Voici une vidéo montrant un demi-tour autour des épaules un peu plus abouti que les précédents. (voir post du 02 01 2010)
La cavalière aurait pu, néanmoins, arrêter plus rapidement son cheval à l’issue de l’exercice.
Selon le niveau de dressage d’un cheval, ses qualités, défauts, points de force, ou points de faiblesse, on ne demande pas toujours un même départ au galop.
Je ne passerai pas en revue toutes les possibilités de départ envisageables, mais ne prendrai que deux ou trois exemples.
Si vous avez, de votre côté, un problème particulier, n’hésitez pas à le soumettre afin qu’une aide éventuelle vous soit apportée.
Premier exemple : il pourrait s’agir d’un jeune cheval en cours de stabilisation de son galop, ou d’un cheval contracté dans son dos, qui se creuse et/ou se jette dans son départ.
Avec ce type de cheval, je vais choisir, dans un premier temps, de partir du trot, après avoir recherché une attitude étendue, légèrement basse, et la plus décontractée possible. Mon objectif étant de conserver ces acquis sans qu’il y ait rupture ni de vitesse ni d’attitude lors de la transition montante.
Si je choisis le trot, c’est qu’à cette allure, le cheval bénéficie déjà d’une vitesse et d’un élan certains qui rendent le départ souvent plus facile, tandis que du pas, la différence de vitesse est plus notoire, ce qui demande plus d’efforts.
De plus, je choisis également d’organiser ce travail sur un très grand cercle, la légère inflexion du rachis concourant à obtenir plus de souplesse et de décontraction de la ligne du dessus.
Petit rappel : lors d’un départ au galop du trot, à main gauche par exemple, le cheval part soit, cas n°1, en dissociant le poser des deux membres du diagonal gauche et en posant d’abord l’antérieur gauche, soit, cas n°2, en dissociant le poser du diagonal gauche, mais en posant cette fois en premier, le postérieur droit.
Dans le premier cas, le cheval part sur les épaules, et dans le second, sur les hanches.
Étant donnée l’attitude que je recherche dans ce type de travail, il y a fort à parier que le cheval partira sur les épaules, ce qui n’est pas grave, tout corriger en même temps n’étant guère possible.
Dans le cas présent, l’attitude étendue, voire basse, et décontractée, est vraiment à privilégier, avec bien sûr un contact souple et léger avec la bouche.
Alors seulement, quand le dos aura gagné en élasticité, le travail sur les hanches pourra commencer avec la recherche du raccourcissement de la ligne du dessus et du grandissement de l’avant-main.
Mais revenons à notre exercice, et voyons quelles sont les consignes les plus importantes :
Préférer le trot enlevé, qui soulage le dos du cheval, et permet au cavalier de ne pas être en retard en restant “derrière” sa monture. Il faut avoir l’impression d’offrir ses mains au cheval, sans pour autant rompre le contact, au moment du départ.
Veiller à avoir une très bonne mobilité du bassin dès la première foulée de galop pour accompagner parfaitement le cheval, afin qu’il y ait le moins de rupture d’amplitude entre le trot et le galop.
Alterner à part égale le trot et le galop jusqu’à ce que le cheval se “mécanise” dans l’exercice. Je n’aime pas cette idée de mécanisation, mais j’emploie le terme “mécaniser” à dessein, car là, l’idée de mécanisation sous-tend que le cheval, grâce à la répétition, finisse par accéder à la facilité, débarrassé de toute tension,sans plus s’interroger sur l’exercice.
Second exemple, plus précis cette fois : je monte actuellement un cheval qui a de grosses difficultés à partir au galop à gauche.
Sans doute pour s’épargner la poussée du postérieur droit, il “vrille” brusquement ses épaules vers l’intérieur, en chassant tout aussi brusquement d’ailleurs, les hanches à l’extérieur. Il “s’arrache” dans le galop, réduit considérablement la taille de son tracé, prend de la vitesse, bref, si on laisse ce désordre s’installer, il est extrêmement délicat de revenir en arrière, et il vaut mieux se prémunir d’une arme sérieuse pour faire face à cette périlleuse situation!
