Archive for the ‘Quelques conseils ou Retours sur cours’ Category

DEBUT DE REPONSE A VOS QUESTIONS.

Friday, September 3rd, 2010

   

En réponse à vos questions, voici quelques précisions sur certains points évoqués dans le post précédent, et qui appellent des réflexions sur le fonctionnement général du cavalier .

  • A propos de l’antéversion (cambrure du rein) et de la rétroversion (voussure du rein) du bassin. Oui, ces deux mouvements assurent le bon fonctionnement de l’ assiette, mais c’est essentiellement le relâchement des adducteurs qui favorise l’élargissement de la base de sustentation.

 

  • Attention! Ce n’est pas toujours une bonne idée de rallonger ses étriers. Certes, cela aide à descendre la jambe, mais j’ai fréquemment constaté avec des cavaliers se contractant facilement, qu’en cas de difficulté, ils resserraient bien plus vite les jambes par contraction des adducteurs. De plus, un cavalier mal à l’aise chaussé long, met souvent les jambes en avant.

 

  • Je fais maintenant rarement travailler sans étriers. J’essaie plutôt de faire travailler le rapport  à l’étrier, rapport parfois conflictuel d’ailleurs. En théorie, le cavalier est bien évidemment convaincu que, comme le disait Nuno Oliveira “l’étrier est l’ornement du pied”, mais en pratique, cet ornement devient un outil ayant malheureusement trop d’importance dans la tenue en selle . Lorsqu’une vrai raideur est présente, avec un réel besoin d’étirer les muscles, le travail sans étriers peut s’avérer très positif. Dans les autres cas, l’expérience m’a souvent montré que les cavaliers étaient encore plus incommodés par les étriers une fois qu’ils les rechaussaient.

 

  • Si un cavalier a vraiment besoin de mise en selle, je le prends à la longe sur un cheval équipé d’un surfaix de voltige et d’un gros tapis. Cela me paraît plus judicieux que de faire faire des exercices périlleux en selle, au risque que le cavalier perde l’équilibre, se raccroche à la bouche de son cheval et lui fasse peur.

 

  • En selle, pour améliorer le  fonctionnement du bassin et des articulations basses,  j’opte plutôt pour une approche douce, aidant l’élève à mieux respirer pour se relaxer,  afin de ressentir avec plus de précision chaque partie de son corps. Cette approche permet au cavalier d’affiner la maîtrise de ses différents segments. Je vous invite à lire, ou relire les post concernant cette approche :en cliquant ici. 

  

A suivre… 

A PROPOS DE LA PEUR CHEZ LE CHEVAL : PETITS CONSEILS.

Saturday, August 7th, 2010

Il arrive parfois lors d’ une séance de travail, que le cheval se mette à avoir peur de quelque chose lorsqu’il passe à  certains endroits de la carrière ou du manège.

En général, nous ne voyons aucune raison qui puisse justifier cette peur : nous n’entendons rien, ne voyons rien, et avons l’impression que tout est comme d’habitude.

Mais c’est réagir en humain. Essayons plutôt de nous mettre à la place de notre compagnon, afin de trouver des solutions constructives, qui développeront sa confiance et son assurance.

 Le  cheval ayant une ouie et une vue beaucoup plus développées que les nôtres, il est fort probable qu’il ait entendu ou vu quelque chose qui nous échappe totalement. De plus, chez les sujets à la sensibilité délicate, ou au tempéremment vif, l’instinct de fuite refait vite surface. Il suffit que quelque chose ne soit pas à sa place habituelle, qu’un bruit anormal se fasse subitement entendre, ou qu’un humain se fasse particulièrement remarquer pour que l’animal se méfie, et entame un processus d’évitement qui n’est pas toujours agréable ni sécuritaire pour le cavalier.

Il  peut aussi arriver qu’ayant un trop plein d’énergie à évacuer,  le cheval prenne un prétexte pour prendre la fuite et libérer ainsi l’excès de tensions. Dans ce cas là, il est préférable de descendre et de faire une bonne séance de longe, ou de travail en liberté, en autorisant évidemment le cheval à s’exprimer librement.

S’il ne s’agit pas d’un trop plein d’énergie, mais bien de peur, il y a quelques règles qui doivent être respectées si le cavalier souhaite  que les choses rentrent  petit-à-petit dans l’ordre, et sans avoir à se fâcher, ce qui est bien souvent inutile.

