Archive for the ‘Parcours Pro’ Category
Quand le vent s’en mêle!
Sunday, January 6th, 2008Monter à cru, c’est pas du tout cuit!
Thursday, December 6th, 2007Monter à cru est un travail tout à fait propice au développement de la décontraction et de l’équilibre.
Il ne s’agit pas dans cet exercice de prouver ses capacités à tenir sur un cheval qui bouge, quoi qu’il puisse en coûter : jambes serrées et mains raccrochées à la bouche.
Bien au contraire, je recommande de tout lâcher et de se laisser imprégner par les mouvements de sa monture.
Si vous n’êtes pas habitué, faîtes-vous longer par quelqu’un de confiance sur un cheval sage et confortable. Equipez celui-ci d’un tapis et d’un surfaix auquel vous pourrez ajouter un dispositif non contraignant pour l’animal et qui pourra vous être utile en cas de gros déséquilibre.
Commencez au pas : laissez vos jambes et vos fesses bouger au gré des mouvements de votre cheval. Quand celui-ci tourne à droite, laissez votre poids du corps à droite, quand il tourne à gauche, gardez la fesse gauche bien à gauche et la jambe du même côté bien descendue. Ne donnez pas prise à la force centrifuge vers l’extérieur, c’est très déstabilisant.
Quand vous serez à l’aise au pas, vous prendrez le trot puis le galop. Surveillez bien votre buste : qu’il ne prenne ni avance ni retard, car alors pour compenser le déséquilibre vous serrerez certainement les jambes…entre autres…
Une fois que vous serez en harmonie avec votre monture mettez-lui un filet afin de travailler dans l’autonomie.
Vous vous régalerez, j’en suis sûre!
N’oubliez pas cependant de bien détendre le cheval avant la séance.
Colloque sur les 4 écoles d’art équestre
Sunday, November 25th, 2007Je ne vous parlerai pas de chaque allocution, mais seulement de celles qui ont attiré mon attention.
La matinée a commencé par une présentation des 4 écoles par leurs directeurs respectifs, puis nous avons eu une communication très intéressante sur l’analyse des séquenses ADN du cheval lusitanien afin de comprendre les origines de la race.
Le professeur Artur da Camara Machado nous apprend que la comparaison des données obtenues avec d’autres modèles équins, montre qu’il existe des similitudes avec d’autres races. Ceci indique que la péninsule ibérique fut un refuge pour des population de chevaux sauvages durant la dernière ère glacière.
Ensuite une intervention de l’espagnol Juan Carlos Altamirano Macarron nous révèle les origines de la doma vaquera. Celle-ci se développe au 18e siècle, au moment où la noblesse s’investit dans la confrontation avec le taureau de combat. Le développement de ces animaux combatifs fera abandonner ces pratiques à la noblesse et elles seront reprises dans les élevages à la campagne.
Après le déjeuner, Guillaume Henry nous a parlé des divergences et similitudes entre les 4 écoles. Il pourrait en ressortir ceci : Saumur, grand pôle pluridisciplinaire, axé sur la formation, la recherche, est tournée vers une équitation de traditions plus utilitaires qu’artistiques. Cette école utilise les chevaux de l’élevage français. Jerez se veut la représentante de la culture équestre andalouse dans sa globalité : attelage, équitation de travail, équitation plus classique. Elle utilise des chevaux de Pure Race Espagnole et des chevaux espagnols croisés avec d’autres races, comme l’anglo arabe par exemple. Lisbonne et Vienne, quant à elles, sont plutôt des conservatoires : conservatoire de l’Alter Real pour la première et du Lipizzan pour la seconde, et conservatoire également d’une équitation classique (XVIIIe siècle).
Pour les autres communications, je pense que si vous êtes intéressé(e)s, je vous signalerai en son temps, la parution des actes du colloque.
Quelle action de jambes pour partir au trot ?
Tuesday, November 20th, 2007En ce qui concerne le départ au galop, les cavaliers sont à peu près tous d’accord : ils reculent leur jambe extérieure tandis que la jambe intérieure reste à la sangle. Ils justifient leur action en expliquant que la jambe extérieure, ainsi reculée, va solliciter le postérieur externe, responsable du premier temps du galop, alors que l’autre jambe maintient l’impulsion.
Mais qu’en est-il de l’action des jambes pour le départ au trot? Là, c’est déjà plus vague. Personnellement, j’ai une petite expérience que je mène avec les nouveaux élèves : je leur demande d’abord comment ils font pour allonger le pas. En général, ils me disent qu’ils pressent les jambes à la sangle. Ensuite, je leur demande comment ils s’y prennent pour partir au trot. Là, après un moment d’hésitation, et un soupçon de gêne, ils me disent qu’ils font pareil mais un peu plus fort. Je leur réponds alors qu’il est fort dommage qu’ils ne puissent pas utiliser une action légère pour le départ au trot.
J’ai appris à partir au trot en reculant les deux jambes sans les serrer, comme si elles allaient chercher les deux postérieurs et c’est très efficace. Lorsque le cheval n’est pas habitué, il suffit d’associer l’action des jambes au code vocal que l’on utilise à la longe pour partir au trot et éventuellement utiliser gentiment la cravache, mais en général ce n’est même pas la peine. En deux ou trois répétitions, c’est gagné. Plus besoin de serrer les jambes, un simple effleurement suffit pour déclancher le départ.
Un vrai plaisir en somme !
Les 4 écoles d’art équestre
Sunday, November 18th, 2007La fin de semaine à venir est riche en évènements de taille.
