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QUELQUES CONSEILS POUR REUSSIR LES TRANSITIONS GALOP-TROP.

dimanche, novembre 10th, 2013

Voici quelques conseils pour mieux réaliser vos transitions galop-trot. 

Il est évident que la réussite d’une transition repose sur une très bonne préparation, cependant ce n’est pas toujours suffisant.

En effet, parfois les difficultés sont telles ou bien simplement le niveau du cheval est tel, qu’un investissement important de la part du cavalier au moment même de la transition s’impose.

Voici quelques idées pour rendre vos transitions plus fluides.

Les propositions suivantes ont déjà été faites dans un post précédent :

… Une fois trouvé le bon équilibre, la plus grande décontraction sera de mise, et notamment au niveau de l’articulation coxo-fémorale.

En effet le cavalier, lorsqu’il est au galop, doit presque chercher à laisser « tomber » son cheval dans le trot, ce dernier ne modifiant pas son attitude. Le cheval doit comme glisser du galop vers le trot.

Afin que cette transition s’effectue à la plus petite sollicitation du cavalier, celui-ci ne doit en aucun cas gêner sa monture.

A observer mes élèves en cours, j’ai souvent pu constater que c’est principalement par des contractions situées dans la région du bassin que le cavalier entrave la locomotion de son cheval :

  • mauvaise articulation de la charnière lombo-sacrée ;
  • blocage de l’articulation coxo-fémorale ;
  • contraction des adducteurs .

Ces trois problèmes majeurs sont relativement lourds de conséquence pour notre exercice :

  • l’assiette n’accompagne plus le dos du cheval :
  • les cuisses se ferment, empêchant le cheval de « passer » ;
  • le cavalier se met à tirer en reculant son centre de gravité…

Après cette mise en garde sur certaines erreurs à ne pas commettre, voici maintenant quelques suggestions pour aider le cheval :

  • Ne pas hésiter à modifier légèrement l’équilibre du cheval juste avant la transition afin de lui faciliter l’exercice.

 Ici le cheval se déséquilibre légèrement vers l ‘avant au moment de la transition,  on pourrait essayer de le grandir un peu quelques foulées avant, les  fois suivantes.

  • Cela veut dire que le cavalier ne doit pas hésiter non plus à modifier éventuellement son propre équilibre.
  • Si le cheval se creuse systématiquement dans sa transition, la main du cavalier doit pouvoir se faire un peu plus ferme, non pas pour le sanctionner mais pour le guider dans  un couloir plus défini.
  • Si au contraire le cheval s’appuie en plongeant, il peut y avoir deux solutions. Soit il faut chercher, s’il en a le niveau,  à le remonter en l’allégeant par de légers demi-arrêts, soit s’il est plus jeune en travail, l’empêcher juste de s’appuyer en ouvrant et fermant alternativement les doigts, mais sans toutefois modifier son équilibre.

Quand on parle d’une transition galop-trot, on parle bien évidemment aussi des quelques foulées qui précédent et qui suivent la transition.

Souvent, dans les débuts de l’apprentissage des transitions galop-trot, les foulées suivant la transition s’altèrent. Il faut donc rapidement intervenir afin que le trot ne se dégrade pas outre mesure.

Soit il faut redonner de l’activité si le cheval se met dans un trot retenu, soit reprendre rapidement s’il se met à « courir ».

Si vous avez des soucis bien particuliers, n’hésitez pas à nous en faire part!!

 

DESCENTE D’ENCOLURE, SUITE ET FIN.

vendredi, octobre 11th, 2013

Maintenant que la phase initiale de l’apprentissage de la descente d’encolure à pied est acquise, il est temps de la transposer au travail monté.

Tout d’abord, lorsque vous êtes en selle, il est important de vous représenter une roue devant vous, qui englobe l’encolure et la tête de votre monture, la tête étant le centre de la roue (d’où partent les rayons).

Quand vous élèverez les mains, imaginez que vous allez  suivre la courbe de la roue. Ainsi, vos mains ne reculeront pas, et iront en direction de la nuque du cheval, sans s’opposer au mouvement en avant.

