Archive for the ‘Parcours Pro’ Category

Michel Robert : un lien vers son site

Wednesday, October 1st, 2008

L’équitation de Michel Robert

Départ au galop à partir du trot enlevé.

Sunday, July 6th, 2008

Ce petit post s’adresse aux cavaliers qui sont en cours de stabilisation de leur position et qui ont parfois des difficultés à partir au galop du trot.

Plusieurs raisons peuvent justifier ces difficultés, mais il est une raison pour laquelle j’aimerais donner un petit conseil.

Souvent, lorsqu’un cavalier est au trot enlevé et qu’il souhaite déclencher un départ au galop, il se remet au trot assis pour faire sa demande. Ce n’est bien sûr pas blâmable s’il le fait correctement. Seulement voilà, c’est souvent malheureusement l’occasion pour lui de modifier son équilibre et de ne plus être en harmonie avec son cheval. Il avance trop sa jambe intérieure, sous prétexte de “faire passer son bassin” il se met en arrière, creuse son ventre et de ce fait , reculant exagérément son centre de gravité, n’est plus en accord avec sa monture.

Cela suffit à produire un départ de mauvaise qualité : non immédiat, en déséquilibre, aprés plusieurs foulées de fuite en avant, voire pas de départ du tout.

Le cavalier doit évidement continuer à travailler sa position jusqu’à obtenir un équilibre favorable aux transitions, mais conjointement il peut faire des départs au galop en restant au trot enlevé jusqu’au galop, sans se rasseoir dans les dernières foulées. Cela empêchera son corps de se contracter comme il le faisait au trot assis.

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C’est déroutant les premières fois, mais c’est étonnant aussi de voir comme le cheval est plus à l’aise et comme les départs sont plus fluides.

L’enseignement de Francisco Bessa de Carvalho.

Sunday, March 9th, 2008

L’enseignement de Francisco Bessa de Carvalho, écuyer depuis plus de vingt ans à l’école d’art équestre de Lisbonne, repose sur des fondements très classiques. Par classique j’entends, issus de la tradition équestre du 18e siecle : disponibilité des hanches et des épaules, grâce à un travail gymnastique important. Pour ce faire, l’importance est donnée aux petits cercles,

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certains pouvant aller jusqu’à 6m de diamètre,

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 et aux pas de côtés : épaules en dedans, appuyers, têtes au mur

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Selon le niveau des chevaux, ces exercices peuvent être effectués aux trois allures.

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A travers les enchainements serrés, voire très serrés… de ces figures et déplacements latéraux, l’écuyer recherche également la disponibilité mentale du cheval. N’est-ce pas là la véritable impulsion?

Jamais “Quico”, puisque c’est ainsi que tout le monde l’appelle, ne nous fait “bousculer” notre cheval : plutôt que la vitesse, il recherche la réactivité. De nombreuses transitions en tous genre sont alors exécutées. Ce travail emmène les couples les plus avancés jusqu’au rassembler : passage, piaffer.

Cet homme de cheval, dont la réputation n’est plus à faire, montre envers les cavaliers et leurs chevaux un grand respect. Jamais il n’élève la voix et reste courtois en toutes circonstances. Certains ou plutôt certaines cavalières françaises qui donnent parfois des stages, pourraient en tirer des leçons. Quico prodigue des conseils spécifiques et avisés pour chaque élève et offre aux chevaux de fréquentes phases de repos durant lesquelles les points importants qui viennent d’être vus sont résumés.

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Bref, au risque de me répéter : un vrai bonheur de travailler avec cet écuyer! 

Portraits

Sunday, January 13th, 2008

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Quand le vent s’en mêle!

Sunday, January 6th, 2008

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Monter à cru, c’est pas du tout cuit!

Thursday, December 6th, 2007

Monter à cru est un travail tout à fait propice au développement de la décontraction et de l’équilibre.

Il ne s’agit pas dans cet exercice de prouver ses capacités à tenir sur un cheval qui bouge, quoi qu’il puisse en coûter : jambes serrées et mains raccrochées à la bouche.

Bien au contraire, je recommande de tout lâcher et de se laisser imprégner par les mouvements de sa monture.

Si vous n’êtes pas habitué, faîtes-vous longer par quelqu’un de confiance sur un cheval sage et confortable. Equipez celui-ci d’un tapis et d’un surfaix auquel vous pourrez ajouter un dispositif non contraignant pour l’animal et qui pourra vous être utile en cas de gros déséquilibre.

