Archive for the ‘Quelques conseils ou Retours sur cours’ Category

Petit soucis lié à l’apprentissage de la descente d’encolure.

Monday, December 17th, 2007

Lorsqu’un cheval qui débute l’apprentissage de la descente d’encolure, découvre le confort que lui procure cette nouvelle attitude, il peut avoir envie de tirer sur les rênes vers le bas pour dégager plus encore son dos.

De plus, cet exercice se pratique avec des rênes assez longues qui offrent au cheval un sentiment de liberté dont il aimerait bénéficier au maximum en se débarrassant totalement de la main.

Il est important de lui apprendre qu’il ne doit pas arracher les rênes, mais il faut doser la réprimande. En effet, il ne faut pas qu’une action de main trop brutale vienne lui interdire de descendre l’encolure.

Donc, ne donnez pas un coup sec vers le haut, ce qui aurait pour effet de relever la tête du cheval, comme lors d’un demi-arrêt, mais au contraire, en ayant les mains fixes, fermez vigoureusement les doigts sur les rênes comme pour faire, en quelque sorte, un mur, contre lequel il va se heurter lorsqu’il va tirer. Relâchez dés que le cheval a compris et ainsi de suite jusqu’à ce que la leçon soit acquise.

N’oubliez pas de bien tenir votre dos afin de ne pas être subitement déséquilibrés en avant.

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Jambe isolée en arrière de la sangle.

Sunday, December 9th, 2007

Pour savoir si votre cheval répond bien à la jambe isolée en arrière de la sangle, je vous propose un petit exercice.

Arrêtez-vous au milieu de la carrière ou du manège, rênes longues.

Reculez une de vos deux jambes pour chasser les hanches du cheval du côté opposé.

Si votre cheval avance au lieu de cela, c’est qu’il ne respecte pas votre jambe isolée. Vous devez alors cesser  sur le champ l’action de votre mollet et l’arrêter en agissant sur les rênes. Relâchez ensuite votre action de main et reprenez celle de la jambe, et ainsi de suite.

Changez régulièrement de jambe et répétez le même travail jusqu’à ce que le cheval déplace ses hanches à droite et à gauche sans avancer ni être retenu par les mains.

Monter à cru, c’est pas du tout cuit!

Thursday, December 6th, 2007

Monter à cru est un travail tout à fait propice au développement de la décontraction et de l’équilibre.

Il ne s’agit pas dans cet exercice de prouver ses capacités à tenir sur un cheval qui bouge, quoi qu’il puisse en coûter : jambes serrées et mains raccrochées à la bouche.

Bien au contraire, je recommande de tout lâcher et de se laisser imprégner par les mouvements de sa monture.

Si vous n’êtes pas habitué, faîtes-vous longer par quelqu’un de confiance sur un cheval sage et confortable. Equipez celui-ci d’un tapis et d’un surfaix auquel vous pourrez ajouter un dispositif non contraignant pour l’animal et qui pourra vous être utile en cas de gros déséquilibre.

Commencez au pas : laissez vos jambes et vos fesses bouger au gré des mouvements de votre cheval. Quand celui-ci tourne à droite, laissez votre poids du corps à droite,  quand il tourne à gauche, gardez la fesse gauche bien à gauche et la jambe du même côté bien descendue. Ne donnez pas prise à la force centrifuge vers l’extérieur, c’est très déstabilisant.

Quand vous serez à l’aise au pas, vous prendrez le trot puis le galop. Surveillez bien votre buste : qu’il ne prenne ni avance ni retard, car alors pour compenser le déséquilibre vous serrerez certainement les jambes…entre autres…

Une fois que vous serez en harmonie avec votre monture mettez-lui un filet afin de travailler dans l’autonomie.

Vous vous régalerez, j’en suis sûre!

N’oubliez pas cependant de bien détendre le cheval avant la séance.

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Cheval qui bouge au montoir

Sunday, December 2nd, 2007

Plusieurs facteurs peuvent expliquer qu’un cheval bouge au montoir.

  • Un débourrage fait dans le stress
  • Pas d’échauffement du cheval avant de le monter
  • Des rênes ajustées trop courtes
  • La pointe du pied gauche qui rentre dans le flanc du cheval
  • Un cavalier qui s’assoit trop lourdement dans sa selle
  • Un dos douloureux

Lorque vous avez des difficultées au montoir, restez calmes et ne vous hâtez pas de penser que votre monture met de la mauvaise volontée. Prenez point par point les exemples précédents et voyez s’il l’un d’eux correspond à votre cas.

