Archive for the ‘Quelques conseils ou Retours sur cours’ Category

QUICO : LE RETOUR

Sunday, October 17th, 2010

Bravo, bien vu pour l’abaissement des hanches un peu plus marqué sur la seconde photo. A quoi j’ajouterai que, par voix de conséquence, le grasset est plus fléchi également.
Plus subtil est le fait, souligné par Hélène, que l’allégement de la rêne intérieure sur la seconde photo, permet au cheval de se redresser latéralement, et longitudinalement, en reportant un peu de poids sur son épaule extérieure, ou du moins, en allégeant l’épaule intérieure.

 Où l’on voit que ce sont tous ces petits détails qui font la différence.

Si l’on prend l’exemple de la main, quelques centimètres plus en arrière suffisent à chambouler le fragile équilibre de la légèreté.

utilisation de la main à cheval mh lelièvre

 

LEGERETE.

Wednesday, October 13th, 2010

Observez ces deux photos ci-dessous :

  • Sur la première, le cavalier a la main légèrement trop en retrait, et n’est pas en descente de main.
  • Sur la seconde, la main est légèrement avancée, le cavalier est en descente de main.

  

travail de légèreté blog mh lelièvre

 

travail dans la légèreté blog mh lelièvre

 

Le cheval ne semble t-il pas plus à l’aise sur la seconde photo? Observez bien son arrière main.

Il vaut encore mieux effectuer une descente de main à un moment inopportun, que de ne pas en faire assez souvent, au risque de priver son cheval de ces petits moments de confort et d’autonomie qui lui rendent le travail moins contraignant et de ce fait, un peu plus agréable.

Et puis, rappelons nous en permanence, qu’il faut monter la ceinture vers les mains!!

J’attends vos remarques sur l’arrière main de Quico (et oui, il s’appelle Quico).

DE L’UTILISATION DE LA JAMBE.

Thursday, September 23rd, 2010

Adrien au Portugal

Nous avons précédemment parlé de la jambe fixe. Mais une jambe fixe n’est bien entendu pas une jambe qui a l’interdiction formelle de bouger.

De même nous avons parlé de la jambe décontractée. Et la jambe décontractée, à son tour, n’est pas une jambe qui ne doit se contracter en aucun cas.

Le cavalier peut être amené ponctuellement à bouger soit l’une, soit les deux jambes. En effet, il peut utiliser une jambe isolée en arrière de la sangle pour déplacer les hanches ou partir au galop, mais il peut aussi être amené à faire une action un peu “électrique” des deux jambes à la sangle, pour remobiliser l’attention d’un cheval froid. Alors, il décollera très légèrement les deux mollets, puis les  approchera de façon vive et de courte durée pour le stimuler, et finira par un retour au tonus musculaire zéro. J’insiste sur le fait d’écarter les mollets avant de s’en servir, de manière à ce que l’action soit vraiment “détachée” du cheval, elle n’en est que plus efficace. Pour finir, un cavalier qui fait piaffer son cheval, recule délicatement les deux jambes comme pour aller chercher les postérieurs, et les inciter à s’engager davantage.

 

jambe qui recule légèrement comme pour aller chercher les postérieurs.

La question n’est donc pas de ne pas utiliser ses jambes, mais de les utiliser à bon escient (donc pas en permanence, car alors le cheval se blase et n’apprend pas l’autonomie), et en alternant : contraction, pour créer l’action, et décontraction, pour récompenser la réponse. Il vaut mieux revenir plusieurs fois à ce principe, que de  négliger la décontraction, sous le prétexte que lors de cette phase le cheval se relâche.

Si un cheval est blasé aux jambes, ou s’il n’est pas encore éduqué aux jambes, alors il faut travailler la leçon de la jambe. Voilà à peu près comment elle se déroule : action de jambes (quelle qu’elle soit, une jambe isolée ou les deux) par contraction légère des seuls muscles utiles au mouvement (s) effectué (s) par la ou les jambes, puis décontraction immédiate dans l’attente de la réponse. S’il n’y a pas de réponse, alors action de la cravache (dans le calme et de sang froid, cela va de soi), puis caresser et recommencer aussi souvent que nécessaire. Au cavalier de déterminer, en fonction du niveau du cheval, le nombre de fois ou il répètera sa demande avant d’en venir à la cravache. De plus, pour ne pas surprendre sa monture, il  devra toujours poser cette dernière avant de l’utiliser de manière plus ferme.

