Archive for the ‘Conseils Dressage’ Category

DE « POUSSEZ PAS MADAME! » A L’INITIATION A LA DESCENTE D’ENCOLURE. (première partie)

dimanche, septembre 15th, 2013

 

Introduction 

Vaut-il mieux baisser ou lever les mains pour apprendre la descente l’encolure à un cheval?

Les deux méthodes se pratiquent, mais pour ma part, je suis globalement plus adepte des mains hautes.

Pour que vous compreniez la raison de mon choix, je commencerai par vous donner en exemple une situation qui nous est arrivée à tous au moins une fois dans notre vie : imaginez-vous au milieu de la foule, dans une désagréable promiscuité. Quelqu’un vous pousse de côté pour passer devant vous sans y avoir été invité. N’appréciant guère cette situation, de façon quasi automatique vous résistez dans l’autre sens, c’est à dire du côté de la personne. Pour faire simple, la personne vous pousse par exemple vers la gauche, vous résistez en la poussant vers la droite.

Transposons maintenant cette situation dans le domaine qui nous intéresse.

Premier cas de figure :

  • vous voulez faire descendre l ‘encolure de votre cheval en exerçant sur sa tête une traction vers le bas : que fait-il? Tout naturellement il  résiste vers le haut. Que faîtes-vous alors? Vous êtes obligé de résister davantage et vous commencez à utiliser la force.
Second cas de figure :
  • vous recherchez la même chose mais en exerçant cette fois une traction vers le haut : que fait alors le cheval? Il cherche à se soustraire à cette contrainte en tirant de son côté vers le bas. Que faîtes-vous alors? Vous cédez pour récompenser cette première ébauche de descente d’encolure!!

Le processus est enclenché!

 A suivre…

LES BONNES RÉSOLUTIONS DE LA RENTRÉE!

mardi, septembre 3rd, 2013

Profitons de cette nouvelle rentrée pour reformuler clairement nos objectifs de travail avec notre cheval!

Chevaux et cavaliers ont bien souvent fait une pause estivale. Les premiers la prolongeraient bien volontiers, tandis que les seconds piaffent d’impatience à l’idée de  reprendre l’activité de leur monture!

Ne serait-ce pas le moment de repartir sur de bonnes bases? Avec une vraie  philosophie de travail?

J’aimerais insister tout particulièrement sur un point qui me semble primordial, et qui est la condition sine qua non pour dire qu’ un dressage est de qualité.

Lorsque vous faites faire un exercice à votre cheval, demandez-vous si les actions mises en place pour sa réalisation sont vraiment « lisibles »  par celui-ci : que veut dire cette action de main ou cette autre, que signifie cette action de jambe?

Avant de poursuivre en insistant, au risque de transformer votre séance en séance de musculation, assurez-vous que chaque étape est comprise, car demandée simplement et sans confusion possible pour le cheval.

Si l’on prend l’exemple d’une épaule en dedans paraissant  bien exécutée, on constate que le cheval rentre dans le cadre des aides de l’épaule en dedans. Mais si le dressage est très bien mené, cela veut dire qu’auparavant, le cheval a appris à répondre parfaitement à une simple jambe isolée, et à mobiliser de façon optimale ses épaules sur un simple déplacement des mains, de sorte qu’au moment de la demande de l’épaule en dedans, le langage des mains et des jambes lui est plus compréhensible.

Ne faîtes pas que modeler le physique de votre monture, comme vous le feriez avec un matériau sans vie!

Soyez dans une démarche didactique, afin de développer également les facultés cognitives de votre compagnon équin!!

CONTRACTION/DECONTRACTION

samedi, août 24th, 2013

Pascale et son poney de 6 ans  Tornado forment un couple encore jeune dans le travail. Il est intéressant de faire un comparatif de leur état de décontraction, entre le début et la fin d’une séance.