La difficulté qui s’ajoute au travail à pied est justement la gestion du mouvement en avant, et l’ajustement du rapport mains-jambes est assez délicat.

En effet, quand le cheval va sentir les mains se lever, il va naturellement avoir tendance à ralentir en passant en arrière de la main.

A ce moment les rênes se détendent et le cheval se creuse. Il est alors impératif d’agir vite en restaurant la vitesse initiale, et en veillant à ce qu’elle ne se dégrade plus. Vous devez dans le même temps reprendre le contact en élevant un peu plus les mains.

Le cheval est de nouveau dans le mouvement vers l’avant et, aidé par l’orientation des mains qui surtout ne doivent pas reculer mais bien suivre la ligne de la roue virtuelle, il va tendre l’encolure vers l’avant et vers le bas, et finir par remonter le dos. Immédiatement vous devez rendre de la main! Là encore vous devez récompenser la moindre bonne réponse!!

Voici les principales erreurs à ne pas commettre :

  • laisser le cheval ralentir.
  • reculer les mains.
  • garder les mains trop fixes, et donc pousser le cheval sur la main.
  • lever les mains trop vite.
  • ne pas les baisser assez tôt pour céder.

En résumé, l’essentiel est de garder le même vitesse, une fois le contact établi avec la bouche du cheval, de monter les mains progressivement en les avançant vers la nuque, et de céder rapidement dès que le cheval réagit de façon positive.

Petit à petit, la réponse va s’affiner en se faisant de plus en plus rapide, et bientôt une élévation de seulement quelques millimètres induira un abaissement de l’encolure!

 

INITIATION A LA DESCENTE D’ENCOLURE (SUITE : TRAVAIL A PIED).

mardi, octobre 1st, 2013

Revenons sur l’initiation d’un cheval à la descente d’encolure.

Dans la mesure où l’exercice le permet, il est toujours préférable d’en débuter l’apprentissage à pied, l’absence du poids du cavalier étant une contrainte en moins pour l’animal.

Pour apprendre au cheval à baisser la tête sur l’élévation des mains, le cavalier doit se positionner face à lui, en prenant bien garde de rester à distance d’un éventuel coup de tête. 

Il prend ensuite une rêne dans chaque main à environ une vingtaine de centimètres du mors.

Puis il ajuste le contact en direction de l’arrière du cheval, et lève progressivement ses mains jusqu’à, s’il le faut, être sur un axe vertical en direction des oreilles du cheval.

Le principe étant je le rappelle, que le cheval, gêné par cette élévation des mains, cherche à se dégager vers le bas, le cavalier devra lâcher les rênes à la moindre orientation dans ce sens de ce dernier. Néanmoins, cela peut mettre un certain temps et il faut savoir être très patient!

Certains chevaux près du sang ne supportent que peu de  tension vers le haut et cherchent à se dégager très rapidement. D’autres au contraire plus placides, peuvent sembler ne pas réagir du tout. Il est nécessaire avec ceux-ci de maintenir les mains élevées, tout en augmentant très légèrement la tension. Ils finissent alors pas céder.

Je rappelle qu’au début, il est impératif de céder à la moindre velléité du cheval d’aller vers le bas. Par la suite, pour obtenir une descente d’encolure de plus en plus complète, il faudra au contraire ne céder que lorsque le cheval aura atteint le seuil d’abaissement souhaité.

Voici deux difficultés fréquemment rencontrées :

  • A peine le cavalier touche aux rênes que voilà le cheval tête en bas! Dans ce cas, il convient de faire un petit demi-arrêt bien net pour signifier un « non » catégorique, et interdire toute descente non demandée. Si ce problème n’est pas sérieusement traité, le cheval arrachera les rênes dès la plus petite prise de contact avec sa bouche.
  • Le cheval attend la demande du cavalier pour descendre, mais le fait en arrachant les rênes. Dans cette situation, il faut agir avec plus de modération car il ne s’agit pas de l’empêcher de descendre, mais juste d’arracher les rênes. Au moment où cela se produit la main peut faire de petites saccades brèves sur les rênes.
L’exercice est acquis lorsque le cheval enclenche la descente d’encolure à la plus légère élévation des mains. Et je rappelle qu’il est très important qu’il attende véritablement l’élévation du contact pour descendre, sous peine de confusions ultérieures!

