Archive for the ‘Conseils Dressage’ Category

A propos du contre galop

Saturday, December 15th, 2007

Le contre galop est un véritable travail d’assouplissement, à mon avis à ne pas négliger.

J’ai vu beaucoup de chevaux améliorer leur galop, ayant conjointement été gymnastiqués au contre galop.

Il y a un point important, dans cet exercice, que j’aimerais souligner : travaillez au contre galop avec un léger pli d’encolure à l’intérieur. Cela libère l’épaule extérieure et facilite le geste de l’antérieur, notament dans les courbes et dans les coins.

Cette attention particulière évite à bien des chevaux de se désunir devant dans les tournants.

Evidemment ce n’est pas toujours ce que les gens apprennent au départ, cela semble pourtant logique!

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Le Galop …dans une perspective d’auto-régulation

Sunday, December 9th, 2007

Il n’est pas toujours aisé d’obtenir un beau galop souple, ample et lent, dans lequel le cheval s’articule correctement. Il faut du temps pour bien gymnastiquer ce dernier afin qu’il arrive à mettre son dos en place sans peser, en restant en équilibre sur des hanches qui s’abaissent facilement.

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Le conseil que je vais vous donner ici s’applique au travail de base du galop.

Tant que votre cheval s’articule difficilement, soit il peut, galoper vite et à plat, ou bien encore, ne maintenir son galop que quelques foulées et repasser rapidement au trot.

Dans le premier cas, cherchez à le ralentir, bras souples, mains légères, assiette liante et profonde, jambes relâchées et au besoin en le calmant de la voix.

Donnez peu d’informations à la fois et juste celles qui indiquent votre volonté de ralentir. Il y a bien sûr un risque qu’il repasse au trot, repartez alors immédiatement au galop, sans brutalité toutefois, de sorte qu’il comprenne qu’il ne devait pas prendre l’allure inférieure. Recommencez inlassablement jusqu’à ce qu’il puisse, l’ensemble du travail aidant, maintenir un galop plus lent.

Dans le second cas, et bien repartez fermement au galop à chaque fois qu’il redescend à l’allure inférieure, pour lui indiquer qu’il commet une erreur. Vous pouvez sanctionner la transition descendante non désirée, par un “non” vigoureux de la voix avant de repartir au galop.

Quoi qu’il en soit, je pense qu’il est vraiment néfaste de mettre les jambes alors que votre cheval est encore au galop, pour l’empêcher de passer au trot. C’est un cercle vicieux : on lui prête très vite l’intention de vouloir descendre à l’allure inférieure dès qu’il ralentit, et c’est finalement ce fait même que l’on sanctionne et non plus le passage au trot.

Dès lors, il devient difficile de ralentir quand on le souhaite, le cheval étant habitué à toujours être reporté en avant. A moins, bien sûr, de mettre encore plus de mains et de jambes comme on le voit souvent.

On est loin alors , du beau galop lent et souple dans la descente des aides.

De plus, on ne développe pas l’autonomie de son cheval. On l’emprisonne dans des aides qui ne laissent aucune possibilité “d’auto-organisation” qui pourrait répondre au mieux à la demande du cavalier.

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Offrez à votre monture les meilleures conditions pour apprendre une nouvelle tâche et ne faites pas, si je puis dire,  les efforts à sa place, il n’acquerra rien de valable ni de durable. 

Et l’assiette dans tout ça !

Sunday, December 2nd, 2007

Dans mon information “Quelle action de jambes pour partir au trot”, mon intention était vraiment de ne parler que de l’aide “jambes” dans le départ. Mais il va sans dire que l’importance de l’assiette est évidente, celle-ci étant quasiment omniprésente, soit comme siège de l’équilibre, garante alors de l’harmonie entre le cavalier et sa monture, soit comme aide impulsive ou de direction, comme dans les pas de côtés, par exemple.

