Archive for the ‘Quelques conseils ou Retours sur cours’ Category

La main.

Saturday, December 19th, 2009

A l’image du cheval, qui, par l’intermédiaire de sa bouche, nous livre de précieuses indications sur son corps et son mental,la main du cavalier est comme un miroir dans lequel se reflètent ses dispositions physiques et psychiques.

la main du cavalier blogmh lelièvre

Le cavalier plein de bienveillance pour sa monture aura certainement la main plus délicate qui celui qui considère son cheval comme une bicyclette.

La main doit se faire diplomate, psychologue, savoir manier l’art de la conciliation.

La main doit en quelque sorte “tenir” la bouche du cheval, comme la main d’une mère tient la main de son enfant : contact léger, quasi inexistant, quand il s’agit de découvrir l’autonomie, contact franc et rassurant lorsque l’inquiétude se présente, ou bien encore contact ferme qui n’appelle aucune discussion afin de remettre dans le droit chemin.

On dit souvent que la main commence aux épaules, mais personnellement, je trouve qu’une grande part de son expression naît dans les hanches. Un bassin liant qui fonctionne correctement, induit une souplesse qui se propage vers les mains, offrant alors au cavalier la possibilité d’agir avec tact et finesse.

Beaucoup de cavaliers sont à la recherche de la fixité de la main. Attention néanmoins, la fixité ne s’obtient pas par le verrouillage des articulations, mais au contraire, par un controle très précis de celles-ci et des muscles qui les relient entre elles, afin d’en maîtriser, ou d’en supprimer jusqu’au plus petit mouvement.

La main peut être fixe tandis que les doigts restent légèrement mobiles.

la main du cavalier blogmh lelièvre

Pour ma part, je n’ai la main vraiment fixe, qu’avec un cheval léger se tenant seul.
Sinon, j’ai toute une palette d’actions que j’utilise, chacune en fonction des problèmes rencontrés.
Voici deux exemples d’utilisations différentes de la main (il va sans dire que l’emploi de la main est inscrit dans un vrai travail de gymnastique du cheval, avec des exercices bien ciblés) : avec un cheval un peu faible dans l’emploi de ses postérieurs, donc sur les épaules, et qui pèse, je prends, je rends, rompant sans cesse le contact, tandis que je pèse dans ma selle en animant fortement l’arrière main, sans pour autant aller vite. Ainsi, peu à peu, le cheval apprenant à mieux utiliser ses forces propulsives, et n’ayant plus de point d’appui devant, commence à se tenir seul, à se porter davantage.

Sur un cheval plutôt raide, et figé dans sa ligne du dessus, je garde un contact très élastique avec la bouche, en m’efforçant d’avoir les bras très souples et presque “mous”, et je ploie et déploie dans tous les sens. Evidemment, lorsque je dis “dans tous les sens”, ce n’est pas n’importe comment. S’il se durcit d’un côté, je fais une flexion de ce côté. S’il verrouille sa bouche, j’arrête gentiment et vais jusqu’au reculer, doucement, bras élastiques, jusqu’à obtenir une flexion de mâchoire. Si le cheval se fige dans une petite allure sans se livrer, je le fais allonger progressivement en gardant un contact là encore très élastique.
Ceci me donne souvent de très bons résultats, les chevaux finissant par “s’abandonner” sur ce contact, et à cette phase de travail, c’est tout-à-fait ce que je recherche. La décontraction commence alors à apparaître. C’est comme ceci que nous travaillons Bohemio en ce moment.

Si ce travail est effectué avec une main un peu dure, alors c’est pire, cela revenant à “pousser bêtement” sur la main.

Je pense qu’il ne faut pas avoir peur d’utiliser la main, il faut seulement avoir peur de mal l’utiliser. La nuance est de taille.

Tout est question de tact!

Petit conseil pédagogique.

Sunday, December 6th, 2009

Dans une séance de travail, il arrive parfois qu’il faille intervenir rapidement pour remédier, parfois presque simultanément, à plusieurs problèmes, sans l’amélioration desquels, le résultat resterait insatisfaisant.

Le souci, c’est que, selon son niveau, le cavalier intervient plus ou moins vite, voire pas du tout, et plus ou moins bien, voire plutôt mal.

Et les choses se corsent un peu plus lorsque ce même cavalier monte un jeune cheval!

