Portraits

January 13th, 2008

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Quelques livres intéressants.

January 13th, 2008

Il existe actuellement, beaucoup de bons livres sur le dressage à la disposition des cavaliers désireux d’enrichir leurs connaissances.

Je ne vais pas dresser une liste exhaustive de ces livres, la tâche serait trop longue et je risquerais d’en oublier.

Je vais seulement vous en citer quelques-uns qui ont ma préférence.

J’aime évidemment énormément Nuno Oliveira qui est un exemple pour moi. Il a su prendre chez Baucher et la Guérinière ce qu’il y avait de meilleur, sans se cantonner de façon exclusive à l’une ou l’autre de ces deux méthodes.

Nuno Oliveira, oeuvres complètes” chez Belin, est un livre formidable.

Ce qui manque, à mon sens, dans les écrits d’Oliveira, ce sont des références à la biomécanique. C’est pourquoi j’apprécie beaucoup les livres de Philippe Karl (Ed. Belin), et Jean-Claude Racinet (Ed. Favre, Coll. Caracole), qui, eux, en sont truffés.

Ces deux grands cavaliers à la plume percutante et parfois même radicale, posent les vraies questions et offrent des réponses riches et extrêmement intéressantes qui obligent le lecteur à vraiment réfléchir et à envisager de rompre avec certaines habitudes bien ancrées mais pas toujours très bonnes.Lorqu’on lit Karl et Racinet, on a l’impression de devenir un peu moins bête, faute de devenir un peu plus intelligent!

Si vous avez des questions à propos de ce que vous lirez, n’hésitez pas à nous en faire part.

Bonne lecture

 

J’en profite pour vous faire part de la sortie d’un livre d’un cavalier dont l’amabilité et la civilité n’ont d’égal que sa passion pour la garde républicaine et ses traditions.

“cavalerie de la garde républicaine”  par le colonel Jean-Louis Salvador aux éditions Belin.

Un site pour trouver et/ou commander vos livres d’équitation : Cavalivres.com

 

Changement de main au galop.

January 13th, 2008

Contre-galop(Fr)-  Counter Canter (Eng)- Konter-falscher Galopp(D)- Il galoppo rovescio (It)- El galope en trocado(Sp)

Lorsque vous voulez aborder les changements de main au galop et que votre espace de travail est assez restreint (40×20m ou moins), je vous recommande de faire une demi-volte plutôt qu’une diagonale.

Les inconvénients de la diagonale sont les suivants : si vous prenez une diagonale normale, vous arrivez près du coin, ce qui est contraignant pour le cheval étant donné qu’il y arrive au contre-galop.

Si vous décidez de faire une diagonale plus courte pour arriver plus loin du coin, c’est alors l’angle entre la piste et le diagonale qui, étant plus ouvert, devient plus contraignant pour le cheval.

L’arrivée à la piste ne se fera pas dans la fluidité, l’équilibre de votre monture risquera de s’altérer et celle-ci se verra contrainte à se désunir, changer de pieds ou, au mieux, elle restera au galop, mais dans un tel inconfort qu’on pourra douter de l’intérêt de l’exercice.

L’avantage, tout de même de la diagonale, c’est qu’on y entre facilement.

A mon avis, la demi-volte est intéressante car elle limite les inconvénients rencontrés dans la diagonale.

La difficulté de cette figure est au départ, car il faut tourner assez court. Cependant, dans son travail de base au galop, votre cheval est censé avoir été habitué à faire des cercles de différentes tailles, ce qui devrait limiter les problèmes (n’oubliez pas de bien tourner avec vos aides extérieures).

La seconde partie de la demi-volte devrait grandement faciliter la tâche du cheval, l’angle d’arrivée avec la piste étant plus fermé, donc plus doux. Une plus grande fluidité devrait préserver un meilleur équilibre dans le contre galop.

Plus la demi-volte sera étroite, plus l’arrivée à la piste sera facile.

Quand le vent s’en mêle!

January 6th, 2008

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La peur chez le cheval : quelques causes…

January 6th, 2008

La peur chez le cheval est bien difficile à admettre pour le cavalier. Il y a bien sûr les peurs justifiées : gros camions, coups de feu…  mais le cavalier pense qu’il y a trop souvent celles qui ne le sont pas : blouson sur le pare-bottes, flaques d’eau, plots, etc.

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Ce qui est certain, c’est qu’à force de nier ces appréhentions, les choses s’enveniment.

Le cavalier doit se défaire des idées reçues telles : il le fait exprès, il ne veut pas travailler ou encore, il y met de la mauvaise volonté, et doit essayer de comprendre les raisons qui poussent le cheval à avoir peur.

Il faut savoir que le cheval est doté d’un large champ de vision de 360° mais qui reste approximatif, et pour examiner quelque chose en détail, il lui faut parfois tourner ou basculer la tête.

