UNE NOUVELLE ASSOCIATION EST NÉE EN INDRE ET LOIRE!

February 15th, 2012

J’aimerais vous faire partager mon coup de coup de coeur pour une toute nouvelle association qui a vu le jour voilà quelques semaines.

Cette association, créée par Éva Malmasson, cavalière passionnée (et accessoirement une de mes fidèles élèves), a pour vocation de s’intéresser à tout ce qui concerne le cheval et le cavalier. Les domaines qu’elle souhaite  explorer sont nombreux et variés. Ils peuvent concerner la technique équestre pure, l’éthologie, mais aussi la psychologie, le streching ou bien l’art et l’histoire.

Les rapports entre le cavalier et son cheval ont, il me semble, beaucoup à gagner d’un enrichissement et d’un élargissement des connaissances, et je pense que cette association saura offrir, à tous ceux qui le souhaitent, l’occasion de venir débattre sur de nombreux thèmes lors d’interventions de professionnels désireux de transmettre un savoir . Ces rencontres se feront dans le cadre de “Cafés équestres”, ou de journées de stage et de formation.

Voici un lien que je vous invite à utiliser. Vous y trouverez une présentation de l’association, ainsi qu’un questionnaire que vous êtes aimablement invités à remplir, et qui est destiné à recueillir vos opinions, vos souhaits, vos attentes, et ce, dans le but de répondre le mieux possible à vos demandes.

 

En outre, n’hésitez pas à transmettre ce questionnaire à vos amis!

Pour tous ceux qui voudraient de plus amples renseignements,  j’inscris l’adresse internet d’Éva afin que vous puissiez la joindre directement : evamalmasson@laposte.net

 

 

 

DE L’IMPORTANCE DE DÉCONTRACTER LES ORTEILS !

February 12th, 2012

Le titre de ce post pourrait prêter à sourire, mais en réalité, il sert à mettre en évidence l’importance du plus petit élément du corps du cavalier. Car, que celui-ci vienne à dysfonctionner, et c’est la posture toute entière  qui dysfonctionne.

Oh, bien sûr! Pas toujours de façon notoire, mais suffisamment pour que l’impression d’harmonie qui émane du couple cheval-cavalier soit altérée.

Si cette harmonie semble quelque peu altérée, c’est peut-être que le cheval n’est pas très à l’aise, que le “bouquet de sensations”, pour reprendre une expression de J.C. Barrey, qu’il ressent, perd en cohérence et ne permet pas un résultat optimal dans la réalisation du mouvement qui lui est demandé.

Lorsque l’on admire un cavalier parce qu’il est bien placé et qu’il agit avec justesse, c’est la position dans sa globalité que l’on admire, et par voie de conséquence, ce qu’elle produit.

Or, cette position globale est en réalité le résultat d’une maîtrise totale de chaque partie du corps. C’est un peu comparable à un beau puzzle : aucune pièce ne manque, chacune est à sa place, et toutes sont orientées dans le sens qui doit être le leur.

La posture est le résultat des actions combinées du système nerveux, des muscles, des articulations et du squelette. Elle est aussi le reflet des émotions et de l’état mental du cavalier.

Sans cesse la posture, du fait de sa constante interaction avec le cheval, doit se modifier afin de se réajuster au mieux en toutes circonstances. Le cavalier reçoit des stimuli qui sont traités par le système nerveux central. Des commandes de réorganisation posturale sont ainsi envoyées au corps qui s’adapte pour se ré-harmoniser en permanence avec le cheval.

Pour que le cavalier ait une sensation agréable de son corps comme globalité, il ne doit pas perdre de vue qu’il y a en amont, un long  travail portant sur la maîtrise de l’accord entre association et dissociation subtiles des différentes parties du corps. Ceci étant le résultat de la possibilité de maintenir décontractées les parties du corps non impliquées lors d’une action. Les informations parasites sont alors évitées, et le cavalier garde toute sa cohérence vis-à-vis de sa monture.

Ainsi, pour en revenir au titre de ce post, et pour conclure, vous comprendrez que lorsque je fais travailler un élève, je ne néglige nullement de lui parler de la décontraction des ses orteils. Ceux-ci peuvent être, ou la cause, ou la conséquence d’un problème. Dans le premier cas, des doigts de pied en appui forcé contre la semelle, peuvent tout simplement s’opposer à la descente de la jambe. Ils contribuent à verrouiller la cheville, et empêchent ainsi le talon de descendre librement, et la jambe de trouver toute sa place. Dans le second cas, ils peuvent être un des signes visibles d’une jambe contractée et non descendue, conséquemment au mauvais équilibre du buste, ou à un bassin verrouillé.

