“LA NUQUE LE POINT LE PLUS HAUT”.

December 16th, 2011

Dans ce post il sera question de la position de la nuque comme point le plus élevé du cheval.

Nous tâcherons de voir si cette affirmation reste indéfectible en toutes circonstances, quelles que soient les attitudes et différentes phases de travail du cheval.

Il sera rappelé la bonne progression à respecter dans l’apprentissage gymnastique du cheval afin d’amener celui-ci à un rassembler correct, intégrant sainement la notion de “nuque le point le plus haut”.

La nuque est le point le plus élevé, quand le cheval remonte l’encolure de telle sorte que le cavalier peut quasiment voir la têtière du filet ou de la bride. Bien sûr, cette notion n’a rien à voir avec un cheval qui se défend et qui relève la tête!! Au contraire, elle apparaît au cours d’un travail déjà abouti, et doit impérativement être indissociable d’une orientation correcte de l’arrière main, sans laquelle hélas, le cheval effondrerait son garrot en creusant son dos.

La recherche de la nuque le point le plus élevé du cheval, si elle est évidente dans un rassembler déjà assez avancé, ne doit pas être permanente, puisqu’au cours de son apprentissage, le cheval passe par différentes attitudes, comme par exemple, l’extension d’encolure. De plus,  chaque fois que cela s’avérera nécessaire, en cas de perte de décontraction, cette attitude sera momentanément abandonnée au profit d’une autre, encolure, donc nuque, plus basse.

 

 

Le jeune cheval qui découvre le fait d’avoir un poids sur le dos est dans un premier temps, fortement perturbé. Il se creuse, effondre son garrot, relève l’encolure et ouvre la nuque.

Seul le travail en extension d’encolure permet au poulain de se déplacer aisément dans son équilibre naturel, sous la selle. Les muscles de la ligne du dessus s’étirent, le dos monte et se tend moelleusement sous la charge, les gestes se libèrent, favorisant le mouvement en avant.

A ce niveau de dressage, la nuque n’est pas le point le plus haut puisque l’encolure est orientée vers l’avant et vers le bas, avec une surcharge encore prononcée de l’avant main.

Dès que ce travail de base se trouve être fortement consolidé, la recherche du rassembler peut commencer. Ce souci du rassembler ne veut pas dire que du jour au lendemain l’attitude du cheval va changer du tout au tout. La progression devra être très mesurée, mais avec un souci permanent de grandissement et de soutien du bout de devant, et d’activité des postérieurs. Le cheval travaille alors dans une attitude horizontale, voire légèrement plus grandie.

A ce stade du travail, la notion de rassembler est une idée directrice qui doit conduire le cavalier à ne jamais laisser le dos de son cheval se relâcher sous le faux prétexte du redressement du bout de devant. Cette notion reste également tout en nuances, car à chaque cheval ses capacités, et à chaque exercice également sa vertu plus ou moins grande de “rassembler” un cheval. Pour exemple, citons l’allongement du trot qui logiquement, rassemble moins le cheval qu’un ralentissement.Il n’en reste pas moins que l’allongement sera d’autant meilleur qu’il aura été précédé d’une attitude rassemblée, c’est à dire non relâchée!

La tenue de hanches sur le cercle, quant à elle, induit le rassembler dès le début de son apprentissage.

Dans cette phase d’apprentissage, le cheval n’a pas forcément encore la nuque le point le plus haut. Ce n’est absolument pas grave s’il n’y a pas d’encapuchonnement. De plus, il faut savoir tenir compte de la morphologie de chaque cheval : certains ont le chignon plus développé que d’autres.

Puis enfin, petit à petit, par une recherche plus poussée du relèvement de l’avant main et de l’engagement des postérieurs, la nuque devient vraiment le point le plus haut. L’équilibre du cheval change et n’est plus horizontal. L’avant main s’allège, tandis que l’arrière main, justement disposée, prend en charge le poids supplémentaire qui lui est attribué. Les articulations postérieures se fléchissent des hanches aux jarrets, contribuant ainsi à raccourcir le polygone de sustentation, parfois jusqu’à l’extrême, lors d’une pesade.

 

Si cette fameuse notion de “la nuque le point le plus haut” est une des pierres angulaires du rassembler, elle doit, lorsqu’elle est enseignée, être accompagnée de moult recommandations. Elle peut s’avérer extrêmement néfaste si elle est pratiquée seule, sans souci du bon fonctionnement de l’arrière main, mais a contrario, elle procure au cavalier qui l’associe à un travail juste de l’arrière main, l’immense bonheur de sentir ce qu’est la légèreté d’un cheval qui se rassemble harmonieusement!