La plus efficace que j’ai pu trouver, est de partir d’une petite tête au mur au trot rassemblé, attitude qui me permettrait également de partir sur le bon pied si tel n’était pas le cas, mais là, le problème ne se pose pas.
Grâce à cette correction, les deux facteurs que sont, l’attitude rassemblée, conjuguée au contrôle étroit et accentué du postérieur droit par la jambe droite, me donnent un départ aussi bon qu’il peut être mauvais si je ne fais rien.
Je suis cette fois au trot assis, et une fois partie, je veille à garder un galop relativement rassemblé, les hanches toujours très légèrement en dedans.
Je ne galope pas très longtemps, car c’est un travail très exigeant pour le cheval et je ne veux pas qu’il souffre des jarrets, qu’il a déjà fragiles.
N’hésitez pas à nous faire nous part de vos expériences!
Voici un petit exercice relativement facile à faire : le demi-tour autour des épaules à la piste, le cheval décrivant un demi cercle vers l’intérieur du manège avec ses postérieurs, autour de ses antérieurs qui restent à la piste et ne bougent que pour ne pas se trouver croisés à la fin de l’exercice.
Je dis “relativement” facile à faire, car lorsque l’on veut être rigoureux, rien n’est jamais vraiment facile, et voici le genre d’exercice qui peut être rapidement et faussement assimilé. On peut aisément “tricher”, mais avec un résultat qui reste médiocre.
Le demi-tour autour des épaules ne requiert pas de la part du cheval de grandes capacités physiques, et il est à la portée du plus grand nombre. La qualité du résultat dépend plutôt de l’opiniâtreté du cavalier qui répète avec patience et rigueur son travail, sans rien concéder à sa monture qui ne lui soit demandé.
Le fait que cet exercice s’amorce à partir de l’arrêt induit plusieurs points positifs :
Plus de calme pour le couple cheval/cavalier.
Plus d’attention de la part du cheval.
Possibilité de décomposer le mouvement et donc de mieux séparer et employer ses aides.
D’autre part, le fait d’être à la piste, et donc très certainement le long d’une probable paroi, facilite l’encadrement du cheval.
Voici maintenant comment procéder, en prenant pour exemple un demi-tour autour des épaules à main gauche :
Arrêter son cheval calmement.
Déplacer très légèrement et en les avançant les mains vers le pare-bottes, pour indiquer au cheval qu’il ne doit pas éloigner ses épaules de celui-ci.
Reculer délicatement et progressivement la jambe droite afin de demander au cheval de déplacer les hanches vers la gauche, jusqu’à obtention d’un demi-tour complet.
Voilà pour la théorie, sachant qu’avec un cheval très avancé dans cet exercice, les rênes devraient pouvoir ne plus servir, et être détendues, voire lâchées, seules les jambes étant l’élément déclencheur du demi tour.
La réalité de l’apprentissage offre un tableau moins idyllique, et des difficultés peuvent surgir, auxquelles il faudra trouver des parades : cheval qui recule, qui déplace ses épaules au lieu de ne pas bouger l’avant main, qui tourne trop rapidement, ou qui se tord.
En dehors d’un reculer que le cheval vole parfois en faisant son demi-tour, et que l’on doit immédiatement sanctionner par un report en avant d’autant de pas qu’il y en a eu en arrière (tout en restant dans l’axe de l’exercice), l’arrêt devra être la première réponse à toute erreur du cheval. Cela permet :
De mettre fin à la mauvaise exécution de l’exercice.
D’interrompre l’action des aides, qui est peut-être à l’origine de la mauvaise exécution de l’exercice.
De restaurer le calme.
De replacer correctement cheval et cavalier.
J’insiste sur le fait que les consignes sont relativement simples, et que les corrections à effectuer sont moins techniques que dans d’autres exercices.
La principale difficulté réside dans la mise en place de rigueur, de patience et dans la décomposition de l’emploi des aides.