A suivre…

DE « POUSSEZ PAS MADAME! » A L’INITIATION A LA DESCENTE D’ENCOLURE. (première partie)

dimanche, septembre 15th, 2013

 

Introduction 

Vaut-il mieux baisser ou lever les mains pour apprendre la descente l’encolure à un cheval?

Les deux méthodes se pratiquent, mais pour ma part, je suis globalement plus adepte des mains hautes.

Pour que vous compreniez la raison de mon choix, je commencerai par vous donner en exemple une situation qui nous est arrivée à tous au moins une fois dans notre vie : imaginez-vous au milieu de la foule, dans une désagréable promiscuité. Quelqu’un vous pousse de côté pour passer devant vous sans y avoir été invité. N’appréciant guère cette situation, de façon quasi automatique vous résistez dans l’autre sens, c’est à dire du côté de la personne. Pour faire simple, la personne vous pousse par exemple vers la gauche, vous résistez en la poussant vers la droite.

Transposons maintenant cette situation dans le domaine qui nous intéresse.

Premier cas de figure :

  • vous voulez faire descendre l ‘encolure de votre cheval en exerçant sur sa tête une traction vers le bas : que fait-il? Tout naturellement il  résiste vers le haut. Que faîtes-vous alors? Vous êtes obligé de résister davantage et vous commencez à utiliser la force.
Second cas de figure :
  • vous recherchez la même chose mais en exerçant cette fois une traction vers le haut : que fait alors le cheval? Il cherche à se soustraire à cette contrainte en tirant de son côté vers le bas. Que faîtes-vous alors? Vous cédez pour récompenser cette première ébauche de descente d’encolure!!

Le processus est enclenché!

 A suivre…

MISE EN GARDE!

mercredi, août 7th, 2013

Ce post ci n’est pas destiné à vous conseiller sur le dressage de votre cheval. Il a pour but de vous sensibiliser à d’éventuels symptômes pouvant se manifester chez celui-ci, et qui pourraient révéler certaines pathologies très présentes en ce moment.

Voici quelques unes de ces maladies : leptospirose (due aux rongeurs), maladie de Lyme, piroplasmose, ehrlichiose…(dues aux tiques)

Les symptômes associés à ces maladies sont multiples et variés, et ne surviennent pas systématiquement tous en même temps chez le même individu.

Deux chevaux dont je m’occupe, récemment traités, l’un pour une leptospirose et une maladie de Lyme, et l’autre pour une ehrlichiose, présentaient, pour le premier une simple mais inhabituelle baisse de forme au travail, et pour le second, une baisse de forme doublée d’un amaigrissement, là encore inhabituels.

Dans ces circonstances, si les mesures simples de bases pour offrir du repos au cheval et/ou le faire regrossir ne suffisent pas à le remettre en forme, il est très important de faire appel à son vétérinaire afin qu’il effectue des analyses plus approfondies.

Si j insiste sur ce sujet c’est parce que, si certains chevaux peuvent présenter des symptômes graves, d’autres par contre, ne semblent présenter que de petites faiblesses sans grande importance.

Mais il n’en est rien, et si l’on connaît bien son animal, on aura tôt fait de s’inquiéter, à juste d’ailleurs, et de prendre les mesures qui s’imposent.

 

Ce joli poney n’a vraiment pas l’air malade!!!

TRANSITIONS GALOP-TROT.

dimanche, juillet 21st, 2013

Pour réussir de bonnes transitions galop-trot, il est essentiel comme à chaque fois, d’avoir une démarche très progressive. Rien ne sert de vouloir contraindre son cheval par une attitude raccourcie prématurément!

Il vaut mieux pour ce dernier, que son cavalier joue la carte de la facilité. Par facilité il faut comprendre, capacité pour le cheval à réaliser l’exercice avec aisance et dans la fluidité la plus totale.

Pour cela, il est de première importance de commencer ces transitions en laissant le cheval dans une attitude horizontale, voire l’encolure un peu basse et encadré par des rênes assez longues.