Tout d’abord, n’évitez pas la source de la peur. Au contraire, menez-y votre cheval en tâchant de garder, autant que faire se peut, les rênes détendues, afin que ce dernier ne se sente pas empêché de fuir si le besoin s’en fait sentir. Néanmoins, si effectivement, le processus de fuite se déclenche, il faut y mettre un terme. La tâche n’est pas toujours aisée, car il faut être ferme, sans bloquer l’animal, et rassurer tout en gardant le contrôle de la situation.

 Incitez le cheval à ne pas détourner le regard, ni à tourner le dos à l’objet de ses frayeurs. Le cheval est un animal curieux, et bien souvent, après avoir insisté un peu, on obtient de lui qu’il aille sentir du côté critique. A partir de là, même si la partie n’est pas gagnée, elle semble en bonne voie de le devenir.

Dans ce genre de situation, il faut  rester très calme, et avoir tout son temps, quitte à sacrifier le reste de la séance. Aider le cheval à mieux gérer sa peur est aussi important que de lui apprendre à exécuter un appuyer. Un cheval franc et paisible, est un cheval bien dans sa tête, et qui ne pourra qu’être plus à l’aise dans le travail.

Cependant, il ne faut pas nier l’évidence, certains restent parfois plus longtemps que d’autres sur l’oeil, ou au moins un peu plus sensibles dans certaines circonstances, comme les jours de grand vent, par exemple, prenant un prétexte deci delà pour faire un écart, ou alors jetant leur dévolu sur un élément et refusant de s’en approcher à moins de cinq mètres, durant toute la séance.

Lorsque je monte un cheval qui garde une sensibilité flagrante pour un certain objet, ou un certain endroit pendant  la séance, et ce, malgré le travail de mise en confiance, j’essaie de trouver un compromis.

Je pourrais décider de mettre le cheval en épaule en dedans à chaque fois que je passe à l’endroit critique, pour être “tranquille”. Mais le cheval, lui, ne le serait pas, puisqu’ayant dans le dos la source de son appréhension, sans pouvoir, ni la regarder, ni la fuir.

Je choisis donc de faire en premier une contre épaule en dedans, puis ensuite une tête au mur, afin que ma monture puisse travailler,tout en ayant la possibilité de voir ce qu’elle redoute. J’ai constaté plus d’efficacité en m’y prenant ainsi, avec la possibilité d’exécuter par la suite, une épaule en dedans avec un cheval plus décontracté.

 

Retour sur le travail à pied.

Saturday, May 1st, 2010

A la demande de Mika, voici de nouveaux quelques vidéos de travail à pied.
Pour visionner ce qui existe déjà sur le sujet, je vous rappelle qu’il vous suffit d’écrire votre mot clé dans la case au dessus de “search”, et les posts concernant ce que vous recherchez vous seront indiqués.

Contre épaule en dedans.

Epaule en dedans : le cheval a tendance à trop rentrer les épaules vers l’intérieur et on constate qu’il peine un peu dans son déplacement latéral.

Tête au mur : le cheval doit encore améliorer son incurvation. Il fuit un peu vers son épaule intérieure.

Réflexion…

Sunday, March 21st, 2010

Il n’est pas vraiment question, dans ce post, de conseils techniques, mais plutôt d’une réflexion sur l’état mental, et par voie de conséquence, physique, dans lequel on se trouve lorsque l’on aborde de nouveaux exercices.

Je prendrai ici comme exemple, l’apprentissage, pour le cheval, du départ au galop du pas, après l’avoir obtenu à partir du trot. Je pourrais tout aussi bien prendre n’importe quel autre exercice.

Je vous fais part de mon expérience d’enseignante, et j’ai pu constater que la plupart des élèves commettaient les mêmes erreurs. Mais venons en à mon exemple.

Le cheval part gentiment au galop du trot, dans le calme, avec une bonne compréhension des aides, et donc en y répondant tout à fait correctement. Le cavalier est calme, confiant, et discret dans ses actions. Le temps est venu maintenant d’effectuer une première demande de galop à partir du pas.

Je formule ainsi ma demande à l’élève : “Vous allez demander à votre cheval un départ au galop à partir du pas.” Je ne formule aucune autre exigence, ni consigne.

L’élève, s’impose alors l’objectif de partir coûte que coûte du pas, sans faire une seule foulée de trot et avec obligation de résultat, surtout.
Et le voilà qui s’agite, se penche en avant, serre les jambes, abandonne l’avant main de sa monture, que sais-je encore, tout ce que son imagination fertile lui propose, et qu’il ne faisait plus depuis longtemps.