Voilà, si certains points vous semblent être à développer, n’hésitez pas à me le faire savoir, et je tâcherai d’aller plus avant dans mes explications.

ENCORE QUELQUES PETITS CONSEILS.

Wednesday, September 15th, 2010

Comment ressentir les différentes parties de son corps afin de mieux les maîtriser.

Voici un exercice inspiré des techniques de relaxation. Sa mise en oeuvre s’avère plus délicate dans le contexte qui nous intéresse, dans la mesure où ce contexte, en l’occurrence, être à cheval, est moins propice à la concentration, que le contexte habituellement requis pour une séance de relaxation, souvent faite, le corps au repos dans un endroit calme et le plus silencieux possible.

Le but que le cavalier vise en entreprenant ce travail, est la conscience de chaque partie de son corps, pour accéder à une décontraction contrôlée, obtenue par une plus grande maîtrise de l’abaissement du tonus musculaire.

Pour commencer, il faut essayer de choisir le moment et l’endroit le plus calme possible pour dérouler sa séance. Ensuite, je recommande de commencer à l’arrêt, avant de s’exercer au pas puis aux autres allures.

Si vous avez suffisamment confiance en votre cheval, fermez les yeux pour ne pas vous laisser distraire, et ne laissez pas votre esprit vagabonder.

Vous allez au contraire vous concentrer  pour  optimiser votre sens du toucher, en affinant votre conscience des contacts. Concentrez vous : votre peau vous envoie des messages. Elle vous parle lorsqu’elle souffre, mais elle vous parle aussi simplement pour vous dire qu’elle ressent le contact de tel ou tel tissu, de telle partie de cuir, des flancs du cheval si vous êtes à cru. Bref, elle ne cesse de vous envoyer des informations que vous allez tenter d’intercepter et d’analyser.

Vous commencerez par le crâne et vous redescendrez jusqu’aux orteils, en prenant partie par partie, et en concentrant votre attention sur chacune des différentes partie du corps.

A chaque fois, vous tâcherez de visualiser intérieurement la partie du corps concernée, en essayant de ressentir la matière avec laquelle elle est directement en contact. Ce sera un excellent moyen d’améliorer la conscience de votre corps, segment par segment, et d’en maîtriser, par la suite, son équilibre et  son tonus musculaire.

C’est aussi un  bon procédé pour vider son esprit de tout ce qui l’encombre habituellement, et donc d’accéder à plus de décontraction.

Par la suite, avec un peu d’entraînement, vous parviendrez à de bons résultats sans fermer les yeux et aux trois allures.

 

Essayez, et donnez vos impressions. 

Chambord Samedi à 7h30. Quel merveilleux endroit pour se recentrer et se vider la tête. Une vrai séance de relaxation!!

REPONSES A VOS QUESTIONS : SUITE

Friday, September 10th, 2010

A propos de :

  • Les petites blessures du cavalier :

Demandez à un cycliste professionnel s’il n’a aucun désagrément lié à sa pratique sportive, et je pense qu’il vous répondra très certainement que, si, cela lui arrive de temps à autre. Le corps n’est pas fait pour subir des contraintes répétées, et en l’occurrence, en  ce qui concerne mon propos : les frottements dus à la selle. La peau arrive à se défendre à certains endroits, par exemple aux mains, où elle fabrique du tissu  supplémentaire pour se protéger (la corne), mais à d’autres, cela n’est pas possible. Alors même si l’on prend un maximum de mesures de précaution, on ne maîtrise pas tous les facteurs responsables de ces petits désagréments, et il me semble donc normal que cela puisse arriver ponctuellement. Et bien sûr, je n’échappe pas à cette règle!

  • L’assiette dans les transitions descendantes :

J’ai souvent entendu dire qu’il fallait bloquer l’assiette pour effectuer les transitions descendantes. Je ne suis pas en accord avec cette idée. Il n’y a pas un seul  exercice que le cheval ne puisse faire sans faire fonctionner son dos, et le cavalier, s’il veut rester en harmonie avec ce dernier, doit considérer qu’il doit à son tour, maintenir le bon fonctionnement de son dos, et de son assiette. Comment espérer obtenir le liant dans une transition, si soi-même on se fige. De plus, qui dit blocage du bassin, dit contraction des abdominaux, et impossibilité de respirer par le ventre. Hors, on sait combien la respiration abdominale est primordiale pour accéder à la décontraction.