Tout comme sa monture, le cavalier doit chercher à porter son centre de gravité vers l’avant. Une fois trouvé le bon équilibre, la plus grande décontraction sera de mise, et notamment au niveau de l’articulation coxo-fémorale.

En effet le cavalier, lorsqu’il est au galop, doit presque chercher à laisser « tomber » son cheval dans le trot, ce dernier ne modifiant pas son attitude. Le cheval doit comme glisser du galop vers le trot.

Afin que cette transition s’effectue à la plus petite sollicitation du cavalier, celui-ci ne doit en aucun cas gêner sa monture.

A observer mes élèves en cours, j’ai souvent pu constater que c’est principalement par des contractions situées dans la région du bassin que le cavalier entrave la locomotion de son cheval :

  • mauvaise articulation de la charnière lombo-sacrée ;
  • blocage de l’articulation coxo-fémorale ;
  • contraction des adducteurs .

Ces trois problèmes majeurs sont relativement lourds de conséquence pour notre exercice :

  • l’assiette n’accompagne plus le dos du cheval :
  • les cuisses se ferment, empêchant le cheval de « passer » ;
  • le cavalier se met à tirer en reculant son centre de gravité.

Pour toutes ces raisons, la transition tarde à venir, le cheval ne pouvant la donner. La relation alors n’est plus à double sens : demande du cavalier-réponse de sa monture, mais à sens unique, le cavalier obligeant par une force excessive et injustifiée sa monture à changer d’allure.

Dans ce type de travail, il faut accepter de « lâcher prise » au maximum, de se livrer totalement en faisant confiance au cheval. Très certainement qu’alors, un rien suffira pour que ce dernier comprenne puis exécute aisément et de bonne grâce, ce qui lui est demandé.

L’inverse est bien sûr tout aussi évident!

Testez l’exercice, et donnez vos impressions!!

C’est les vacances, tout le monde se met au vert… et surtout la photographe qui n’a pas de nouvelles photos à proposer!!!

CHANGEMENTS DE PIED SUR LA DIAGONALE.

dimanche, juin 30th, 2013

Lors de l’apprentissage des changements de pied sur la diagonale, il y a très souvent une phase critique durant laquelle le cheval « vole » ces changements.

Inutile de vous agacer, le cheval a sans aucun doute de bonnes raisons d’agir de la sorte : soit vous lui avez demandé de le faire sans en avoir eu conscience, soit il lui est tout compte fait plus facile de changer de pied, que de rester au contre-galop, soit  il fait tout simplement preuve de bonne volonté et anticipe votre demande!

Quoi qu’il en soit, si la mise en place de certaines stratégies dans ce travail  me paraît essentielle afin d’éviter la répétition de cette situation, la punition est néanmoins à proscrire!

Dans ce post, je vais vous proposer quelques idées qui pourront, je l’espère, vous aider dans l’étude de vos changements de pied sur la diagonale :

  • Pour commencer, assurez-vous d’être parfaitement stable dans votre attitude et dans vos aides, afin de ne pas induire le cheval en erreur ;
  • Ne changez pas de pied systématiquement à chaque séance ;
  • Entre deux changements, vous pouvez faire des transitions galop-pas-galop ou galop-trot-galop sur la diagonale, en veillant à passer dans un pas ou un trot franc et actif, et sans que le cheval ne vole le départ au galop ;
  • Alternez aussi avec des diagonales uniquement  au trot ;
  • Ou en restant au contraire au contre galop sur toute la diagonale.

Donc, si une certaine routine, qui n’est autre que la répétition nécessaire à l’apprentissage d’un exercice, est incontournable, doit suivre ensuite une phase vous permettant de tester les acquis de votre cheval, en sortant justement de ce contexte répétitif canalisant, mais en restant néanmoins sur la diagonale.

Lorsque les changements de pied sur la diagonales ne seront donnés qu’à la demande du cavalier, ils pourront être demandés ailleurs.

 

 

UTILISATION DU FILET SANS MORS.

dimanche, juin 23rd, 2013

Je pense qu’il serait intéressant pour tout cavalier de posséder un filet sans mors, afin qu’il d’évaluer régulièrement plusieurs points essentiels, garants d’une équitation correcte :

Un cheval sage et respectueux, avec ou sans mors.