 Sur la photo ci-dessus, la cavalière est contractée . Son visage reflète une certaine appréhension qui rejaillit sur l’ensemble de son corps :

    • Muscles du cou raidis;
    • Epaules remontées bloquées;
    • Avant-bras contractés;
    • Articulations coxo-fémorales verrouillées, d’où une assiette peu profonde et qui tend à reculer vers le troussequin.
 Le poney n’a pas la bouche décontractée, et sa ligne du dessus n’est pas dans la bonne orientation (base d’encolure creuse).

Sur cette photo au contraire, la sérénité se lit sur le visage de la cavalière. La décontraction rend le couple beaucoup plus harmonieux :

  • Le cou et la nuque sont souples;
  • Les épaules sont relâchées et plus libres;
  • Les muscles des avant bras sont moins saillants, ce qui induit un contact plus doux avec la bouche du poney;
  • Les hanches sont également beaucoup plus libres, et l’assiette plus profonde. La cavalière est vraiment assise!

Le poney présente une très bonne orientation de l’encolure et de la nuque, et un excellent contact avec son mors. Il reste encore à abaisser ses hanches et tendre la région lombaire. le travail y pourvoira!

La cavalière a une très bonne attitude car très en harmonie avec son poney. Elle peut néanmoins encore progresser dans le relâchement du bas de la jambe, la cheville étant encore un peu contractée.

TRANSITIONS GALOP-TROT.

dimanche, juillet 21st, 2013

Pour réussir de bonnes transitions galop-trot, il est essentiel comme à chaque fois, d’avoir une démarche très progressive. Rien ne sert de vouloir contraindre son cheval par une attitude raccourcie prématurément!

Il vaut mieux pour ce dernier, que son cavalier joue la carte de la facilité. Par facilité il faut comprendre, capacité pour le cheval à réaliser l’exercice avec aisance et dans la fluidité la plus totale.

Pour cela, il est de première importance de commencer ces transitions en laissant le cheval dans une attitude horizontale, voire l’encolure un peu basse et encadré par des rênes assez longues.

Tout comme sa monture, le cavalier doit chercher à porter son centre de gravité vers l’avant. Une fois trouvé le bon équilibre, la plus grande décontraction sera de mise, et notamment au niveau de l’articulation coxo-fémorale.

En effet le cavalier, lorsqu’il est au galop, doit presque chercher à laisser « tomber » son cheval dans le trot, ce dernier ne modifiant pas son attitude. Le cheval doit comme glisser du galop vers le trot.

Afin que cette transition s’effectue à la plus petite sollicitation du cavalier, celui-ci ne doit en aucun cas gêner sa monture.

A observer mes élèves en cours, j’ai souvent pu constater que c’est principalement par des contractions situées dans la région du bassin que le cavalier entrave la locomotion de son cheval :

  • mauvaise articulation de la charnière lombo-sacrée ;
  • blocage de l’articulation coxo-fémorale ;
  • contraction des adducteurs .

Ces trois problèmes majeurs sont relativement lourds de conséquence pour notre exercice :

  • l’assiette n’accompagne plus le dos du cheval :
  • les cuisses se ferment, empêchant le cheval de « passer » ;
  • le cavalier se met à tirer en reculant son centre de gravité.

Pour toutes ces raisons, la transition tarde à venir, le cheval ne pouvant la donner. La relation alors n’est plus à double sens : demande du cavalier-réponse de sa monture, mais à sens unique, le cavalier obligeant par une force excessive et injustifiée sa monture à changer d’allure.

Dans ce type de travail, il faut accepter de « lâcher prise » au maximum, de se livrer totalement en faisant confiance au cheval. Très certainement qu’alors, un rien suffira pour que ce dernier comprenne puis exécute aisément et de bonne grâce, ce qui lui est demandé.

L’inverse est bien sûr tout aussi évident!

Testez l’exercice, et donnez vos impressions!!

C’est les vacances, tout le monde se met au vert… et surtout la photographe qui n’a pas de nouvelles photos à proposer!!!