Néanmoins, très objectivement, je ne pense pas que seule l’assiette puisse indiquer précisément au cheval, l’exercice à exécuter. En effet, avec un cheval peu ou moyennement avancé, elle sera accompagnée des autre aides (mains et jambes) de façon claire et nette. Puis à mesure que le cheval affinera son dressage, le cavalier diminuera de plus en plus ses actions de mains et de jambes jusqu’à n’utiliser pratiquement plus que l’action de l’assiette et celle du buste. Cependant, celles-ci seront toujours associées à une ébauche, même infime, du signal déclencheur de l’exercice : une ouverture de cuisses, un soutien des mains, une dissociation des jambes etc…

Ce qui procure un sentiment d’épure extrêmement agréable qui donne l’impression qu’il suffit de penser à l’exercice pour que celui-ci soit réalisé dans l’harmonie la plus totale.

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A propos d’une mauvaise interprétation des actions de jambes…

Sunday, November 4th, 2007

Je n’ai pas la prétention d’avoir la bonne solution à tous les problèmes, mais je vais tenter de vous inciter à vous poser les questions qui peuvent vous aider à les résoudre.Le cas qui nous intéresse est le suivant : dans l’incurvation, la jument semble mal interpréter les actions de jambes sur lesquelles elle allonge. La cavalière utilise alors les mains pour la reprendre et cède quand le calme revient. Cela ne change rien, la jument repart de plus belle.Cette situation soulève plusieurs interrogations et amène différents conseils.

  •  Votre jument ne craint-elle pas les jambes ? Etes-vous aussi légère dans les jambes que dans les mains?

Rappelez-vous : les jambes tombent naturellement et sont moelleusement au contact des flancs, n’agissant que ponctuellement en fonction des demandes et sans surprendre le cheval.

  •  Les épaules sont-elles bien orientées ?

Dans une incurvation quelle qu’elle soit, penser d’abord à bien orienter les épaules de votre monture et à combattre les petites résistances que vous pouvez rencontrer dans la bouche et l’encolure. Si l’avant main reste décontractée et flexible, il y a toutes les chances que cela se propage au reste du corps.

Les jambes alors n’ont plus qu’à maintenir l’impulsion, toujours sans effort, et peut-être à faire quelques petites actions de contrôle des hanches.

  • Ne forcez-vous pas sur votre jambe intérieure à la sangle sous prétexte d’incurver le cheval ?

Dans cette partir là de son corps, donc au niveau des dorsales, le cheval a peu de flexibilité les vertèbres étant d’une conformation particulière. En effet, elles ont de longues apophyses transverses qui donne au dos la rigidité nécessaire pour supporter un poids mais pas pour se mobiliser latéralement, contrairement à l’encolure dont les vertèbres ont de courtes apophyses transverses, donc l’idée que la jambe intérieure à la sangle incurve le cheval est quelque peu erronée.

C’est plutôt la disposition des hanches et des épaules par rapport au corps qui donne l’effet d’incurvation.

Si ces points sont respectés et si, de plus, vous restez équilibré sur votre cheval avec une assiette liante, il y a peu de raisons que l’incurvation génère une accélération. Assurez-vous aussi que le fait d’incurver le cheval ne provoque pas de douleur, douleur qui pourrait engendrer la fuite.

Dans un premier temps, assurez-vous d’être en descente de jambes lorsque vous allez agir. Ensuite, je dis souvent que c’est une question de  « timing » : il faut agir très rapidement mais sans brutalité, dès que le problème survient pour rééquilibrer le cheval, sans qu’il ai le temps de s’appuyer et céder tout aussi rapidement.

N’hésitez pas à céder au point de lâcher le contact pour obliger le cheval à se tenir tout seul. Osez le faire !

When your legs are hard you risk a horse that is hard in your hand.

Néanmoins ce n’est pas miraculeux et il faut parfois recommencer plusieurs fois avant qu’il comprenne.

Soyez rigoureux et restez patients. Comme le disait un certain Nuno Oliveira “L’art équestre commence par la perfection des choses simples.”

N’hésitez pas à communiquer sur le blog le résultat de votre travail.

Pour Agathe et les autres… à propos de la descente des aides.