  • Les talons descendus :

Ils ne doivent l’être que parce que la cheville étant décontractée, reste  très flexible. Le talon, par conséquent, descend sous le poids de la jambe qui se déploie et “tombe (si elle aussi, est décontractée) dans celui-ci”. A priori, il n’est pas nécessaire de forcer sur la cheville pour obtenir ce résultat. Néanmoins, pour des personnes manquant de souplesse comme moi (je ne suis pas laxe du tout), voici un petit exercice facile à faire pour étirer les muscles des mollets et favoriser ainsi, la descente du talon. Mettez vous sur une marche les pieds joints, en laissant dépasser dans le vide, environ les deux tiers postérieurs des pieds, puis descendez les talons de ce que vous pouvez, sans vous faire mal. Répétez cela quand vous voulez, dès que vous avez une marche à disposition. Sachez restez raisonnables!!

  • Le soutien du dos :

 Si tous les cavaliers se tenaient déjà comme ils se tiennent à pied, une grande partie du travail de redressement du buste serait faite. Hors, pour la piéton lambda qui n’a pas de problème majeur, se tenir droit est naturel, se fait inconsciemment, et dans un relatif état de décontraction. Si à cheval, les choses se compliquent, ce n’est pas tant à cause du dos, qu’à cause d’autres parties du corps qui ne réagissent pas correctement face aux mouvements du cheval.  Si le bassin s’oriente et se mobilise correctement de façon sychrone avec le dos du cheval, et si le cavalier garde son équilibre de piéton, bien au dessus de ses pieds, alors le reste est plus facile à gérer, et le dos du cavalier n’a guère de raisons de se relâcher. Lorsque la poitrine se ferme, les épaules se rabattant vers l’avant, et que le haut du corps se relâche, provoquant des ondulations disgracieuses et des secousses désagréables, c’est en général que les lombaires ne s’articulent pas comme elles le devraient. Dans le cas contraire, le rein étant souple et mobile, le dos reste naturellement soutenu,  la poitrine ouverte, et les omoplates comme se resserrant l’une vers l’autre.

 C’est promis, pour Marie-Laure, et tous ceux que ça intéresse, je ferai d’ici une dizaine de jours, un post sur l’utilisation des jambes. Les piqûres de rappel sont toujours nécessaires!

DEBUT DE REPONSE A VOS QUESTIONS.

Friday, September 3rd, 2010

   

En réponse à vos questions, voici quelques précisions sur certains points évoqués dans le post précédent, et qui appellent des réflexions sur le fonctionnement général du cavalier .

  • A propos de l’antéversion (cambrure du rein) et de la rétroversion (voussure du rein) du bassin. Oui, ces deux mouvements assurent le bon fonctionnement de l’ assiette, mais c’est essentiellement le relâchement des adducteurs qui favorise l’élargissement de la base de sustentation.

 

  • Attention! Ce n’est pas toujours une bonne idée de rallonger ses étriers. Certes, cela aide à descendre la jambe, mais j’ai fréquemment constaté avec des cavaliers se contractant facilement, qu’en cas de difficulté, ils resserraient bien plus vite les jambes par contraction des adducteurs. De plus, un cavalier mal à l’aise chaussé long, met souvent les jambes en avant.

 

  • Je fais maintenant rarement travailler sans étriers. J’essaie plutôt de faire travailler le rapport  à l’étrier, rapport parfois conflictuel d’ailleurs. En théorie, le cavalier est bien évidemment convaincu que, comme le disait Nuno Oliveira “l’étrier est l’ornement du pied”, mais en pratique, cet ornement devient un outil ayant malheureusement trop d’importance dans la tenue en selle . Lorsqu’une vrai raideur est présente, avec un réel besoin d’étirer les muscles, le travail sans étriers peut s’avérer très positif. Dans les autres cas, l’expérience m’a souvent montré que les cavaliers étaient encore plus incommodés par les étriers une fois qu’ils les rechaussaient.

 

  • Si un cavalier a vraiment besoin de mise en selle, je le prends à la longe sur un cheval équipé d’un surfaix de voltige et d’un gros tapis. Cela me paraît plus judicieux que de faire faire des exercices périlleux en selle, au risque que le cavalier perde l’équilibre, se raccroche à la bouche de son cheval et lui fasse peur.

 

  • En selle, pour améliorer le  fonctionnement du bassin et des articulations basses,  j’opte plutôt pour une approche douce, aidant l’élève à mieux respirer pour se relaxer,  afin de ressentir avec plus de précision chaque partie de son corps. Cette approche permet au cavalier d’affiner la maîtrise de ses différents segments. Je vous invite à lire, ou relire les post concernant cette approche :en cliquant ici. 