Quoi qu’il en soit, ce n’est pas anodin, et il est très intéressant de faire travailler le cavalier sur la conscience qu’il a de la place et de l’état de ses orteils. J’ai pris les orteils comme exemple, mais il en va de même pour toutes les autres parties du corps.

Je pense qu’il y a un travail fort enrichissant à faire sur la relaxation mise au service de l’équitation. J’ai déjà abordé ce thème voilà plusieurs mois sur un post. Si vous êtes intéressés, vous pouvez aller le lire en cliquant sur le lien suivant : “En cliquant ici” .

 

 

 

 

 

DITES CE QUE VOUS PENSEZ!

February 3rd, 2012

Si ce petit post fait suite à ceux sur l’encapuchonnement, ce n’est pas un hasard.

Ne vous arrive-t-il pas assez souvent, vous qui tentez de ne pas trop maltraiter les cervicales de votre cheval, d’assister à des séances de mises en main musclées, lors desquelles le pauvre cheval ne PEUT pas céder, alors que son cavalier lui, ne le VEUT pas?

Alors dans ce cas, faites vôtre l’injonction de Stéphane Hessel : INDIGNEZ VOUS!

Il ne s’agit pas non plus de rentrer de plein fouet dans les gens, ni d’être désagréable. Mais il faut réagir et tenter de faire passer un message.

C’est ce qu’a fait un de mes élèves récemment, de sa propre initiative, alors que nous allions commencer un cours.

Il y avait en même temps que nous dans le manège, une assez grande jeune fille sur un poney D, pas très grand, lui. Le pauvre malheureux était ficelé comme un rôti : rênes allemandes, noseband, et rênes d’environ 40cm de long. Pour couronner le tout, il se faisait vertement réprimander dès qu’il manifestait la moindre velléité de faire un mouvement de travers.

Ni une ni deux, mon élève va très courtoisement trouver cette cavalière pour lui demander pourquoi elle monte son poney de la sorte, et si elle connait les risques qu’elle lui fait encourir à le travailler de cette façon. Et la jeune fille de se défendre en disant qu’elle le savait bien, mais que sa COACH par ci, et que sa COACH par là…

L’enseignant doit montrer le bon exemple!

Je ne sais pas si cette intervention de mon élève aura servi à grand chose, mais si d’autres prennent le relais, peut-être le doute s’infiltrera-t-il en cette jeune personne, pour en faire un jour une cavalière mature et respectueuse de son compagnon équin!

 

 

 

L’ENCAPUCHONNEMENT : ( 2nd PARTIE)

January 25th, 2012

Dans le 1er post concernant l’encapuchonnement, nous avons vu que le mauvais emploi de la main était principalement le fait d’une mise en main excessive. Ce type de mise en main pouvant être accidentel comme tout à fait recherché, ce qui est beaucoup plus grave.

Nous avons également dressé une liste des conséquences malheureuses pour le cheval d’une telle attitude, et il reste un point que je voudrais évoquer.

Il s’agit des conséquences “psychologiques” d’un encapuchonnement excessif et répétitif.

Voici ce que Jean-Claude Barrey écrit dans son livre “ETHOLOGIE ET ECOLOGIE EQUINES” 

“La principale difficulté est donc d’inciter le cheval, presque à son insu, à adopter lui-même un certain comportement. Tous les animaux possèdent une tendance très puissante à rechercher les conditions optimales de subsistances qui conviennent le mieux à un instant donné. Ce que font aussi les chevaux par tous les procédés qu’il leur est possible d’essayer. Il s’agit là du comportement d’appétence pour l’état cohérent de moindre tension, un programme très puissant dont le déclenchement, pratiquement automatique, a lieu dès l’apparition de la moindre incohérence entre le milieu intérieur de l’animal et l’environnement qu’il perçoit par tous ses canaux sensoriels. Cette appétence provoquée par toutes sortes de pressions environnementales incite le cheval à essayer différents comportements, jusqu’à ce qu’il trouve celui qui supprime la gêne, provoquant un relâchement de la tension, c’est-à-dire la tranquillité d’esprit, mais pas forcément l’inactivité…”

Appliqué au travail monté, c’est ce type de comportement qui conduit le cheval à “céder”, c’est-à-dire à trouver la meilleure réponse-confort, à la demande-gêne qui lui est faite. Il nous faut alors céder (relâcher la pression que nous exercions) nous-mêmes instantanément si nous voulons que le cheval retrouve un état de cohérence.