Le maintien d’un minimum de légèreté une fois le mors ôté. Même s’il ne peut offrir de flexion de mâchoire (sensation merveilleuse due à la relation main-bouche, par l’intermédiaire du mors), le cheval ne doit pour autant pas s’appuyer.

Le maintien d’un tension juste de la ligne du dessus.

Si ces éléments sont  préservés lorsque le cavalier troque son filet classique contre un filet sans mors, il peut s’estimer sur la bonne voie quant à une saine progression dans son équitation.

Il est bon de se rappeler le plus souvent possible, que l’utilisation du mors ne doit pas servir de moyen de coercition, par le biais d’actions dures et grossières, mais au  contraire à accéder à la légèreté, en affinant toujours plus ses actions de main.

Cessons donc de nous agripper à la bouche de nos chevaux!

OUVERT OU FERME.

mercredi, juin 19th, 2013

Rappelez-vous qu’il vaut toujours mieux avoir son cheval un peu ouvert qu’un peu enfermé.

Ceci pour une question de bonne santé des vertèbres cervicales qui subissent moins de contrainte dans le premier cas que dans le second, mais également pour laisser plus de liberté au champs  visuel de l’animal.

Essayez donc un peu de courir en regardant vos pieds!

Outre les éléments cités précédemment, on constate également que le confort au niveau de la bouche n’est pas le même!

Pensez-y, quand vous monterez votre compagnon!

 

TRANSITIONS « GALOP- PAS-GALOP »: QUELQUES CONSEILS.

mercredi, juin 12th, 2013

Il est tentant, lorsque l’on travaille les transitions « galop-pas-galop », de contenir un peu (ou beaucoup parfois) le cheval au pas, avant le départ au galop : cela donnant l’impression d’un départ franc et dynamique.

Il est également tentant de  faire une transition descendante nette et énergique, de manière à ne risquer aucune foulée de trot entre le galop et le pas.

Mais ce type de transitions a plusieurs inconvénients :

  • Le cheval se jette dans le départ ;
  • Il se bloque dans la transition descendante ;
  • Il risque à très court terme, d’avoir un mauvais pas (pas étriqué) dans cet exercice ;
  • Il risque également très rapidement de voler le départ au galop plutôt que de marcher au pas (dans cet enchaînement également bien sûr).
Là encore il faut prendre son temps pour préparer cet exercice qui amène aux changements de pieds de ferme à ferme.
Pour ce qui est du premier point, il est important au début, de demander un pas actif au cheval, avant le départ au galop. Il part ainsi en s’employant, en s’articulant, et avec fluidité.
Petit à petit, on pourra alors lui demander un pas plus rassemblé, mais qu’il donnera avec plus de légèreté et d’activité que s’il avait été raccourci prématurément, au risque d’être « embouti », et de perdre une locomotion correcte.
Pour le deuxième point, il faut éviter de faire la transition galop-pas,  par blocage de la locomotion du cheval, blocage qui empêche ce dernier de poursuivre son galop, et le fait donc tomber dans le pas.
En pré-requis vivement recommandé, le cheval doit être actif dans son galop, et passer ses transitions galop-trot, à la plus fine sollicitation de son cavalier. A partir de là seulement, il peut lui être demandé de passer directement au pas, par grandissement et allègement de son avant-main. Pour ce faire, le cavalier doit se grandir et agir par soutien des mains au dessus du garrot. S’il agit par retrait de la main, il risque fort de perturber la locomotion de sa monture.
Certes, il faut être tolérant, car ce n’est pas parce que l’on a décidé de demander une transition galop-pas que l’on va l’obtenir! Il faut accepter les premiers temps, encore quelques foulées de trot!
En ce qui concerne les troisième et dernier points, je conseille fortement de travailler pendant longtemps dans un pas actif, et de ne repartir au galop que lorsqu’il est réellement obtenu.
Le pas étriqué sera ainsi combattu, et le cheval se libérant dans sa locomotion, n’aura plus envie de voler le départ au galop, ce qui représentait sans doute pour lui  une sorte d’échappatoire à la contrainte d’un pas mal raccourci et contracté.