Archive for the ‘Conseils Dressage’ Category

Descente des aides (partie 2)

Tuesday, October 23rd, 2007

Quand la descente des aides n’est pas pratiquée…

Combien voit-on de cavaliers, jambes dures et plaquées en permanence sur de pauvres chevaux poussifs, dont la réactivité est complètement inhibée par la gène de ce contact beaucoup trop fort sur leurs flancs, et ces autres, dont les chevaux allongent tellement cette fois, que leurs cavaliers sont obligés de se raccrocher aux jambes pour ne pas être trop brinquebalés.

Ne pourrait-on pas limiter les excès et penser un peu au confort du cheval ? Combien y a t-il encore de cavaliers qui portent à bout de bras leurs montures sous le prétexte de la tendre et de la garder en équilibre ? Mais le cheval dans la nature a t-il vraiment besoin de la main de l’homme pour être tendu et léger ?

Descente des aides (partie 1)

Sunday, October 21st, 2007

Introduction

Vous êtes en équilibre, décontractés, profondément assis dans votre selle, avec le sentiment d’être descendus dans le corps de votre cheval. Vos mains et vos jambes sont libres, agissant indépendemment les une des autres ou de façon sychrone selon les exercices.

Vous pouvez alors perfectionner la descente des aides. Lors d’une transition montante, quelle qu’elle soit, vos jambes demandent au cheval de se porter en avant ou de passer à l’allure supérieure et à la moindre obéissance elle doivent impérativement cesser d’agir. Il en va de même pour les mains dans les transitions descendantes. L’assiette aussi doit savoir en quelques sortes céder en se faisant plus légère, moins impulsive.

De l’importance de la position à cheval

Sunday, October 14th, 2007

Bien que reconnaissant que la position est quelque chose de très important, bon nombre de cavaliers, voire d’enseignants, pensent au fond d’eux-même, que c’est une histoire de débutants.

A la question “que travaillez-vous en ce moment?” il est beaucoup plus valorisant de répondre “les appuyers” que “la position”. Combien d’élèves se voient reprocher par leur enseignant de tirer ou d’avoir un cheval qui ne répond pas aux jambes! Comment pourrait-il en être autrement, puisque les pauvres malheureux tentent, tant bien que mal de compenser un équilibre souvent précaire, se raccrochant pour cela aux rênes ou aux flancs de leur cheval.

Sorti de l’état de débutant où la principale préoccupation est de ne pas tomber, le cavalier, dès lors qu’il tient en selle, n’a en général pas conscience qu’il est en déséquilibre, et bien souvent il ne peut pas compter sur son professeur pour le lui faire sentir.

L’harmonie entre le cavalier et sa monture est un bien trop précieux pour que ce ne soit pas une quête permanente. En effet, a priori, le cavalier est une gêne pour son cheval. Il doit donc trouver sans cesse le meilleur équilibre pour entraver le moins possible la locomotion de celui-ci.

Pour le cavalier, la meilleure position à posséder est celle dans laquelle l’équilibre pourrait s’approcher de celui du piéton : être constamment au dessus de ses pieds (sans pour autant s’appuyer sur les étriers,  l’assiette seule est le siège de l’équilibre ).

zapador  galaad c.maintier

Cette position est à mon avis la seule à pouvoir induire la décontraction, et un cavalier décontracté n’est plus un cavalier raccroché. Les bras, les mains et les jambes sont alors libres et indépendants et peuvent agir à bon escient, sans porter atteinte à l’intégrité physique et mentale du cheval.

Levade à pied

Sunday, August 26th, 2007

weblevadeeclairee.JPGLevade à pied

Juste quelques lignes pour vous dire comment Arly m’a donné ce qui pourrait ressembler à une première levade à pied.  J’étais en train de travailler les départs au trot de l’arrêt sur la piste, et mon cheval faisait à chaque fois deux foulées de pas avant de partir au trot. Je me suis dit que j’allais soutenir de la main au moment de la demande, pensant qu’il se mettait sûrement sur les épaules.