Le cheval, bien évidemment part très mal, voire pas du tout.

Bien sûr, me direz-vous, je n’avais pas donné assez de consignes à mon élève, mais il est tout de même intéressant de constater que la réponse que donne celui-ci est rarement inspirée par le cheval, mais plutôt par le souci qu’il a de réussir l’exercice et/ou de faire plaisir à l’enseignant.

Maintenant, je m’adresse aux élèves : N’hésitez pas à demander à votre enseignant si vous pouvez prendre quelques instants pour analyser l’exercice demandé, faites appel à votre bon sens (on ne le fait jamais assez!!!), si vous avez des questions à poser, posez-les.
Demandez-vous ce que votre cheval va comprendre de ce que vous allez lui demander, et au contraire de ce que vous auriez probablement fait, arrangez-vous pour que cela ressemble étrangement à ce qu’il a l’habitude de faire. Faites tout simplement pareil, sauf que vous le faites du pas. Si votre cheval fait quelques foulées de trot, c’est soit par manque d’habitude, soit qu’il faut le rééquilibrer avant la départ, dans son travail au pas, mais ne le perturbez pas un peu plus alors qu’il n’est pas familiarisé avec cet exercice.

Que diriez-vous d’un enseignant qui apprendrait à votre tout jeune enfant une nouvelle tâche en lui mettant la pression, en le “secouant” pour qu’il effectue plus rapidement l’exercice, et sans lui donner le temps de comprendre.
Vous iriez sans nul doute vous plaindre à cet enseignant de ses méthodes expéditives.

Alors surtout, avec vos chevaux, donnez-vous le temps de la réflexion, encore une fois, et j’insiste énormément, utilisez votre bon sens. De plus, essayez de vous mettre à la place de votre compagnon équin, et ce n’est absolument pas faire preuve de sensiblerie ou d’anthropomorphisme que d’avoir un peu d’empathie pour lui.

Vous et votre cheval progresserez plus vite, et en vous accordant à tous deux plus de confort physique et psychique.

Gravure de Nestier harmonie entre cheval et cavalier mh lelièvre

Retour sur les têtes au mur.

Saturday, February 6th, 2010

Je vous propose à nouveau deux vidéos du même cheval dans la tête au mur.

D’une part, elles sont un peu plus longues, et d’autre part, on y voit une légère amélioration.

A vous de juger, et n’oubliez pas d’essayer et de nous faire part de vos impressions.

La main.

Saturday, December 19th, 2009

A l’image du cheval, qui, par l’intermédiaire de sa bouche, nous livre de précieuses indications sur son corps et son mental,la main du cavalier est comme un miroir dans lequel se reflètent ses dispositions physiques et psychiques.

la main du cavalier blogmh lelièvre

Le cavalier plein de bienveillance pour sa monture aura certainement la main plus délicate qui celui qui considère son cheval comme une bicyclette.

La main doit se faire diplomate, psychologue, savoir manier l’art de la conciliation.

La main doit en quelque sorte “tenir” la bouche du cheval, comme la main d’une mère tient la main de son enfant : contact léger, quasi inexistant, quand il s’agit de découvrir l’autonomie, contact franc et rassurant lorsque l’inquiétude se présente, ou bien encore contact ferme qui n’appelle aucune discussion afin de remettre dans le droit chemin.

On dit souvent que la main commence aux épaules, mais personnellement, je trouve qu’une grande part de son expression naît dans les hanches. Un bassin liant qui fonctionne correctement, induit une souplesse qui se propage vers les mains, offrant alors au cavalier la possibilité d’agir avec tact et finesse.

Beaucoup de cavaliers sont à la recherche de la fixité de la main. Attention néanmoins, la fixité ne s’obtient pas par le verrouillage des articulations, mais au contraire, par un controle très précis de celles-ci et des muscles qui les relient entre elles, afin d’en maîtriser, ou d’en supprimer jusqu’au plus petit mouvement.