Faiblesse du postérieur droit qui devrait être plus engagé sous la masse.

 

Prochainement, il sera question de l’épineux sujet de l’encapuchonnement, et de ses effets pervers.

 

PAS ESPAGNOL A PIED.

December 8th, 2011


Sur ces deux vidéos, nous voyons Majolie au pas espagnol au travail à pied.

Cette jument avait très peur de la cravache, et il a fallu beaucoup de temps pour qu’elle l’accepte au niveau de l’avant-main. Ce n’est toujours pas gagné pour ce qui est de l’arrière main, et lorsqu’elle sens son contact, elle a tendance à précipiter. C’est pourquoi j’ai momentanément renoncé à l’utiliser pour animer les postérieurs.

Par conséquent, je me mets devant elle pour lui demander le pas espagnol, et je trouve cela très pratique (bien qu’il faille faire très attention à ne pas se prendre un coup de pied dans les genoux), car je peux régler un tas de choses.

  • Hauteur de l’encolure;
  • rectitude par déplacement de l’avant main;
  • vitesse;
  • orientation des hanches;
  • stimulation aisée d’un antérieur ou de l’autre.
Bien sûr, le maniement de la cravache demande à être un peu peaufiné. On peu garder la cravache dans la main de son choix, et en la croisant sous l’encolure, animer tantôt un antérieur, tantôt l’autre. Mais on peut également, si besoin est, changer la cravache de main pour atteindre la hanche opposée.

Vous voyez que la jument a quelques difficultés à s’organiser, je pense que cela est dû à sa corpulence, et lorsqu’elle est au pas espagnol monté, elle développe beaucoup moins le geste de l’épaule.

Tout cela n’est pas grave, je prends mon temps, et je lui demande systématiquement à chaque séance : à pied avant de débuter le travail monté, puis montée, une fois qu’elle est échauffée.

De toute façon cet exercice reste une excellente gymnastique des épaules pour Majolie, à qui cela fait le plus grand bien!

COMMENT SE PLACER PAR RAPPORT AU CHEVAL, LORSQUE L’ON TRAVAILLE EN LIBERTÉ.

December 4th, 2011

Plutôt que de “poursuivre” le cheval en courant derrière, ou de marcher en parallèle à son déplacement au risque de lui imposer un couloir trop étroit, mieux vaut se déplacer en diagonale, comme on peut le voir sur la vidéo, lorsque l’on travaille  en liberté.

Ce déplacement permet d’avoir une attitude impulsive vis-à-vis de l’animal, en évitant facilement d’envahir son espace personnel, donc d’induire un comportement moins agressif, et pour finir, d’éviter de lui faire faire demi tour.

Il faut choisir la diagonale qui permet, lorsque l’on arrive à son extrémité, d’être à la même main que le cheval.

Ensuite, il suffit de laisser celui-ci passer le petit côté et s’engager sur le grand côté. Alors, il faut faire demi-tour sur la diagonale et repartir en sens inverse. Tant que le cheval reste à la même main, c’est un va et vient permanent sur la même diagonale.

Lors d’un changement de main, il y aura également changement de diagonale.

RÉPONSES A VOS COMMENTAIRES.

November 27th, 2011

Encore merci à tous pour votre participation active!

Voici quelques réponses à vos commentaires :

Je propose à Marilou de lire deux posts que j’ai écrits voilà déjà un moment et pouvant lui être utiles, dans la mesure où ils concernent la descente d’encolure :

