une obligation.

En effet, au début de son apprentissage, si à chaque fois que le cheval est mis dans la descente des aides et qu’il ne la respecte pas, son cavalier lui indique que ce n’est pas la bonne conduite à tenir, et qu’il faut en choisir une autre, alors son mental sera mobilisé en vu d’un autre choix.

De plus, et c’est aussi très important, pour accéder aux réponses plus fines attendues par le cavalier, et nécessitées par ce travail en descente des aides, le cheval va développer petit à petit une motricité plus fine. Ce type de motricité fait appel aux muscles proprioceptifs ou cybernétiques qui possèdent une innervation très riche et qui assurent une motricité très précise. Ces muscles se retrouvent en profondeur, notamment autour de la colonne vertébrale, et sont en contact avec les enveloppes capsulaires et ligamentaires. Ils possèdent en outre, de nombreux capteurs sensoriels. Ce sont ces muscles qui permettent au cheval de sentir le souhait du cavalier, et d’y accéder le plus précisément possible.

Le but est bien sûr d’obtenir un juste équilibre entre l’utilisation des muscles mobilisateurs, dits de gymnastique, intervenant sur les leviers les plus forts et les plus importants, assurant mobilité et puissance ,et étant  relativement peu innervés, et l’utilisation des muscles proprioceptifs.

En conclusion, je dirai que, selon mon humble avis, la recherche de la légèreté, dans le calme et en évitant le plus possible les conflits, amène le cheval à plus d’écoute, d’intelligence dans le travail, et aussi à une réponse locomotrice plus fine,  plus adaptée et engendrant moins de fatigue musculaire.

PETITE ASTUCE.

Wednesday, July 6th, 2011

Votre cheval répond très bien à la voix en longe et/ou en liberté,  lorsque vous lui demandez de partir au galop.

Par ailleurs, il part sans problèmes particuliers sur le bon pied.

Néanmoins, il peut lui arriver de partir sur l’autre pied par négligence.

Dans ce cas, ne repassez pas au trot, mais reformulez l’ordre vocal pour un nouveau départ au galop…du galop à faux. Peut-être faudra-t-il le lui demandez deux ou trois fois, toujours très calmement bien sûr, et il ne serait pas étonnant que votre cheval vous donne un changement de pied.

S’il ne change pas ou bien s’affole, n’insistez pas, et repassez à l’allure inférieure avant de repartir, mais réessayez régulièrement.

Voici un moyen tout simple de familiariser le cheval avec les changements de pied, dans le calme et sans contrainte!

J’ai pu constater que les fortes chaleurs n’étaient pas propices à la rédaction de commentaires, mais tout de même, si vous essayez cet exercice, donnez nous un retour des résultats que vous obtiendrez!!

Sinon, bonnes vacances à tous!