OBSERVATION.
Thursday, March 15th, 2012Que voyez vous exactement sur cette vidéo représentant Eva et Xilophone?
Que voyez vous exactement sur cette vidéo représentant Eva et Xilophone?
Je suis vraiment désolée pour tous ceux dont les commentaires sont, je ne sais pour quelle obscure raison, restés en attente. Ils n’ont donc pas été publiés en heure et en temps!
A Jean-Marc Pons qui me demandait si je connaissais des enseignants en Rhône Alpes, je répondrai que non, malheureusement je ne connais personne dans cette région. Néanmoins, et pour prêcher pour ma paroisse, je peux tout de même lui dire que je vais tous les deux mois environ donner un stage dans la Drôme!
Voici les photos de la deuxième séance d’apprentissage de la révérence avec Quiebro.
J’ai repris ce travail, à pied à côté de lui, et très vite je n’ai plus eu à guider son pied.
Un simple contact de la cravache sur le membre, accompagné d’un mouvement de retrait de la main, afin qu’il recule légèrement son corps, ont suffit à le faire descendre. J’ajoute à ma demande le code vocal “descends”, espérant ainsi qu’il associe ce mot aux deux autres actions, et que plus tard, il exécute sa révérence juste à ma demande orale.
Il progresse remarquablement vite, et je pense que son dos fort n’y est pas pour rien. Il progresse si vite d’ailleurs, que j’ai estimé que le moment était venu de lui demander cet exercice monté.
De nouveau sa générosité c’est exprimée : en trois demandes, il posait presque le canon au sol!
Je n’ai rien demandé d’autre, bien sûr!
C’est très certainement sa force qui lui permet de descendre en douceur et de remonter sans à-coups, sans de surcroît, se sentir en danger dans cet équilibre plongeant. Ce qui fait que l’on ne se sent pas en danger non plus, et que l’exercice reste confortable.
La prochaine séance sera consacrée au travail de la réponse à la voix seule, à pied, et au perfectionnement du geste, monté.
J’aimerais revenir sur un commentaire intéressant fait par Silou voici quelques semaines, qui parlait du travail en extension d’encolure, et auquel je n’avais pas répondu.
Avant cela, voici en rappel, un premier post sur les étirements en général :
GENERALITES
Au niveau du dos, le respect de cette préparation musculo- ligamentaire avant l’effort, permet aux jeunes chevaux comme aux plus vieux, de réguler le système physiologique vertébral.
Pour mettre en fonction la mobilité vertébrale, deux paramètres sont particulièrement importants :
Le rendement maximum d’un mouvement est celui qui s’obtient sans résistance ou opposition.
A partir de la décontraction dans les exercices, rechercher des mouvements aisés et indolores.
Connaître et utiliser les règles biomécaniques dans le travail du cheval.
DEROULEMENT DE LA SEANCE.
Attention ! Ne pas forcer dans ce travail et toujours garder la ligne du dessus étirée, car sans quoi, il peut y avoir un écrasement du disque dans sa partie postérieure avec micro hernies vers le canal médullaire.
Lors du travail en descente d’encolure, il faut se méfier à ne pas forcer l’engagement des postérieurs car cela peut provoquer un étirement trop contraignant du ligament supra épineux et ajoute un risque de compression des disques.
A suivre…
Il est clair qu’il peut y avoir confusion chez le cheval si, épaules en dedans, têtes au mur et départs au galop sont entamés par l’action de la jambe extérieure.
Pour l’épaule en dedans, je commence par déplacer les épaules vers l’intérieur après avoir pris soin d’activer le postérieur interne grâce à la jambe intérieure à la sangle, puis action de la jambe extérieure si besoin est.
Personnellement, je ne suis pas pour reculer de façon systhématique la jambe extérieure dans l’épaule en dedans. Au risque d’en faire hurler certains, j’ose dire que déjà, j’autorise un jeune cheval qui découvre l’épaule en dedans, et qui donc fait ce qu’il peut, à chasser légèrement les hanches dès les tout débuts de l’apprentissage.
J’ai vu de nombreux chevaux hésiter à aller de côté tout simplement parce que la jambe extérieure trop présente, venait contrarier l ’ action de la jambe intérieure qui tentait de faire marcher latéralement. Ensuite, lorsque le cheval a bien compris le déplacement de côté, je règle la place des hanches, d’abord en règlant parfaitement celle des épaules, puis si vraiment cela s’avère insuffisant, je canalise par un léger retrait de la jambe extérieure.
Pour la tête au mur, je demande toujours un léger ploiement interne de l’encolure et de la tête avant de reculer ma jambe extérieure, et dans le départ au galop, j’essaie de ne pas déplacer les épaules vers l’intérieur, ni de marquer autant le pli.
Certe il y a toujours des cas particuliers qui demandent des recours à des attitudes plus marquées et plus propices à la confusion. Dans ces cas là, la voix est une aide précieuse qui peut aider à la différenciation des exercices, et quoi qu’il en soit, ces attitudes ne doivent pas durer dans le temps.
A suivre…
“…Depuis 25 ans que j’enseigne, il m’est fort heureusement venu à l’esprit qu’un cheval ou un cavalier pouvait être limité par ses capacités physiques et par son degré d’apprentissage!”…MOMENTANEMENT!!!!
Pour ceux qui auraient encore besoin d’être rassurés!
fin
Merci vraiment à tous pour votre participation très active!!
Je marque une petite pose de quelques jours, et je vous retrouve.
Jessica lâche souvent son cheval (Quick le Cob) avant une séance de travail.
C’est en général un festival de gaité! Et un excellent moyen de s’échauffer, de se mettre en souffle, et de garder le moral.
On dit des chevaux de trait (le Cob normand est une des neuf races de chevaux de trait) que ce sont des lourds.
Mais là, l’air de rien, c’est un lourd aérien!!