Si malgré vos efforts pour bien faire, vous ne voyez pas de résultat, alors faîtes vous aider. Demandez à une personne de se mettre en face de votre cheval pendant que vous montez, ni vous, ni votre acolyte ne tenant les rênes. Par contre, la personne qui vous aide occupe le cheval, le caresse, lui parle et si le cheval avance elle lui tapote gentiment le bout du nez en lui disant “non” de la voix.

Lorsque vous êtes en selle, votre monture peut tout à fait recevoir une friandise en récompense. Recommencez la même chose jusqu’à parfaite immobilité, ensuite vous répèterez l’exercice mais votre aide se mettra sur le côté puis elle s’éloignera de plus en plus jusqu’à vous laisser seul.

Et l’assiette dans tout ça !

Sunday, December 2nd, 2007

Dans mon information “Quelle action de jambes pour partir au trot”, mon intention était vraiment de ne parler que de l’aide “jambes” dans le départ. Mais il va sans dire que l’importance de l’assiette est évidente, celle-ci étant quasiment omniprésente, soit comme siège de l’équilibre, garante alors de l’harmonie entre le cavalier et sa monture, soit comme aide impulsive ou de direction, comme dans les pas de côtés, par exemple.

Néanmoins, très objectivement, je ne pense pas que seule l’assiette puisse indiquer précisément au cheval, l’exercice à exécuter. En effet, avec un cheval peu ou moyennement avancé, elle sera accompagnée des autre aides (mains et jambes) de façon claire et nette. Puis à mesure que le cheval affinera son dressage, le cavalier diminuera de plus en plus ses actions de mains et de jambes jusqu’à n’utiliser pratiquement plus que l’action de l’assiette et celle du buste. Cependant, celles-ci seront toujours associées à une ébauche, même infime, du signal déclencheur de l’exercice : une ouverture de cuisses, un soutien des mains, une dissociation des jambes etc…

Ce qui procure un sentiment d’épure extrêmement agréable qui donne l’impression qu’il suffit de penser à l’exercice pour que celui-ci soit réalisé dans l’harmonie la plus totale.

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Pour les cavaliers qui travaillent seuls

Sunday, November 11th, 2007

Voici quelques conseils pour vous aider à mieux gérer vos séances quand vous travaillez seuls.

Tout d’abord, tâchez de vous installer dans un endroit clos si possible, de préférence rectangulaire ou carré, pour pouvoir marcher droit. Si vous n’avez qu’un pré à votre disposition, n’hésitez pas à matérialiser des côtés avec ce que vous trouverez : morceaux de bois, cônes de chantier…

Ensuite, je pense qu’il est bon de se faire un plan de séance, et de définir la durée de la séance. Votre plan de séance est dépendant des objectifs que vous vous fixez en fonction de ce que votre cheval a besoin de travailler.

Détendez bien votre monture avant de commencer : l’idéal est de pouvoir la longer ou la mettre en liberté avant de monter dessus.

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Ensuite faites un travail au pas assez long, qui permettra à votre cheval de continuer à s’échauffer tranquillement en commençant les exercices d’assouplissement. C’est au pas aussi que celui-ci pourra apprendre de nouveaux exercices. Ensuite, selon ce qui lui convient le mieux, vous trotterez ou bien galoperez. N’oubliez pas le retour au calme, au pas, en fin de séance.

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Vous vous êtes donc défini une durée de séance, mais aussi un temps pour chaque allure, toujours en fonction des besoins de votre monture. Même s’il ne faut pas être trop rigide, en effet, au cours de votre séance vous pouvez être amenés à rencontrer des difficultés qui vous obligent à changer votre fusil d’épaule afin de vous adapter à la situation, tâchez tout de même de ne pas trop vous éloigner de ce qui était établi au départ. Ce pourrait être un mauvais pli à prendre qui nuirait à la rigueur de votre travail. Et lorsque l’on travail seul il est indispensable d’être toujours rigoureux.