La main peut être fixe tandis que les doigts restent légèrement mobiles.

la main du cavalier blogmh lelièvre

Pour ma part, je n’ai la main vraiment fixe, qu’avec un cheval léger se tenant seul.
Sinon, j’ai toute une palette d’actions que j’utilise, chacune en fonction des problèmes rencontrés.
Voici deux exemples d’utilisations différentes de la main (il va sans dire que l’emploi de la main est inscrit dans un vrai travail de gymnastique du cheval, avec des exercices bien ciblés) : avec un cheval un peu faible dans l’emploi de ses postérieurs, donc sur les épaules, et qui pèse, je prends, je rends, rompant sans cesse le contact, tandis que je pèse dans ma selle en animant fortement l’arrière main, sans pour autant aller vite. Ainsi, peu à peu, le cheval apprenant à mieux utiliser ses forces propulsives, et n’ayant plus de point d’appui devant, commence à se tenir seul, à se porter davantage.

Sur un cheval plutôt raide, et figé dans sa ligne du dessus, je garde un contact très élastique avec la bouche, en m’efforçant d’avoir les bras très souples et presque “mous”, et je ploie et déploie dans tous les sens. Evidemment, lorsque je dis “dans tous les sens”, ce n’est pas n’importe comment. S’il se durcit d’un côté, je fais une flexion de ce côté. S’il verrouille sa bouche, j’arrête gentiment et vais jusqu’au reculer, doucement, bras élastiques, jusqu’à obtenir une flexion de mâchoire. Si le cheval se fige dans une petite allure sans se livrer, je le fais allonger progressivement en gardant un contact là encore très élastique.
Ceci me donne souvent de très bons résultats, les chevaux finissant par “s’abandonner” sur ce contact, et à cette phase de travail, c’est tout-à-fait ce que je recherche. La décontraction commence alors à apparaître. C’est comme ceci que nous travaillons Bohemio en ce moment.

Si ce travail est effectué avec une main un peu dure, alors c’est pire, cela revenant à “pousser bêtement” sur la main.

Je pense qu’il ne faut pas avoir peur d’utiliser la main, il faut seulement avoir peur de mal l’utiliser. La nuance est de taille.

Tout est question de tact!

Petit conseil pédagogique.

Sunday, December 6th, 2009

Dans une séance de travail, il arrive parfois qu’il faille intervenir rapidement pour remédier, parfois presque simultanément, à plusieurs problèmes, sans l’amélioration desquels, le résultat resterait insatisfaisant.

Le souci, c’est que, selon son niveau, le cavalier intervient plus ou moins vite, voire pas du tout, et plus ou moins bien, voire plutôt mal.

Et les choses se corsent un peu plus lorsque ce même cavalier monte un jeune cheval!

Globalement, on peut considérer qu’il y a quatre grandes périodes dans la vie équestre d’un cavalier :

  • La 1ère : le cavalier ne ressent pas encore son cheval, et ne peut donc pas corriger les mauvaises attitudes de celui-ci.
  • La 2nd : le cavalier commence à ressentir les attitudes défectueuses, mais ne les corrige pas au bon moment, étant le plus souvent en retard sur son cheval.
  • La 3ème : le cavalier ayant affiné son tact corrige dès qu’elles surviennent, les fautes de sa monture.
  • La 4ème : le cavalier ne fait plus qu’un avec son cheval, et le travaille d’une façon telle, qu’il lui évite toute altération de son attitude.

    Ce post s’adresse aux cavaliers qui rêvent d’atteindre la dernière phase!

    cheval au galop blog mh lelièvre

    Imaginons la situation suivante : un grand cercle au galop. Le cheval a des difficultés à s’incurver, il se couche à l’intérieur, son postérieur interne ne le porte plus suffisamment, ayant perdu une partie de son activité.

    L’impulsion vient donc à diminuer.

    Le cavalier, mis mal à l’aise par la mauvaise organisation physique de sa monture, se contracte, regarde par terre, et ne peut
    donc pas gérer le tracé qui s’altére du fait du rétrécissement du cercle.

    Le cavalier est un peu débordé par tout ce qu’il ressent et n’a pas les réponses adéquates au bon moment, pour faire les corrections nécessaires au redressement du cheval.

    cheval au galop blog mh lelièvre

    Voici comment je procède pour aider le cavalier. J’arrête ce dernier au milieu du manège et ensemble nous faisons une analyse de la situation.

    Ensuite, nous gardons, selon le niveau de l’élève, trois ou quatre points importants qui vont être classés par ordre de priorité à traiter. Dans le cas qui nous intéresse, il pourrait s’agir de :

  • Le tracer : savoir exactement où l’on veut faire passer le cercle.
  • Améliorer l’incurvation.
  • Rétablir l’équilibre du cheval, en redonnant une place correcte aux épaules.
  • Une fois l’attitude corrigée, il sera possible de reporter le cheval en avant.