Globalement, on peut considérer qu’il y a quatre grandes périodes dans la vie équestre d’un cavalier :

  • La 1ère : le cavalier ne ressent pas encore son cheval, et ne peut donc pas corriger les mauvaises attitudes de celui-ci.
  • La 2nd : le cavalier commence à ressentir les attitudes défectueuses, mais ne les corrige pas au bon moment, étant le plus souvent en retard sur son cheval.
  • La 3ème : le cavalier ayant affiné son tact corrige dès qu’elles surviennent, les fautes de sa monture.
  • La 4ème : le cavalier ne fait plus qu’un avec son cheval, et le travaille d’une façon telle, qu’il lui évite toute altération de son attitude.

    Ce post s’adresse aux cavaliers qui rêvent d’atteindre la dernière phase!

    cheval au galop blog mh lelièvre

    Imaginons la situation suivante : un grand cercle au galop. Le cheval a des difficultés à s’incurver, il se couche à l’intérieur, son postérieur interne ne le porte plus suffisamment, ayant perdu une partie de son activité.

    L’impulsion vient donc à diminuer.

    Le cavalier, mis mal à l’aise par la mauvaise organisation physique de sa monture, se contracte, regarde par terre, et ne peut
    donc pas gérer le tracé qui s’altére du fait du rétrécissement du cercle.

    Le cavalier est un peu débordé par tout ce qu’il ressent et n’a pas les réponses adéquates au bon moment, pour faire les corrections nécessaires au redressement du cheval.

    cheval au galop blog mh lelièvre

    Voici comment je procède pour aider le cavalier. J’arrête ce dernier au milieu du manège et ensemble nous faisons une analyse de la situation.

    Ensuite, nous gardons, selon le niveau de l’élève, trois ou quatre points importants qui vont être classés par ordre de priorité à traiter. Dans le cas qui nous intéresse, il pourrait s’agir de :

  • Le tracer : savoir exactement où l’on veut faire passer le cercle.
  • Améliorer l’incurvation.
  • Rétablir l’équilibre du cheval, en redonnant une place correcte aux épaules.
  • Une fois l’attitude corrigée, il sera possible de reporter le cheval en avant.

    Lorsque cette petite liste est établie, nous envisageons les rectifications possibles, les aides à utiliser, et leur place exacte.

    Enfin l’élève choisit un mot qui lui parle suffisamment et qui représente pour lui le mot clé, associé à chaque point précédemment défini. Par exemple :

  • Point n°1 : le regard.
  • Point n°2 : (main) extérieure.
  • Point n°3 : (main) intérieure.
  • Point n°4 : jambes.

    A ce stade, l’élève va reprendre son exercice, mais cette fois, en utilisant sa liste de 4 mots comme un métronome. Une fois au galop, le cavalier rythmera son travail en s’aidant des 4 mots qu’il se répètera mentalement dans l’ordre prédéterminé, jusqu’à ce qu’il repasse à l’allure inférieure.

    cheval au galop blog mh lelièvre

    Bien sûr, cette aide pédagogique à un caractère systématique au moment de son utilisation qui ne remplace pas le fait de sentir et donc d’agir en conséquence. Toutefois, pour l’avoir testée plusieurs fois, elle assure à l’élève de ne pas laisser le désordre s’installer outre mesure, et de plus, elle l’habitue à agir selon un rythme plus soutenu que s’il n’avait pas ce soutien.

    cheval au galop blog mh lelièvre

    Je ne mets en place ce procédé, que quand le cavalier est en réelle difficulté. Et de nombreux autres exercices jalonnent la séance, qui sont faits pour développer le tact et le sentiment afin d’avoir les réponses appropriées en temps voulu.

  • Des nouvelles de Bohemio.

    Saturday, November 21st, 2009

    Voici des nouvelles du piaffer de Bohemio. Il évolue très timidement, mais ce n’est pas grave. Ce qui compte, c’est qu’il se décontracte de plus en plus.
    Avant, il armait son dos et prenait son élan pour piaffer. Il donnait l’impression de “sauter” dans cet air.
    Maintenant, son dos est plus élastique, mais il n’a pas encore acquis suffisamment de force dans l’arrière main pour bien fléchir ses articulations, puis se propulser vers le haut sans “sauter”. D’où, un piaffer très timide.
    Comme je l’ai déjà dit :”Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage.”
    Il est cependant intéressant de voir toutes les étapes par lesquelles le cheval passe quand il se transforme dans son travail.