Commencez au pas : laissez vos jambes et vos fesses bouger au gré des mouvements de votre cheval. Quand celui-ci tourne à droite, laissez votre poids du corps à droite,  quand il tourne à gauche, gardez la fesse gauche bien à gauche et la jambe du même côté bien descendue. Ne donnez pas prise à la force centrifuge vers l’extérieur, c’est très déstabilisant.

Quand vous serez à l’aise au pas, vous prendrez le trot puis le galop. Surveillez bien votre buste : qu’il ne prenne ni avance ni retard, car alors pour compenser le déséquilibre vous serrerez certainement les jambes…entre autres…

Une fois que vous serez en harmonie avec votre monture mettez-lui un filet afin de travailler dans l’autonomie.

Vous vous régalerez, j’en suis sûre!

N’oubliez pas cependant de bien détendre le cheval avant la séance.

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Colloque sur les 4 écoles d’art équestre

Sunday, November 25th, 2007

 Je ne vous parlerai pas de chaque allocution, mais seulement de celles qui ont attiré mon attention.

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La matinée a commencé par une présentation des 4 écoles par leurs directeurs respectifs, puis nous avons eu une communication très intéressante sur l’analyse des séquenses ADN du cheval lusitanien afin de comprendre les origines de la race.

Le professeur Artur da Camara Machado nous apprend que la comparaison des données obtenues avec d’autres modèles équins, montre qu’il existe des similitudes avec d’autres races. Ceci indique que la péninsule ibérique fut un refuge pour des population de chevaux sauvages durant la dernière ère glacière.

Ensuite une intervention de l’espagnol Juan Carlos Altamirano Macarron nous révèle les origines de la doma vaquera. Celle-ci se développe au 18e siècle, au moment où la noblesse s’investit dans la confrontation avec le taureau de combat. Le développement de ces animaux combatifs fera abandonner ces pratiques à la noblesse et elles seront reprises dans les élevages à la campagne.

Après le déjeuner, Guillaume Henry nous a parlé des divergences et similitudes entre les 4 écoles. Il pourrait en ressortir ceci : Saumur, grand pôle pluridisciplinaire, axé sur la formation, la recherche, est tournée vers une équitation de traditions plus utilitaires qu’artistiques. Cette école utilise les chevaux de l’élevage français. Jerez se veut la représentante de la culture équestre andalouse dans sa globalité : attelage, équitation de travail, équitation plus classique. Elle utilise des chevaux de Pure Race Espagnole et des chevaux espagnols croisés avec d’autres races, comme l’anglo arabe par exemple. Lisbonne et Vienne, quant à elles, sont plutôt des conservatoires : conservatoire de l’Alter Real pour la première et du Lipizzan pour la seconde, et conservatoire également d’une équitation classique (XVIIIe siècle).

Pour les autres communications, je pense que  si vous êtes intéressé(e)s, je vous signalerai en son temps, la parution des actes du colloque.

Quelle action de jambes pour partir au trot ?

Tuesday, November 20th, 2007

En ce qui concerne le départ au galop, les cavaliers sont à peu près tous d’accord : ils reculent leur jambe extérieure tandis que la jambe intérieure reste à la sangle. Ils justifient leur action en expliquant que la jambe extérieure, ainsi reculée, va solliciter le postérieur externe, responsable du premier temps du galop, alors que l’autre jambe maintient l’impulsion.

Mais qu’en est-il de l’action des jambes pour le départ au trot? Là, c’est déjà plus vague. Personnellement, j’ai une petite expérience que je mène avec les nouveaux élèves : je leur demande d’abord comment ils font pour allonger le pas. En général, ils me disent qu’ils pressent les jambes à la sangle. Ensuite, je leur demande comment ils s’y prennent pour partir au trot. Là, après un moment d’hésitation, et un soupçon de gêne, ils me disent qu’ils font pareil mais un peu plus fort. Je leur réponds  alors qu’il est fort dommage qu’ils ne puissent pas utiliser une action légère pour le départ au trot.

J’ai appris à partir au trot en reculant les deux jambes sans les serrer, comme si elles allaient chercher les deux postérieurs et c’est très efficace. Lorsque le cheval n’est pas habitué, il suffit d’associer l’action des jambes au code vocal que l’on utilise à la longe pour partir au trot et éventuellement utiliser gentiment la cravache, mais en général ce n’est même pas la peine. En deux ou trois répétitions, c’est gagné. Plus besoin de serrer les jambes, un simple effleurement suffit pour déclancher le départ.