CHANGEMENTS DE PIED SUR LA DIAGONALE.

dimanche, juin 30th, 2013

Lors de l’apprentissage des changements de pied sur la diagonale, il y a très souvent une phase critique durant laquelle le cheval « vole » ces changements.

Inutile de vous agacer, le cheval a sans aucun doute de bonnes raisons d’agir de la sorte : soit vous lui avez demandé de le faire sans en avoir eu conscience, soit il lui est tout compte fait plus facile de changer de pied, que de rester au contre-galop, soit  il fait tout simplement preuve de bonne volonté et anticipe votre demande!

Quoi qu’il en soit, si la mise en place de certaines stratégies dans ce travail  me paraît essentielle afin d’éviter la répétition de cette situation, la punition est néanmoins à proscrire!

Dans ce post, je vais vous proposer quelques idées qui pourront, je l’espère, vous aider dans l’étude de vos changements de pied sur la diagonale :

  • Pour commencer, assurez-vous d’être parfaitement stable dans votre attitude et dans vos aides, afin de ne pas induire le cheval en erreur ;
  • Ne changez pas de pied systématiquement à chaque séance ;
  • Entre deux changements, vous pouvez faire des transitions galop-pas-galop ou galop-trot-galop sur la diagonale, en veillant à passer dans un pas ou un trot franc et actif, et sans que le cheval ne vole le départ au galop ;
  • Alternez aussi avec des diagonales uniquement  au trot ;
  • Ou en restant au contraire au contre galop sur toute la diagonale.

Donc, si une certaine routine, qui n’est autre que la répétition nécessaire à l’apprentissage d’un exercice, est incontournable, doit suivre ensuite une phase vous permettant de tester les acquis de votre cheval, en sortant justement de ce contexte répétitif canalisant, mais en restant néanmoins sur la diagonale.

Lorsque les changements de pied sur la diagonales ne seront donnés qu’à la demande du cavalier, ils pourront être demandés ailleurs.

 

 

OUVERT OU FERME.

mercredi, juin 19th, 2013

Rappelez-vous qu’il vaut toujours mieux avoir son cheval un peu ouvert qu’un peu enfermé.

Ceci pour une question de bonne santé des vertèbres cervicales qui subissent moins de contrainte dans le premier cas que dans le second, mais également pour laisser plus de liberté au champs  visuel de l’animal.

Essayez donc un peu de courir en regardant vos pieds!

Outre les éléments cités précédemment, on constate également que le confort au niveau de la bouche n’est pas le même!

Pensez-y, quand vous monterez votre compagnon!

 

TRANSITIONS « GALOP- PAS-GALOP »: QUELQUES CONSEILS.

mercredi, juin 12th, 2013

Il est tentant, lorsque l’on travaille les transitions « galop-pas-galop », de contenir un peu (ou beaucoup parfois) le cheval au pas, avant le départ au galop : cela donnant l’impression d’un départ franc et dynamique.

Il est également tentant de  faire une transition descendante nette et énergique, de manière à ne risquer aucune foulée de trot entre le galop et le pas.

Mais ce type de transitions a plusieurs inconvénients :