    Petit soucis lié à l’apprentissage de la descente d’encolure.

    Monday, December 17th, 2007

    Lorsqu’un cheval qui débute l’apprentissage de la descente d’encolure, découvre le confort que lui procure cette nouvelle attitude, il peut avoir envie de tirer sur les rênes vers le bas pour dégager plus encore son dos.

    De plus, cet exercice se pratique avec des rênes assez longues qui offrent au cheval un sentiment de liberté dont il aimerait bénéficier au maximum en se débarrassant totalement de la main.

    Il est important de lui apprendre qu’il ne doit pas arracher les rênes, mais il faut doser la réprimande. En effet, il ne faut pas qu’une action de main trop brutale vienne lui interdire de descendre l’encolure.

    Donc, ne donnez pas un coup sec vers le haut, ce qui aurait pour effet de relever la tête du cheval, comme lors d’un demi-arrêt, mais au contraire, en ayant les mains fixes, fermez vigoureusement les doigts sur les rênes comme pour faire, en quelque sorte, un mur, contre lequel il va se heurter lorsqu’il va tirer. Relâchez dés que le cheval a compris et ainsi de suite jusqu’à ce que la leçon soit acquise.

    N’oubliez pas de bien tenir votre dos afin de ne pas être subitement déséquilibrés en avant.

    webphotodescente-dencolure-085.jpg

    Jambe isolée en arrière de la sangle.

    Sunday, December 9th, 2007

    Pour savoir si votre cheval répond bien à la jambe isolée en arrière de la sangle, je vous propose un petit exercice.

    Arrêtez-vous au milieu de la carrière ou du manège, rênes longues.

    Reculez une de vos deux jambes pour chasser les hanches du cheval du côté opposé.

    Si votre cheval avance au lieu de cela, c’est qu’il ne respecte pas votre jambe isolée. Vous devez alors cesser  sur le champ l’action de votre mollet et l’arrêter en agissant sur les rênes. Relâchez ensuite votre action de main et reprenez celle de la jambe, et ainsi de suite.

    Changez régulièrement de jambe et répétez le même travail jusqu’à ce que le cheval déplace ses hanches à droite et à gauche sans avancer ni être retenu par les mains.

    Monter à cru, c’est pas du tout cuit!

    Thursday, December 6th, 2007

    Monter à cru est un travail tout à fait propice au développement de la décontraction et de l’équilibre.

    Il ne s’agit pas dans cet exercice de prouver ses capacités à tenir sur un cheval qui bouge, quoi qu’il puisse en coûter : jambes serrées et mains raccrochées à la bouche.

    Bien au contraire, je recommande de tout lâcher et de se laisser imprégner par les mouvements de sa monture.

    Si vous n’êtes pas habitué, faîtes-vous longer par quelqu’un de confiance sur un cheval sage et confortable. Equipez celui-ci d’un tapis et d’un surfaix auquel vous pourrez ajouter un dispositif non contraignant pour l’animal et qui pourra vous être utile en cas de gros déséquilibre.

    Commencez au pas : laissez vos jambes et vos fesses bouger au gré des mouvements de votre cheval. Quand celui-ci tourne à droite, laissez votre poids du corps à droite,  quand il tourne à gauche, gardez la fesse gauche bien à gauche et la jambe du même côté bien descendue. Ne donnez pas prise à la force centrifuge vers l’extérieur, c’est très déstabilisant.

    Quand vous serez à l’aise au pas, vous prendrez le trot puis le galop. Surveillez bien votre buste : qu’il ne prenne ni avance ni retard, car alors pour compenser le déséquilibre vous serrerez certainement les jambes…entre autres…

    Une fois que vous serez en harmonie avec votre monture mettez-lui un filet afin de travailler dans l’autonomie.

    Vous vous régalerez, j’en suis sûre!

    N’oubliez pas cependant de bien détendre le cheval avant la séance.

    webcrujuillet-07-006.jpg webadrscn2505.JPG

    Cheval qui bouge au montoir

    Sunday, December 2nd, 2007

    Plusieurs facteurs peuvent expliquer qu’un cheval bouge au montoir.