Surveillez la symétrie des exercices, variez souvent entre la main droite et la main gauche et alternez les courbes et lignes droites. Ainsi vous éviterez bien de la fatigue à votre compagnon.

Surtout n’oubliez pas les pauses : c’est aussi important pour le physique que pour le mental, si votre cheval sature, il ne peut plus rien apprendre.

Pensez à regarder devant vous, autour de vous, ne vous coupez pas de l’espace dans lequel vous évoluez.

Evaluez votre position régulièrement : si celle-ci se dégrade, votre travail peut être altéré.

Si ça ne va plus et que vous ne vous en sortez plus, ne vous énervez pas et surtout ne vous fâchez pas après votre cheval, dites vous qu’il fait ce qu’il peut par rapport à ce qu’il comprend et que probablement vous êtes responsable. Quoi qu’il en soit, c’est vous qui avez la raison et il vous revient la responsabilité d’éviter tout conflit. Arrêtez-vous, lâchez les rênes, faites quelques petits exercices de respiration ventrale et prenez du recul par rapport à la situation. Analysez en détail ce que vous êtes en train de faire et reprenez point par point l’évolution de votre travail sans hésiter à vous poser toutes les questions qui vous viennent à l’esprit (A-t-il bien compris ce que je demandais ? Ai-je bien fait comprendre ce que j’attendais de lui ? Ai-je  été suffisamment progressive ? N’est-il pas tendu parce qu’il a peur de quelque chose qui m’échappe ou parce qu’il a encore des courbatures de la veille?…). Il serait bien surprenant que vous ne trouviez pas quelques réponses à vos interrogations.

Si malgré tout vous buttez toujours, laissez tomber pour ce jour-là, refaites un petit exercice simple que vous êtes sûr de réussir, et rentrez calmement à l’écurie, ça ira mieux la prochaine fois.

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Longer ? licol, caveçon, filet ?

Wednesday, November 7th, 2007

Faut-il longer son cheval en caveçon, en filet ou en licol ?
Si je prends l’exemple d’Arly, j’ai commencé à le longer en caveçon. Je pense que c’est un bon outil, à condition d’être correctement utilisé. Je choisis toujours un caveçon espagnol car c’est léger et facilement adaptable à bon nombre de chevaux. Par contre, il est impératif de sérieusement le rembourrer au niveau de la muserolle. Bien ajusté pour ne pas battre sur le chanfrein ni tourner sur l’œil, le caveçon laisse la bouche intacte lors des démarrages intempestifs du cheval et a un rapport précis avec la tête : le fait que la longe soit attachée sur le devant de la tête permet à celle-ci de bien tourner dans le sens de l’incurvation.
Encore une fois, si le caveçon est bien adapté et bien ajusté il peut être supporté par tous les chevaux.
Arly est un cheval qui n’a jamais tiré sur sa longe, il avait même la tendance inverse et je devais sans cesse le renvoyer sur son cercle. Il m’arrive de le longer sur le filet avant de le monter lorsque je sais qu’il ne va pas faire le fou. Ma longe est alors attachée à une alliance pour répartir de façon un peu plus égale la tension sur les deux anneaux du mors.
N’utilisez cette façon de faire qu’exceptionnellement et si votre cheval ne tire pas du tout car c’est contraignant pour la bouche de ce dernier.
Maintenant que mon cheval travaille tout à fait correctement à la longe, je n’utilise pratiquement plus que le licol (un licol normal, car les licols américains, de par leur finesse, peuvent être agressifs en cas de contact un peu fort).
C’est un matériel léger, pas du tout contraignant et si votre cheval est bien éduqué je ne vois pas ce qui vous empêcherait de l’utiliser.
Attention, si vous avez un cheval, jeune ou moins jeune, peu respectueux de votre main et qui vous emmène à l’autre bout du manège, préférez le caveçon !  

A propos d’une mauvaise interprétation des actions de jambes…

Sunday, November 4th, 2007

Je n’ai pas la prétention d’avoir la bonne solution à tous les problèmes, mais je vais tenter de vous inciter à vous poser les questions qui peuvent vous aider à les résoudre.Le cas qui nous intéresse est le suivant : dans l’incurvation, la jument semble mal interpréter les actions de jambes sur lesquelles elle allonge. La cavalière utilise alors les mains pour la reprendre et cède quand le calme revient. Cela ne change rien, la jument repart de plus belle.Cette situation soulève plusieurs interrogations et amène différents conseils.