Prenons  l’exemple d’un cavalier, plein de bonnes intentions vis à vis de son cheval, mais ne maîtrisant pas encore le bon dosage de ses actions de mains. Lorsque ce cavalier ajuste ses rênes pour mettre son cheval en place, il peut manquer de précision, et il lui arrive d’enfermer ce dernier. Mais s’il a  appris que, quand son cheval lui donnait la réponse souhaitée, en l’occurence la mise en main, il devait céder, l’intégrité comportementale du cheval est préservée.

Sur la première photo, à droite, on voit Xilophone encapuchonné. On voit bien la main de sa cavalière, qui recule.

Sur la seconde photo, la main s’est avancée, et Xilophone est correctement placé!

Tandis que le cavalier qui enferme sa monture en permanence, sans jamais céder, non seulement va très certainement au devant de problèmes physiques, mais également psychiques, en ne permettant pas à son cheval de retrouver cet état cohérent de moindre tension si essentiel. Lorsqu’aucune solution n’est trouvée pour rétablir la cohérence (tension exercée sur la bouche, cession pour se soulager de cette tension), il y a inhibition de l’action cohérente, celle qui lui permet de retrouver du confort. Cela s’appelle l’inhibition conditionnée. En psychologie, on pourrait parler de résignation acquise.

Jean-Claude Barrey dit à ce propos :

“…elle induit nécessairement des pathologies en activant violemment l’axe hypothalamus/hypophyse/corticosurrénal…Le stress qui en résulte provoque la libération dans le sang d’une dose massive de glucocorticoïdes qui, tout en renforçant les capacités  de défenses physiques immédiates, abaisse les défenses immunitaires, favorise l’hypertension et les ulcères de l’estomac (fréquents chez les trotteurs) et occasionne des dégâts, souvent importants, dans une zone du cerveau, l’amygdale temporale (chargée de gérer le stress). Les neurones de celle-ci sont sollicités trop brutalement, les réactions chimiques à l’intérieur des cellules s’emballent, libèrent un afflux de déchets oxydants toxiques, qui s’attaquent au génome cellulaire…entraînant la mort de la cellule. Le cheval n’éprouve plus alors d’émotions dues au stress causé par son environnement. Mais, comme son centre de décision comportemental est lié à ses émotions, il ne prend plus de décisions personnelles et répond seulement aux pressions de l’extérieur : il est parfaitement soumis…”

 Et devient un parfait robot! 

Ce tableau est sombre mais bien réel, et pour moi, le premier remède à ce genre de problème est de changer d’état d’esprit, et de réévaluer ses méthodes de travail.

 Le cheval n’exprimant pas oralement ses souffrances, il est  facile pour le cavalier de se fourvoyer dans des dérives pouvant représenter un réel danger!

Heureusement, il existe encore beaucoup de cavaliers qui n’emmènent pas leurs chevaux vers de tels scénarios catastrophes, qui montent leur cheval  avec honnêteté , et ne commettent que des maladresse dues à leur  manque d’expérience.

A ces cavaliers je rappellerai qu’il faut éviter de tirer pour entrer en contact avec la bouche du cheval, mais au contraire avoir le cheval devant soi pour ensuite pouvoir délicatement obtenir la mise en main (je ferai ultérieurment un post sur la mise en main). Si malgré cela le cheval résiste et semble réfractaire à ce qu’on lui demande, c’est très certainement qu’il n’est pas prêt et qu’un programme d’assouplissement renforcé est nécessaire.

Ce qui me paraît peut-être encore plus important, c’est de ne jamais oublier de céder et de pratiquer la descente de main. Je rappelle que cet instant, aussi court soit-il, représente pour le cheval une récompense, une possibilité de se décontracter et de travailler dans l’autonomie.

Si ce post vous paraît incomplet, qu’il vous semble rester des zones d’ombre et qu’un complément d’informations pourrait répondre à d’éventuelles questions, n’hésitez pas à me le faire savoir! 

PROMENONS NOUS…

January 17th, 2012

Été comme hiver, si la situation de votre écurie le permet bien évidemment, n’hésitez pas à offrir à votre cheval d’autres horizons que les seuls manèges ou carrières.