    • Un débourrage fait dans le stress
    • Pas d’échauffement du cheval avant de le monter
    • Des rênes ajustées trop courtes
    • La pointe du pied gauche qui rentre dans le flanc du cheval
    • Un cavalier qui s’assoit trop lourdement dans sa selle
    • Un dos douloureux

    Lorque vous avez des difficultées au montoir, restez calmes et ne vous hâtez pas de penser que votre monture met de la mauvaise volontée. Prenez point par point les exemples précédents et voyez s’il l’un d’eux correspond à votre cas.

    Si malgré vos efforts pour bien faire, vous ne voyez pas de résultat, alors faîtes vous aider. Demandez à une personne de se mettre en face de votre cheval pendant que vous montez, ni vous, ni votre acolyte ne tenant les rênes. Par contre, la personne qui vous aide occupe le cheval, le caresse, lui parle et si le cheval avance elle lui tapote gentiment le bout du nez en lui disant “non” de la voix.

    Lorsque vous êtes en selle, votre monture peut tout à fait recevoir une friandise en récompense. Recommencez la même chose jusqu’à parfaite immobilité, ensuite vous répèterez l’exercice mais votre aide se mettra sur le côté puis elle s’éloignera de plus en plus jusqu’à vous laisser seul.

    Et l’assiette dans tout ça !

    Sunday, December 2nd, 2007

    Dans mon information “Quelle action de jambes pour partir au trot”, mon intention était vraiment de ne parler que de l’aide “jambes” dans le départ. Mais il va sans dire que l’importance de l’assiette est évidente, celle-ci étant quasiment omniprésente, soit comme siège de l’équilibre, garante alors de l’harmonie entre le cavalier et sa monture, soit comme aide impulsive ou de direction, comme dans les pas de côtés, par exemple.

    Néanmoins, très objectivement, je ne pense pas que seule l’assiette puisse indiquer précisément au cheval, l’exercice à exécuter. En effet, avec un cheval peu ou moyennement avancé, elle sera accompagnée des autre aides (mains et jambes) de façon claire et nette. Puis à mesure que le cheval affinera son dressage, le cavalier diminuera de plus en plus ses actions de mains et de jambes jusqu’à n’utiliser pratiquement plus que l’action de l’assiette et celle du buste. Cependant, celles-ci seront toujours associées à une ébauche, même infime, du signal déclencheur de l’exercice : une ouverture de cuisses, un soutien des mains, une dissociation des jambes etc…

    Ce qui procure un sentiment d’épure extrêmement agréable qui donne l’impression qu’il suffit de penser à l’exercice pour que celui-ci soit réalisé dans l’harmonie la plus totale.

     webnoiruillet-07-038.jpg

    Pour les cavaliers qui travaillent seuls

    Sunday, November 11th, 2007

    Voici quelques conseils pour vous aider à mieux gérer vos séances quand vous travaillez seuls.

    Tout d’abord, tâchez de vous installer dans un endroit clos si possible, de préférence rectangulaire ou carré, pour pouvoir marcher droit. Si vous n’avez qu’un pré à votre disposition, n’hésitez pas à matérialiser des côtés avec ce que vous trouverez : morceaux de bois, cônes de chantier…

    Ensuite, je pense qu’il est bon de se faire un plan de séance, et de définir la durée de la séance. Votre plan de séance est dépendant des objectifs que vous vous fixez en fonction de ce que votre cheval a besoin de travailler.

    Détendez bien votre monture avant de commencer : l’idéal est de pouvoir la longer ou la mettre en liberté avant de monter dessus.

    weblongoct-05-014.jpg

    Ensuite faites un travail au pas assez long, qui permettra à votre cheval de continuer à s’échauffer tranquillement en commençant les exercices d’assouplissement. C’est au pas aussi que celui-ci pourra apprendre de nouveaux exercices. Ensuite, selon ce qui lui convient le mieux, vous trotterez ou bien galoperez. N’oubliez pas le retour au calme, au pas, en fin de séance.

    webardscn0108.JPG

    Vous vous êtes donc défini une durée de séance, mais aussi un temps pour chaque allure, toujours en fonction des besoins de votre monture. Même s’il ne faut pas être trop rigide, en effet, au cours de votre séance vous pouvez être amenés à rencontrer des difficultés qui vous obligent à changer votre fusil d’épaule afin de vous adapter à la situation, tâchez tout de même de ne pas trop vous éloigner de ce qui était établi au départ. Ce pourrait être un mauvais pli à prendre qui nuirait à la rigueur de votre travail. Et lorsque l’on travail seul il est indispensable d’être toujours rigoureux.

