Encore merci à tous pour votre participation active!
Voici quelques réponses à vos commentaires :
Je propose à Marilou de lire deux posts que j’ai écrits voilà déjà un moment et pouvant lui être utiles, dans la mesure où ils concernent la descente d’encolure :
- “Mains basses ou pas?” (27/12/07)
- “Approche du travail les mains hautes.” (30/03/08)
Si bien sûr, ces posts ne suffisent pas, j’ajouterai des éléments.
Que Will se rassure, je suis un peu comme lui, à considérer que “le mors, c’est la main”, et il m’est arrivé un certain nombre de fois, de conseiller à des cavaliers d’essayer d’apporter quelques corrections à leurs actions de mains, avant d’envisager de changer de mors.
Cependant, voici ce qui m’est arrivé il y a quelques semaines. Mon cheval, qui avait le même mors depuis des années, s’est mis à secouer la tête à chaque fois que je le bridais. Même s’il disparaissait après quelques instants, l’inconfort semblait important.
J’ai fait venir le dentiste, mais cela n’a rien changé. J’ai alors envisagé qu’Arly puisse être sensible au contact froid du métal. Je sais combien il est douloureux pour un humain d’avoir les collets dentaires dénudés, alors pourquoi pas pour un cheval! Depuis que j’utilise un mors en résine, Arly se laisse brider sans réaction particulière.
Alors je peux tout à fait concevoir qu’un cheval ne supporte pas un mors trop lourd, des canons trop gros ou trop fins. J’ai monté un cheval qui avait le palais particulièrement plat et ne supportait que les mors à double brisures, ceux à brisure unique faisant une saillie qui le blessait.
Pour terminer, je tiens à remercier Silou, par qui j’ai appris l’existence de Britta Schöffmann que je ne connaissais pas, et encore moins son échelle de progression. Certains seront sans doute choqués par tant d’ignorance, Silou je l’espère, sera rassurée : toute éventualité de plagiat se trouve ainsi rejetée.
Je ne nie pas pour autant avoir des référents qui m’inspirent et m’aident parfois à avancer ou à mieux comprendre certaines choses.
Ainsi, si j’étais confrontée à un problème venant d’outre rein, je n’hésiterais pas à donner le nom du médecin auquel je m’adresserais. De la même façon, je n’hésite pas à citer le nom de Gerd Heuschmann, vétérinaire bien connu d’outre Rhin, et aux propos duquel, j’adhère tout à fait.
Plus sérieusement, à propos de l’adduction et de l’abduction, je tenais à souligner que ce sont des mouvements qui ne sont pas exclusivement liés aux déplacements latéraux.L’adduction se produit aussi quand un membre se rapproche de l’autre, et l’abduction, quand il s’en écarte (bien sûr, je parle de bipède antérieur ou postérieur).
Sur cette photo, les antérieurs sont plutôt en abduction car ils s’écartent l’un de l’autre.
Sur cette autre, ils sont en adduction, car ils se rapprochent l’un de l’autre.
Je ne suis pas tout à fait d’accord avec Silou, lorsqu’elle dit que les éthologues ne se mettent pas à la portée des gens, et je trouve bien au contraire que les auteurs que j’ai cités sont vraiment accessibles. Si je prends l’exemple du livre de Jean-Claude Barrey, il me semble clair et compréhensible, avec l’avantage d’offrir au lecteur plus versé des les sciences, des encadrés dans lesquels ce dernier peut trouver des données plus pointues et moins vulgarisées. Et puis lire plusieurs fois un passage un peu plus technique n’est pas bien grave si l’on est passionné! Cela aide aussi à mieux le fixer.
Je pense que pour qu’un apprentissage soit réussi et qu’il y ait appétence pour le mouvement appris, il faut, comme toujours, trouver un juste équilibre entre les répétitions d’exercices et les temps de repos, le rodage ne s’obtenant pas par le rabâchage. Le cavalier doit sentir quel rythme convient à tel ou tel cheval, il n’y a pas de recette miracle.
A votre tour, et comme le suggère Silou, n’hésitez pas à donner votre avis!!