Faire une sortie en extérieur régulièrement est idéal, tant pour le mental que pour le physique de votre compagnon. Attention toutefois à la qualité des terrains!

Cependant, ce n’est pas toujours très facile, les routes pouvant être trop nombreuses, en période de chasse les chasseurs trop belliqueux, ou bien tout simplement la possibilité de partir en promenade, inexistante.

Malgré tout, je suis convaincue que la moindre petite opportunité de s’éloigner, aussi peu que ce soit, des aires de travail habituelles, est à exploiter pour sortir le cheval de sa routine quotidienne, ne serait ce que pour l’échauffer au pas avant sa séance, ou pour le faire revenir au calme en fin de séance. Dix petites minutes à chaque fois peuvent suffire, et être d’un grand intérêt.

Je vais vous donner l’exemple de mon cheval qui n’est jamais très motivé pour aller travailler. Ainsi, si je débute ma séance directement dans la carrière, et même l’ayant détendu à la longe, il manque d’impulsion. Ce n’est pas qu’il répond mal aux jambes, c’est que très clairement la chose l’ennuie, et qu’il me le fait savoir!

Plutôt que de “m’échiner” à le faire avancer contre son grès, je ruse, et c’est beaucoup plus avantageux pour tout le monde : j’ai un petit circuit générateur d’impulsion d’une huitaine de minutes aller-retour, et qui lui permet d’être bien vaillant lorsqu’il pose le pied dans la carrière.

Arly est toujours très pressé de retrouver ses compagnons d’écurie lorsqu’il les a quittés pour quelques temps. Donc nous partons bien tranquillement ma fois, moi à côté de lui pendant deux ou trois cent mètres, puis je me mets en selle pour poursuivre mon petit tour, et lorsque s’amorce le retour, de lui-même Arly prend un très beau pas actif. Je n’ai rien à faire avec les jambes, la motivation de retrouver ses congénères a suffit à créer de l’impulsion.

Alors je pense que lorsque des moyens simples, naturels et n’imposant qu’un minimum de contraintes s’offrent à nous, il ne faut pas s’en priver!!

Prochainement, la suite du post sur l’encapuchonnement, comme promis!

A PROPOS DE L’ENCAPUCHONNEMENT! (1ÈRE PARTIE)

January 7th, 2012

Dans ce post, il sera question de l’encapuchonnement.

Nous verrons ce qu’est exactement l’encapuchonnement, et quels en sont les causes, les conséquences et les remèdes éventuels.

 

( Toutes les photos d’encapuchonnement excessif que vous verrez dans ce post, ne sont pas des photos de mes élèves!)

 

(Ce post un peu long sera divisé en deux parties).

Première partie :

On parle ordinairement d’encapuchonnement lorsqu’au travail, le cheval passe le chanfrein en arrière de la verticale. Mais attention!! Il y a encapuchonnement et encapuchonnement! Cela peut aller du simple retrait de la tête en arrière de la verticale, au rollkür, véritable acte de maltraitance pour le cheval.

Voilà pourquoi on ne peut placer sur un même pied de gravité, tous les types d’encapuchonnement. Je ne suis pas en train de dire que certains cas d’encapuchonnement sont sans importance, et qu’il ne faut pas les combattre. Non, je souhaite seulement signaler, qu’il y a l’encapuchonnement volontairement recherché par le cavalier, blâmable, et ne devant  faire l’objet d’aucune tolérance;

et celui qui se produit  ponctuellement et non intentionnellement  au cours du travail, sur l’effet du retrait d’une main maladroite.

 

A l’heure actuelle, nombreux sont les cavaliers de dressage, et beaucoup parmi ceux qui sortent en compétition de haut niveau qui, sous prétexte de tendre le dos de leur cheval, enferment bien souvent de façon excessive ce dernier. On en voit certains, littéralement ”pendus” à leurs rênes, arque-boutés vers l’arrière pour faire céder la malheureuse bête!

 

D’autres cavaliers, par manque de compétence et d’encadrement, encapuchonnent leur cheval sans même se rendre compte qu’ils le font.

Et d’autres encore, travaillent d’arrache pied à affiner leur position et leur assiette, sans lesquelles hélas, cette fichue main manque de précision, bouge parfois de manière inopinée, recule même, et en arrive certaines fois à amener le cheval à s’encapuchonner!