    Surveillez la symétrie des exercices, variez souvent entre la main droite et la main gauche et alternez les courbes et lignes droites. Ainsi vous éviterez bien de la fatigue à votre compagnon.

    Surtout n’oubliez pas les pauses : c’est aussi important pour le physique que pour le mental, si votre cheval sature, il ne peut plus rien apprendre.

    Pensez à regarder devant vous, autour de vous, ne vous coupez pas de l’espace dans lequel vous évoluez.

    Evaluez votre position régulièrement : si celle-ci se dégrade, votre travail peut être altéré.

    Si ça ne va plus et que vous ne vous en sortez plus, ne vous énervez pas et surtout ne vous fâchez pas après votre cheval, dites vous qu’il fait ce qu’il peut par rapport à ce qu’il comprend et que probablement vous êtes responsable. Quoi qu’il en soit, c’est vous qui avez la raison et il vous revient la responsabilité d’éviter tout conflit. Arrêtez-vous, lâchez les rênes, faites quelques petits exercices de respiration ventrale et prenez du recul par rapport à la situation. Analysez en détail ce que vous êtes en train de faire et reprenez point par point l’évolution de votre travail sans hésiter à vous poser toutes les questions qui vous viennent à l’esprit (A-t-il bien compris ce que je demandais ? Ai-je bien fait comprendre ce que j’attendais de lui ? Ai-je  été suffisamment progressive ? N’est-il pas tendu parce qu’il a peur de quelque chose qui m’échappe ou parce qu’il a encore des courbatures de la veille?…). Il serait bien surprenant que vous ne trouviez pas quelques réponses à vos interrogations.

    Si malgré tout vous buttez toujours, laissez tomber pour ce jour-là, refaites un petit exercice simple que vous êtes sûr de réussir, et rentrez calmement à l’écurie, ça ira mieux la prochaine fois.

    webboxoct-05-075.jpg

    Longer ? licol, caveçon, filet ?

    Wednesday, November 7th, 2007

    Faut-il longer son cheval en caveçon, en filet ou en licol ?
    Si je prends l’exemple d’Arly, j’ai commencé à le longer en caveçon. Je pense que c’est un bon outil, à condition d’être correctement utilisé. Je choisis toujours un caveçon espagnol car c’est léger et facilement adaptable à bon nombre de chevaux. Par contre, il est impératif de sérieusement le rembourrer au niveau de la muserolle. Bien ajusté pour ne pas battre sur le chanfrein ni tourner sur l’œil, le caveçon laisse la bouche intacte lors des démarrages intempestifs du cheval et a un rapport précis avec la tête : le fait que la longe soit attachée sur le devant de la tête permet à celle-ci de bien tourner dans le sens de l’incurvation.
    Encore une fois, si le caveçon est bien adapté et bien ajusté il peut être supporté par tous les chevaux.
    Arly est un cheval qui n’a jamais tiré sur sa longe, il avait même la tendance inverse et je devais sans cesse le renvoyer sur son cercle. Il m’arrive de le longer sur le filet avant de le monter lorsque je sais qu’il ne va pas faire le fou. Ma longe est alors attachée à une alliance pour répartir de façon un peu plus égale la tension sur les deux anneaux du mors.
    N’utilisez cette façon de faire qu’exceptionnellement et si votre cheval ne tire pas du tout car c’est contraignant pour la bouche de ce dernier.
    Maintenant que mon cheval travaille tout à fait correctement à la longe, je n’utilise pratiquement plus que le licol (un licol normal, car les licols américains, de par leur finesse, peuvent être agressifs en cas de contact un peu fort).
    C’est un matériel léger, pas du tout contraignant et si votre cheval est bien éduqué je ne vois pas ce qui vous empêcherait de l’utiliser.
    Attention, si vous avez un cheval, jeune ou moins jeune, peu respectueux de votre main et qui vous emmène à l’autre bout du manège, préférez le caveçon !