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Un vrai plaisir en somme !

Les 4 écoles d’art équestre

Sunday, November 18th, 2007

La fin de semaine à venir est riche en évènements de taille.

Les écoles de Lisbonne, Jerez, Vienne et Saumur se retrouvent à Bercy vendredi, samedi et dimanche pour notre plus grand bonheur. Vendredi, c’est promis je prendrai des photos, et à mon retour je partagerai cet instant magique avec ceux qui n’ont pas la chance de pouvoir y assister.

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De plus, le lendemain, je vais à un colloque sur les 4 écoles, à la Bibliothèque Nationale de France, colloque organisé par l’ENE. Je ne manquerai pas de vous faire un petit compte-rendu de cette journée

  

Dissymétries : cause, conséquences et remèdes

Sunday, November 18th, 2007

Causes

Aucun cheval ne naît droit, mais au contraire avec une flexion naturelle de sa tige vertébrale, et surtout de l’encolure, soit à droite, soit à gauche. Selon certains, cela pourrait venir de la position que prend l’encolure du poulain pendant 11 mois, dans le ventre de sa mère.

Conséquences

Prenons le cas d’un cheval naturellement fléchi à droite :

  •  
      il porte légèrement sa tête à droite
      de ce fait refoule ses épaules à gauche 
      sa croupe par compensation se déporte à droite.

      Les muscles de l’encolure sont étirés à gauche et contractés à droite. Globalement, lorsqu’il tourne à gauche, ce cheval regarde légèrement à droite, a tendance à rétrécir sa courbe en tombant à l’intérieur et en dérapant des hanches à l’extérieur. Il en va de même quand il marche large : il regarde à droite et porte le poids de ses épaules à gauche, ce qui l’empêche de bien garder la piste.Quand il tourne à droite, il donne faussement l’impression d’être plus juste puisqu’il se ploie dans le bon sens. C’est illusoire, et en réalité ce cheval a, là aussi des difficultés : ses épaules ont du mal à venir à l’intérieur, il élargit ses courbes et parfois même il ne tourne pas bloquant la croupe à l’intérieur. Les mêmes déséquilibres se retrouvent à la piste avec la désagréable impression que les épaules vont frotter le pare-bottes ou la lice de la carrière.

       Remèdes possibles

  • Contrairement à ce que beaucoup croient, le côté difficile n’est pas celui qui ne se fléchit pas, mais bien celui qui se fléchit trop. Un muscle étiré peut se contracter harmonieusement mais un muscle contraint et forcé à se contracter, se trouve verrouillé et ne peut pas s’étirer.Le travail consistera à rééquilibrer les tendances naturelles du cheval, voire même à les inverser dans un premier temps, dans le but de rechercher la rectitude.Des exercices appropriés permettront surtout de redresser l’encolure qui est la cause du problème.Dans le cas du cheval fléchi à droite, le cavalier travaillera les flexions d’encolure à gauche. Il les commencera d’abord à pied en demandant peu, puis augmentera progressivement. Ensuite il pourra les pratiquer en selle, à l’arrêt d’abord, puis au pas, au trot et au galop, en cercle et sur le droit.        

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      Pour les pas de côté, voici quelques idées de travail :· épaules en dedans à droite avec peu de pli et beaucoup d’anglewebepau2p1000357.JPG· épaules en dedans à gauche avec beaucoup de pli et peu d’angle webregarddsc00373.JPG· têtes au mur à droite avec peu d’angle et peu de pliwebtetjuillet-07-019.jpg· têtes au mur à gauche avec beaucoup d’angle et beaucoup de pli

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    Conclusion

    Ce redressement de l’encolure, qui est un puissant balancier se fera au profit de tout le corps du cheval.

    Ainsi, quand le cavalier tournera à droite en utilisant une rêne d’appui gauche pour fléchir l’encolure à gauche, sa monture mettra facilement ses épaules à droite, elle qui auparavant avait tendance à les laisser échapper vers l’extérieur et par voie de conséquence les hanches ne viendront plus vers l’intérieur. Sur un cercle à gauche, avec pli prononcé à gauche, le cheval ne tombera plus à l’intérieur puisque grâce à ce pli le cavalier refoulera les épaules à droite et les hanches, alors, ne déraperont plus à l’extérieur.

    Le tout est de veiller à faire ce travail très progressivement en restant très élastique dans les action de mains et à ne jamais perdre la décontraction ni l’impulsion (cette dernière cependant n’altérant pas la précédente).