Donc, si le cavalier ne lui laisse pas assez de liberté dans les rênes, il ne pourra pas regarder avec attention l’objet de ses craintes, et par là-même ne pourra pas se rassurer. Il faut laisser au cheval le temps de regarder, de sentir et de comprendre en le caressant et en relâchant les rênes, plutôt que de le forcer coûte que coûte dans les mains et dans les jambes, au besoin en lui tapant dessus.

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Ce sera à long terme, permettre à sa monture de surmonter ses peurs dans le calme, au lieu d’aller au devant de graves problèmes pouvant entraîner désobéissance violente, rétivité et accidents.

En outre, la cheval est “programmé” de telle manière qu’il lui faut souvent plusieurs indices négatifs additionnés pour déclencher un mouvement de fuite. Dans la nature, s’il tenait compte du moindre signal inquiétant, il fuirait sans cesse et s’épuiserait. Donc l’élément final déclencheur est parfois si anodin qu’on ne comprend pas qu’il engendre une telle réaction, et pourtant, il y a eu sûrement d’autres causes en amont.

Il faut se poser des questions. En voici quelques unes :

  • Le cheval n’est-il pas contaminé pas le comportement inquiet d’un autre congénère?
  • N’est-il pas inquiet qu’on le sépare de ses compagnons d’écurie, surtout s’il se retrouve seul et qu’il n’a pas l’habitude?
  • N’a-t-il pas de douleurs qui le rendent nerveux?
  • N’est-il pas contaminé pas son cavalier, lui-même tendu ou nerveux?
  • N’est-il pas inquiété par des aides trop fortes et inappropriées, ou par un nouvel exercice qu’il ne comprend pas et dont l’approche n’a pas été assez progressive?

Le cheval est fait pour échapper à ses prédateurs, d’où des sens toujours en alerte et un fort instinct de fuite. Il accumule en quelque sorte des tensions intérieures qui lui permettent de fuire à tout moment quand un danger se présente. Dans la nature, il trouve de bonnes raisons pour évacuer ces tensions. Ce qui n’est pas le cas du cheval au boxe qui, s’il n’est pas lâché en liberté plusieurs fois par semaine, trouvera des prétextes apparemment fallacieux pour évacuer dans le travail le trop plein de tensions.

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Meilleurs voeux a tous!

January 1st, 2008

Au revoir 2007

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Bienvenue 2008

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Que cette nouvelle année vous apporte beaucoup de réussites, équestres et autres!

Le passage des coins.

December 30th, 2007

Combien voit-on de manèges et de carrières dont les coins sont sacrifiés pour y entreposer, cônes, plots ou chandeliers, ou bien sont infranchissables pour cause de mauvais entretien de la piste.

Quel dommage, pourtant, quand on connaît tout l’intérêt du passage des coins!

Quel que soit l’espace dans lequel on travaille son cheval, on devrait toujours matérialiser les coins.

Lorsque l’on travail à la piste, les coins ne devraient pas être un plus, mais devraient faire partie intégrante de cette piste. C’est d’abord une question de discipline en ce qui concerne le tracer.

Pour entrer dans le coin, le cheval doit déjà marcher droit. Puis pour passer le coin, il doit s’incurver harmonieusement en restant en équilibre pour enfin sortir du coin en étant prêt à marcher droit de nouveau.

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Pour arriver droit dans le coin, maintenez votre monture bien parallèle au pare-bottes ou à ce qui fait office de pare-bottes. Ne lui mettez pas la tête à l’extérieur par surcroît de rêne extérieure. Ne la ployez pas non plus trop tôt à l’intérieur sous prétexte d’incurvation.

Imaginez-vous plutôt dans une longue allée forestière, bien droite. Vous regardez loin devant vous, sans aller trop vite. Cela devrait vous aider à marcher plus droit.

Pour passer le coin, au début, vous pouvez demander au cheval une petite flexion d’encolure en accentuant l’action de la main intérieure, (cela sous entend que vous avez au préalable travaillé cet exercice) puis relâchez dès qu’il se ploie. Vous aurez ainsi, un cheval plus fluide, qui s’articule mieux et qui ne tourne pas d’un bloc. Par contre, j’insiste sur le fait que vous devez céder rapidement de votre main intérieure afin de redresser sur la rêne extérieure pour sortir du coin en retrouvant le plus vite possible la rectitude.

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Ne faites pas de vos aides un carcan dans lequel votre cheval se sent bloqué, restez léger.

Servez-vous de ce travail pour vérifier la rectitude, l’incurvation et la réponse aux aides. Un coin, c’est à la fois un peu de cercle, d’épaule en dedans, mais c’est aussi un doubler. 

Mains basses ou pas?

December 27th, 2007

C’est vrai que les mains basses agissent plus sur la langue, très inervée et très sensible, et que les mains hautes agissent plus sur la commissure des lèvres, moins inervée et moins sensible ; mais lorsque vous montez un cheval complètement à l’envers, le dos si creux qu’il en est douloureux, l’encolure tellement relevée qu’aucune direction n’est plus possible, le tout ne générant que stress, et souffrance et bien vous pouvez vous dire qu’il y a état d’urgence. Et l’état d’urgence appelle parfois des moyens fermes et efficaces.