Sunday, October 28th, 2007

Comme tu le dis toi même, Agathe, le dressage est l’art d’apprendre au cheval à retrouver ses capacités naturelles mais avac un cavalier sur son dos. Donc ce n’est pas en le soutenant en permanence qu’il retrouvera son autonomie. Ce soutien ne doit être que ponctuel et cesser quand le cheval se tient ou se porte seul, selon ce qu’on lui demande.

Beaucoup pensent que la tension des rênes est la conséquence de la tension du cheval : les chevaux du 18e siècle étaient-ils tous flottants, eux qui sont représentés rênes flottantes? Je ne pense pas, quand on sait tout ce qu’ils étaient capables d’exécuter. Je crois surtout qu’il est plus facile et plus rapide d’obtenir un semblant de résultat en “coinçant ” son cheval, celui-ci ayant de ce fait beaucoup moins de liberté pour exprimer ses difficultés et ses désaccords. Il nous donne alors l’impression d’être rentré dans le droit chemin et que nous sommes sur la bonne voie.

En réalité, ce n’est qu’un leurre, le cheval n’est certainement pas juste et tôt ou tard nous le trouverons lourd ou bien mou, il tournera en tombant à l’intérieur, ralentira avec beaucoup de difficultés si on ne met pas beaucoup de jambes etc….

Un cheval tendu est un cheval élastique et dans l’impulsion. Ceci s’acquiert grâce à la gymnastique et à un dressage rigoureux aux aides, du temps, de l’écoute et de la patience. C’est à la portée de tous les cavaliers et de tous les chevaux, avec certaines différences, cependant.

Pour répondre à ta question Agathe, je pense qu’on ne doit pas oublier de déployer un cheval ibérique et qu’il faut penser à raccourcir un selle français. Ainsi on peut compenser les petits déséquilibres de leurs aptitudes naturelles réciproques.

Descente des aides (partie 3)

Thursday, October 25th, 2007

 Effets de la descente des aides

Le cavalier qui travaille dans la descente des aides favorise le bien-être de sa monture, permettant à celle-ci de respirer normalement en ayant la cage thoracique décontractée.

Les points de tension et de compression dans la bouche se relâchent régulièrement en même temps que les rênes s’allègent.

L’équilibre du cheval n’est pas perturbé par une assiette qui s’agite sans cesse.

De plus, la descente des aides favorise l’autonomie du cheval. En effet, lorsque le cavalier cède, il souhaite ardemment que son cheval garde en tous points la même attitude, la même vitesse, la même cadence mais sans son aide. Si ce n’est pas le cas, il réitère sa demande, cède à nouveau si obéissance il y a et ainsi de suite.

Bien sûr, ce travail est délicat, demande de la cohérence et de la persévérance, mais le résultat est tellement agréable pour le cavalier et bénéfique pour le cheval, qu’il mérite que ce soit une recherche permanente

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Descente des aides (partie 2)

Tuesday, October 23rd, 2007

Quand la descente des aides n’est pas pratiquée…

Combien voit-on de cavaliers, jambes dures et plaquées en permanence sur de pauvres chevaux poussifs, dont la réactivité est complètement inhibée par la gène de ce contact beaucoup trop fort sur leurs flancs, et ces autres, dont les chevaux allongent tellement cette fois, que leurs cavaliers sont obligés de se raccrocher aux jambes pour ne pas être trop brinquebalés.

Ne pourrait-on pas limiter les excès et penser un peu au confort du cheval ? Combien y a t-il encore de cavaliers qui portent à bout de bras leurs montures sous le prétexte de la tendre et de la garder en équilibre ? Mais le cheval dans la nature a t-il vraiment besoin de la main de l’homme pour être tendu et léger ?

Descente des aides (partie 1)

Sunday, October 21st, 2007

Introduction

Vous êtes en équilibre, décontractés, profondément assis dans votre selle, avec le sentiment d’être descendus dans le corps de votre cheval. Vos mains et vos jambes sont libres, agissant indépendemment les une des autres ou de façon sychrone selon les exercices.