  • Le cheval se jette dans le départ ;
  • Il se bloque dans la transition descendante ;
  • Il risque à très court terme, d’avoir un mauvais pas (pas étriqué) dans cet exercice ;
  • Il risque également très rapidement de voler le départ au galop plutôt que de marcher au pas (dans cet enchaînement également bien sûr).
Là encore il faut prendre son temps pour préparer cet exercice qui amène aux changements de pieds de ferme à ferme.
Pour ce qui est du premier point, il est important au début, de demander un pas actif au cheval, avant le départ au galop. Il part ainsi en s’employant, en s’articulant, et avec fluidité.
Petit à petit, on pourra alors lui demander un pas plus rassemblé, mais qu’il donnera avec plus de légèreté et d’activité que s’il avait été raccourci prématurément, au risque d’être « embouti », et de perdre une locomotion correcte.
Pour le deuxième point, il faut éviter de faire la transition galop-pas,  par blocage de la locomotion du cheval, blocage qui empêche ce dernier de poursuivre son galop, et le fait donc tomber dans le pas.
En pré-requis vivement recommandé, le cheval doit être actif dans son galop, et passer ses transitions galop-trot, à la plus fine sollicitation de son cavalier. A partir de là seulement, il peut lui être demandé de passer directement au pas, par grandissement et allègement de son avant-main. Pour ce faire, le cavalier doit se grandir et agir par soutien des mains au dessus du garrot. S’il agit par retrait de la main, il risque fort de perturber la locomotion de sa monture.
Certes, il faut être tolérant, car ce n’est pas parce que l’on a décidé de demander une transition galop-pas que l’on va l’obtenir! Il faut accepter les premiers temps, encore quelques foulées de trot!
En ce qui concerne les troisième et dernier points, je conseille fortement de travailler pendant longtemps dans un pas actif, et de ne repartir au galop que lorsqu’il est réellement obtenu.
Le pas étriqué sera ainsi combattu, et le cheval se libérant dans sa locomotion, n’aura plus envie de voler le départ au galop, ce qui représentait sans doute pour lui  une sorte d’échappatoire à la contrainte d’un pas mal raccourci et contracté.

 

EN FAIRE LE MOINS POSSIBLE.

mercredi, mai 29th, 2013

Lorsque je demande à un élève d’en faire le moins possible, je me dois de lui expliquer qu’ il peut répondre à cette demande de diverses manières.

Reprenons quelques points importants concernant les aides :

Premier point : selon les exercices, les actions du cavalier nécessitent des associations d’aides plus ou moins complexes.

Second point : selon la réactivité du cheval au moment de la demande du cavalier, le dosage des aides peut varier.

Partant de ces deux concidérations, le cavalier doit chercher à en faire le moins possible.

Par rapport au premier point, et contrairement à ce que dit l’adage bien connu de tous : « Qui peut le plus, peut le moins », quelle que soit la complexité d’association des aides, il s’agit de n’utiliser que les aides strictement nécessaires à l’action voulue. En effet, et si l’on prend l’exemple d’une épaule en dedans, combien voit-on de cavaliers mettre en place un maximum d’aides, et sans trop de discernement il faut bien le reconnaître, dans l’espoir d’obtenir ne serait-ce qu’un semblant d’épaule en dedans.

Et bien ça ne fonctionne pas ainsi, et cela n’engendre en général que désordre et perturbation chez le cheval qui n’y comprend pas grand chose.

Trop d’informations tuent l’information. Mieux vaut bien utiliser une aide, plutôt que deux,  de manière inappropriée.

 Par rapport au second point, même si l’on sait que le cheval que l’on monte a une faible réactivité, il faut toujours chercher à commencer par une action la plus faiblement dosée, donc là encore en faire d’abord le moins possible, ceci pour abaisser le seuil de réponse de l’animal. En effet, si l’on agit « fort » de suite, on ne donne aucune chance au cheval d’apprendre à répondre un jour à des aides fines et délicates, pour la simple raison qu’elles sont inexistantes. De plus, le cavalier perd autant d’occasions d’apprendre à travailler dans la décontraction.

Par contre il est bien évident qui si l’on doit augmenter l’intensité de l’action, on peut le faire, mais en prenant garde de ne contracter que les seuls muscles nécessaires à la réalisation de cette action.

Si d’autres groupes musculaires se contractent inutilement, c’est autant d’informations parasites reçues par le cheval, et qui risquent de rendre l’action initiale incohérente. 

Augmenter l’intensité d’une action, ne doit pas en modifier la qualité.

PIROUETTE AU PAS : QUELQUES COMPLÉMENTS D’INFORMATIONS.

mercredi, mai 15th, 2013

 Pour commencer, je reprendrai les éléments précédemment  écrits sur le sujet :

Essai de descriptif:

Le cheval décrit un petit cercle avec ses postérieurs, tandis que ses antérieurs décrivent un cercle concentrique plus grand autour de ces derniers ( déplacement côté concave, le cheval étant incurvé dans le sens du déplacement et regardant donc ses hanches).
Une plus grande amplitude de mouvement est demandée aux épaules afin qu’elles précèdent les hanches.
Le cheval croise son postérieur et son antérieur externes par dessus son postérieur et son antérieur internes. Les membres externes travaillent essentiellement en adduction.

