J’ai monté quatre chevaux différents: Jade, avec lequel j’ai beaucoup travaillé la décontraction, afin qu’il ne précipite pas, Hipus, naturellement fléchi à gauche, et donc, qu’il fallait veiller à redresser, Tichequir, un jeune cheval ayant la chance de ne pas avoir de problèmes particuliers, mais apprenant les changements de pieds. Enfin Sirocco, au galop exceptionnel, ayant tendance à bouger la tête si la main n’est pas fixe et si l’assiette n’est pas suffisament profonde. Le tout, bien sûr, en exécutant de nombreuses figures très serrées : taille du manège oblige.

Sirocco Jade Hipus
Voici quelques exemples d’exercices, que j’ai fait pour certains aux trois allures :
- huit de chiffre dans la largeur, ou bien encore,
- au début du grand côté, partir en épaule en dedans ou en appuyer sur quelques foulées, puis revenir à la piste à nouveau en épaule ou en appuyer, et ainsi de suite jusqu’au bout du grand côté.
Ce travail assouplit latéralement le cheval.
Pour travailler la rectitude, Kiko nous faisait doubler sur la ligne des 3/4, faire quelques foulées d’épaules en dedans, redresser, doubler tout de suite sur l’autre ligne des 3/4 et recommencer la même chose, le tout sans laisser le cheval chasser les hanches dans son épaule en dedans.
Pour assouplir longitudinalement, toutes les transitions montantes et descendantes sont indispensables : ralentir le pas, jusqu’au pas d’école ; le trot, jusqu’au piaffer. Autre sensation inoubliable : un galop sur place avec Hipus !
Avec Jade, j’ai exécuté des pirouettes. C’est un exercice à aborder lorsque le cheval est à l’aise dans l’épaule en avant au galop et quand il peut galoper quasiment sur place sans perdre son impulsion. Toutefois, attention, un déplacement trop rapide des épaules m’a amenée à exécuter plus un “spin américain” qu’une pirouette classique : sensation garantie !
Avec Hipus, j’ai aussi travaillé la régularité dans le passage. En effet, après quelques foulées, il se mettait volontiers au piaffer en avançant, donc il perdait la propulsion vers l’avant.
Durant mon stage, j’ai également beaucoup travaillé les changements de pieds, plus ou moins rapprochés selon le niveau des chevaux.
Je ne vous ai pas donné la liste complète des exercices que j’ai exécutés durant mon séjour, mais vous avez déjà là une idée plus précise du travail, qui s’est toujours déroulé dans le calme, dans le respect du cheval et avec des temps de repos après chaque exercice difficile.
De quoi rêver et éventuellement… soigner quelques muscles le soir venu…