Le plus sûr moyen est d’arrêter souvent pour ne pas faire deux actions en même temps. Voici juste un exemple qui peut être transposé à d’autres situations : lorsque la jambe recule pour chasser les hanches, et qu’au lieu de cela, les épaules partent sur le côté, les antérieurs ne restant pas sur place, il faut cesser l’action de jambe, arrêter le cheval, et seulement alors, remettre la jambe pour reprendre l’exercice. Il faudra faire de la sorte jusqu’à ce que le cheval comprenne ou accepte ce qu’il doit faire. La séparation des aides est la seule vraie garantie de bonne réalisation du demi-tour, et qui permettra un jour au cavalier, de ne plus avoir besoin de ses mains.
Voici le principal écueil à éviter : ne pas déplacer les hanches en bloquant les épaules. Le cheval fera son demi-tour, certes, mais la réponse restera “primaire”, mécanique, un peu comme, pardonnez moi la comparaison, lorsque l’on freine avec une moto en n’utilisant que le frein avant.
Il est plus enrichissant pour tout le monde de développer un apprentissage plus sophistiqué, qui incite le cheval à gérer une nouvelle situation et qui, par la suite, lui donnera plus de liberté physique dans la réalisation de l’exercice.
Voici deux vidéo montrant deux demi-tours autour des épaules effectués par deux cavaliers différents ne maîtrisant pas encore l’exercice, et les erreurs liées à ce manque de maîtrise.
Ce n’est pas si mal, la cavalière est relativement légère dans ses aides, mais elle aurait dû, au tout début, régler le léger problème de reculer, puis arrêter, et reprendre dans le calme.
On ne peut pas vraiment dire que le cavalier bloque les épaules de sa monture, mais il effectue néanmoins son demi-tour sans arrêter, alors que l’on voit nettement ses mains agir dans un léger mouvement permanent.
De plus, le cheval a la tête à gauche, alors qu’il devrait regarder devant lui.
Au niveau du travail des postérieurs, observez bien, le premier cheval ne croise pratiquement pas son postérieur droit, tandis que le deuxième le fait tout à fait correctement.
A vous, maintenant, et n’hésitez pas à donner votre compte rendu de l’exercice.
Que celui qui, dans sa vie de cavalier, n’a jamais fait une grimace exprimant son effort physique, n’a jamais “ronchonné” une seule fois dans son désarroi de ne pas réussir à résoudre une difficulté technique, ou qui ne s’est jamais mis subitement à devenir bavard lorsque des spectateurs ou même son professeur le regardait, et qu’il éprouvait le besoin de justifier son travail, comme pour se rassurer, que celui-ci se fasse connaître, afin que nous puissions l’admirer à sa juste valeur.
Aux autres je dis :”Rassurez-vous, vous êtes normalement consitués, ne vous inquiétez pas! Pensez aux milliers de photos sacrifiées, étant jugées mauvaises, alors qu’elles ne font que refléter la réalité de la pratique d’un art extrêmement délicat.”
“Imaginez encore pour vous rassurer quand vous feuilletez un livre ou une revue, que pour une belle prise de vue, dix ont éventuellement été mises au rebut.
Attention! Je n’exclus pas la possibilité que certains cavaliers soient plus photogéniques que d’autres.
Quelle chance, ils ont!
Oui mais, peut-être ces mêmes cavaliers “ronchonnent”-ils à tout bout de champ? Allez savoir.
A tous les cavaliers normaux, je souhaite pour l’année 2010, sérénité, sagesse, patience, décontraction et esprit d’analyse à cheval.
A l’image du cheval, qui, par l’intermédiaire de sa bouche, nous livre de précieuses indications sur son corps et son mental,la main du cavalier est comme un miroir dans lequel se reflètent ses dispositions physiques et psychiques.
Le cavalier plein de bienveillance pour sa monture aura certainement la main plus délicate qui celui qui considère son cheval comme une bicyclette.
La main doit se faire diplomate, psychologue, savoir manier l’art de la conciliation.