  • “Mains basses ou pas?” (27/12/07)
  • “Approche du travail les mains hautes.” (30/03/08)
Si bien sûr, ces posts ne suffisent pas, j’ajouterai des éléments.
Que Will se rassure, je suis un peu comme lui, à considérer que “le mors, c’est la main”, et il m’est arrivé un certain nombre de fois, de conseiller à des cavaliers d’essayer d’apporter quelques corrections à leurs actions de mains, avant d’envisager de changer de mors.
Cependant, voici ce qui m’est arrivé il y a quelques semaines. Mon cheval, qui avait le même mors depuis des années, s’est mis à secouer la tête à chaque fois que je le bridais. Même s’il disparaissait après quelques instants, l’inconfort semblait important.
J’ai fait venir le dentiste, mais cela n’a rien changé. J’ai alors envisagé qu’Arly puisse être sensible au contact froid du métal. Je sais combien il est douloureux pour un humain d’avoir les collets dentaires dénudés, alors pourquoi pas pour un cheval! Depuis que j’utilise un mors en résine, Arly se laisse brider sans réaction particulière.
Alors je peux tout à fait concevoir  qu’un cheval ne supporte pas un mors trop lourd, des canons trop gros ou trop fins. J’ai monté un cheval qui avait le palais particulièrement plat et ne supportait que les mors à double brisures, ceux à brisure unique faisant une saillie qui le blessait.
FILET 'GOLD BRAS', DOUBLE BRISURE HH (41003028) - Cliquez sur l'Image pour la Fermer
Pour terminer, je tiens à remercier Silou, par qui j’ai appris l’existence de Britta Schöffmann que je ne connaissais pas, et encore moins son échelle de progression. Certains seront sans doute choqués par tant d’ignorance, Silou je l’espère, sera rassurée : toute éventualité de plagiat se trouve ainsi rejetée.
Je ne nie pas pour autant avoir des référents qui m’inspirent et m’aident parfois à avancer ou à mieux comprendre certaines choses.
Ainsi, si j’étais confrontée à un problème venant d’outre rein, je n’hésiterais pas à donner le nom du médecin auquel je m’adresserais. De la même façon, je n’hésite pas à citer le nom de Gerd Heuschmann, vétérinaire bien connu d’outre Rhin, et aux propos duquel, j’adhère tout à fait.
Gerd Heuschmann - Dressage moderne : un jeu de massacre ?
Plus sérieusement, à propos de l’adduction et de l’abduction, je tenais à souligner que ce sont des mouvements qui ne sont pas exclusivement liés aux déplacements latéraux.L’adduction se produit aussi quand un membre se rapproche de l’autre, et l’abduction, quand il s’en écarte (bien sûr, je parle de bipède antérieur ou postérieur).
Sur cette photo, les antérieurs sont plutôt en abduction car ils s’écartent l’un de l’autre.
Sur cette autre, ils sont en adduction, car ils se rapprochent l’un de l’autre.
Je ne suis pas tout à fait d’accord avec Silou, lorsqu’elle dit que les éthologues ne se mettent pas à la portée des gens, et je trouve bien au contraire que  les auteurs que j’ai cités sont vraiment accessibles. Si je prends l’exemple du livre de Jean-Claude Barrey, il me semble clair et compréhensible, avec l’avantage d’offrir au lecteur plus versé des les sciences, des encadrés dans lesquels ce dernier peut trouver des données plus pointues et moins vulgarisées. Et puis lire plusieurs fois un passage un peu plus technique n’est pas bien grave si l’on est passionné! Cela aide aussi à mieux le fixer.
Je pense que pour qu’un apprentissage soit réussi et qu’il y ait appétence pour le mouvement appris, il faut, comme toujours, trouver un juste équilibre entre les répétitions d’exercices et les temps de repos, le rodage ne s’obtenant pas par le rabâchage. Le cavalier doit sentir quel rythme convient à tel ou tel cheval, il n’y a pas de recette miracle.
A votre tour, et comme le suggère Silou, n’hésitez pas à donner votre avis!!

A TOUS CEUX QUI TROUVENT LES ENTIERS TROP DANGEREUX!

November 26th, 2011

Ce post est dédié à tous ceux qui ne veulent pas entendre parler de chevaux entiers dans leurs écuries, et à ceux qui pratique une approche “naturelle” de l’équitation mais qui ne travaillent que les hongres et les juments!

Zapador le PRE, et Pegasiu le Trotteur Français, sont deux entiers et ont la chance de vivre dans un établissement où se pratique la mixité avec une grande proximité, mais sans aucune promiscuité!

De plus, ce que vous ne voyez pas sur la photo, c’est que Pegasiu a pour voisin de gauche, une ravissante petite jument!

Je ne vous présente plus Xilophone l’entier et Latina la jument, les meilleurs amis du monde, qui ont récemment fait leur première présentation publique, et au botte-à-botte (excusez du peu) dans le calme le plus total!

Comme quoi!!!

EXCUSES!

November 26th, 2011

Mille excuses encore, à vous tous!!

Une nouvelle fausse manœuvre m’a fait mettre de côté tous vos derniers messages, ce qui justifie que je n’y répondais pas.