Quoi qu’il en soit, et quelle que soit la catégorie de cavaliers, la cause originelle de l’encapuchonnement est toujours un excès de main.

 

Ensuite, plus l’encapuchonnement est vicieux, plus s’ajoutent de problèmes. Cassure à la troisième vertèbre, défenses, acculement ou allures défectueuses ne sont que quelques unes des conséquences graves engendrées par par un tel procédé de dressage.

Ceci semble malheureusement être du trot! Observez la défectuosité du diagonal droit, le postérieur gauche n’arrivant pas à avancer!

Voyons plutôt quelles sont les conséquences physiologiques d’une telle pratique :

  • hyper extension des ligaments supérieurs cervicaux pouvant conduire à de graves lésions telles que, inflammations, étirement des fibres jusqu’à la rupture, et dommages potentiels au niveau des insertions des ligaments profonds;
  • rapprochement excessif des vertèbres en partie ventrale, avec pour conséquences probables, pincement des disques inter-vertébraux, le disque pouvant aller jusqu’à faire une saillie en face dorsale et entrer en contact avec les ligaments, ou des nerfs;
  • écrasement des glandes parotides;
  • pour ce quatrième point concernant les effets négatif de l’encapuchonnement sur l’oeil et l’oreille, je laisse la parole à Philippe Karl, qui lui-même reprend des propos de Dominique Ollivier :

” Les éléments qui suivent sont extraits du remarquable ouvrage de Dominique Ollivier La vérité sur l’équilibre (Editions Belin). Pour ajuster ses postures et adapter ses mouvements à toutes les exigences de l’équilibre, le cheval dispose comme l’homme de trois référentiels :

le sol…dont il a une perception tactile par ses pieds. Il coordonne ses gestes de façon à maintenir les masses à la verticale des points d’appui.

L’environnement…que le cheval appréhende par la vue, évaluant toutes choses à distance, et pouvant ainsi anticiper ses réactions. Or, on sait que le champ visuel binoculaire du cheval n’opère que dans un angle très réduit, et ne porte loin que lorsque sa tête est placée haut, nuque ouverte (attitude de veille). Une fois encapuchonné, le cheval ne dispose plus que d’une vue monoculaire latérale réduite et d’une vue binoculaire lui permettant à peine de juger où il pose ses pieds. On le fait courir en aveugle ou presque.

C’est pourquoi beaucoup de ces chevaux coupés de leur environnement, perdent toute expression et deviennent comme autistes.

La gravité...qui est perçue par l’oreille interne. Elle comporte trois “canaux semi-circulaires” placés perpendiculairement les uns aux autres et permettant de se situer dans un espace à trois dimensions. De plus, ces canaux sont munis de capteurs qui enregistrent les accélérations verticales, horizontales et latérales.

Toutes ces informations tactiles, visuelles et gravitationnelles, sont traitées par le cerveau. Or, des les situations extrêmes, le cheval comme bien d’autres espèces, stabilise sa tête dans une position optimisant le fonctionnement de ce système de navigation : voilà pourquoi trotteurs, galopeurs et chevaux à l’obstacle fixent l’axe de leur tête à environ 30° de la verticale…”

 

 

 A suivre…

MEILLEURS VOEUX

January 1st, 2012

Que 2012 soit pour vous une année de Renouveau.

Renouveau, mot plein de promesses, tout comme la lettre par laquelle il commence : R

R comme, avoir le plus grand Respect pour sa monture;

R comme, porter loin son Regard;

R comme, Ressentir plus profondément;

R comme, Rectitude;

R comme, Rassembler plus léger;

 Et enfin R comme, Remise en question, ce qui pour tout cavalier digne de ce nom, doit être une constante!

 Je vous souhaite encore, une année 2012 Rayonnante.

 

ÉCUYÈRES D’AUTREFOIS.

December 29th, 2011

Dans son très bel ouvrage “La Femme et le Cheval“, Rosine Lagier raconte l’histoire d’Emilie Roux.