Vous pouvez alors perfectionner la descente des aides. Lors d’une transition montante, quelle qu’elle soit, vos jambes demandent au cheval de se porter en avant ou de passer à l’allure supérieure et à la moindre obéissance elle doivent impérativement cesser d’agir. Il en va de même pour les mains dans les transitions descendantes. L’assiette aussi doit savoir en quelques sortes céder en se faisant plus légère, moins impulsive.

De l’importance de la position à cheval

Sunday, October 14th, 2007

Bien que reconnaissant que la position est quelque chose de très important, bon nombre de cavaliers, voire d’enseignants, pensent au fond d’eux-même, que c’est une histoire de débutants.

A la question “que travaillez-vous en ce moment?” il est beaucoup plus valorisant de répondre “les appuyers” que “la position”. Combien d’élèves se voient reprocher par leur enseignant de tirer ou d’avoir un cheval qui ne répond pas aux jambes! Comment pourrait-il en être autrement, puisque les pauvres malheureux tentent, tant bien que mal de compenser un équilibre souvent précaire, se raccrochant pour cela aux rênes ou aux flancs de leur cheval.

Sorti de l’état de débutant où la principale préoccupation est de ne pas tomber, le cavalier, dès lors qu’il tient en selle, n’a en général pas conscience qu’il est en déséquilibre, et bien souvent il ne peut pas compter sur son professeur pour le lui faire sentir.

L’harmonie entre le cavalier et sa monture est un bien trop précieux pour que ce ne soit pas une quête permanente. En effet, a priori, le cavalier est une gêne pour son cheval. Il doit donc trouver sans cesse le meilleur équilibre pour entraver le moins possible la locomotion de celui-ci.

Pour le cavalier, la meilleure position à posséder est celle dans laquelle l’équilibre pourrait s’approcher de celui du piéton : être constamment au dessus de ses pieds (sans pour autant s’appuyer sur les étriers,  l’assiette seule est le siège de l’équilibre ).

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Cette position est à mon avis la seule à pouvoir induire la décontraction, et un cavalier décontracté n’est plus un cavalier raccroché. Les bras, les mains et les jambes sont alors libres et indépendants et peuvent agir à bon escient, sans porter atteinte à l’intégrité physique et mentale du cheval.

Levade à pied

Sunday, August 26th, 2007

weblevadeeclairee.JPGLevade à pied

Juste quelques lignes pour vous dire comment Arly m’a donné ce qui pourrait ressembler à une première levade à pied.  J’étais en train de travailler les départs au trot de l’arrêt sur la piste, et mon cheval faisait à chaque fois deux foulées de pas avant de partir au trot. Je me suis dit que j’allais soutenir de la main au moment de la demande, pensant qu’il se mettait sûrement sur les épaules.

J’ouvre ici une parenthèse pour dire qu’avant de donner l’ordre de faire tel ou tel exercice je m’adresse toujours à Arly en prononçant son nom; cela le rend attentif. Donc j’allais trotter, soutenant de la main, lorsque je dis: Arly…

Et là, dans le calme,  avant d’avoir eu le temps de dire autre chose, il s’est joliment levé d’une cinquantaine de centimètres. Je l’ai tout de suite récompensé car pour moi il n’avait pas commis d’erreur puisque je n’avais pas encore dis “trotte”. Il a sans doute donné la réponse qui lui semblait la plus appropriée se sentant très légèrement retenu devant et ma cravache étant seulement posée sur sa cuisse.

Depuis, lorsque je redemande de façon similaire, j’obtiens la même chose, plus ou moins bien naturellement, comme avec n’importe quel autre exercice.

Pour ce qui est du départ au trot de l’arrêt, j’ai obtenu une amélioration en ne soutenant plus devant, et  en stimulant plus de la voix: un “Arly trotte” plus vif .

En conclusion, je voulais souligner qu’il ne faut pas systématiquement sanctionner votre cheval s’il prend des initiatives, vous les avez peur-être induites. Néanmoins faites bien la différence entre initiatives et défenses.