    Lorsque cette petite liste est établie, nous envisageons les rectifications possibles, les aides à utiliser, et leur place exacte.

    Enfin l’élève choisit un mot qui lui parle suffisamment et qui représente pour lui le mot clé, associé à chaque point précédemment défini. Par exemple :

  • Point n°1 : le regard.
  • Point n°2 : (main) extérieure.
  • Point n°3 : (main) intérieure.
  • Point n°4 : jambes.

    A ce stade, l’élève va reprendre son exercice, mais cette fois, en utilisant sa liste de 4 mots comme un métronome. Une fois au galop, le cavalier rythmera son travail en s’aidant des 4 mots qu’il se répètera mentalement dans l’ordre prédéterminé, jusqu’à ce qu’il repasse à l’allure inférieure.

    cheval au galop blog mh lelièvre

    Bien sûr, cette aide pédagogique à un caractère systématique au moment de son utilisation qui ne remplace pas le fait de sentir et donc d’agir en conséquence. Toutefois, pour l’avoir testée plusieurs fois, elle assure à l’élève de ne pas laisser le désordre s’installer outre mesure, et de plus, elle l’habitue à agir selon un rythme plus soutenu que s’il n’avait pas ce soutien.

    cheval au galop blog mh lelièvre

    Je ne mets en place ce procédé, que quand le cavalier est en réelle difficulté. Et de nombreux autres exercices jalonnent la séance, qui sont faits pour développer le tact et le sentiment afin d’avoir les réponses appropriées en temps voulu.

  • Des nouvelles de Bohemio.

    Saturday, November 21st, 2009

    Voici des nouvelles du piaffer de Bohemio. Il évolue très timidement, mais ce n’est pas grave. Ce qui compte, c’est qu’il se décontracte de plus en plus.
    Avant, il armait son dos et prenait son élan pour piaffer. Il donnait l’impression de “sauter” dans cet air.
    Maintenant, son dos est plus élastique, mais il n’a pas encore acquis suffisamment de force dans l’arrière main pour bien fléchir ses articulations, puis se propulser vers le haut sans “sauter”. D’où, un piaffer très timide.
    Comme je l’ai déjà dit :”Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage.”
    Il est cependant intéressant de voir toutes les étapes par lesquelles le cheval passe quand il se transforme dans son travail.

    Petit soucis lié à l’apprentissage de la descente d’encolure.

    Monday, December 17th, 2007

    Lorsqu’un cheval qui débute l’apprentissage de la descente d’encolure, découvre le confort que lui procure cette nouvelle attitude, il peut avoir envie de tirer sur les rênes vers le bas pour dégager plus encore son dos.

    De plus, cet exercice se pratique avec des rênes assez longues qui offrent au cheval un sentiment de liberté dont il aimerait bénéficier au maximum en se débarrassant totalement de la main.

    Il est important de lui apprendre qu’il ne doit pas arracher les rênes, mais il faut doser la réprimande. En effet, il ne faut pas qu’une action de main trop brutale vienne lui interdire de descendre l’encolure.

    Donc, ne donnez pas un coup sec vers le haut, ce qui aurait pour effet de relever la tête du cheval, comme lors d’un demi-arrêt, mais au contraire, en ayant les mains fixes, fermez vigoureusement les doigts sur les rênes comme pour faire, en quelque sorte, un mur, contre lequel il va se heurter lorsqu’il va tirer. Relâchez dés que le cheval a compris et ainsi de suite jusqu’à ce que la leçon soit acquise.

    N’oubliez pas de bien tenir votre dos afin de ne pas être subitement déséquilibrés en avant.

    webphotodescente-dencolure-085.jpg

    Jambe isolée en arrière de la sangle.

    Sunday, December 9th, 2007

    Pour savoir si votre cheval répond bien à la jambe isolée en arrière de la sangle, je vous propose un petit exercice.

    Arrêtez-vous au milieu de la carrière ou du manège, rênes longues.

    Reculez une de vos deux jambes pour chasser les hanches du cheval du côté opposé.

    Si votre cheval avance au lieu de cela, c’est qu’il ne respecte pas votre jambe isolée. Vous devez alors cesser  sur le champ l’action de votre mollet et l’arrêter en agissant sur les rênes. Relâchez ensuite votre action de main et reprenez celle de la jambe, et ainsi de suite.

    Changez régulièrement de jambe et répétez le même travail jusqu’à ce que le cheval déplace ses hanches à droite et à gauche sans avancer ni être retenu par les mains.