Hintergrund

Enfant de Paris, Emilie Roux fit de sérieuses études d’équitation sous la houlette de son oncle François Loisset. Enfant gâtée par le succès, le public parisien était émerveillé par son énergie et son habileté. Devenue brillante cavalière passionnée par son art, connue sous le non d’Emilie Loisset, elle montait et dressait tous les jours pendant quatre ou cinq heures cinq ou six chevaux, dont son célèbre alezan Mahomet avec lequel elle enchaînait pirouettes vertigineuses et lançades aériennes, et son cheval gris Ben-Azet, le rebelle avec lequel elle aimait lutter pour le transfigurer. “Ce n’est presque plus de l’équitation, cela ressemble à un poème…” Elle se servait d’un surfaix auquel était adaptées deux fourches et, pour la forme, un étrier qu’elle laissait le plus souvent flotter à son gré : “Elle était si intimement liée à son cheval que l’on se demandait comment elle faisait pour en descendre.” Elle se rendait souvent aux concours hippiques et se promenait au bois dans sa voiture attelée qu’elle menait elle-même.

En 1882, écrasée par son cheval dans un exercice périlleux, elle trouva la mort à l’age de 25 ans.

On raconta que le prince qui voulait l’épouser acheta le cheval pour l’abattre…

 

 

“PAS DE CHANCE-BONNE CHANCE”

December 23rd, 2011

Voici une petite légende extraite du livre “Légendaire cheval”, de Hélène Dubois-Aubin (ed. Mens sana).

 

 Pas de Chance-Bonne Chance

Ce récit remonte à des temps forts anciens, bien avant que la dynastie Hsia ne règne sur la Chine. Il est sûrement à l’origine de la croyance en l’existence de chevaux porte-bonheur, croyance qui perdure encore à notre époque en Asie.

C’est l’histoire d’un jeune garçon nommé Wah-Toong qui rêvait de monter à cheval mais ne pouvait approcher les précieux coursiers de son père. Un jour qu’il mimait une chevauchée fabuleuse avec un cheval confectionné dans du papier, il eut la surprise de sentir le jouet s’animer de lui-même. Ce qu’il avait toujours espéré arrivait enfin : il possédait maintenant une monture capable de galoper en tous sens.

Fou de joie, Wah-Toong poussa son cheval magique dans les allées du jardin de son père, sautant les massifs de fleurs et les planches bien ordonnées du potager. Grisé par l’aventure, il ne se rendit pas compte que son destrier détruisait tout sur son passage, car celui-ci ne voyait rien. Le jeune garçon avait tout simplement oublié de lui dessiner des yeux.

Le père de Wah-Toong, attiré par le bruit de la cavalcade, s’approcha de son jardin et constata le désastre. Rien n’avait résisté au passage de la monture magique. Rouge de colère, il maudit son fils ainsi que celui qui lui avait donné cet animal de malheur. Aussitôt ces paroles prononcées, le cheval se mit à marcher à l’envers à travers le jardin, remettant de l’ordre partout où il avait semé le chaos. Le père de Wah-Toong, constatant que tout avait repris son aspect d’origine, se dit finalement que ce cheval devait être un bienfait pour sa demeure.

C’est ainsi que le drôle d’animal reçut le nom de “Pas de Chance-Bonne Chance”.

Quelques années passèrent et Wah-Toong dut partir à la guerre. Il choisit tout naturellement de monter son cheval magique pour se rendre de l’autre côté de la grande muraille et affronter ses ennemeis. Mais “Pas de Chance-Bonne Chance” refusa d’engager le combat. Il savaient combien les hommes et les bêtes souffraient dans ces terribles affrontements. Il laissa donc son maître à bonne distance des lignes ennemies qu’il rejoignit en un instant. Là, il réussit à convaincre tous les chevaux de laisser les cavaliers loin du champ de bataille. C’est ainsi que l’on évita une guerre sanglante et que la paix s’installa pour longtemps.

DEUX BEAUX LIVRES POUR NOËL.

December 18th, 2011

La période des fêtes est toujours propice à l’achat de beaux livres, agréablement illustrés. C’est le cas des deux livres que je souhaiterais vous recommander.


Le premier, “Légendaire cheval”, de Hélène Dubois-Aubin, ed. Mens sana.

Légendaire cheval

 Le second, “La femme et le cheval”, de Rosine Lagier, ed. Charles Hérissey.

La femme et le cheval : des siècles d'histoire

Ces ouvrages ne parlent pas de technique équestre (ou très peu dans le second), et je trouve très enrichissant d’élargir ses connaissances en ayant également une approche du cheval, culturelle et historique.

En outre, leur iconographie est très belle, puisqu’elle est riche de nombreuses reproductions de peintures, gravures , sculptures et autres vieilles affiches, et  photos!

Très bonne lecture à tous!!