La main doit en quelque sorte “tenir” la bouche du cheval, comme la main d’une mère tient la main de son enfant : contact léger, quasi inexistant, quand il s’agit de découvrir l’autonomie, contact franc et rassurant lorsque l’inquiétude se présente, ou bien encore contact ferme qui n’appelle aucune discussion afin de remettre dans le droit chemin.
On dit souvent que la main commence aux épaules, mais personnellement, je trouve qu’une grande part de son expression naît dans les hanches. Un bassin liant qui fonctionne correctement, induit une souplesse qui se propage vers les mains, offrant alors au cavalier la possibilité d’agir avec tact et finesse.
Beaucoup de cavaliers sont à la recherche de la fixité de la main. Attention néanmoins, la fixité ne s’obtient pas par le verrouillage des articulations, mais au contraire, par un controle très précis de celles-ci et des muscles qui les relient entre elles, afin d’en maîtriser, ou d’en supprimer jusqu’au plus petit mouvement.
La main peut être fixe tandis que les doigts restent légèrement mobiles.
Pour ma part, je n’ai la main vraiment fixe, qu’avec un cheval léger se tenant seul.
Sinon, j’ai toute une palette d’actions que j’utilise, chacune en fonction des problèmes rencontrés.
Voici deux exemples d’utilisations différentes de la main (il va sans dire que l’emploi de la main est inscrit dans un vrai travail de gymnastique du cheval, avec des exercices bien ciblés) : avec un cheval un peu faible dans l’emploi de ses postérieurs, donc sur les épaules, et qui pèse, je prends, je rends, rompant sans cesse le contact, tandis que je pèse dans ma selle en animant fortement l’arrière main, sans pour autant aller vite. Ainsi, peu à peu, le cheval apprenant à mieux utiliser ses forces propulsives, et n’ayant plus de point d’appui devant, commence à se tenir seul, à se porter davantage.
Sur un cheval plutôt raide, et figé dans sa ligne du dessus, je garde un contact très élastique avec la bouche, en m’efforçant d’avoir les bras très souples et presque “mous”, et je ploie et déploie dans tous les sens. Evidemment, lorsque je dis “dans tous les sens”, ce n’est pas n’importe comment. S’il se durcit d’un côté, je fais une flexion de ce côté. S’il verrouille sa bouche, j’arrête gentiment et vais jusqu’au reculer, doucement, bras élastiques, jusqu’à obtenir une flexion de mâchoire. Si le cheval se fige dans une petite allure sans se livrer, je le fais allonger progressivement en gardant un contact là encore très élastique.
Ceci me donne souvent de très bons résultats, les chevaux finissant par “s’abandonner” sur ce contact, et à cette phase de travail, c’est tout-à-fait ce que je recherche. La décontraction commence alors à apparaître. C’est comme ceci que nous travaillons Bohemio en ce moment.
Si ce travail est effectué avec une main un peu dure, alors c’est pire, cela revenant à “pousser bêtement” sur la main.
Je pense qu’il ne faut pas avoir peur d’utiliser la main, il faut seulement avoir peur de mal l’utiliser. La nuance est de taille.
Les origines de la Foire du cheval de Golega, autrefois appelé “Feira de Sao Martinho”, remontent auXVIIIè siècle. L’objectif était de mettre en valeur les produits agricoles de la région de Golega. Le cheval lusitanien y fut ensuite représenté grâce à la présence d’importants haras dans les plaines de Golega.
Petit à petit, le Lusitanien devint le premier centre d’intérêt de la Foire. On vint de tout le Portugal pour vendre ou acheter ce magnifique cheval. La notoriété de cette race ne cessa de croître, et dès lors, les visiteurs arrivèrent du monde entier. C’est en 1972 que le nom de cette manifestation changea, pour devenir : Foire National du Cheval.
Je ne suis malheureusement pas allée à Golega, et je remercie donc mes amis cavaliers qui ont fait le voyage, et m’ont rapporté ces belles photos.
Je ne les mettrai pas en une seule fois, elles sont trop nombreuses et je ne me suis pas résolue à en ôter.
J’espère qu’elle vous donneront l’envie d’une petite escapade portugaise, lors de la prochaine édition!