  

A suivre… 

A PROPOS DE LA PEUR CHEZ LE CHEVAL : PETITS CONSEILS.

Saturday, August 7th, 2010

Il arrive parfois lors d’ une séance de travail, que le cheval se mette à avoir peur de quelque chose lorsqu’il passe à  certains endroits de la carrière ou du manège.

En général, nous ne voyons aucune raison qui puisse justifier cette peur : nous n’entendons rien, ne voyons rien, et avons l’impression que tout est comme d’habitude.

Mais c’est réagir en humain. Essayons plutôt de nous mettre à la place de notre compagnon, afin de trouver des solutions constructives, qui développeront sa confiance et son assurance.

 Le  cheval ayant une ouie et une vue beaucoup plus développées que les nôtres, il est fort probable qu’il ait entendu ou vu quelque chose qui nous échappe totalement. De plus, chez les sujets à la sensibilité délicate, ou au tempéremment vif, l’instinct de fuite refait vite surface. Il suffit que quelque chose ne soit pas à sa place habituelle, qu’un bruit anormal se fasse subitement entendre, ou qu’un humain se fasse particulièrement remarquer pour que l’animal se méfie, et entame un processus d’évitement qui n’est pas toujours agréable ni sécuritaire pour le cavalier.

Il  peut aussi arriver qu’ayant un trop plein d’énergie à évacuer,  le cheval prenne un prétexte pour prendre la fuite et libérer ainsi l’excès de tensions. Dans ce cas là, il est préférable de descendre et de faire une bonne séance de longe, ou de travail en liberté, en autorisant évidemment le cheval à s’exprimer librement.

S’il ne s’agit pas d’un trop plein d’énergie, mais bien de peur, il y a quelques règles qui doivent être respectées si le cavalier souhaite  que les choses rentrent  petit-à-petit dans l’ordre, et sans avoir à se fâcher, ce qui est bien souvent inutile.

Tout d’abord, n’évitez pas la source de la peur. Au contraire, menez-y votre cheval en tâchant de garder, autant que faire se peut, les rênes détendues, afin que ce dernier ne se sente pas empêché de fuir si le besoin s’en fait sentir. Néanmoins, si effectivement, le processus de fuite se déclenche, il faut y mettre un terme. La tâche n’est pas toujours aisée, car il faut être ferme, sans bloquer l’animal, et rassurer tout en gardant le contrôle de la situation.

 Incitez le cheval à ne pas détourner le regard, ni à tourner le dos à l’objet de ses frayeurs. Le cheval est un animal curieux, et bien souvent, après avoir insisté un peu, on obtient de lui qu’il aille sentir du côté critique. A partir de là, même si la partie n’est pas gagnée, elle semble en bonne voie de le devenir.

Dans ce genre de situation, il faut  rester très calme, et avoir tout son temps, quitte à sacrifier le reste de la séance. Aider le cheval à mieux gérer sa peur est aussi important que de lui apprendre à exécuter un appuyer. Un cheval franc et paisible, est un cheval bien dans sa tête, et qui ne pourra qu’être plus à l’aise dans le travail.

Cependant, il ne faut pas nier l’évidence, certains restent parfois plus longtemps que d’autres sur l’oeil, ou au moins un peu plus sensibles dans certaines circonstances, comme les jours de grand vent, par exemple, prenant un prétexte deci delà pour faire un écart, ou alors jetant leur dévolu sur un élément et refusant de s’en approcher à moins de cinq mètres, durant toute la séance.

Lorsque je monte un cheval qui garde une sensibilité flagrante pour un certain objet, ou un certain endroit pendant  la séance, et ce, malgré le travail de mise en confiance, j’essaie de trouver un compromis.

Je pourrais décider de mettre le cheval en épaule en dedans à chaque fois que je passe à l’endroit critique, pour être “tranquille”. Mais le cheval, lui, ne le serait pas, puisqu’ayant dans le dos la source de son appréhension, sans pouvoir, ni la regarder, ni la fuir.

Je choisis donc de faire en premier une contre épaule en dedans, puis ensuite une tête au mur, afin que ma monture puisse travailler,tout en ayant la possibilité de voir ce qu’elle redoute. J’ai constaté plus d’efficacité en m’y prenant ainsi, avec la possibilité d’exécuter par la suite, une épaule en dedans avec un cheval plus décontracté.

 

Retour sur le travail à pied.