La pirouette a pour but d’apprendre au cheval à s’équilibrer en se grandissant et en abaissant ses hanches, et par voie de conséquence, à s’alléger du devant et à renforcer la musculature de son l’arrière- main.

Pré-requis:

Le cheval doit être à l’aise dans tous les pas de côté, particulièrement dans les appuyers, puisque les aides de base sont les mêmes. Cela semble être une évidence, néanmoins, il ne s’agit pas seulement d’effectuer ces exercices, deux points me paraissent très importants à surveiller :

Les déplacements latéraux doivent être faits avec un grand souci de finesse dans l’emploi des aides, afin que le cheval apprenne à répondre avec beaucoup de sensibilité aux demandes de son cavalier, ce travail demandant des corrections rapides et subtiles.

Le cheval ne doit en aucun cas perdre son impulsion. Il doit rester énergique, sous peine de « s’acculer », en s’écrasant sur ses postérieurs, et sans pouvoir détacher correctement ces derniers du sol.

Précisons tout d’abord, que lorsque tout se passe correctement, le cavalier, après avoir légèrement ployé sa monture vers l’intérieur, déplace et contrôle les épaules à l’aide de sa rêne extérieure, tandis que sa jambe extérieure, en arrière de la sangle, empêche les hanches de déraper et donc, le postérieur externe de s’écarter vers l’extérieur  au lieu de chevaler par dessus l’autre, vers l’intérieur. L’assiette et parfois la jambe intérieure à la sangle, maintiennent l’impulsion.

J’insiste tout particulièrement sur l’état d’esprit avec lequel le cavalier doit aborder sa pirouette. Il ne doit  être relâché ni mentalement ni physiquement, comme s’il était dans un état trop neutre, par exemple dans une détente appaisante en descente d’encolure.

J’entends par là que la pirouette, comme tous les exercices qui requièrent de la part du cheval une attitude rassemblée, demande au cheval énergie, concentration et brillant, et le cavalier doit être dans les mêmes dispositions : redressement du buste, tension du dos , assiette profonde et impulsive, et réactivité mentale.

Ceci est très important, et pour une même utilisation des aides, peut tout changer!

Trop d’application peut ôter du brillant. Il fait mettre beaucoup de vie dans cet exercice!

Problèmes rencontrés.

Parmi les problèmes rencontrés par le cavalier en cours d’apprentissage de la pirouette au pas, en voici quelques uns rencontrés fréquemment :

  • Le cavalier déplace les épaules de son cheval par une rêne d’appui externe, celui-ci risque de perdre son pli, et de se voir un peu brusquement déséquilibrer vers l’intérieur en tombant sur son épaule interne, interdisant au cheval toute possibilité de s’équilibrer sur les hanches.  Alors, les hanches vont très certainement chasser à l’extérieur du cercle, le postérieur externe s’écartant en travaillant en abduction, et non plus en adduction.
  • Le cavalier utilise trop fort sa jambe extérieure de peur de voir les hanches déraper : le cheval « s’entable ». Les hanches précèdent les épaules qui ne tournent plus autour de ces dernières, les antérieurs ayant beaucoup perdu de leur amplitude de mouvement.
  • Une réaction identique peut avoir pour origine un emploi trop important de la rêne intérieure. En effet, pour marquer le pli, le cavalier fait une rêne contraire interne qui peut bloquer les épaules et les contrarier dans leur déplacement vers l’intérieur. Les hanches de ce fait, vont précéder les épaules.
  • Poids du corps du mauvais côté, vers l’extérieur, ce qui n’aide pas le cheval à aller vers l’intérieur.