Le problème est résolu, et je vais tâcher de ne pas reproduire mon erreur!

ENGAGEMENT DES POSTÉRIEURS.

November 20th, 2011

Voici ce qu’écrit Jean-Claude Racinet à propos de l’engagement des postérieurs :

“Peu de notions dans la littérature équestre, sont aussi ambiguës que celle d’engagement des postérieurs. Ce vocable en effet est indifféremment employé pour évoquer :

  • le ploiement des hanches par avancée de la pointe des fesses;
  • l’engagement simultané des deux postérieurs sous la masse, qui n’est réalisé qu’au galop, au piaffer et éventuellement à l’arrêt;
  • l’engagement, sous la masse, d’un seul postérieur, le postérieur au soutien, dans le pas ou dans le trot, pendant que l’autre postérieur se désengage,
  • l’engagement” geste” (le geste pendulaire d’engagement) d’un ou de deux postérieurs;
  • l’engagement “distance” qui en résulte, et qui est la mesure du segment joignant la trace du poser du postérieur au soutien, à la projection verticale de la pointe de la fesse.
Il reste à bien assimiler et différencier chacune de ces notions.
Le cavalier se doit ensuite de gymnastiquer son cheval en progressant par étapes successives ayant un ordre bien déterminé (J-C Racinet n’a pas forcément suivi un ordre précis dans l’énoncé des différentes notions d’engagement des postérieurs).
Il convient de suivre une progression respectueuse de la préparation musculo-squelettique à l’effort de l’animal.
Dans un premier temps, le poids du cavalier ne favorisant pas la flexion de la colonne vertébrale, le dos se creuse (extension de la C.V.) et l’encolure se renverse. Le travail vers le bas est alors nécessaire pour préparer la tension de la ligne du dessus :
  • il favorise l’ouverture des espaces inter-épineux;
  • prépare les muscles fléchisseurs de la colonne;
  • travaille en élongation  les muscles para vertébraux ;                                                                                      
  • d’où, décontraction de ces mêmes muscles

Ce travail vers le bas associé à des allures relativement vives  mais non précipitées, sera une bonne introduction à la mobilisation de l’articulation coxo fémorale avec pour corollaire :



  • participation abdominale dynamique (grand psoas), sans grand raccourcissement de fibres toutefois, puisque pas d’abaissement des hanches;
  • propulsion vers l’avant relativement importante grâce au désengagement assez conséquent du membre en poussée (en effet, c’est le membre en arrière qui propulse vers l’avant).
En résumé, dans ce premier type de travail, il y a un fort engagement d’un postérieur à la fois, mais avec simultanément, et en toute logique, un fort désengagement de l’autre postérieur. Ce qui écarte évidemment tout abaissement des deux hanches en même temps.
Dans un second temps, par le biais d’exercices approprié,s et des allures moins vives (mais non moins énergiques) ,un grandissement modéré de l’avant main va se dessiner. Attention! Le garrot ne dois pas s’affaisser entre les épaules. Avec cette deuxième phase, il y a un début de :
  • flexion de la région lombo sacrée;
  •  la ligne du dessous commence à se raccourcir. 

Le temps du rassembler arrive ensuite, qui est comme l’aboutissement du travail de gymnastique du cheval, avec des muscles abdominaux beaucoup plus sollicités :
  • raccourcissement des droits de l’abdomen et de la sangle abdominal en général. 


Dans le travail rassembler, chaque postérieur s’engage moins sous la masse, mais évidemment, en contre-partie, il se désengage moins. L’écart entre les deux se réduit donc,ce qui permet l’abaissement des hanches.
Seul, le respect de ces différentes phases, et le respect de l’équilibre entre assouplissement et développement musculaire de la ligne du dessus et de la ligne du dessous, conduiront à une équitation de légèreté harmonieuse, et sans danger pour le  physique et le mental du cheval.


LE SAVIEZ VOUS?

November 15th, 2011

Les coordinations motrices liées aux  apprentissages moteurs, et qui sont bien installées par le travail, ont cette caractéristique d’acquérir les mêmes valeurs que les coordinations motrices innées comme par exemple galoper ou tourner.

Elles ne peuvent donc être oubliées!

Jean-Claude Barrey écrit dans “Éthologie et écologie équines” : “Comme celles qui sont héréditaires, les coordinations acquises acquièrent leur propre comportement d’appétence, leur propre besoin de fonctionner, qui procure au cheval une “jouissance fonctionnelle” d’autant plus forte que le mouvement n’a pas été utilisé depuis longtemps, et qu’il est difficile et bien rôdé…”

ADDUCTION-ABDUCTION.