Dans une séance de travail, il arrive parfois qu’il faille intervenir rapidement pour remédier, parfois presque simultanément, à plusieurs problèmes, sans l’amélioration desquels, le résultat resterait insatisfaisant.
Le souci, c’est que, selon son niveau, le cavalier intervient plus ou moins vite, voire pas du tout, et plus ou moins bien, voire plutôt mal.
Et les choses se corsent un peu plus lorsque ce même cavalier monte un jeune cheval!
Globalement, on peut considérer qu’il y a quatre grandes périodes dans la vie équestre d’un cavalier :
La 1ère : le cavalier ne ressent pas encore son cheval, et ne peut donc pas corriger les mauvaises attitudes de celui-ci.
La 2nd : le cavalier commence à ressentir les attitudes défectueuses, mais ne les corrige pas au bon moment, étant le plus souvent en retard sur son cheval.
La 3ème : le cavalier ayant affiné son tact corrige dès qu’elles surviennent, les fautes de sa monture.
La 4ème : le cavalier ne fait plus qu’un avec son cheval, et le travaille d’une façon telle, qu’il lui évite toute altération de son attitude.
Ce post s’adresse aux cavaliers qui rêvent d’atteindre la dernière phase!
Imaginons la situation suivante : un grand cercle au galop. Le cheval a des difficultés à s’incurver, il se couche à l’intérieur, son postérieur interne ne le porte plus suffisamment, ayant perdu une partie de son activité.
L’impulsion vient donc à diminuer.
Le cavalier, mis mal à l’aise par la mauvaise organisation physique de sa monture, se contracte, regarde par terre, et ne peut
donc pas gérer le tracé qui s’altére du fait du rétrécissement du cercle.
Le cavalier est un peu débordé par tout ce qu’il ressent et n’a pas les réponses adéquates au bon moment, pour faire les corrections nécessaires au redressement du cheval.
Voici comment je procède pour aider le cavalier. J’arrête ce dernier au milieu du manège et ensemble nous faisons une analyse de la situation.
Ensuite, nous gardons, selon le niveau de l’élève, trois ou quatre points importants qui vont être classés par ordre de priorité à traiter. Dans le cas qui nous intéresse, il pourrait s’agir de :
Le tracer : savoir exactement où l’on veut faire passer le cercle.
Améliorer l’incurvation.
Rétablir l’équilibre du cheval, en redonnant une place correcte aux épaules.
Une fois l’attitude corrigée, il sera possible de reporter le cheval en avant.
Lorsque cette petite liste est établie, nous envisageons les rectifications possibles, les aides à utiliser, et leur place exacte.
Enfin l’élève choisit un mot qui lui parle suffisamment et qui représente pour lui le mot clé, associé à chaque point précédemment défini. Par exemple :
Point n°1 : le regard.
Point n°2 : (main) extérieure.
Point n°3 : (main) intérieure.
Point n°4 : jambes.
A ce stade, l’élève va reprendre son exercice, mais cette fois, en utilisant sa liste de 4 mots comme un métronome. Une fois au galop, le cavalier rythmera son travail en s’aidant des 4 mots qu’il se répètera mentalement dans l’ordre prédéterminé, jusqu’à ce qu’il repasse à l’allure inférieure.
Bien sûr, cette aide pédagogique à un caractère systématique au moment de son utilisation qui ne remplace pas le fait de sentir et donc d’agir en conséquence. Toutefois, pour l’avoir testée plusieurs fois, elle assure à l’élève de ne pas laisser le désordre s’installer outre mesure, et de plus, elle l’habitue à agir selon un rythme plus soutenu que s’il n’avait pas ce soutien.
Je ne mets en place ce procédé, que quand le cavalier est en réelle difficulté. Et de nombreux autres exercices jalonnent la séance, qui sont faits pour développer le tact et le sentiment afin d’avoir les réponses appropriées en temps voulu.
Monitrice d’équitation, spécialisée dans le dressage classique.
Elle enseigne à des cavaliers propriétaires lors de stages ou de cours individuels à domicile.