J’ouvre ici une parenthèse pour dire qu’avant de donner l’ordre de faire tel ou tel exercice je m’adresse toujours à Arly en prononçant son nom; cela le rend attentif. Donc j’allais trotter, soutenant de la main, lorsque je dis: Arly…

Et là, dans le calme,  avant d’avoir eu le temps de dire autre chose, il s’est joliment levé d’une cinquantaine de centimètres. Je l’ai tout de suite récompensé car pour moi il n’avait pas commis d’erreur puisque je n’avais pas encore dis “trotte”. Il a sans doute donné la réponse qui lui semblait la plus appropriée se sentant très légèrement retenu devant et ma cravache étant seulement posée sur sa cuisse.

Depuis, lorsque je redemande de façon similaire, j’obtiens la même chose, plus ou moins bien naturellement, comme avec n’importe quel autre exercice.

Pour ce qui est du départ au trot de l’arrêt, j’ai obtenu une amélioration en ne soutenant plus devant, et  en stimulant plus de la voix: un “Arly trotte” plus vif .

En conclusion, je voulais souligner qu’il ne faut pas systématiquement sanctionner votre cheval s’il prend des initiatives, vous les avez peur-être induites. Néanmoins faites bien la différence entre initiatives et défenses.

Travail en liberté : ouverture vers l’insoupçonné

Sunday, August 19th, 2007

  1) L’indispensable avant de commencer

Votre cheval doit, tout d’abord, tourner à la longe ou dans un rond de longe (donc sans longe mais totalement canalisé) dans le plus grand respect de la personne qui le travaille. Il doit répondre à la voix, aux codes gestuels, se porter en avant à la plus petite action de chambrière et doit s’arrêter sans l’aide de la longe. De plus, quand il est au pré et que vous allez le chercher, il doit venir vers vous spontanément. Il va sans dire que confiance et respect mutuels sont instaurés depuis longtemps.

2) Vous vous lancez

Travail en liberté au galoptravail en liberté

Commencez par lâcher votre cheval dans un espace réduit que vous augmenterez progressivement. Ayez le même comportement, les mêmes codes, les mêmes ordres qu’à la longe. N’imposez pas forcément à votre cheval de rester en cercle autour de vous. Il peut s’éloigner et prendre un peu d’autonomie dans la mesure où vous gardez le contrôle des allures et du sens des déplacements. Ayez la même philosophie qu’à la longe : laissez votre compagnon s’exprimer et puis n’oubliez pas qu’il s’agit de travail en liberté ; alors, même si elle n’est pas totale, faîtes en sorte qu’elle existe tout de même.Vous avez toutes les chances de voir votre cheval se remettre en cercle spontanément autour de vous.

3) Détail technique

changement de main en liberté à 2

Pour changer de main, faîtes cela tranquillement d’abord.Vous pouvez faire tourner le cheval, soit vers l’intérieur, soit vers l’extérieur. Cela dépend de la tendance naturelle de votre cheval ou de ce que vous décider de lui apprendre. Personnellement, je respecte la tendance de chaque cheval que je travaille. Quoiqu’il en soit, une des techniques consiste à se mettre sur la trajectoire du cheval afin qu’il soit gêné pour continuer d’avancer et à lui intimer l’ordre de tourner à l’aide d’une demande verbale ou gestuelle. Ne demandez pas cela n’importe où. Faîtes en sorte pour que le cheval ait suffisamment de dégagement pour tourner selon un angle assez large.

3) La cerise sur le gâteau

Pas en liberté à 2.

Trot, galop et changement de main à 2, en liberté.

Saut en liberté, à 2.

Lorsque vous maîtrisez la situation, et si votre cheval a un bon compagnon d’écurie ou de travail, un “meilleur ami” en quelque sorte, et qui travaille lui aussi en liberté, pourquoi ne pas essayer de les faire évoluer ensemble? Et même si de temps à autre ils se chamaillent un peu pour savoir qui sera devant, ils auront certainement plus de plaisir à travailler ensemble que séparément. Je trouve formidable de pouvoir les laisser gérer leurs différents et la hiérarchie de leur relation, dans une relative liberté, tout en continuant le travail aux 3 allures et en changeant de main lorsque je le souhaite. En général ils sont très sereins au retour à l’écurie.