Les écoles de Lisbonne, Jerez, Vienne et Saumur se retrouvent à Bercy vendredi, samedi et dimanche pour notre plus grand bonheur. Vendredi, c’est promis je prendrai des photos, et à mon retour je partagerai cet instant magique avec ceux qui n’ont pas la chance de pouvoir y assister.
De plus, le lendemain, je vais à un colloque sur les 4 écoles, à la Bibliothèque Nationale de France, colloque organisé par l’ENE. Je ne manquerai pas de vous faire un petit compte-rendu de cette journée.
Dissymétries : cause, conséquences et remèdes
Sunday, November 18th, 2007Aucun cheval ne naît droit, mais au contraire avec une flexion naturelle de sa tige vertébrale, et surtout de l’encolure, soit à droite, soit à gauche. Selon certains, cela pourrait venir de la position que prend l’encolure du poulain pendant 11 mois, dans le ventre de sa mère.
Conséquences
Prenons le cas d’un cheval naturellement fléchi à droite :
-
- il porte légèrement sa tête à droite
- de ce fait refoule ses épaules à gauche
- sa croupe par compensation se déporte à droite.
Les muscles de l’encolure sont étirés à gauche et contractés à droite. Globalement, lorsqu’il tourne à gauche, ce cheval regarde légèrement à droite, a tendance à rétrécir sa courbe en tombant à l’intérieur et en dérapant des hanches à l’extérieur. Il en va de même quand il marche large : il regarde à droite et porte le poids de ses épaules à gauche, ce qui l’empêche de bien garder la piste.Quand il tourne à droite, il donne faussement l’impression d’être plus juste puisqu’il se ploie dans le bon sens. C’est illusoire, et en réalité ce cheval a, là aussi des difficultés : ses épaules ont du mal à venir à l’intérieur, il élargit ses courbes et parfois même il ne tourne pas bloquant la croupe à l’intérieur. Les mêmes déséquilibres se retrouvent à la piste avec la désagréable impression que les épaules vont frotter le pare-bottes ou la lice de la carrière.
Remèdes possibles
Conclusion
Ce redressement de l’encolure, qui est un puissant balancier se fera au profit de tout le corps du cheval.
Ainsi, quand le cavalier tournera à droite en utilisant une rêne d’appui gauche pour fléchir l’encolure à gauche, sa monture mettra facilement ses épaules à droite, elle qui auparavant avait tendance à les laisser échapper vers l’extérieur et par voie de conséquence les hanches ne viendront plus vers l’intérieur. Sur un cercle à gauche, avec pli prononcé à gauche, le cheval ne tombera plus à l’intérieur puisque grâce à ce pli le cavalier refoulera les épaules à droite et les hanches, alors, ne déraperont plus à l’extérieur.
Le tout est de veiller à faire ce travail très progressivement en restant très élastique dans les action de mains et à ne jamais perdre la décontraction ni l’impulsion (cette dernière cependant n’altérant pas la précédente).
Descente de main
Saturday, November 10th, 2007Contact or not contact?
Comme vous pouvez le voir sur cette photo d’Escudo au piaffer, les rênes sont légèrement détendues et néanmoins le cheval est en équilibre, sans chercher à fuir vers l’avant.
Pour demander le piaffer, le cavalier doit utiliser en alternance ses mains, pour ralentir et équilibrer le cheval sur les hanches, et ses jambes pour maintenir l’impulsion et délicatement engager les postérieurs. Mais nous reviendrons de façon plus détaillée sur cet exercice une autre fois.
Il s’agit ici, de souligner le fait que l’action de la main est avantageusement remplacée par l’action d’une assiette profonde, renforcée par la tonicité du dos du cavalier. Le travail dans la descente de main est un des facteurs qui permettra au cheval petit à petit, de s’exprimer plus brillamment dans cet exercice.
Le regard
Saturday, October 20th, 2007Outre que le regard sert, lorsque l’on travaille à plusieurs, à voir les autres cavaliers afin d’éviter les collisions, et à dessiner avec précision les figures, il a également d’autres vertus.
Lorsque l’on fixe un point, en général la tête de son cheval, on a tendance à bloquer sa respiration et à perdre, ainsi, la conscience de la relation entre son corps et celui du cheval. On est, de plus, déconnecté de son environnement.
Quand on regarde devant soi en élargissant sa vision périphérique, d’un regard un peu flottant (comme il existe la lecture ou l’écoute flottantes) sans fixer d’objet déterminé, on prend simultanément conscience de son environnement, de son cheval et de son corps. On est alors en état de proprioception (réception sensorielle qui renseigne les centres nerveux sur l’état de contraction des muscles et des différentes attitudes du corps).
Il est alors plus facile de se décontracter, de ressentir ses propres mouvements et ceux de son cheval. La voie vers l’harmonie entre le cavalier et sa monture est donc possible.
Les écuyers chez eux
Sunday, October 7th, 2007Lors de mon séjour au Portugal, j’ai pu assister au spectacle que l’école donne le mercredi, dans les jardins du palais de Queluz.
J’ai également assisté au travail quotidien des chevaux.
Durant ces deux matinées, j’ai pu apprécier le calme et la modération. En effet, bien qu’ayant à faire à de vrais athlètes, les écuyers respectent énormément leurs chevaux et savent toujours s’arrêter avant de porter atteinte à leur intégrité physique ou morale. C’est pour cette raison que le travail est toujours exécuté avec sérénité, légèreté et équilibre.