Les épaules doivent toujours donner l’impression de vouloir passer en avant des hanches!

Proposition de quelques « remèdes ».

Dans le premier cas, le cavalier devrait plutôt se grandir en se redressant sur une rêne directe extérieure agissant en direction de la hanche du même côté. Toutefois, cette action est associée à un léger rapprochement de cette rêne vers le garrot, provoqué par une subtile rotation du buste vers l’intérieur pour inviter les épaules à tourner.
Pour ce qui est du second cas, attention! La jambe n’est pas toujours là pour mettre les hanches à l’intérieur, mais pour les empêcher d’aller à l’extérieur. Tout est question de nuance. Il suffit très certainement de modérer l’action de cette jambe, pour voir la situation s’améliorer.

Enfin, dans le dernier cas, en décollant la main intérieure du garrot, et en transformant la rêne contraire en rêne directe, ici encore, l’amélioration peut être instantanée. Méfiance pourtant! Cette rêne directe est délicate à utiliser et ne doit en aucun cas exercer une traction vers l’arrière, elle pourrait provoquer l’effet inverse et faire chasser les hanches. Le cavalier ne doit pourtant pas renoncer à l’employer, mais au contraire, s’appliquer à garder la main bien fixe, et pour marquer son action, à tourner légèrement son poignet vers l’extérieur en fermant les doigts sur la rêne.

Il ne faut pas oublier non plus, qu’un cheval qui manque de force aura besoin qu’on le laisse un peu avancer dans les débuts de l’apprentissage de cet exercice, sous peine de le voir éventuellement reculer, ce qui est plus ennuyeux.

Maintenant j’aimerais insister sur un point important, le plus important de ce travail : le postérieur interne, support de toute la masse du cheval, et véritable pivot autour duquel ce dernier tourne,  abaissant ses hanches et  fléchissant ses articulations, du bassin aux jarrets.
Cette attitude demandant énormément de force et d’efforts, beaucoup de chevaux dans les débuts de l’apprentissage, cherchent naturellement à s’y soustraire. Ce faisant, les hanches peuvent partir à l’extérieur, se porter excessivement vers l’intérieur, ou bien ne faire ni l’un ni l’autre et rester dans l’axe, mais sans jamais que les postérieurs ne travaillent en adduction ou en abduction. Le cheval alors fait de tout petits pas, les postérieurs se posant l’un à côté de l’autre, sans croiser ni s’écarter, mais plutôt en piétinant.

 

 

Ci-dessus, le postérieur gauche est resté à côté du postérieur droit.
Ci-dessus, le postérieur gauche croise trop par delà le postérieur droit.
ici, le postérieur gauche se pose devant le postérieur droit.
Comme je l’ai dit, ces problèmes peuvent être inhérents au cheval, mais aussi être accrus du fait des maladresses du cavalier. Le dernier cas de figure évoqué ci-dessus est souvent lié à un manque d’impulsion. Pour ce qui est des deux autres cas, je constate fréquemment qu’ils surviennent lorsque le cavalier ne réussit pas à gérer de façon concomitante et équilibrée, la mobilité  des épaules et celle des hanches. 
En effet, si parfois un simple ajustement soit des hanches soit des épaules, suffit à améliorer l’attitude, d’autres fois, cette même correction incite le cheval à échapper de son autre extrémité. Par exemple : le cavalier doit amener les épaules un peu plus vers l’intérieur, mais sous l’effet de cette nouvelle contrainte, le cheval échappe des hanches vers l’extérieur, ou bien encore le cavalier doit tenir d’avantage les hanches, mais le cheval tente de se libérer de cet effort supplémentaire en déportant ses épaules à l’extérieur.
Le cavalier devra alors faire face à ce type de situation, en coordonnant habilement ses mains et ses jambes, de manière à encadrer ponctuellement un peu plus fermement sa monture, pour qu’en même temps, il ait le bon déplacement des épaules et le maintien des hanches à la bonne place.
Voici le défaut que j’observe le plus souvent chez le cavalier : sous l’action renforcée de la jambe extérieure, le cavalier déporte tout son poids de ce même côté, donc vers l’extérieur, ce qui n’est pas recommandé dans la pirouette, et freine le déplacement des épaules vers l’intérieur.
 