  •  Votre jument ne craint-elle pas les jambes ? Etes-vous aussi légère dans les jambes que dans les mains?

Rappelez-vous : les jambes tombent naturellement et sont moelleusement au contact des flancs, n’agissant que ponctuellement en fonction des demandes et sans surprendre le cheval.

  •  Les épaules sont-elles bien orientées ?

Dans une incurvation quelle qu’elle soit, penser d’abord à bien orienter les épaules de votre monture et à combattre les petites résistances que vous pouvez rencontrer dans la bouche et l’encolure. Si l’avant main reste décontractée et flexible, il y a toutes les chances que cela se propage au reste du corps.

Les jambes alors n’ont plus qu’à maintenir l’impulsion, toujours sans effort, et peut-être à faire quelques petites actions de contrôle des hanches.

  • Ne forcez-vous pas sur votre jambe intérieure à la sangle sous prétexte d’incurver le cheval ?

Dans cette partir là de son corps, donc au niveau des dorsales, le cheval a peu de flexibilité les vertèbres étant d’une conformation particulière. En effet, elles ont de longues apophyses transverses qui donne au dos la rigidité nécessaire pour supporter un poids mais pas pour se mobiliser latéralement, contrairement à l’encolure dont les vertèbres ont de courtes apophyses transverses, donc l’idée que la jambe intérieure à la sangle incurve le cheval est quelque peu erronée.

C’est plutôt la disposition des hanches et des épaules par rapport au corps qui donne l’effet d’incurvation.

Si ces points sont respectés et si, de plus, vous restez équilibré sur votre cheval avec une assiette liante, il y a peu de raisons que l’incurvation génère une accélération. Assurez-vous aussi que le fait d’incurver le cheval ne provoque pas de douleur, douleur qui pourrait engendrer la fuite.

Dans un premier temps, assurez-vous d’être en descente de jambes lorsque vous allez agir. Ensuite, je dis souvent que c’est une question de  « timing » : il faut agir très rapidement mais sans brutalité, dès que le problème survient pour rééquilibrer le cheval, sans qu’il ai le temps de s’appuyer et céder tout aussi rapidement.

N’hésitez pas à céder au point de lâcher le contact pour obliger le cheval à se tenir tout seul. Osez le faire !

When your legs are hard you risk a horse that is hard in your hand.

Néanmoins ce n’est pas miraculeux et il faut parfois recommencer plusieurs fois avant qu’il comprenne.

Soyez rigoureux et restez patients. Comme le disait un certain Nuno Oliveira “L’art équestre commence par la perfection des choses simples.”

N’hésitez pas à communiquer sur le blog le résultat de votre travail.

VARIETE DES EXERCICES DANS LE TRAVAIL A LA LONGE

Sunday, September 9th, 2007

Proposez à votre cheval des situations susceptibles de développer son autonomie, sa hardiesse, ou bien des exercices ludiques qui rompront avec la routine quotidienne. Il est juste de vouloir améliorer le physique de votre monture, mais il est indispensable de le faire évoluer dans son mental : le rendre plus sûr de lui, moins stressé, plus gai, que sais-je encore!

Je dispose, entre autre, pour travailler avec Arly, d’une grande carrière souvent encombrée de choses très intéressantes dont je tire profit le plus souvent possible. Parfois, quand je le longe, je me promène dans toute la carrière en le faisant passer à des endroits étroits ou au milieu de barres et de plots sans intervenir, sauf pour le rassurer s’il est inquiet, n’hésitant pas à passer moi-même les “obstacles” pour lui montrer qu’il ne risque rien. J’ai ainsi ”sauté” plusieures fois la haie avant qu’il comprenne que s’était également à sa porté.

A l’issue de ce type de séance, mon cheval est trés décontracté, sans avoir l’air d’être aussi fatigué qu’après un travail en longe plus classique. De plus, il est devenu beaucoup moins “sur l’oeil” et de ce fait, plus calme en extérieur.

 descente butte      montée butte     saut cheval en longe

Et si vous vouliez prendre des cours….

Thursday, August 23rd, 2007

Si vous voulez en savoir plus sur ma manière de fonctionner, mes tarifs….

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 renseignements et tarifs

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