Saturday, May 1st, 2010

A la demande de Mika, voici de nouveaux quelques vidéos de travail à pied.
Pour visionner ce qui existe déjà sur le sujet, je vous rappelle qu’il vous suffit d’écrire votre mot clé dans la case au dessus de “search”, et les posts concernant ce que vous recherchez vous seront indiqués.

Contre épaule en dedans.

Epaule en dedans : le cheval a tendance à trop rentrer les épaules vers l’intérieur et on constate qu’il peine un peu dans son déplacement latéral.

Tête au mur : le cheval doit encore améliorer son incurvation. Il fuit un peu vers son épaule intérieure.

Réflexion…

Sunday, March 21st, 2010

Il n’est pas vraiment question, dans ce post, de conseils techniques, mais plutôt d’une réflexion sur l’état mental, et par voie de conséquence, physique, dans lequel on se trouve lorsque l’on aborde de nouveaux exercices.

Je prendrai ici comme exemple, l’apprentissage, pour le cheval, du départ au galop du pas, après l’avoir obtenu à partir du trot. Je pourrais tout aussi bien prendre n’importe quel autre exercice.

Je vous fais part de mon expérience d’enseignante, et j’ai pu constater que la plupart des élèves commettaient les mêmes erreurs. Mais venons en à mon exemple.

Le cheval part gentiment au galop du trot, dans le calme, avec une bonne compréhension des aides, et donc en y répondant tout à fait correctement. Le cavalier est calme, confiant, et discret dans ses actions. Le temps est venu maintenant d’effectuer une première demande de galop à partir du pas.

Je formule ainsi ma demande à l’élève : “Vous allez demander à votre cheval un départ au galop à partir du pas.” Je ne formule aucune autre exigence, ni consigne.

L’élève, s’impose alors l’objectif de partir coûte que coûte du pas, sans faire une seule foulée de trot et avec obligation de résultat, surtout.
Et le voilà qui s’agite, se penche en avant, serre les jambes, abandonne l’avant main de sa monture, que sais-je encore, tout ce que son imagination fertile lui propose, et qu’il ne faisait plus depuis longtemps.

Le cheval, bien évidemment part très mal, voire pas du tout.

Bien sûr, me direz-vous, je n’avais pas donné assez de consignes à mon élève, mais il est tout de même intéressant de constater que la réponse que donne celui-ci est rarement inspirée par le cheval, mais plutôt par le souci qu’il a de réussir l’exercice et/ou de faire plaisir à l’enseignant.

Maintenant, je m’adresse aux élèves : N’hésitez pas à demander à votre enseignant si vous pouvez prendre quelques instants pour analyser l’exercice demandé, faites appel à votre bon sens (on ne le fait jamais assez!!!), si vous avez des questions à poser, posez-les.
Demandez-vous ce que votre cheval va comprendre de ce que vous allez lui demander, et au contraire de ce que vous auriez probablement fait, arrangez-vous pour que cela ressemble étrangement à ce qu’il a l’habitude de faire. Faites tout simplement pareil, sauf que vous le faites du pas. Si votre cheval fait quelques foulées de trot, c’est soit par manque d’habitude, soit qu’il faut le rééquilibrer avant la départ, dans son travail au pas, mais ne le perturbez pas un peu plus alors qu’il n’est pas familiarisé avec cet exercice.

Que diriez-vous d’un enseignant qui apprendrait à votre tout jeune enfant une nouvelle tâche en lui mettant la pression, en le “secouant” pour qu’il effectue plus rapidement l’exercice, et sans lui donner le temps de comprendre.
Vous iriez sans nul doute vous plaindre à cet enseignant de ses méthodes expéditives.

Alors surtout, avec vos chevaux, donnez-vous le temps de la réflexion, encore une fois, et j’insiste énormément, utilisez votre bon sens. De plus, essayez de vous mettre à la place de votre compagnon équin, et ce n’est absolument pas faire preuve de sensiblerie ou d’anthropomorphisme que d’avoir un peu d’empathie pour lui.

Vous et votre cheval progresserez plus vite, et en vous accordant à tous deux plus de confort physique et psychique.

Gravure de Nestier harmonie entre cheval et cavalier mh lelièvre

Retour sur les têtes au mur.

Saturday, February 6th, 2010

Je vous propose à nouveau deux vidéos du même cheval dans la tête au mur.

D’une part, elles sont un peu plus longues, et d’autre part, on y voit une légère amélioration.

A vous de juger, et n’oubliez pas d’essayer et de nous faire part de vos impressions.