EXISTE-IL UN PLANNING TYPE DE TRAVAIL DU CHEVAL?

vendredi, mars 1st, 2013

Une lectrice de ce blog m’a récemment demandé s’il existait un planning type de travail hebdomadaire pour  les chevaux.

Pour les chevaux de compétition, certainement, mais je ne pense pas que les cavaliers de compétition lisent ce blog, qui s’adresse surtout à tous les autres, ceux dont les objectifs de travail font qu’ils ne sont pas pressés.

A ceux-ci je dirai que je ne pense pas qu’il existe un programme type, même s’il y a néanmoins certaines grandes lignes à respecter, applicables à tous les chevaux.

Voici quelques-unes de ces grandes lignes :

  • Toujours arrêter le travail avant de dépasser les capacités physiques et de concentration du cheval;
  • Tenir compte de l’age du cheval;
  • Varier les exercices dans une même activité, et les activités elles-mêmes, afin de solliciter les facultés cognitives du cheval;

 

 

  • Varier les lieux de travail, pour ne pas maintenir le cheval dans un cocon;

 

  • Si le cheval ne va pas au paddock, ou si les paddocks sont impraticables à cause du temps, profiter de la carrière ou du manège pour le mettre en liberté, et l’autoriser à s’exprimer comme il l’entend, et à évacuer les tensions indésirables.

 

  • Passer du temps auprès de son compagnon pour faire autre chose que le panser ou le travailler, par exemple jouer avec ou le faire brouter, ces activités se substituant bien sûr à une séance de travail dans la semaine.

Un cavalier doit savoir écouter son cheval et son bon sens. Le cheval lui renvoie sans cesse des informations qu’il doit être capable de recevoir, de traiter au plus juste, et dont il doit pouvoir tirer profit pour, dans le cas qui nous intéresse,  établir un programme de travail hebdomadaire.

Mais ce programme sera probablement sans cesse à remanier pour des raisons multifactorielles, telles que l’état physique et psychique de l’animal.

De plus, un cavalier qui s’occupe de plusieurs chevaux ne peut raisonnablement pas appliquer le même programme à tous, tant la différence est parfois remarquable d’un individu à l’autre. Certains chevaux sont raides et ont besoin d’assouplissements quotidiens pour rester en forme physique (comme certains cavaliers, pour ne citer que moi d’ailleurs,qui suis raide et qui ai besoin d’étirements quotidiens).

D’autres par contre, et là je pense à un cheval qui n’est monté qu’une fois par semaine (il va tous les jours au paddock!),  par moi, et que je retrouve presque chaque fois comme si je l’avais monté la veille. Par contre, cette souplesse est associée à une grande sensibilité qui s’accorde mal à une répétition trop prononcée des exercices, l’agacement survenant relativement vite.

Cette cavalière qui m’écrit, semble être à l’écoute de son cheval puisqu’elle remarque un certain nombre de points qui paraissent ne pas lui convenir. Si elle fait appelle à son bon sens, elle se posera les bonnes questions, et en expérimentant différents ajustements  dans le planning de travail de sa monture, elle obtiendra très certainement les bonnes réponses.

Sauf si le cheval a réellement besoin d’une véritable préparation physique avec mise en condition particulière en vue d’un effort important, il est toujours plus dommageable de demander trop que pas assez.

Si le cheval est calme, à l’écoute, disponible, reste joyeux et ne rentre pas systématiquement mouillé, c’est que le planning n’est pas mauvais!

Si vous avez des doutes, n’hésitez pas à expérimenter de nouvelles formules et surtout, offrez dès que possible à votre compagnon, des mises au paddock si vous le pouvez, ou dans le cas contraire, des mises en liberté en carrière ou dans le manège.