Face à un tel cas de figure, on peut tenter de gérer la crise en utilisant d’une part, la flexion d’encolure sur une rêne, et d’autre part, l’emploi des mains basses.

Lorsque le cheval est trop contracté pour se mettre en place, il ne faut pas forcer  longitudinalement pour le faire céder,  mais s’efforcer de l’amener à déjà décontracter son encolure par des flexions sur une seule rêne.

Le geste doit être lent, souple et profond, la main ne doit pas reculer, elle agit diagonalement et en passant en avant du garrot. On peut faire cela, d’abord à l’arrêt, puis en mouvement, en cercle et sur le droit. A chaque fois que l’on obtient un relâchement de l’encolure, on cède totalement de la main, et on demande à son cheval de baisser sa tête, cette fois ci grâce aux deux mains.

Je tiens à redire qu’il s’agit là d’un cheval en grande difficulté. Par la suite, on peut demander la descente d’encolure différemment, mais j’en reparlerai.

Donc, quand il s’agit d’inciter fermement un cheval à baisser son bout du nez, on descend les mains en pianotant des doigts sur les rênes et dès que le cheval cède, aussi peu que ce soit, ce qui indique la décontraction, on cède en rendant complètement de la main. En aucun cas l’action n’est prolongée ni continue.

Par palliers successifs on continue ainsi à faire descendre le cheval en respectant le même protocole jusqu’à ce que la décontraction se propage à l’ensemble de son dos.

  A ceux qui n’aiment pas faire travailler les chevaux l’encolure basse, sous prétexte que cela les met sur les épaules, je dirai qu’il me semble qu’il y a des cas où l’on ne doit pas les laisser plus longtemps dans une attitude qui risque très vite de porter atteinte à leur intégrité physique ou mentale, quitte je le reconnais, à forcer un peu la décontraction. Cependant, quand l’attitude recherchée est atteinte, on sent tout de suite le confort qu’elle apporte au cheval. Cela n’est pas étonnant puisqu’il s’agit d’une attitude naturelle pour lui.

Et à ceux qui ne veulent surtout pas entendre parler des mains basses, je dirai que la fin justifie les moyens, d’autant plus que ces moyens là ne sont pas violents, et que bon nombre de chevaux souffriraient un peu moins s’ils avaient quelques séances de ce travail à leur actif.

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Petit soucis lié à l’apprentissage de la descente d’encolure.

December 17th, 2007

Lorsqu’un cheval qui débute l’apprentissage de la descente d’encolure, découvre le confort que lui procure cette nouvelle attitude, il peut avoir envie de tirer sur les rênes vers le bas pour dégager plus encore son dos.

De plus, cet exercice se pratique avec des rênes assez longues qui offrent au cheval un sentiment de liberté dont il aimerait bénéficier au maximum en se débarrassant totalement de la main.

Il est important de lui apprendre qu’il ne doit pas arracher les rênes, mais il faut doser la réprimande. En effet, il ne faut pas qu’une action de main trop brutale vienne lui interdire de descendre l’encolure.

Donc, ne donnez pas un coup sec vers le haut, ce qui aurait pour effet de relever la tête du cheval, comme lors d’un demi-arrêt, mais au contraire, en ayant les mains fixes, fermez vigoureusement les doigts sur les rênes comme pour faire, en quelque sorte, un mur, contre lequel il va se heurter lorsqu’il va tirer. Relâchez dés que le cheval a compris et ainsi de suite jusqu’à ce que la leçon soit acquise.

N’oubliez pas de bien tenir votre dos afin de ne pas être subitement déséquilibrés en avant.

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De l’utilité du pas.

December 16th, 2007

En premier lieu, le pas est l’allure reine pour l’échauffement d’un cheval à la sortie du boxe et pour le retour au calme avant de rentrer au boxe.

Ensuite, cette allure restitue le calme lorsque celui-ci s’est altéré aux allures supérieures et permet par conséquent de revenir sur des actions incomprises ou mal exécutées. Elle permet également d’entreprendre de nouvelles figures ou de nouveaux assouplissements, tels les pas de côté. Le bénéfice pour le cheval étant de pouvoir prendre plus de temps pour comprendre ce qu’on lui demande, donc de moins stresser et de voir les risques de se blesser, diminuer.

En outre, c’est au pas que se vérifie la véritable impulsion qui est de se porter généreusement en avant et dans le calme.

Il n’est pas négligeable, non plus, de constater que d’un point de vue gymnique, le travail au pas introduit bien le galop. Le mécanisme du pas est plus proche de celui du galop que de celui du trot. 

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Qui veut voyager loin ménage sa monture

Racine “Les plaideurs”