Voici quelques conseils pour vous aider à mieux gérer vos séances quand vous travaillez seuls.
Tout d’abord, tâchez de vous installer dans un endroit clos si possible, de préférence rectangulaire ou carré, pour pouvoir marcher droit. Si vous n’avez qu’un pré à votre disposition, n’hésitez pas à matérialiser des côtés avec ce que vous trouverez : morceaux de bois, cônes de chantier…
Ensuite, je pense qu’il est bon de se faire un plan de séance, et de définir la durée de la séance. Votre plan de séance est dépendant des objectifs que vous vous fixez en fonction de ce que votre cheval a besoin de travailler.
Détendez bien votre monture avant de commencer : l’idéal est de pouvoir la longer ou la mettre en liberté avant de monter dessus.

Ensuite faites un travail au pas assez long, qui permettra à votre cheval de continuer à s’échauffer tranquillement en commençant les exercices d’assouplissement. C’est au pas aussi que celui-ci pourra apprendre de nouveaux exercices. Ensuite, selon ce qui lui convient le mieux, vous trotterez ou bien galoperez. N’oubliez pas le retour au calme, au pas, en fin de séance.

Vous vous êtes donc défini une durée de séance, mais aussi un temps pour chaque allure, toujours en fonction des besoins de votre monture. Même s’il ne faut pas être trop rigide, en effet, au cours de votre séance vous pouvez être amenés à rencontrer des difficultés qui vous obligent à changer votre fusil d’épaule afin de vous adapter à la situation, tâchez tout de même de ne pas trop vous éloigner de ce qui était établi au départ. Ce pourrait être un mauvais pli à prendre qui nuirait à la rigueur de votre travail. Et lorsque l’on travail seul il est indispensable d’être toujours rigoureux.
Surveillez la symétrie des exercices, variez souvent entre la main droite et la main gauche et alternez les courbes et lignes droites. Ainsi vous éviterez bien de la fatigue à votre compagnon.
Surtout n’oubliez pas les pauses : c’est aussi important pour le physique que pour le mental, si votre cheval sature, il ne peut plus rien apprendre.
Pensez à regarder devant vous, autour de vous, ne vous coupez pas de l’espace dans lequel vous évoluez.
Evaluez votre position régulièrement : si celle-ci se dégrade, votre travail peut être altéré.
Si ça ne va plus et que vous ne vous en sortez plus, ne vous énervez pas et surtout ne vous fâchez pas après votre cheval, dites vous qu’il fait ce qu’il peut par rapport à ce qu’il comprend et que probablement vous êtes responsable. Quoi qu’il en soit, c’est vous qui avez la raison et il vous revient la responsabilité d’éviter tout conflit. Arrêtez-vous, lâchez les rênes, faites quelques petits exercices de respiration ventrale et prenez du recul par rapport à la situation. Analysez en détail ce que vous êtes en train de faire et reprenez point par point l’évolution de votre travail sans hésiter à vous poser toutes les questions qui vous viennent à l’esprit (A-t-il bien compris ce que je demandais ? Ai-je bien fait comprendre ce que j’attendais de lui ? Ai-je été suffisamment progressive ? N’est-il pas tendu parce qu’il a peur de quelque chose qui m’échappe ou parce qu’il a encore des courbatures de la veille?…). Il serait bien surprenant que vous ne trouviez pas quelques réponses à vos interrogations.
Si malgré tout vous buttez toujours, laissez tomber pour ce jour-là, refaites un petit exercice simple que vous êtes sûr de réussir, et rentrez calmement à l’écurie, ça ira mieux la prochaine fois.