November 11th, 2011

Petit rappel de ce que sont l’adduction et l’abduction, pour ceux qui auraient oublié, ou ceux qui ne le savent pas encore.

Sur la première photo (une contre épaule en dedans), nous voyons le postérieur gauche qui croise par dessus le postérieur droit, il est en adduction .

Sur la seconde photo (toujours une contre épaule en dedans), on voit le postérieur droit qui s’écarte en s’éloignant du postérieur gauche, il est en abduction.

 

IMPULSION ET VITESSE, ENGAGEMENT DES POSTERIEURS ET ABAISSEMENT DES HANCHES.

November 6th, 2011

-1ère partie-

 L’impulsion : 

  • Le cheval est naturellement dans l’impusion, puisque sa nature intrinsèque induit une forte appétence au mouvement. Le jeu pour le poulain, la recherche de nourriture, le déplacement pour aller à la rencontre d’un congénère, ou la fuite en cas de danger ne sont que quelques exemples de cette propension à se mouvoir ; à se mouvoir ou à “se porter en avant”, comme on l’entend souvent dire. Ce que J.-Claude Barrey évoque sous le nom ”d’attention, de niveau de vigilance”.

 

 

  • Le cheval  monté a plusieurs raisons de perdre cette impulsion. La première et la plus naturelle, c’est que, n’étant  pas programmé pour porter un poids sur son dos, il  faudra au poulain quelques temps et une gymnastique bien conduite, afin d’acquérir assez de sérénité et de force, pour retrouver l’aisance de se mouvoir en toute facilité et confiance, malgré son cavalier.
  • Mais cela n’est pas suffisant, loin de là! La deuxième raison que le cheval a de perdre son impulsion, est un mauvais apprentissage aux actions de jambes, qui inhibe ses réactions. Philippe Karl dit, à ce propos, qu’il faut ”une soigneuse éducation au langage des jambes” (et je rajoute, dans la plus grande finesse), sans laquelle,  malgré la force dont le cheval dispose pour porter son cavalier, il perdra toute envie de mouvement en avant.

 

  • Ainsi, dans le travail, l’impulsion pourrait se définir comme une grande réactivité physique et mentale à la plus petite sollicitation du cavalier.

La vitesse :

  •  Cette notion ne doit pas systématiquement être associée à l’impulsion, et les cavaliers qui font cette méprise, commettent une grave erreur (bien sûr lorsque le cheval ponctuellement, fait un allongement, il y a un surcroît de vitesse, et dans ce cas, il n’y a rien à dire).
  • Dans la nature, la vitesse n’est utilisée qu’en accompagnement du jeu chez le poulain, pour évacuer les tensions chez l’adulte, et en cas de fuite pour tous. Sinon, le cheval est un animal calme, et même si le mouvement est omniprésent dans son fonctionnement, il n’est qu’à le regarder vivre au pré pour s’apercevoir que ses déplacements se font majoritairement dans la lenteur.
  • De plus, utiliser sans cesse la capacité à fuir de l’animal, revient à le faire travailler dans un état de tension permanente, ce qui n’est pas sans altérer son intégrité physique et mentale.
  • En regard de ce qui est énoncé dans le point précédent, il va sans dire que dans cet état physique et mental, le cheval ne travaille pas dans la décontraction. Gerd Heuschmann, vétérinaire allemand,  dans son livre : “Dressage moderne, un jeu de massacre?” écrit que “la décontraction est le critère principal tout au long de la formation du cheval. L’ordre de l’échelle de progression reste inchangé mais la décontraction demeure pourtant l’exigence absolue à chaque étape de l’entraînement, car c’est la seule façon :
  1. de conserver la pureté des allures,
  2. de parvenir à la tension optimale des muscles,
  3. d’obtenir le vrai rassembler,
  4. d’acquérir la perméabilité générale,
  5. et c’est ainsi que le cheval développera sans dommage son potentiel maximal.
  6.  

 

 

 

Dans la seconde partie qui suivra, nous verrons les erreurs commises dans le travail, et dues  à une méconnaissance de ce que sont l’engagement des postérieurs, la force propulsive et l’abaissement des hanches. Cette seconde partie ne sera bien évidemment pas sans lien avec la première.

A vos réactions!